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Message par Invité Lun 10 Avr - 22:45

La France, nid d'espions russes

En matière d’espionnage, et pas seulement dans les romans de John le Carré, la Russie excelle. Et la France est l’un de ses terrains de jeu favoris.
Par Romain Gubert
On en a qqes spécimens ici sur ++ 24261789lpw-24287028-article-jpg_9445427_660x287L’ambassade de Russie, boulevard Lannes, à Paris, est l’une des plus ­importantes en Europe. La moitié des diplomates qui y sont employés ­seraient des espions, ce qui leur permet de bénéficier de l’immunité.:copyright: Vincent Isore / MAXPPP / Vincent Isore/IP3 PRESS/MAXPPP


Publié le 09/04/2023 à 12h00




Nous sommes le 11 avril 2022. La guerre en Ukraine a commencé quarante-six jours plus tôt. Et Emmanuel Macron donne le feu vert au Quai d'Orsay pour expulser six espions russes. Ils préparaient une « opération clandestine d'envergure » sur le sol français et ont été démasqués par le contre-espionnage. D'ordinaire, ce genre d'affaire se traite discrètement et à l'écart des médias, les services choisissant parfois de laisser travailler les espions repérés pour connaître l'étendue de leur réseau. Mais pas cette fois. C'est la guerre, la France soutient l'Ukraine et l'Élysée veut montrer au Kremlin qu'il ne s'agit pas d'une simple expulsion de diplomates – depuis le début de la guerre en Ukraine, la France a expulsé 40 diplomates russes et la Russie, une trentaine de diplomates français –, mais que Paris n'a pas l'intention de se laisser espionner et est à nouveau en vigilance maximale concernant les Russes présents sur le sol français.
Alors que depuis deux décennies le contre-espionnage français concentrait ses efforts sur les intrusions chinoises ou les groupes financés par le Moyen-Orient, délaissant la chasse à l'espion russe, qui ne représentait pas une menace immédiate, la DGSI (la sécurité intérieure) et la DGSE (la sécurité extérieure) ont à nouveau placé la menace russe en tête de leurs priorités, comme au temps de la guerre froide. Un signe ne trompe pas : alors que, après la chute du Mur, les membres du renseignement français chargés de débusquer les hommes de l'ombre venus de Russie étaient passés d'une centaine à une trentaine – les chiffres sont ceux de Nicolas Hénin, dans son livre La France russe, paru en 2016 (Fayard) et tiré d'une note confidentielle –, depuis 2017, la section H4, chargée au sein de la DGSI, de surveiller les activités russes en France, recrute à nouveau des russophones en nombre.Pour les espions russes, la France est depuis toujours un terrain de jeu idéal. Et pas seulement parce que Moscou a voulu prendre sa revanche sur l'affaire Farewell, nom de code d'une opération impliquant un lieutenant-colonel du KGB qui a livré des centaines de documents confidentiels aux Français en 1981. Les sièges de l'Unesco et de l'OCDE sont à Paris. Le siège de grandes entreprises et de centres de recherche aussi. Sa proximité géographique avec Bruxelles et les autres capitales européennes est enviable. Des millions de visiteurs étrangers viennent chaque année voir Versailles ou la tour Eiffel, ce qui constitue une couverture idéale.
Avec son siège au Conseil de sécurité de l'ONU et son arme nucléaire, le pays est une grande puissance moyenne qui n'a pas autant de moyens que les États-Unis pour surveiller ceux qui s'intéressent à elle. Quant à l'ambassade russe à Paris, elle est l'une des plus importantes dans toute l'Europe occidentale – la moitié des diplomates qui y sont employés, 200 au total, seraient des espions, ce qui leur permet, en cas d'arrestation, de bénéficier de l'immunité. Autre avantage offert par la capitale française : une partie de ses élites politiques, économiques et culturelles est ouvertement antiaméricaine et plutôt russophile. Paris aurait même longtemps été le « lieu de stage » où les apprentis espions russes apprenaient à se fondre dans une société occidentale.


