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Mila: Quel courage!

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super Mila: Quel courage!

Message par N'Magicfly Mar 22 Juin - 11:01

Courageuse et intelligente, elle a toute mon admiration




Mila au procès de ses harceleurs : « Mon avenir ? Je ne le vois pas. »


« Le cyberharcèlement est un univers destructeur », a témoigné Mila, longuement interrogée lundi soir. « On veut juste que ça s’arrête », a confié sa mère.

 
Mila: Quel courage! Nicolas-bastuck_50x50Par Nicolas Bastuck
Publié le 22/06/2021 à 07h24


Toute la journée, les prévenus ont défilé à la barre, assumant avec plus moins de contrition, avec plus ou moins de mauvaise foi, avec plus ou moins de regrets leurs messages haineux, leurs menaces sordides, leurs injures en 280 caractères, leur contribution à cette entreprise massive de harcèlement. Dix hommes et trois femmes, âgés de 18 à 29 ans, jeunes travailleurs, étudiants ou chômeurs, au casier parfaitement vierge. Carré vert (sa nouvelle couleur de cheveux), chemise ample, Mila se rapproche à son tour du tribunal, les traits tirés par dix heures d'audience. « Ça vous a fait du bien de les voir, d'entendre leurs explications ? » lui demande le président Mickaël Humbert. « Non. C'est rarement agréable d'être confrontée à ceux qui vous ont fait du mal. » « Et vous imaginiez vos harceleurs comme ça ? » poursuit le magistrat. Elle marque un temps d'hésitation : « Disons que les profils m'ont interpellée, c'est tout à fait le genre de personne que je pourrais croiser dans la rue. Mais vous savez, la violence n'est pas inscrite dans une catégorie socioprofessionnelle, dans une tranche d'âge ou dans un type de personne. La grande majorité des gens qui me harcèlent, qui me poussent au suicide et me menacent, ce sont des gens comme eux. »
« Certains se sont dits blessés par vos propos », rappelle le président. « Ce n'est pas une raison », réplique sèchement Mila. « Quand je suis indignée, je pousse un coup de gueule, je ne profère pas des menaces de mort. Rien ne saurait excuser des paroles aussi criminelles, des messages aussi monstrueux. » « Ils disent avoir réagi à chaud », poursuit le juge. « Si, à chaque fois qu'on est choqué, on devait prononcer des sentences de mort, que deviendrait-on ? Dans quelle société vivrait-on ? » Nouveau silence. « Je suis sûre que, si j'avais formulé ma critique de l'islam sans vulgarité, sans gros mot, ils auraient réagi exactement de la même manière, avec d'autres arguments », prédit-elle. « Les mêmes seraient là, assis sur le même banc, car leur but est, d'abord, d'empêcher toute critique de la religion, principalement la religion musulmane. Le cyberharcèlement est un univers destructeur, ceux qui sont dans cette salle le savent aussi bien que moi. »

Le président évoque à présent le dossier médical de Mila, le trouble du déficit de l'attention et de l'hyperactivité (TDAH) dont elle souffre depuis le plus jeune âge, ses consultations chez le psy. À pas de loup, il avance une hypothèse : « Pensez-vous que ce trouble ait pu avoir une influence sur votre exposition aux réseaux sociaux, sur vos interactions, bref, sur les messages et vidéos que vous y publiez ? » Elle ne s'attendait sans doute pas à pareille question, mais elle ne se démonte pas : « Les émotions négatives, la souffrance que je peux ressentir n'ont rien à voir avec mon TDAH. Je ne connais personne qui, poussé à bout et harcelé comme je le suis, garderait son calme et ne ressentirait rien. Si j'ai répondu à toutes ces attaques, c'est pour tenir debout, ce n'est pas le fait d'un trouble neurologique. Donc non. » Elle ajoute : « En réagissant comme je l'ai fait, j'ai juste voulu faire passer un message : je ne me soumettrai pas. »



« Je serais morte psychiquement, détruite, si j'avais laissé tous ces gens me marcher dessus »


Le président poursuit son exploration. « Que répondez-vous à ceux qui vous disent que vous feriez mieux de vous débrancher, de quitter tous ces réseaux ? » Elle n'est pas surprise : « Cette question, on me l'a posée des centaines de fois. Pourquoi je ne me débranche pas ? Parce que je n'ai pas envie ! Je ne suis plus scolarisée, je n'ai plus de vie sociale, j'ai tout perdu et il faudrait, en plus, que je me fasse oublier ? Que je disparaisse totalement ? Une femme qui s'est fait violer devrait ne plus sortir dans la rue pour ne pas se faire violer à nouveau ? Je dis non ! Je serais morte psychiquement, détruite, si j'avais laissé tous ces gens me marcher dessus. »
Me Malka, son avocat, s'approche de la barre. Un dialogue presque intime s'engage entre lui, l'avocat de Charlie Hebdo, et sa jeune cliente :
« Mila, vous êtes une fille incroyable, vous avez un trait de caractère rare chez les êtres humains : vous ne lâchez rien, vous ne pliez pas. Est-ce de l'inconscience ? »
Mila : « Je ne me pose pas la question. Je ne suis pas plus courageuse que les autres. Je suis faite comme ça, c'est tout. C'est un fonctionnement naturel et je me supplie de rester ainsi : garder la tête haute, toujours. Toujours, me relever. 
- Vous pourriez vous dire c'est bon, j'ai fait ma part, je laisse ce combat à d'autres, plus âgés que moi.
- Non. Je veux me défendre et pouvoir m'exprimer.
- Vous m'avez confié un jour : Je me sens seule, mal dans ma peau, angoissée. J'ai perdu toute confiance dans l'être humain, je suis comme un innocent condamné à mort. C'est donc ça, votre quotidien ?
- C'est exactement ça, ce sont mes mots.
- Et comment voyez-vous votre avenir ?
- Je ne le vois pas. Je n'arrive pas à me projeter. J'ai beaucoup d'idées noires et, quand j'ai de l'espoir, je me vois en vie mais pas avec la vie que j'aurais aimé avoir.
- Que ressentez-vous quand vous lisez tous ces messages sordides ?
- Je pleure… »



Une mère à la barre


Un peu plus tôt, avant elle, sa mère était venue témoigner. Elle avait évoqué le « cataclysme » qui s'est abattu sur la famille après la première vidéo de Mila, en janvier 2020 : « On n'attend qu'une chose, c'est que ça s'arrête et je crois que la seule chose qui pourrait arrêter ça, ce déferlement de haine pure, ce sont des positions claires de la justice. » L'avenir ? « On ne l'envisage pas », avait-elle reconnu. « On vit au jour le jour. Mila est lucide, elle sait qu'elle ne peut pas avoir d'avenir. Au-delà des risques d'attentat, quel avenir peut-on envisager avec une telle pression de mort ? » Le président lui avait posé cette drôle de question : « Certains prétendent qu'une paire de claques à votre fille aurait permis de régler le problème. Que leur répondez-vous ? » « Que ça ne me viendrait pas à l'idée de donner une paire de claques à ma fille alors qu'elle se fait attaquer constamment. Elle a été poussée à bout, provoquée et insultée au nom de l'islam, sur son orientation sexuelle, son genre et sa personne. Ses vidéos constituent une riposte. »
Elle avait décrit « la sidération » qui, dans un premier temps, avait saisi la famille. « Ensuite, on s'est mis en position de combat. Je passe mes jours et mes nuits à faire en sorte qu'aucun message haineux ne passe entre les mailles du filet. Les enregistrer tous et les faire remonter, jusqu'à l'épuisement : c'est désormais mon quotidien. En réalité, personne ne peut vraiment comprendre ce que l'on vit. On essaie juste de ne pas se laisser terroriser. On résiste car, sinon, ils auront gagné ». « Mais à quel prix ! » avait-elle ajouté en évoquant « les cauchemars », « les fluctuations de moral », « les hauts et les bas », « la dissociation traumatique » de sa fille. « Mila passe par des périodes d'abattement total et des moments où ça repart. Toute notre vie, on la consacre désormais à la protéger et à la soutenir, à l'aider à se relever quand ça ne va pas ; parfois, c'est elle qui nous aide à ne pas sombrer. »



Comprenez-vous que les propos de votre fille aient pu choquer certains croyants ?


