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marché de la drogue dans notre pays, devenu l'un des plus porteurs au monde.

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marché de la drogue dans notre pays, devenu l'un des plus porteurs au monde.  Empty marché de la drogue dans notre pays, devenu l'un des plus porteurs au monde.

Message par ledevois Jeu 4 Fév - 12:16

[size=40]Trafic de drogue : dans le secret des "narcos" français
 06h00 , le 2 février 2021[/size]

  •  Ploquin


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EXCLUSIF. Dans son nouveau livre* dont nous publions des extraits, Frédéric Ploquin dévoile les dessous du marché de la drogue dans notre pays, devenu l'un des plus porteurs au monde. Des confidences rares de trafiquants, dcette effarante machine à cash.


Exotique, Pablo ­Escobar, les cartels et les sicarios? Ce que ­décrit la série Narcos en Colombie ou au Mexique se passe aussi à notre porte. Et même de plus en plus, puisque la France est considérée comme un eldorado d'avenir par les trafiquants, à l'inverse du marché américain, jugé saturé. Le journaliste et écrivain Frédéric Ploquin, spécialiste des affaires de police, s'est plongé dans cet univers souterrain. Il en a rapporté une radiographie édifiante et des témoignages saisissants, rassemblés dans un livre à paraître mercredi. Extraits.



marché de la drogue dans notre pays, devenu l'un des plus porteurs au monde.  Trafic-de-drogue-dans-le-secret-des-narcos-francais
Un contrôle de police. (Photo d'illustration/Sipa)




  • [url=https://www.twitter.com/share?text=Trafic de drogue : dans le secret des "narcos" fran%c3%a7ais&url=https://www.lejdd.fr/Societe/trafic-de-drogue-dans-le-secret-des-narcos-francais-4022180&via=lejdd][/url]



 
Exotique, Pablo ­Escobar, les cartels et les sicarios? Ce que ­décrit la série Narcos en Colombie ou au Mexique se passe aussi à notre porte. Et même de plus en plus, puisque la France est considérée comme un eldorado d'avenir par les trafiquants, à l'inverse du marché américain, jugé saturé. Le journaliste et écrivain Frédéric Ploquin, spécialiste des affaires de police, s'est plongé dans cet univers souterrain. Il en a rapporté une radiographie édifiante et des témoignages saisissants, rassemblés dans un livre à paraître mercredi. Extraits.
"Comme dans l'économie officielle, on croise sur le marché de la drogue des PME florissantes et d'autres qui tirent la langue, des distributeurs millionnaires et des petites mains qui triment, des ouvriers payés au lance-pierres et des caïds aux poches pleines, sans oublier les derniers venus, toujours les plus mal lotis : les jeunes migrants, corvéables à merci et sans papiers. On "croise" aussi Chris… enfin le mot n'est pas le plus adapté puisque ce jeune garçon joufflu […], encore ­mineur, est d'un naturel fuyant. Il finit cependant par se présenter au rendez-vous et accepte de dévoiler, dans un débit verbal proche de celui de la mitraillette, des bribes de sa vie au milieu de ces tours et de ces barres qu'il connaît comme sa poche, au cœur de la Seine-Saint-Denis.

S'est-il un jour demandé s'il devait opter pour le trafic ou une autre voie pour gagner sa vie ? S'est-il interrogé sur le fait de basculer du bon ou du mauvais côté du chemin ? "Faut y aller, tranche Chris. On n'a pas le choix. Si on attend que quelqu'un nous aide, on n'aura rien en fin de compte. Le temps, c'est de l'argent." À quel âge a-t-il opté pour le côté obscur ? "Entre 11 et 12 ans, c'est là qu'on s'intéresse au business, à l'argent, au bénéfice. J'ai grandi dans une famille où on était neuf garçons et une fille. Comme argent, j'avais zéro. Tout le monde doit se démerder. Chacun pour soi et Dieu pour tous. À un moment, les grands du quartier viennent te voir et te demandent : “Tu veux faire beaucoup d'argent ?” J'ai dit oui. Ils m'ont trouvé un “plavon”, ça veut dire un plan, un truc qui rapporte gros [en d'autres termes : un braquage]. Si t'es un bonhomme, tu montes sur le plan. Si tu montes pas, t'es une tapette. Tu dois prouver tout le temps qui tu es. T'es pas une danseuse. Tu donnes pas tes fesses à n'importe qui." Dès lors qu'il avait fait ses preuves, il était bon pour le service aux yeux des cadres.
[size=30]C'est pas le quartier qui fait l'homme, c'est l'homme qui fait le quartier[/size]
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"C'est pas le quartier qui fait l'homme, c'est l'homme qui fait le quartier", lance Chris, content de sa petite phrase, avant de revenir à l'essentiel, l'argent : "Je voyais mes grands frères brasser des liasses de billets. Je me suis dit : il faut que je fasse la même chose, mais en mieux. Plus d'argent. Toujours plus. Le premier argent que j'ai gagné, je l'ai claqué dans les habits. Ça part vite en fin de compte. J'ai acheté cinq ensembles, du Lacoste, et une tenue du PSG. J'ai investi le reste dans le produit, d'abord le cannabis, plus tard la cocaïne."
"Bicraver" (langage manouche), c'est devenu son métier. En d'autres termes : dealer. Ce qui comporte quelques exigences, comme la ponctualité : "On te dit viens à midi, tu viens à midi, pas à midi une, midi deux, midi trois." Tenue requise : des vêtements de couleur noire, censés rendre moins repérable. Assistant obligatoire, le "pu", "celui qui surveille s'il y a la police", rémunéré environ 50 euros par jour pour crier "Pu, pu, pu !" ou "Jo t'es mort ! Jo t'es mort !" quand un policier met pied à terre (chaque quartier a inventé ses expressions).