Secret-défense



Même si les affaires d'espionnage restent la plupart du temps secrètes, ces dernières années, plusieurs d'entre elles ont néanmoins été révélées. Et parfois, un peu par hasard. Fin 2017, c'est une brigade de la BAC qui, en patrouillant, tombe sur deux hommes qui échangent de l'argent et une enveloppe. Les deux hommes, suspectés de trafic de drogue, sont interpellés. Problème : le Français met en avant sa qualité de haut fonctionnaire au Quai d'Orsay, le second, russe, son statut de diplomate à l'ambassade de Russie. Sur l'un des deux est retrouvé un document estampillé « secret-défense ». Un peu plus tard, c'est un collaborateur de Jean-Yves Le Drian qui alerte la DGSI. Il est approché par un agent qui a identifié chez lui, une « faiblesse ». L'homme a préféré se confesser plutôt que de trahir le pays. Et l'espion a été expulsé. En août 2020, c'est un officier, lieutenant-colonel de l'armée de terre, saint-cyrien, en poste sur une base militaire de l'Otan près de Naples, en Italie, qui est interpellé et mis en examen pour « intelligence avec une puissance étrangère portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ». Son officier traitant russe avait détecté ses frustrations professionnelles.
Des méthodes traditionnelles. Mais les espions russes savent aussi utiliser les ficelles les plus inattendues. Il y a quelques mois, les services français ont mis au jour l'utilisation par les Russes du site de petites annonces Leboncoin pour recruter des sources. En sollicitant des cours de conversation ou des cours de maths, les espions entraient en contact avec les étudiants des meilleures grandes écoles françaises. Un investissement pour nouer des relations de confiance avec des jeunes qui, ensuite, commençaient de belles carrières dans des entreprises stratégiques ou dans l'administration. Un jeune ingénieur employé par une start-up spécialisée dans l'intelligence artificielle a ainsi sympathisé avec un prétendu Tchèque à qui il donnait des cours de français pour arrondir ses fins de mois. Il a été prévenu par la DGSI qu'il devait entretenir cette relation pour démasquer l'espion russe en flagrant délit…
Un jeune diplômé de Sciences po, assistant parlementaire d'un député, s'est lui aussi laissé prendre au piège en échange de cours de français et de quelques notes de synthèse sur la situation politique française, rémunérées quelques centaines d'euros. Les techniques d'espionnage s'avèrent souvent tout à fait rudimentaires. Mais très efficaces. Dans un essai récent et désopilant, Les Moujiks. La France dans les griffes des espions russes (Denoël), le journaliste Romain Mielcarek, spécialisé dans l'industrie de défense, raconte en détail son « recrutement » par les Russes autour de verres de vodka et de généreux repas dans des restaurants étoilés. Un recrutement tout relatif, car le journaliste, qui n'a jamais été dupe des intentions de ses amis russes, a accepté de se laisser généreusement traiter pour pouvoir ensuite raconter ses aventures, sous l'œil de la DGSI, et sans jamais confier autre chose que l'information dont il disposait pour ses articles.


Sensibilisation



Les espions russes utilisent aussi la haute technologie contre la France. En 2018, c'est Florence Parly, ministre de la Défense, qui a révélé le rôle trouble d'un satellite russe qui s'était dangereusement rapproché dans l'espace d'un satellite franco-italien afin d'aspirer ses données. Plus tard, elle a rendu publique une tentative d'intrusion dans les serveurs informatiques de la marine. Moins pour se vanter de l'avoir déjoué que pour sensibiliser le secteur militaro-industriel et encourager sa vigilance.
La France est aussi fréquemment la cible de la Russie pour… sa position géographique. C'est depuis les côtes de l'Hexagone que partent de très nombreux câbles sous-marins vers l'Atlantique. Et notamment ceux qui alimentent les transactions financières ou une partie du trafic Internet. Fin 2021, les agents de la DGSI ont ainsi détecté la présence d'un groupe de Russes qui s'intéressait à la construction, par Orange, d'un point d'entrée d'un mégacâble qui traversait l'Atlantique pour le compte de Facebook et de Vodafone.