L'un des avocats de la défense lui avait dit : « Si ma fille avait tenu de tels propos, je ne serais pas étonné qu'ils puissent être perçus comme de la provocation. » Elle ne s'était pas énervée, elle avait simplement fait remarquer que raisonner ainsi revenait à « inverser totalement les rôles ». « Il y a des moyens que ça s'arrête : on enlève les téléphones, on coupe les réseaux sociaux », avait suggéré une autre. Là encore, elle avait répondu, placide : « On a essayé, mais les menaces ont continué. Mila vit déjà dans une grotte, doit-on encore la punir alors qu'elle est victime ? » « Comprenez-vous que les propos de votre fille aient pu choquer certains croyants ? » lui avait-on encore demandé de l'autre côté de la barre. Elle avait juste répondu : « Non, je ne comprends pas. »
 
Il est plus de 22 heures, Mila est, à son tour, bousculée par les questions de la défense. « Quand vous dites que vous allez mettre un doigt dans le cul d'Allah, c'est excessif ou maîtrisé ? » lui demande l'avocat d'un de ses harceleurs. « Ce n'est pas très joli à entendre mais c'est maîtrisé. » « Vous avez écrit un livre, ne craignez-vous pas que ça reparte ? Ne feriez-vous pas mieux de vous mettre en RTT ? » interroge un autre. « Bien sûr que j'ai peur. Mais ce n'est pas pour autant que j'ai envie de me mettre en RTT, comme vous dites. »


Les questions fusent, de plus en plus agressives. On pourrait penser que c'est elle, Mila, la prévenue. On lui demande : « Êtes-vous islamophobe ? » Elle répond : « Je n'apprécie pas l'islam, pas plus que les autres religions. Est-ce que cela fait de moi une islamophobe ? Bien sûr que non. » « 13 prévenus peuvent-ils être tenus pour responsables de 100 000 messages de haine ? » questionne un autre défenseur. « Ils sont responsables », cingle Mila. « Quand vous récidivez en novembre avec une nouvelle vidéo, n'anticipez-vous pas un deuxième tsunami, pour reprendre les propos de votre mère ? » Cette fois, elle s'énerve : « Ce genre de questions, ça commence à devenir malsain ! »
Me Malka vole à son secours : « Vous auriez pu formuler votre question différemment : Mila, vous sentez-vous responsable de votre propre harcèlement ? C'est insupportable ! » On la questionne sur ses connaissances du Coran, laissant entendre que sa « maîtrise insuffisante du sujet peut expliquer certaines réactions » hostiles. En des termes alambiqués, le président lui demande si elle n'est pas tentée de confondre ceux qui l'ont harcelée avec l'ensemble des musulmans. Elle proteste : « Ah non, non et non ! Jamais je ne ferai de généralité avec cette communauté, pas plus qu'avec une autre, d'ailleurs ! »
Après une courte nuit, l'audience devait reprendre mardi matin avec la plaidoirie de Richard Malka (partie civile), les réquisitions du procureur et les plaidoiries de la défense.
N'Magicfly
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super Re: Mila: Quel courage!

Message par ledevois Mar 22 Juin - 11:06

N'Magicfly a écrit:Courageuse et intelligente, elle a toute mon admiration




Mila au procès de ses harceleurs : « Mon avenir ? Je ne le vois pas. »


« Le cyberharcèlement est un univers destructeur », a témoigné Mila, longuement interrogée lundi soir. « On veut juste que ça s’arrête », a confié sa mère.



 
Mila: Quel courage! Nicolas-bastuck_50x50Par Nicolas Bastuck
Publié le 22/06/2021 à 07h24


Toute la journée, les prévenus ont défilé à la barre, assumant avec plus moins de contrition, avec plus ou moins de mauvaise foi, avec plus ou moins de regrets leurs messages haineux, leurs menaces sordides, leurs injures en 280 caractères, leur contribution à cette entreprise massive de harcèlement. Dix hommes et trois femmes, âgés de 18 à 29 ans, jeunes travailleurs, étudiants ou chômeurs, au casier parfaitement vierge. Carré vert (sa nouvelle couleur de cheveux), chemise ample, Mila se rapproche à son tour du tribunal, les traits tirés par dix heures d'audience. « Ça vous a fait du bien de les voir, d'entendre leurs explications ? » lui demande le président Mickaël Humbert. « Non. C'est rarement agréable d'être confrontée à ceux qui vous ont fait du mal. » « Et vous imaginiez vos harceleurs comme ça ? » poursuit le magistrat. Elle marque un temps d'hésitation : « Disons que les profils m'ont interpellée, c'est tout à fait le genre de personne que je pourrais croiser dans la rue. Mais vous savez, la violence n'est pas inscrite dans une catégorie socioprofessionnelle, dans une tranche d'âge ou dans un type de personne. La grande majorité des gens qui me harcèlent, qui me poussent au suicide et me menacent, ce sont des gens comme eux. »
« Certains se sont dits blessés par vos propos », rappelle le président. « Ce n'est pas une raison », réplique sèchement Mila. « Quand je suis indignée, je pousse un coup de gueule, je ne profère pas des menaces de mort. Rien ne saurait excuser des paroles aussi criminelles, des messages aussi monstrueux. » « Ils disent avoir réagi à chaud », poursuit le juge. « Si, à chaque fois qu'on est choqué, on devait prononcer des sentences de mort, que deviendrait-on ? Dans quelle société vivrait-on ? » Nouveau silence. « Je suis sûre que, si j'avais formulé ma critique de l'islam sans vulgarité, sans gros mot, ils auraient réagi exactement de la même manière, avec d'autres arguments », prédit-elle. « Les mêmes seraient là, assis sur le même banc, car leur but est, d'abord, d'empêcher toute critique de la religion, principalement la religion musulmane. Le cyberharcèlement est un univers destructeur, ceux qui sont dans cette salle le savent aussi bien que moi. »

Le président évoque à présent le dossier médical de Mila, le trouble du déficit de l'attention et de l'hyperactivité (TDAH) dont elle souffre depuis le plus jeune âge, ses consultations chez le psy. À pas de loup, il avance une hypothèse : « Pensez-vous que ce trouble ait pu avoir une influence sur votre exposition aux réseaux sociaux, sur vos interactions, bref, sur les messages et vidéos que vous y publiez ? » Elle ne s'attendait sans doute pas à pareille question, mais elle ne se démonte pas : « Les émotions négatives, la souffrance que je peux ressentir n'ont rien à voir avec mon TDAH. Je ne connais personne qui, poussé à bout et harcelé comme je le suis, garderait son calme et ne ressentirait rien. Si j'ai répondu à toutes ces attaques, c'est pour tenir debout, ce n'est pas le fait d'un trouble neurologique. Donc non. » Elle ajoute : « En réagissant comme je l'ai fait, j'ai juste voulu faire passer un message : je ne me soumettrai pas. »



« Je serais morte psychiquement, détruite, si j'avais laissé tous ces gens me marcher dessus »




Le président poursuit son exploration. « Que répondez-vous à ceux qui vous disent que vous feriez mieux de vous débrancher, de quitter tous ces réseaux ? » Elle n'est pas surprise : « Cette question, on me l'a posée des centaines de fois. Pourquoi je ne me débranche pas ? Parce que je n'ai pas envie ! Je ne suis plus scolarisée, je n'ai plus de vie sociale, j'ai tout perdu et il faudrait, en plus, que je me fasse oublier ? Que je disparaisse totalement ? Une femme qui s'est fait violer devrait ne plus sortir dans la rue pour ne pas se faire violer à nouveau ? Je dis non ! Je serais morte psychiquement, détruite, si j'avais laissé tous ces gens me marcher dessus. »
Me Malka, son avocat, s'approche de la barre. Un dialogue presque intime s'engage entre lui, l'avocat de Charlie Hebdo, et sa jeune cliente :
« Mila, vous êtes une fille incroyable, vous avez un trait de caractère rare chez les êtres humains : vous ne lâchez rien, vous ne pliez pas. Est-ce de l'inconscience ? »
Mila : « Je ne me pose pas la question. Je ne suis pas plus courageuse que les autres. Je suis faite comme ça, c'est tout. C'est un fonctionnement naturel et je me supplie de rester ainsi : garder la tête haute, toujours. Toujours, me relever. 
- Vous pourriez vous dire c'est bon, j'ai fait ma part, je laisse ce combat à d'autres, plus âgés que moi.
- Non. Je veux me défendre et pouvoir m'exprimer.
- Vous m'avez confié un jour : Je me sens seule, mal dans ma peau, angoissée. J'ai perdu toute confiance dans l'être humain, je suis comme un innocent condamné à mort. C'est donc ça, votre quotidien ?
- C'est exactement ça, ce sont mes mots.
- Et comment voyez-vous votre avenir ?
- Je ne le vois pas. Je n'arrive pas à me projeter. J'ai beaucoup d'idées noires et, quand j'ai de l'espoir, je me vois en vie mais pas avec la vie que j'aurais aimé avoir.
- Que ressentez-vous quand vous lisez tous ces messages sordides ?
- Je pleure… »



Une mère à la barre




Un peu plus tôt, avant elle, sa mère était venue témoigner. Elle avait évoqué le « cataclysme » qui s'est abattu sur la famille après la première vidéo de Mila, en janvier 2020 : « On n'attend qu'une chose, c'est que ça s'arrête et je crois que la seule chose qui pourrait arrêter ça, ce déferlement de haine pure, ce sont des positions claires de la justice. » L'avenir ? « On ne l'envisage pas », avait-elle reconnu. « On vit au jour le jour. Mila est lucide, elle sait qu'elle ne peut pas avoir d'avenir. Au-delà des risques d'attentat, quel avenir peut-on envisager avec une telle pression de mort ? » Le président lui avait posé cette drôle de question : « Certains prétendent qu'une paire de claques à votre fille aurait permis de régler le problème. Que leur répondez-vous ? » « Que ça ne me viendrait pas à l'idée de donner une paire de claques à ma fille alors qu'elle se fait attaquer constamment. Elle a été poussée à bout, provoquée et insultée au nom de l'islam, sur son orientation sexuelle, son genre et sa personne. Ses vidéos constituent une riposte. »
Elle avait décrit « la sidération » qui, dans un premier temps, avait saisi la famille. « Ensuite, on s'est mis en position de combat. Je passe mes jours et mes nuits à faire en sorte qu'aucun message haineux ne passe entre les mailles du filet. Les enregistrer tous et les faire remonter, jusqu'à l'épuisement : c'est désormais mon quotidien. En réalité, personne ne peut vraiment comprendre ce que l'on vit. On essaie juste de ne pas se laisser terroriser. On résiste car, sinon, ils auront gagné ». « Mais à quel prix ! » avait-elle ajouté en évoquant « les cauchemars », « les fluctuations de moral », « les hauts et les bas », « la dissociation traumatique » de sa fille. « Mila passe par des périodes d'abattement total et des moments où ça repart. Toute notre vie, on la consacre désormais à la protéger et à la soutenir, à l'aider à se relever quand ça ne va pas ; parfois, c'est elle qui nous aide à ne pas sombrer. »



Comprenez-vous que les propos de votre fille aient pu choquer certains croyants ?


L'un des avocats de la défense lui avait dit : « Si ma fille avait tenu de tels propos, je ne serais pas étonné qu'ils puissent être perçus comme de la provocation. » Elle ne s'était pas énervée, elle avait simplement fait remarquer que raisonner ainsi revenait à « inverser totalement les rôles ». « Il y a des moyens que ça s'arrête : on enlève les téléphones, on coupe les réseaux sociaux », avait suggéré une autre. Là encore, elle avait répondu, placide : « On a essayé, mais les menaces ont continué. Mila vit déjà dans une grotte, doit-on encore la punir alors qu'elle est victime ? » « Comprenez-vous que les propos de votre fille aient pu choquer certains croyants ? » lui avait-on encore demandé de l'autre côté de la barre. Elle avait juste répondu : « Non, je ne comprends pas. »
 
Il est plus de 22 heures, Mila est, à son tour, bousculée par les questions de la défense. « Quand vous dites que vous allez mettre un doigt dans le cul d'Allah, c'est excessif ou maîtrisé ? » lui demande l'avocat d'un de ses harceleurs. « Ce n'est pas très joli à entendre mais c'est maîtrisé. » « Vous avez écrit un livre, ne craignez-vous pas que ça reparte ? Ne feriez-vous pas mieux de vous mettre en RTT ? » interroge un autre. « Bien sûr que j'ai peur. Mais ce n'est pas pour autant que j'ai envie de me mettre en RTT, comme vous dites. »


Les questions fusent, de plus en plus agressives. On pourrait penser que c'est elle, Mila, la prévenue. On lui demande : « Êtes-vous islamophobe ? » Elle répond : « Je n'apprécie pas l'islam, pas plus que les autres religions. Est-ce que cela fait de moi une islamophobe ? Bien sûr que non. » « 13 prévenus peuvent-ils être tenus pour responsables de 100 000 messages de haine ? » questionne un autre défenseur. « Ils sont responsables », cingle Mila. « Quand vous récidivez en novembre avec une nouvelle vidéo, n'anticipez-vous pas un deuxième tsunami, pour reprendre les propos de votre mère ? » Cette fois, elle s'énerve : « Ce genre de questions, ça commence à devenir malsain ! »
Me Malka vole à son secours : « Vous auriez pu formuler votre question différemment : Mila, vous sentez-vous responsable de votre propre harcèlement ? C'est insupportable ! » On la questionne sur ses connaissances du Coran, laissant entendre que sa « maîtrise insuffisante du sujet peut expliquer certaines réactions » hostiles. En des termes alambiqués, le président lui demande si elle n'est pas tentée de confondre ceux qui l'ont harcelée avec l'ensemble des musulmans. Elle proteste : « Ah non, non et non ! Jamais je ne ferai de généralité avec cette communauté, pas plus qu'avec une autre, d'ailleurs ! »
Après une courte nuit, l'audience devait reprendre mardi matin avec la plaidoirie de Richard Malka (partie civile), les réquisitions du procureur et les plaidoiries de la défense.

 Elle gâche sa vie de cette haine et intolérance des islamistes , dont notre gouvernement en à rien à foutre -- 


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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super Re: Mila: Quel courage!

Message par Diviciac Mar 22 Juin - 11:16

ledevois a écrit:
N'Magicfly a écrit:Courageuse et intelligente, elle a toute mon admiration




Mila au procès de ses harceleurs : « Mon avenir ? Je ne le vois pas. »


« Le cyberharcèlement est un univers destructeur », a témoigné Mila, longuement interrogée lundi soir. « On veut juste que ça s’arrête », a confié sa mère.







 
Mila: Quel courage! Nicolas-bastuck_50x50Par Nicolas Bastuck
Publié le 22/06/2021 à 07h24


Toute la journée, les prévenus ont défilé à la barre, assumant avec plus moins de contrition, avec plus ou moins de mauvaise foi, avec plus ou moins de regrets leurs messages haineux, leurs menaces sordides, leurs injures en 280 caractères, leur contribution à cette entreprise massive de harcèlement. Dix hommes et trois femmes, âgés de 18 à 29 ans, jeunes travailleurs, étudiants ou chômeurs, au casier parfaitement vierge. Carré vert (sa nouvelle couleur de cheveux), chemise ample, Mila se rapproche à son tour du tribunal, les traits tirés par dix heures d'audience. « Ça vous a fait du bien de les voir, d'entendre leurs explications ? » lui demande le président Mickaël Humbert. « Non. C'est rarement agréable d'être confrontée à ceux qui vous ont fait du mal. » « Et vous imaginiez vos harceleurs comme ça ? » poursuit le magistrat. Elle marque un temps d'hésitation : « Disons que les profils m'ont interpellée, c'est tout à fait le genre de personne que je pourrais croiser dans la rue. Mais vous savez, la violence n'est pas inscrite dans une catégorie socioprofessionnelle, dans une tranche d'âge ou dans un type de personne. La grande majorité des gens qui me harcèlent, qui me poussent au suicide et me menacent, ce sont des gens comme eux. »
« Certains se sont dits blessés par vos propos », rappelle le président. « Ce n'est pas une raison », réplique sèchement Mila. « Quand je suis indignée, je pousse un coup de gueule, je ne profère pas des menaces de mort. Rien ne saurait excuser des paroles aussi criminelles, des messages aussi monstrueux. » « Ils disent avoir réagi à chaud », poursuit le juge. « Si, à chaque fois qu'on est choqué, on devait prononcer des sentences de mort, que deviendrait-on ? Dans quelle société vivrait-on ? » Nouveau silence. « Je suis sûre que, si j'avais formulé ma critique de l'islam sans vulgarité, sans gros mot, ils auraient réagi exactement de la même manière, avec d'autres arguments », prédit-elle. « Les mêmes seraient là, assis sur le même banc, car leur but est, d'abord, d'empêcher toute critique de la religion, principalement la religion musulmane. Le cyberharcèlement est un univers destructeur, ceux qui sont dans cette salle le savent aussi bien que moi. »