Cible privilégiée



Des opérations qui poussent les autorités françaises à réagir. En ce début d'année 2023, loin de l'ambiance survoltée des débats sur la réforme des retraites, les députés Rassemblement national, des macronistes, des Républicains, des écologistes, des Nupes écoutent sereinement des universitaires, des diplomates, des experts appartenant à des think tanks. La commission d'enquête sur les ingérences étrangères en France doit rendre son rapport dans quelques mois. En répondant à une question : la Chine et la Russie mais aussi certains États du Golfe ont-ils réellement fait de la France une cible privilégiée ? Comment poussent-ils leurs pions au cœur de l'État ? Quelles mesures prendre face à cette menace ?
Tout au long des auditions sont évoqués le vol de données par des hackeurs, la publication, comme pendant les élections de 2017, de documents internes aux équipes de campagne – et notamment les fameux MacronLeaks, qui dévoilaient les mails de l'équipe du candidat –, les écoutes téléphoniques opérées par des États étrangers – la Russie comme les États-Unis disposeraient d'un centre d'écoute dans la capitale –, les aides financières directes ou indirectes à certains partis, la propagation de fake news, le vol de technologie de pointe…Députée macroniste, Constance Le Grip est rapporteur de la commission d'enquête et membre d'un petit groupe de députés qui ont accès aux informations confidentiel-défense transmises par les services secrets. « La France a enfin pris la mesure de ces menaces et n'entend plus rester passive », explique-t-elle au Point. Depuis le début de la guerre en Ukraine, le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) sensibilise aussi des chefs d'entreprise, des hauts fonctionnaires et des chercheurs à la « menace russe », alors que ceux-ci se méfiaient jusque-là surtout de la Chine. Depuis le début 2022, la DGSI aurait ainsi réalisé plus de 4 000 stages, conférences ou rencontres individuelles pour les alerter sur le sujet. Et leur faire comprendre que, dans ce domaine, l'insouciance est inexcusable. Et dangereuse.

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Message par Diviciac Mar 11 Avr - 9:10

Je viens d'envoyer mon rapport à la  Federalnaïa Sloujba Bezopasnosti. 
Votre voyage à Chinon ne sera pas ignoré par les services secrets russes . 
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Message par Invité Mar 11 Avr - 9:29

Diviciac a écrit:Je viens d'envoyer mon rapport à la  Federalnaïa Sloujba Bezopasnosti. 
Votre voyage à Chinon ne sera pas ignoré par les services secrets russes . 
Very Happy
Moi de mon coté, j'ai déjà informé la DGSI que tu allais prendre tes ordres auprès de De Villiers; de plus j'ai été informé que la CIA a été informé que le MI6 envoyait un agent 00 traiter le pb.

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Message par Diviciac Mar 11 Avr - 10:52

N'Magicfly a écrit:
Diviciac a écrit:Je viens d'envoyer mon rapport à la  Federalnaïa Sloujba Bezopasnosti. 
Votre voyage à Chinon ne sera pas ignoré par les services secrets russes . 
Very Happy
Moi de mon coté, j'ai déjà informé la DGSI que tu allais prendre tes ordres auprès de De Villiers; de plus j'ai été informé que la CIA a été informé que le MI6 envoyait un agent 00 traiter le pb.
Very Happy

Je le savais !  C'est sur ce forum que se joue l'avenir des deux plus puissantes forces nucléaires du monde ! 
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Message par Lili-Rose Mar 11 Avr - 12:35

N'Magicfly a écrit:La France, nid d'espions russes

En matière d’espionnage, et pas seulement dans les romans de John le Carré, la Russie excelle. Et la France est l’un de ses terrains de jeu favoris.
Par Romain Gubert
On en a qqes spécimens ici sur ++ 24261789lpw-24287028-article-jpg_9445427_660x287L’ambassade de Russie, boulevard Lannes, à Paris, est l’une des plus ­importantes en Europe. La moitié des diplomates qui y sont employés ­seraient des espions, ce qui leur permet de bénéficier de l’immunité.:copyright: Vincent Isore / MAXPPP / Vincent Isore/IP3 PRESS/MAXPPP