Le président évoque à présent le dossier médical de Mila, le trouble du déficit de l'attention et de l'hyperactivité (TDAH) dont elle souffre depuis le plus jeune âge, ses consultations chez le psy. À pas de loup, il avance une hypothèse : « Pensez-vous que ce trouble ait pu avoir une influence sur votre exposition aux réseaux sociaux, sur vos interactions, bref, sur les messages et vidéos que vous y publiez ? » Elle ne s'attendait sans doute pas à pareille question, mais elle ne se démonte pas : « Les émotions négatives, la souffrance que je peux ressentir n'ont rien à voir avec mon TDAH. Je ne connais personne qui, poussé à bout et harcelé comme je le suis, garderait son calme et ne ressentirait rien. Si j'ai répondu à toutes ces attaques, c'est pour tenir debout, ce n'est pas le fait d'un trouble neurologique. Donc non. » Elle ajoute : « En réagissant comme je l'ai fait, j'ai juste voulu faire passer un message : je ne me soumettrai pas. »



« Je serais morte psychiquement, détruite, si j'avais laissé tous ces gens me marcher dessus »








Le président poursuit son exploration. « Que répondez-vous à ceux qui vous disent que vous feriez mieux de vous débrancher, de quitter tous ces réseaux ? » Elle n'est pas surprise : « Cette question, on me l'a posée des centaines de fois. Pourquoi je ne me débranche pas ? Parce que je n'ai pas envie ! Je ne suis plus scolarisée, je n'ai plus de vie sociale, j'ai tout perdu et il faudrait, en plus, que je me fasse oublier ? Que je disparaisse totalement ? Une femme qui s'est fait violer devrait ne plus sortir dans la rue pour ne pas se faire violer à nouveau ? Je dis non ! Je serais morte psychiquement, détruite, si j'avais laissé tous ces gens me marcher dessus. »
Me Malka, son avocat, s'approche de la barre. Un dialogue presque intime s'engage entre lui, l'avocat de Charlie Hebdo, et sa jeune cliente :
« Mila, vous êtes une fille incroyable, vous avez un trait de caractère rare chez les êtres humains : vous ne lâchez rien, vous ne pliez pas. Est-ce de l'inconscience ? »
Mila : « Je ne me pose pas la question. Je ne suis pas plus courageuse que les autres. Je suis faite comme ça, c'est tout. C'est un fonctionnement naturel et je me supplie de rester ainsi : garder la tête haute, toujours. Toujours, me relever. 
- Vous pourriez vous dire c'est bon, j'ai fait ma part, je laisse ce combat à d'autres, plus âgés que moi.
- Non. Je veux me défendre et pouvoir m'exprimer.
- Vous m'avez confié un jour : Je me sens seule, mal dans ma peau, angoissée. J'ai perdu toute confiance dans l'être humain, je suis comme un innocent condamné à mort. C'est donc ça, votre quotidien ?
- C'est exactement ça, ce sont mes mots.
- Et comment voyez-vous votre avenir ?
- Je ne le vois pas. Je n'arrive pas à me projeter. J'ai beaucoup d'idées noires et, quand j'ai de l'espoir, je me vois en vie mais pas avec la vie que j'aurais aimé avoir.
- Que ressentez-vous quand vous lisez tous ces messages sordides ?
- Je pleure… »



Une mère à la barre








Un peu plus tôt, avant elle, sa mère était venue témoigner. Elle avait évoqué le « cataclysme » qui s'est abattu sur la famille après la première vidéo de Mila, en janvier 2020 : « On n'attend qu'une chose, c'est que ça s'arrête et je crois que la seule chose qui pourrait arrêter ça, ce déferlement de haine pure, ce sont des positions claires de la justice. » L'avenir ? « On ne l'envisage pas », avait-elle reconnu. « On vit au jour le jour. Mila est lucide, elle sait qu'elle ne peut pas avoir d'avenir. Au-delà des risques d'attentat, quel avenir peut-on envisager avec une telle pression de mort ? » Le président lui avait posé cette drôle de question : « Certains prétendent qu'une paire de claques à votre fille aurait permis de régler le problème. Que leur répondez-vous ? » « Que ça ne me viendrait pas à l'idée de donner une paire de claques à ma fille alors qu'elle se fait attaquer constamment. Elle a été poussée à bout, provoquée et insultée au nom de l'islam, sur son orientation sexuelle, son genre et sa personne. Ses vidéos constituent une riposte. »
Elle avait décrit « la sidération » qui, dans un premier temps, avait saisi la famille. « Ensuite, on s'est mis en position de combat. Je passe mes jours et mes nuits à faire en sorte qu'aucun message haineux ne passe entre les mailles du filet. Les enregistrer tous et les faire remonter, jusqu'à l'épuisement : c'est désormais mon quotidien. En réalité, personne ne peut vraiment comprendre ce que l'on vit. On essaie juste de ne pas se laisser terroriser. On résiste car, sinon, ils auront gagné ». « Mais à quel prix ! » avait-elle ajouté en évoquant « les cauchemars », « les fluctuations de moral », « les hauts et les bas », « la dissociation traumatique » de sa fille. « Mila passe par des périodes d'abattement total et des moments où ça repart. Toute notre vie, on la consacre désormais à la protéger et à la soutenir, à l'aider à se relever quand ça ne va pas ; parfois, c'est elle qui nous aide à ne pas sombrer. »



Comprenez-vous que les propos de votre fille aient pu choquer certains croyants ?


L'un des avocats de la défense lui avait dit : « Si ma fille avait tenu de tels propos, je ne serais pas étonné qu'ils puissent être perçus comme de la provocation. » Elle ne s'était pas énervée, elle avait simplement fait remarquer que raisonner ainsi revenait à « inverser totalement les rôles ». « Il y a des moyens que ça s'arrête : on enlève les téléphones, on coupe les réseaux sociaux », avait suggéré une autre. Là encore, elle avait répondu, placide : « On a essayé, mais les menaces ont continué. Mila vit déjà dans une grotte, doit-on encore la punir alors qu'elle est victime ? » « Comprenez-vous que les propos de votre fille aient pu choquer certains croyants ? » lui avait-on encore demandé de l'autre côté de la barre. Elle avait juste répondu : « Non, je ne comprends pas. »
 
Il est plus de 22 heures, Mila est, à son tour, bousculée par les questions de la défense. « Quand vous dites que vous allez mettre un doigt dans le cul d'Allah, c'est excessif ou maîtrisé ? » lui demande l'avocat d'un de ses harceleurs. « Ce n'est pas très joli à entendre mais c'est maîtrisé. » « Vous avez écrit un livre, ne craignez-vous pas que ça reparte ? Ne feriez-vous pas mieux de vous mettre en RTT ? » interroge un autre. « Bien sûr que j'ai peur. Mais ce n'est pas pour autant que j'ai envie de me mettre en RTT, comme vous dites. »


Les questions fusent, de plus en plus agressives. On pourrait penser que c'est elle, Mila, la prévenue. On lui demande : « Êtes-vous islamophobe ? » Elle répond : « Je n'apprécie pas l'islam, pas plus que les autres religions. Est-ce que cela fait de moi une islamophobe ? Bien sûr que non. » « 13 prévenus peuvent-ils être tenus pour responsables de 100 000 messages de haine ? » questionne un autre défenseur. « Ils sont responsables », cingle Mila. « Quand vous récidivez en novembre avec une nouvelle vidéo, n'anticipez-vous pas un deuxième tsunami, pour reprendre les propos de votre mère ? » Cette fois, elle s'énerve : « Ce genre de questions, ça commence à devenir malsain ! »
Me Malka vole à son secours : « Vous auriez pu formuler votre question différemment : Mila, vous sentez-vous responsable de votre propre harcèlement ? C'est insupportable ! » On la questionne sur ses connaissances du Coran, laissant entendre que sa « maîtrise insuffisante du sujet peut expliquer certaines réactions » hostiles. En des termes alambiqués, le président lui demande si elle n'est pas tentée de confondre ceux qui l'ont harcelée avec l'ensemble des musulmans. Elle proteste : « Ah non, non et non ! Jamais je ne ferai de généralité avec cette communauté, pas plus qu'avec une autre, d'ailleurs ! »
Après une courte nuit, l'audience devait reprendre mardi matin avec la plaidoirie de Richard Malka (partie civile), les réquisitions du procureur et les plaidoiries de la défense.

 Elle gâche sa vie de cette haine et intolérance des islamistes , dont notre gouvernement en à rien à foutre -- 


Je suis 100% d'accord avec Mila et Magic : dans une république laïque, le délit de blasphème n'existe pas. C'est une liberté qui a coûté la vie à nombreux de nos ancêtres. et à ceux de Charlie. 


 Que ceux qui n'acceptent pas cette liberté se barrent sous des cieux plus pieux et plus conformes à leurs croyances , il en existe assez dans le monde !  
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super Re: Mila: Quel courage!

Message par ledevois Mar 22 Juin - 11:20

Diviciac a écrit:
ledevois a écrit:

 Elle gâche sa vie de cette haine et intolérance des islamistes , dont notre gouvernement en à rien à foutre -- 


Je suis 100% d'accord avec Mila et Magic : dans une république laïque, le délit de blasphème n'existe pas. C'est une liberté qui a coûté la vie à nombreux de nos ancêtres. et à ceux de Charlie. 


 Que ceux qui n'acceptent pas cette liberté se barrent sous des cieux plus pieux et plus conformes à leurs croyances , il en existe assez dans le monde !  

Que Macron vous entende lui qui est seul à gouverner la France -


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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super Re: Mila: Quel courage!

Message par N'Magicfly Mar 22 Juin - 11:29

ledevois a écrit:
N'Magicfly a écrit:Courageuse et intelligente, elle a toute mon admiration




Mila au procès de ses harceleurs : « Mon avenir ? Je ne le vois pas. »


« Le cyberharcèlement est un univers destructeur », a témoigné Mila, longuement interrogée lundi soir. « On veut juste que ça s’arrête », a confié sa mère.





 
Mila: Quel courage! Nicolas-bastuck_50x50Par Nicolas Bastuck
Publié le 22/06/2021 à 07h24


Toute la journée, les prévenus ont défilé à la barre, assumant avec plus moins de contrition, avec plus ou moins de mauvaise foi, avec plus ou moins de regrets leurs messages haineux, leurs menaces sordides, leurs injures en 280 caractères, leur contribution à cette entreprise massive de harcèlement. Dix hommes et trois femmes, âgés de 18 à 29 ans, jeunes travailleurs, étudiants ou chômeurs, au casier parfaitement vierge. Carré vert (sa nouvelle couleur de cheveux), chemise ample, Mila se rapproche à son tour du tribunal, les traits tirés par dix heures d'audience. « Ça vous a fait du bien de les voir, d'entendre leurs explications ? » lui demande le président Mickaël Humbert. « Non. C'est rarement agréable d'être confrontée à ceux qui vous ont fait du mal. » « Et vous imaginiez vos harceleurs comme ça ? » poursuit le magistrat. Elle marque un temps d'hésitation : « Disons que les profils m'ont interpellée, c'est tout à fait le genre de personne que je pourrais croiser dans la rue. Mais vous savez, la violence n'est pas inscrite dans une catégorie socioprofessionnelle, dans une tranche d'âge ou dans un type de personne. La grande majorité des gens qui me harcèlent, qui me poussent au suicide et me menacent, ce sont des gens comme eux. »
« Certains se sont dits blessés par vos propos », rappelle le président. « Ce n'est pas une raison », réplique sèchement Mila. « Quand je suis indignée, je pousse un coup de gueule, je ne profère pas des menaces de mort. Rien ne saurait excuser des paroles aussi criminelles, des messages aussi monstrueux. » « Ils disent avoir réagi à chaud », poursuit le juge. « Si, à chaque fois qu'on est choqué, on devait prononcer des sentences de mort, que deviendrait-on ? Dans quelle société vivrait-on ? » Nouveau silence. « Je suis sûre que, si j'avais formulé ma critique de l'islam sans vulgarité, sans gros mot, ils auraient réagi exactement de la même manière, avec d'autres arguments », prédit-elle. « Les mêmes seraient là, assis sur le même banc, car leur but est, d'abord, d'empêcher toute critique de la religion, principalement la religion musulmane. Le cyberharcèlement est un univers destructeur, ceux qui sont dans cette salle le savent aussi bien que moi. »

Le président évoque à présent le dossier médical de Mila, le trouble du déficit de l'attention et de l'hyperactivité (TDAH) dont elle souffre depuis le plus jeune âge, ses consultations chez le psy. À pas de loup, il avance une hypothèse : « Pensez-vous que ce trouble ait pu avoir une influence sur votre exposition aux réseaux sociaux, sur vos interactions, bref, sur les messages et vidéos que vous y publiez ? » Elle ne s'attendait sans doute pas à pareille question, mais elle ne se démonte pas : « Les émotions négatives, la souffrance que je peux ressentir n'ont rien à voir avec mon TDAH. Je ne connais personne qui, poussé à bout et harcelé comme je le suis, garderait son calme et ne ressentirait rien. Si j'ai répondu à toutes ces attaques, c'est pour tenir debout, ce n'est pas le fait d'un trouble neurologique. Donc non. » Elle ajoute : « En réagissant comme je l'ai fait, j'ai juste voulu faire passer un message : je ne me soumettrai pas. »



« Je serais morte psychiquement, détruite, si j'avais laissé tous ces gens me marcher dessus »






Le président poursuit son exploration. « Que répondez-vous à ceux qui vous disent que vous feriez mieux de vous débrancher, de quitter tous ces réseaux ? » Elle n'est pas surprise : « Cette question, on me l'a posée des centaines de fois. Pourquoi je ne me débranche pas ? Parce que je n'ai pas envie ! Je ne suis plus scolarisée, je n'ai plus de vie sociale, j'ai tout perdu et il faudrait, en plus, que je me fasse oublier ? Que je disparaisse totalement ? Une femme qui s'est fait violer devrait ne plus sortir dans la rue pour ne pas se faire violer à nouveau ? Je dis non ! Je serais morte psychiquement, détruite, si j'avais laissé tous ces gens me marcher dessus. »
Me Malka, son avocat, s'approche de la barre. Un dialogue presque intime s'engage entre lui, l'avocat de Charlie Hebdo, et sa jeune cliente :
« Mila, vous êtes une fille incroyable, vous avez un trait de caractère rare chez les êtres humains : vous ne lâchez rien, vous ne pliez pas. Est-ce de l'inconscience ? »
Mila : « Je ne me pose pas la question. Je ne suis pas plus courageuse que les autres. Je suis faite comme ça, c'est tout. C'est un fonctionnement naturel et je me supplie de rester ainsi : garder la tête haute, toujours. Toujours, me relever. 
- Vous pourriez vous dire c'est bon, j'ai fait ma part, je laisse ce combat à d'autres, plus âgés que moi.
- Non. Je veux me défendre et pouvoir m'exprimer.
- Vous m'avez confié un jour : Je me sens seule, mal dans ma peau, angoissée. J'ai perdu toute confiance dans l'être humain, je suis comme un innocent condamné à mort. C'est donc ça, votre quotidien ?
- C'est exactement ça, ce sont mes mots.
- Et comment voyez-vous votre avenir ?
- Je ne le vois pas. Je n'arrive pas à me projeter. J'ai beaucoup d'idées noires et, quand j'ai de l'espoir, je me vois en vie mais pas avec la vie que j'aurais aimé avoir.
- Que ressentez-vous quand vous lisez tous ces messages sordides ?
- Je pleure… »