Publié le 09/04/2023 à 12h00




Nous sommes le 11 avril 2022. La guerre en Ukraine a commencé quarante-six jours plus tôt. Et Emmanuel Macron donne le feu vert au Quai d'Orsay pour expulser six espions russes. Ils préparaient une « opération clandestine d'envergure » sur le sol français et ont été démasqués par le contre-espionnage. D'ordinaire, ce genre d'affaire se traite discrètement et à l'écart des médias, les services choisissant parfois de laisser travailler les espions repérés pour connaître l'étendue de leur réseau. Mais pas cette fois. C'est la guerre, la France soutient l'Ukraine et l'Élysée veut montrer au Kremlin qu'il ne s'agit pas d'une simple expulsion de diplomates – depuis le début de la guerre en Ukraine, la France a expulsé 40 diplomates russes et la Russie, une trentaine de diplomates français –, mais que Paris n'a pas l'intention de se laisser espionner et est à nouveau en vigilance maximale concernant les Russes présents sur le sol français.
Alors que depuis deux décennies le contre-espionnage français concentrait ses efforts sur les intrusions chinoises ou les groupes financés par le Moyen-Orient, délaissant la chasse à l'espion russe, qui ne représentait pas une menace immédiate, la DGSI (la sécurité intérieure) et la DGSE (la sécurité extérieure) ont à nouveau placé la menace russe en tête de leurs priorités, comme au temps de la guerre froide. Un signe ne trompe pas : alors que, après la chute du Mur, les membres du renseignement français chargés de débusquer les hommes de l'ombre venus de Russie étaient passés d'une centaine à une trentaine – les chiffres sont ceux de Nicolas Hénin, dans son livre La France russe, paru en 2016 (Fayard) et tiré d'une note confidentielle –, depuis 2017, la section H4, chargée au sein de la DGSI, de surveiller les activités russes en France, recrute à nouveau des russophones en nombre.Pour les espions russes, la France est depuis toujours un terrain de jeu idéal. Et pas seulement parce que Moscou a voulu prendre sa revanche sur l'affaire Farewell, nom de code d'une opération impliquant un lieutenant-colonel du KGB qui a livré des centaines de documents confidentiels aux Français en 1981. Les sièges de l'Unesco et de l'OCDE sont à Paris. Le siège de grandes entreprises et de centres de recherche aussi. Sa proximité géographique avec Bruxelles et les autres capitales européennes est enviable. Des millions de visiteurs étrangers viennent chaque année voir Versailles ou la tour Eiffel, ce qui constitue une couverture idéale.
Avec son siège au Conseil de sécurité de l'ONU et son arme nucléaire, le pays est une grande puissance moyenne qui n'a pas autant de moyens que les États-Unis pour surveiller ceux qui s'intéressent à elle. Quant à l'ambassade russe à Paris, elle est l'une des plus importantes dans toute l'Europe occidentale – la moitié des diplomates qui y sont employés, 200 au total, seraient des espions, ce qui leur permet, en cas d'arrestation, de bénéficier de l'immunité. Autre avantage offert par la capitale française : une partie de ses élites politiques, économiques et culturelles est ouvertement antiaméricaine et plutôt russophile. Paris aurait même longtemps été le « lieu de stage » où les apprentis espions russes apprenaient à se fondre dans une société occidentale.