Une mère à la barre






Un peu plus tôt, avant elle, sa mère était venue témoigner. Elle avait évoqué le « cataclysme » qui s'est abattu sur la famille après la première vidéo de Mila, en janvier 2020 : « On n'attend qu'une chose, c'est que ça s'arrête et je crois que la seule chose qui pourrait arrêter ça, ce déferlement de haine pure, ce sont des positions claires de la justice. » L'avenir ? « On ne l'envisage pas », avait-elle reconnu. « On vit au jour le jour. Mila est lucide, elle sait qu'elle ne peut pas avoir d'avenir. Au-delà des risques d'attentat, quel avenir peut-on envisager avec une telle pression de mort ? » Le président lui avait posé cette drôle de question : « Certains prétendent qu'une paire de claques à votre fille aurait permis de régler le problème. Que leur répondez-vous ? » « Que ça ne me viendrait pas à l'idée de donner une paire de claques à ma fille alors qu'elle se fait attaquer constamment. Elle a été poussée à bout, provoquée et insultée au nom de l'islam, sur son orientation sexuelle, son genre et sa personne. Ses vidéos constituent une riposte. »
Elle avait décrit « la sidération » qui, dans un premier temps, avait saisi la famille. « Ensuite, on s'est mis en position de combat. Je passe mes jours et mes nuits à faire en sorte qu'aucun message haineux ne passe entre les mailles du filet. Les enregistrer tous et les faire remonter, jusqu'à l'épuisement : c'est désormais mon quotidien. En réalité, personne ne peut vraiment comprendre ce que l'on vit. On essaie juste de ne pas se laisser terroriser. On résiste car, sinon, ils auront gagné ». « Mais à quel prix ! » avait-elle ajouté en évoquant « les cauchemars », « les fluctuations de moral », « les hauts et les bas », « la dissociation traumatique » de sa fille. « Mila passe par des périodes d'abattement total et des moments où ça repart. Toute notre vie, on la consacre désormais à la protéger et à la soutenir, à l'aider à se relever quand ça ne va pas ; parfois, c'est elle qui nous aide à ne pas sombrer. »



Comprenez-vous que les propos de votre fille aient pu choquer certains croyants ?


L'un des avocats de la défense lui avait dit : « Si ma fille avait tenu de tels propos, je ne serais pas étonné qu'ils puissent être perçus comme de la provocation. » Elle ne s'était pas énervée, elle avait simplement fait remarquer que raisonner ainsi revenait à « inverser totalement les rôles ». « Il y a des moyens que ça s'arrête : on enlève les téléphones, on coupe les réseaux sociaux », avait suggéré une autre. Là encore, elle avait répondu, placide : « On a essayé, mais les menaces ont continué. Mila vit déjà dans une grotte, doit-on encore la punir alors qu'elle est victime ? » « Comprenez-vous que les propos de votre fille aient pu choquer certains croyants ? » lui avait-on encore demandé de l'autre côté de la barre. Elle avait juste répondu : « Non, je ne comprends pas. »
 
Il est plus de 22 heures, Mila est, à son tour, bousculée par les questions de la défense. « Quand vous dites que vous allez mettre un doigt dans le cul d'Allah, c'est excessif ou maîtrisé ? » lui demande l'avocat d'un de ses harceleurs. « Ce n'est pas très joli à entendre mais c'est maîtrisé. » « Vous avez écrit un livre, ne craignez-vous pas que ça reparte ? Ne feriez-vous pas mieux de vous mettre en RTT ? » interroge un autre. « Bien sûr que j'ai peur. Mais ce n'est pas pour autant que j'ai envie de me mettre en RTT, comme vous dites. »


Les questions fusent, de plus en plus agressives. On pourrait penser que c'est elle, Mila, la prévenue. On lui demande : « Êtes-vous islamophobe ? » Elle répond : « Je n'apprécie pas l'islam, pas plus que les autres religions. Est-ce que cela fait de moi une islamophobe ? Bien sûr que non. » « 13 prévenus peuvent-ils être tenus pour responsables de 100 000 messages de haine ? » questionne un autre défenseur. « Ils sont responsables », cingle Mila. « Quand vous récidivez en novembre avec une nouvelle vidéo, n'anticipez-vous pas un deuxième tsunami, pour reprendre les propos de votre mère ? » Cette fois, elle s'énerve : « Ce genre de questions, ça commence à devenir malsain ! »
Me Malka vole à son secours : « Vous auriez pu formuler votre question différemment : Mila, vous sentez-vous responsable de votre propre harcèlement ? C'est insupportable ! » On la questionne sur ses connaissances du Coran, laissant entendre que sa « maîtrise insuffisante du sujet peut expliquer certaines réactions » hostiles. En des termes alambiqués, le président lui demande si elle n'est pas tentée de confondre ceux qui l'ont harcelée avec l'ensemble des musulmans. Elle proteste : « Ah non, non et non ! Jamais je ne ferai de généralité avec cette communauté, pas plus qu'avec une autre, d'ailleurs ! »
Après une courte nuit, l'audience devait reprendre mardi matin avec la plaidoirie de Richard Malka (partie civile), les réquisitions du procureur et les plaidoiries de la défense.

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Message par N'Magicfly Mar 22 Juin - 11:32

Diviciac a écrit:

 Elle gâche sa vie de cette haine et intolérance des islamistes , dont notre gouvernement en à rien à foutre -- 


Je suis 100% d'accord avec Mila et Magic : dans une république laïque, le délit de blasphème n'existe pas. C'est une liberté qui a coûté la vie à nombreux de nos ancêtres. et à ceux de Charlie. 


 Que ceux qui n'acceptent pas cette liberté se barrent sous des cieux plus pieux et plus conformes à leurs croyances , il en existe assez dans le monde !  
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Message par Diviciac Mar 22 Juin - 11:34

ledevois a écrit:
Diviciac a écrit:


Je suis 100% d'accord avec Mila et Magic : dans une république laïque, le délit de blasphème n'existe pas. C'est une liberté qui a coûté la vie à nombreux de nos ancêtres. et à ceux de Charlie. 


 Que ceux qui n'acceptent pas cette liberté se barrent sous des cieux plus pieux et plus conformes à leurs croyances , il en existe assez dans le monde !  

Que Macron vous entende lui qui est seul à gouverner la France -

Comment un freluquet qui nie l'existence d'une culture française pourrait-il comprendre que la laïcité en fait partie et n'est pas négociable  ? 
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Message par Diviciac Mar 22 Juin - 11:37

N'Magicfly a écrit:
ledevois a écrit:

 Elle gâche sa vie de cette haine et intolérance des islamistes , dont notre gouvernement en à rien à foutre -- 
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Message par ledevois Mar 22 Juin - 11:41

Diviciac a écrit:
N'Magicfly a écrit:
Pov' type!

 Qu'a t'il fait contre le problème ismamiste et la violence des faits Macron -- explique -? 


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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super Re: Mila: Quel courage!

Message par Diviciac Mar 22 Juin - 11:44

N'Magicfly a écrit:
Diviciac a écrit:


Je suis 100% d'accord avec Mila et Magic : dans une république laïque, le délit de blasphème n'existe pas. C'est une liberté qui a coûté la vie à nombreux de nos ancêtres. et à ceux de Charlie. 


 Que ceux qui n'acceptent pas cette liberté se barrent sous des cieux plus pieux et plus conformes à leurs croyances , il en existe assez dans le monde !  
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Je crois qu'il est protestant, Joseph, il n'a pas du être  au courant pour la croisade contre les Albigeois , la Michelade , la Saint Barthélémy, les dragonnades et ce que notre pays a payé comme tribu pour obtenir la liberté de conscience .
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super Re: Mila: Quel courage!