Secret-défense



Même si les affaires d'espionnage restent la plupart du temps secrètes, ces dernières années, plusieurs d'entre elles ont néanmoins été révélées. Et parfois, un peu par hasard. Fin 2017, c'est une brigade de la BAC qui, en patrouillant, tombe sur deux hommes qui échangent de l'argent et une enveloppe. Les deux hommes, suspectés de trafic de drogue, sont interpellés. Problème : le Français met en avant sa qualité de haut fonctionnaire au Quai d'Orsay, le second, russe, son statut de diplomate à l'ambassade de Russie. Sur l'un des deux est retrouvé un document estampillé « secret-défense ». Un peu plus tard, c'est un collaborateur de Jean-Yves Le Drian qui alerte la DGSI. Il est approché par un agent qui a identifié chez lui, une « faiblesse ». L'homme a préféré se confesser plutôt que de trahir le pays. Et l'espion a été expulsé. En août 2020, c'est un officier, lieutenant-colonel de l'armée de terre, saint-cyrien, en poste sur une base militaire de l'Otan près de Naples, en Italie, qui est interpellé et mis en examen pour « intelligence avec une puissance étrangère portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ». Son officier traitant russe avait détecté ses frustrations professionnelles.
Des méthodes traditionnelles. Mais les espions russes savent aussi utiliser les ficelles les plus inattendues. Il y a quelques mois, les services français ont mis au jour l'utilisation par les Russes du site de petites annonces Leboncoin pour recruter des sources. En sollicitant des cours de conversation ou des cours de maths, les espions entraient en contact avec les étudiants des meilleures grandes écoles françaises. Un investissement pour nouer des relations de confiance avec des jeunes qui, ensuite, commençaient de belles carrières dans des entreprises stratégiques ou dans l'administration. Un jeune ingénieur employé par une start-up spécialisée dans l'intelligence artificielle a ainsi sympathisé avec un prétendu Tchèque à qui il donnait des cours de français pour arrondir ses fins de mois. Il a été prévenu par la DGSI qu'il devait entretenir cette relation pour démasquer l'espion russe en flagrant délit…
Un jeune diplômé de Sciences po, assistant parlementaire d'un député, s'est lui aussi laissé prendre au piège en échange de cours de français et de quelques notes de synthèse sur la situation politique française, rémunérées quelques centaines d'euros. Les techniques d'espionnage s'avèrent souvent tout à fait rudimentaires. Mais très efficaces. Dans un essai récent et désopilant, Les Moujiks. La France dans les griffes des espions russes (Denoël), le journaliste Romain Mielcarek, spécialisé dans l'industrie de défense, raconte en détail son « recrutement » par les Russes autour de verres de vodka et de généreux repas dans des restaurants étoilés. Un recrutement tout relatif, car le journaliste, qui n'a jamais été dupe des intentions de ses amis russes, a accepté de se laisser généreusement traiter pour pouvoir ensuite raconter ses aventures, sous l'œil de la DGSI, et sans jamais confier autre chose que l'information dont il disposait pour ses articles.


Sensibilisation



Les espions russes utilisent aussi la haute technologie contre la France. En 2018, c'est Florence Parly, ministre de la Défense, qui a révélé le rôle trouble d'un satellite russe qui s'était dangereusement rapproché dans l'espace d'un satellite franco-italien afin d'aspirer ses données. Plus tard, elle a rendu publique une tentative d'intrusion dans les serveurs informatiques de la marine. Moins pour se vanter de l'avoir déjoué que pour sensibiliser le secteur militaro-industriel et encourager sa vigilance.
La France est aussi fréquemment la cible de la Russie pour… sa position géographique. C'est depuis les côtes de l'Hexagone que partent de très nombreux câbles sous-marins vers l'Atlantique. Et notamment ceux qui alimentent les transactions financières ou une partie du trafic Internet. Fin 2021, les agents de la DGSI ont ainsi détecté la présence d'un groupe de Russes qui s'intéressait à la construction, par Orange, d'un point d'entrée d'un mégacâble qui traversait l'Atlantique pour le compte de Facebook et de Vodafone.




Cible privilégiée



Des opérations qui poussent les autorités françaises à réagir. En ce début d'année 2023, loin de l'ambiance survoltée des débats sur la réforme des retraites, les députés Rassemblement national, des macronistes, des Républicains, des écologistes, des Nupes écoutent sereinement des universitaires, des diplomates, des experts appartenant à des think tanks. La commission d'enquête sur les ingérences étrangères en France doit rendre son rapport dans quelques mois. En répondant à une question : la Chine et la Russie mais aussi certains États du Golfe ont-ils réellement fait de la France une cible privilégiée ? Comment poussent-ils leurs pions au cœur de l'État ? Quelles mesures prendre face à cette menace ?
Tout au long des auditions sont évoqués le vol de données par des hackeurs, la publication, comme pendant les élections de 2017, de documents internes aux équipes de campagne – et notamment les fameux MacronLeaks, qui dévoilaient les mails de l'équipe du candidat –, les écoutes téléphoniques opérées par des États étrangers – la Russie comme les États-Unis disposeraient d'un centre d'écoute dans la capitale –, les aides financières directes ou indirectes à certains partis, la propagation de fake news, le vol de technologie de pointe…Députée macroniste, Constance Le Grip est rapporteur de la commission d'enquête et membre d'un petit groupe de députés qui ont accès aux informations confidentiel-défense transmises par les services secrets. « La France a enfin pris la mesure de ces menaces et n'entend plus rester passive », explique-t-elle au Point. Depuis le début de la guerre en Ukraine, le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) sensibilise aussi des chefs d'entreprise, des hauts fonctionnaires et des chercheurs à la « menace russe », alors que ceux-ci se méfiaient jusque-là surtout de la Chine. Depuis le début 2022, la DGSI aurait ainsi réalisé plus de 4 000 stages, conférences ou rencontres individuelles pour les alerter sur le sujet. Et leur faire comprendre que, dans ce domaine, l'insouciance est inexcusable. Et dangereuse.


Fais gaffe à ce que tu écris, Poutine pourrait lire!!! 
Pas que tu te retrouves avec un dose de polonium dans le Chinon. Razz
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Message par Diviciac Mar 11 Avr - 15:25

Lili-Rose a écrit:
N'Magicfly a écrit:La France, nid d'espions russes

En matière d’espionnage, et pas seulement dans les romans de John le Carré, la Russie excelle. Et la France est l’un de ses terrains de jeu favoris.
Par Romain Gubert




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Des opérations qui poussent les autorités françaises à réagir. En ce début d'année 2023, loin de l'ambiance survoltée des débats sur la réforme des retraites, les députés Rassemblement national, des macronistes, des Républicains, des écologistes, des Nupes écoutent sereinement des universitaires, des diplomates, des experts appartenant à des think tanks. La commission d'enquête sur les ingérences étrangères en France doit rendre son rapport dans quelques mois. En répondant à une question : la Chine et la Russie mais aussi certains États du Golfe ont-ils réellement fait de la France une cible privilégiée ? Comment poussent-ils leurs pions au cœur de l'État ? Quelles mesures prendre face à cette menace ?
Tout au long des auditions sont évoqués le vol de données par des hackeurs, la publication, comme pendant les élections de 2017, de documents internes aux équipes de campagne – et notamment les fameux MacronLeaks, qui dévoilaient les mails de l'équipe du candidat –, les écoutes téléphoniques opérées par des États étrangers – la Russie comme les États-Unis disposeraient d'un centre d'écoute dans la capitale –, les aides financières directes ou indirectes à certains partis, la propagation de fake news, le vol de technologie de pointe…Députée macroniste, Constance Le Grip est rapporteur de la commission d'enquête et membre d'un petit groupe de députés qui ont accès aux informations confidentiel-défense transmises par les services secrets. « La France a enfin pris la mesure de ces menaces et n'entend plus rester passive », explique-t-elle au Point. Depuis le début de la guerre en Ukraine, le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) sensibilise aussi des chefs d'entreprise, des hauts fonctionnaires et des chercheurs à la « menace russe », alors que ceux-ci se méfiaient jusque-là surtout de la Chine. Depuis le début 2022, la DGSI aurait ainsi réalisé plus de 4 000 stages, conférences ou rencontres individuelles pour les alerter sur le sujet. Et leur faire comprendre que, dans ce domaine, l'insouciance est inexcusable. Et dangereuse.


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