Message par ledevois Mar 22 Juin - 12:27

Diviciac a écrit:
N'Magicfly a écrit:
Si Ledevois pouvait t'entendre! Twisted Evil


Je crois qu'il est protestant, Joseph, il n'a pas du être  au courant pour la croisade contre les Albigeois , la Michelade , la Saint Barthélémy, les dragonnades et ce que notre pays a payé comme tribu pour obtenir la liberté de conscience .

 Le Cévenol que je suis connait très bien l'histoire des Cévennes et de la liberté de conscience --
  En Cévennes il existe toujours les cimetières protestant et catholique -- ça se remarque -
 c'est pour ça que je dis pourquoi Macron ne réagit pas  --,  lui qui est garant de notre constitution aux problèmes islamique du quotidien que connait la France -- 
 Je répète que Mila combat seule un islam que le gouvernement Français en à rien à foutre -- 


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super Re: Mila: Quel courage!

Message par Diviciac Mar 22 Juin - 13:00

ledevois a écrit:
Diviciac a écrit:


Je crois qu'il est protestant, Joseph, il n'a pas du être  au courant pour la croisade contre les Albigeois , la Michelade , la Saint Barthélémy, les dragonnades et ce que notre pays a payé comme tribu pour obtenir la liberté de conscience .

 Le Cévenol que je suis connait très bien l'histoire des Cévennes et de la liberté de conscience --
  En Cévennes il existe toujours les cimetières protestant et catholique -- ça se remarque -
 c'est pour ça que je dis pourquoi Macron ne réagit pas  --,  lui qui est garant de notre constitution aux problèmes islamique du quotidien que connait la France -- 
 Je répète que Mila combat seule un islam que le gouvernement Français en à rien à foutre -- 


Je ne crois pas qu'elle combatte l'islam mais en France, c'est ainsi, on peut psalmodier cinq fois par jour qu'Allah est grand et que Mahomet est son prophète mais on peut aussi mettre un symbolique doigt dans le cul au même prophète sans encourir des menaces de mort .
Si son prophète a l'anus si sensible, Allah est assez grand pour le venger lui-même .
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super Re: Mila: Quel courage!

Message par N'Magicfly Mar 22 Juin - 13:14

Diviciac a écrit:
ledevois a écrit:

 Le Cévenol que je suis connait très bien l'histoire des Cévennes et de la liberté de conscience --
  En Cévennes il existe toujours les cimetières protestant et catholique -- ça se remarque -
 c'est pour ça que je dis pourquoi Macron ne réagit pas  --,  lui qui est garant de notre constitution aux problèmes islamique du quotidien que connait la France -- 
 Je répète que Mila combat seule un islam que le gouvernement Français en à rien à foutre -- 


Je ne crois pas qu'elle combatte l'islam mais en France, c'est ainsi, on peut psalmodier cinq fois par jour qu'Allah est grand et que Mahomet est son prophète mais on peut aussi mettre un symbolique doigt dans le cul au même prophète sans encourir des menaces de mort .
Si son prophète a l'anus si sensible, Allah est assez grand pour le venger lui-même .
bravo2
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super Re: Mila: Quel courage!

Message par ledevois Mar 22 Juin - 13:19

N'Magicfly a écrit:
Diviciac a écrit:


Je ne crois pas qu'elle combatte l'islam mais en France, c'est ainsi, on peut psalmodier cinq fois par jour qu'Allah est grand et que Mahomet est son prophète mais on peut aussi mettre un symbolique doigt dans le cul au même prophète sans encourir des menaces de mort .
Si son prophète a l'anus si sensible, Allah est assez grand pour le venger lui-même .
bravo2

 Si elle meurt ça sera pour rien et un fait divers comme les autres -une marche blanche -des fleurs , un discours -de belles paroles et puis c'est tout -- 
 Putaing -;! comment faut il vous le dire que dans ce pays on coupe des têtes , qu'on relache des islamites qui ont combattus nos soldats , que nos frontières sont des passoires sans contrôles - 
 Bien sur quelle est courageuse Mila , -- cela sert à quoi --? 


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super Re: Mila: Quel courage!

Message par Forcheville Mar 22 Juin - 18:03

Je m'agenouille sur la mort sociale de cette adolescente de 17ans

Les harceleurs ont des complices:
-actifs
-passifs

Parmi les politiques ont remarquera le silence de nombreux d'entre-eux
Quand ils l'ont ouvert:
-Ségolène qui refuse la liberté de critiquer une religion à une gamine de 16 ans
-Belloubet, ministre de la Justice qui ne connaît pas son droit: "l'insulte à la religion, c'est une atteinte à la liberté de conscience"

Une grande partie de la gauche et des associations féministes en peau de lapin ont gardé le silence au motif "de ne pas faire le jeu de l'extrême droite"
-les "islamophiles", PS, PC, LREM(aile gauche comme cette tache de Taché), LFI avec Clementine Autain etc.

Les féministes: Alice Coffin lesbienne comme elle, mais pour la défendre elle était soudainement devenue hétéro
Ce scandale ambulant de Caroline de Haas qui est soi disant conseil en entreprise en ce qui concerne la lutte contre le harcèlement sexuel, elle aussi lesbienne, aux abonnées absentes également pour la défendre: elle a monté "son entreprise" qui vit de subventions et marchés publics(cf. article du Point de cette semaine avec ses méthodes qualifiées de "douteuses" ce qui est euphémisme).
Evidemment que prendre la défense de Mila ne lui rapporterait rien, mais en plus risquerait de lui faire perdre des "marchés: oui le harcèlement est un marché comme un autre soumis à la loi des "sleeping giants"

Voilà l'état des lieux de la défense de la laïcité et du féminisme
Entre-parenthèses et pour revenir aux dernières élections, c'est cette gauche socialo-écolo-bobo-LFI qui manifeste la volonté d'un "front républicain" contre Pécresse  en IDF: gauche aplatie(devant les islamistes), LGBT, racialiste(Audrey Pulvar: est-ce qu'elle a dit un mot pour Mila, elle en a dit beaucoup sur la police?), écolo de mes deux (Grégory Doucet s'est indigné d'un bouquet de fleurs offert à Alice, qu'a t'il dit sur Mila ?)

Et c'est ce ramassis qui a le culot de demander un "front républicain" pour contrer "la bête immonde" sans se rendre compte que cette "bête", ce sont eux précisément qui en constituent le squelette, les organes et les différentes cellules.


 Je jure de soutenir, de défendre nos institutions et au besoin de les combattre.
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Message par Diviciac Mar 22 Juin - 18:19

ledevois a écrit:
N'Magicfly a écrit:
bravo2

 Si elle meurt ça sera pour rien et un fait divers comme les autres -une marche blanche -des fleurs , un discours -de belles paroles et puis c'est tout -- 
 Putaing -;! comment faut il vous le dire que dans ce pays on coupe des têtes , qu'on relache des islamites qui ont combattus nos soldats , que nos frontières sont des passoires sans contrôles - 
 Bien sur quelle est courageuse Mila , -- cela sert à quoi --? 


"La liberté ne s'use que si on ne s'en sert pas " 

Celle de critiquer les croyances en particulier. 
Dans un Etat de droit qui ne reconnaît aucun culte  la dimension sacrée du chamelier n'est pas un élément du dossier : si Mahomet s'estime outragé, c'est à lui de porter plainte en diffamation et un jury tranchera. 
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super Re: Mila: Quel courage!

Message par ledevois Mar 22 Juin - 18:47

Diviciac a écrit:
ledevois a écrit:

 Si elle meurt ça sera pour rien et un fait divers comme les autres -une marche blanche -des fleurs , un discours -de belles paroles et puis c'est tout -- 
 Putaing -;! comment faut il vous le dire que dans ce pays on coupe des têtes , qu'on relache des islamites qui ont combattus nos soldats , que nos frontières sont des passoires sans contrôles - 
 Bien sur quelle est courageuse Mila , -- cela sert à quoi --? 


"La liberté ne s'use que si on ne s'en sert pas " 

Celle de critiquer les croyances en particulier. 
Dans un Etat de droit qui ne reconnaît aucun culte  la dimension sacrée du chamelier n'est pas un élément du dossier : si Mahomet s'estime outragé, c'est à lui de porter plainte en diffamation et un jury tranchera. 

 Encore un rêveur --Et ça veut gérer la FRANCE -- 


 Tranchera -?- c'est sa tête qui le sera -- 


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Diviciac Mar 22 Juin - 19:09

ledevois a écrit:
Diviciac a écrit:


"La liberté ne s'use que si on ne s'en sert pas " 

Celle de critiquer les croyances en particulier. 
Dans un Etat de droit qui ne reconnaît aucun culte  la dimension sacrée du chamelier n'est pas un élément du dossier : si Mahomet s'estime outragé, c'est à lui de porter plainte en diffamation et un jury tranchera. 

 Encore un rêveur --Et ça veut gérer la FRANCE -- 


 Tranchera -?- c'est sa tête qui le sera -- 


 C'était fait pour ça, la prière publique à quatre pattes , ça permettait de trancher les têtes qui dépassent ... on n'est pas obligé d'adhérer au projet .
 Je suis comme Magic : j'admire son courage,  à Mila. Il me rappelle cette photo . 


Mila: Quel courage! OIP
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Message par ledevois Mar 22 Juin - 19:18

Diviciac a écrit:
ledevois a écrit:

 Encore un rêveur --Et ça veut gérer la FRANCE -- 


 Tranchera -?- c'est sa tête qui le sera -- 


 C'était fait pour ça, la prière publique à quatre pattes , ça permettait de trancher les têtes qui dépassent ... on n'est pas obligé d'adhérer au projet .
 Je suis comme Magic : j'admire son courage,  à Mila. Il me rappelle cette photo . 


Mila: Quel courage! OIP

 Oui mais la il n'y a pas une horde de flics qui protège comme pour Mila -- 
 Moi aussi je lui trouve du courage à Mila , mais si j'avais à la conseiller c'est de déménager dans un autre pays incognito -- l'islamisme  finira par l'avoir -- 


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Diviciac Mar 22 Juin - 19:49

ledevois a écrit:
Diviciac a écrit:


 C'était fait pour ça, la prière publique à quatre pattes , ça permettait de trancher les têtes qui dépassent ... on n'est pas obligé d'adhérer au projet .
 Je suis comme Magic : j'admire son courage,  à Mila. Il me rappelle cette photo . 


Mila: Quel courage! OIP

 Oui mais la il n'y a pas une horde de flics qui protège comme pour Mila -- 
 Moi aussi je lui trouve du courage à Mila , mais si j'avais à la conseiller c'est de déménager dans un autre pays incognito -- l'islamisme  finira par l'avoir -- 
 
Donc il lui reste à la fermer ou à fuir, ce qu'elle n'a pas l'intention faire.  Pas trop portée sur la soumission, Mila.  
Heureusement, il reste encore des filles courageuses dans notre pays. Le jour ou les islamistes menaceront de mort les femmes non voilées , vous bâcherez Anna , Joseph ?
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Message par ledevois Mar 22 Juin - 20:07

Diviciac a écrit:
ledevois a écrit:

 Oui mais la il n'y a pas une horde de flics qui protège comme pour Mila -- 
 Moi aussi je lui trouve du courage à Mila , mais si j'avais à la conseiller c'est de déménager dans un autre pays incognito -- l'islamisme  finira par l'avoir -- 
 
Donc il lui reste à la fermer ou à fuir, ce qu'elle n'a pas l'intention faire.  Pas trop portée sur la soumission, Mila.  
Heureusement, il reste encore des filles courageuses dans notre pays. Le jour ou les islamistes menaceront de mort les femmes non voilées , vous bâcherez Anna , Joseph ?

Ce n'est pas un jeux l'islamisme , moi même en Algérie je m'en suis sorti de justesse -- 
 Anna a suffisemment de caractère pour ne pas se soumettre , et si cela devait arriver nous avons une maison en Espagne ou nous serons bien accueilli --
           En Espagne c'est différent les lois protègent les ciyoyens -
 Pauvre fille je la plains , et j'espère quelle va s'en sortir -
 Reconnaissez qu'en France cela ne peut continuer qu'une minorité fasse la loi -- 
 Je viens d'écouter que pour le procès de Mila ceux qui menacent ont 3 mois a 6 mois avec sursis --- ça doit les faire rigoler eux qui ne craignent pas la mort -


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Message par Diviciac Mar 22 Juin - 22:58

ledevois a écrit:
Diviciac a écrit:
 
Donc il lui reste à la fermer ou à fuir, ce qu'elle n'a pas l'intention faire.  Pas trop portée sur la soumission, Mila.  
Heureusement, il reste encore des filles courageuses dans notre pays. Le jour ou les islamistes menaceront de mort les femmes non voilées , vous bâcherez Anna , Joseph ?

Ce n'est pas un jeux l'islamisme , moi même en Algérie je m'en suis sorti de justesse -- 
 Anna a suffisemment de caractère pour ne pas se soumettre , et si cela devait arriver nous avons une maison en Espagne ou nous serons bien accueilli --
           En Espagne c'est différent les lois protègent les ciyoyens -
 Pauvre fille je la plains , et j'espère quelle va s'en sortir -
 Reconnaissez qu'en France cela ne peut continuer qu'une minorité fasse la loi -- 
 Je viens d'écouter que pour le procès de Mila ceux qui menacent ont 3 mois a 6 mois avec sursis --- ça doit les faire rigoler eux qui ne craignent pas la mort -


L'excellent Charlie Hebdo a fait un dossier sur ce procès,  le profil des auteurs des mails de menace est affligeant: de pauvres types qui ne se rendaient pas compte de la gravité de leurs propos, et qui,  selon leurs dires,  n'avaient aucune intention de passer à l'acte. C'était juste pour donner une leçon à Mila ...  lui pourrir la vie mais pas la lui prendre .    Enfin, comme l'a montré Samuel Paty, il suffit d'un qui passe à l'acte. 
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super Re: Mila: Quel courage!

Message par ledevois Mer 23 Juin - 7:52

Diviciac a écrit:
ledevois a écrit:

Ce n'est pas un jeux l'islamisme , moi même en Algérie je m'en suis sorti de justesse -- 
 Anna a suffisemment de caractère pour ne pas se soumettre , et si cela devait arriver nous avons une maison en Espagne ou nous serons bien accueilli --
           En Espagne c'est différent les lois protègent les ciyoyens -
 Pauvre fille je la plains , et j'espère quelle va s'en sortir -
 Reconnaissez qu'en France cela ne peut continuer qu'une minorité fasse la loi -- 
 Je viens d'écouter que pour le procès de Mila ceux qui menacent ont 3 mois a 6 mois avec sursis --- ça doit les faire rigoler eux qui ne craignent pas la mort -


L'excellent Charlie Hebdo a fait un dossier sur ce procès,  le profil des auteurs des mails de menace est affligeant: de pauvres types qui ne se rendaient pas compte de la gravité de leurs propos, et qui,  selon leurs dires,  n'avaient aucune intention de passer à l'acte. C'était juste pour donner une leçon à Mila ...  lui pourrir la vie mais pas la lui prendre .    Enfin, comme l'a montré Samuel Paty, il suffit d'un qui passe à l'acte. 
 L'arabe en général est fourbe , et je ne crois pas un seul instant que l'un deux ne passera pas à l'acte -
Nous avons des gens qui après tout ce qui est arrivé en France s'imagine que l'islam n'est pas dangereux avec une justice de bizournous les concernants  -- un voleur de pommes à l'étalage risque plus -- c'est n'importe quoi -- 
 


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Message par Horiel Mer 23 Juin - 9:28

ledevois a écrit:

 Tranchera -?- c'est sa tête qui le sera -- 

pense8
J'espère que vous ne parlez pas de celle d'une jeune femme qui a le droit d'exercer a liberté d'expression envers tous les folklores religieux ?
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super Re: Mila: Quel courage!

Message par ledevois Mer 23 Juin - 9:43

Horiel a écrit:
ledevois a écrit:

 Tranchera -?- c'est sa tête qui le sera -- 

pense8
J'espère que vous ne parlez pas de celle d'une jeune femme qui a le droit d'exercer a liberté d'expression envers tous les folklores religieux ?

 Ce n'est pas moi qui décide -- arrêter de faire du magyc en mélangeant tout ce qui se dit --


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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