La "caille" et la "frappe"



Chris n'expose pas son visage pendant les heures de travail. Il "bicrave" avec une cagoule sur la tête, été comme hiver, pour limiter le risque d'être identifié : "Pas le choix. […] C'est un boulot dur. Il faut avoir de l'adrénaline. On regarde toujours derrière soi, au cas où le “pu” commette (sic) une faute. La police débarque dans le secteur ? Il faut courir se cacher. Si on se fait attraper, le soir on peut être en prison. Mais si on est correctement entouré, on peut faire quelque chose de bien. Quand j'ai charbonné toute la journée, j'ai 100 euros si j'ai vendu du shit ou de la beuh [de l'herbe], 550 euros si j'ai vendu de la C. La C, c'est la cocaïne. Cent euros, c'est déjà bien. Sur une semaine, si je calcule bien, ça fait 700 euros. Quand tu as 15 ans, tu fais en une semaine ce que d'autres font en un mois. Ou même en une journée avec la C. Je ne peux pas directement donner ça à ma mère, car c'est de l'argent sale. Je vais dans un Franprix, j'achète une cannette, des chips, des gâteaux pour 10 euros et je donne la monnaie à ma mère. Tu ne peux pas ouvrir un compte en banque, la police te repère tout de suite. Il faut avoir une bonne cachette, c'est pour ça qu'il y a la nourrice. On compte l'argent le soir, on note et on donne le paquet à la nourrice."
Le jeune dealer n'est pas beaucoup allé à l'école, il sait néanmoins compter. Il profite de son argent mais pense surtout à réinvestir le bénéfice pour passer de 150 à 1 500, puis de 1 500 à 3 000 :
"Mon père, il se cassait le dos. Il allait sur les chantiers. Moi, je bosse juste en bas du hall. Je donne des doses et je fais plus que lui. Plus c'est facile, mieux c'est ! […]
– Tu consommes, toi ?
– Non. C'est de la merde. De la merde qui me rapporte de l'argent."
Pas encore adulte, mais parfaitement dans le bain, avec le brin de cynisme qui convient pour subsister dans l'univers du trafic de stupéfiants. D'autres goûtent le produit pour lui afin de faire la différence entre la "caille" et la "frappe", le bas de gamme et la qualité. Chris a ses habitudes. Comme un bon boucher sait d'où provient sa viande, il privilégie le shit concocté dans la région de Ketama, dans le nord du Maroc. Il n'a jamais été déçu, dit-il. La marchandise remonte en voiture à travers l'Espagne, avant d'être livrée dans la cité par le grossiste. Jamais il n'a été en rupture de stock, dans l'incapacité de servir ses clients. "J'ai toujours de quoi fournir, assure-t-il. Toujours. C'est un réseau en fin de compte. C'est comme l'électricité, ça tourne, ça tourne, ça tourne."
 
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[size=30]Tant qu'on leur donne de l'argent, les banques n'ont rien vu, rien entendu[/size]
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Comment passe-t-on de simple dealer à gérant, puis de gérant à patron ? La promotion sociale ne va pas forcément de soi dans la chaîne des stupéfiants. "Si on voit que t'es un bonhomme, que tu mets tes couilles, tu vas passer gérant. Quand tu es gérant, tu viens à midi apporter la recharge. Tu reviens à 18 heures pour voir si le dealer a écoulé le produit. Tu prends l'argent et tu lui redonnes une nouvelle recharge. Et à 23 h 30, tu viens récupérer le reste. Prendre la place du boss, ça risque d'être plus difficile. Il va falloir le braquer avec une arme. Faut être déter [déterminé]. Faut avoir faim. Faim d'argent. Chez nous, c'est pas comme chez Lidl. C'est celui qui a la plus grosse couille qui couille tout le monde. C'est la loi du plus fort."
La testostérone a toujours colonisé le vocabulaire des voyous, les plus jeunes comme les anciens. "Oui, j'ai des couilles", insiste Chris, qui précise sa pensée : "J'estime être quelqu'un de haut." Bagarres de cité, vols, il a été un élève assidu à l'école de la rue. Drogué à l'argent, il s'est offert les scooters et les motos de ses rêves ; l'argent sale part vite. Pas encore majeur, il a cependant eu le réflexe d'investir "au bled", "là-bas la police n'est pas comme en France". Fuyant les précisions, on le comprend, il concède avoir acheté "trois parcelles et deux commerces", dont une crêperie, le tout sans trop se creuser la tête pour transférer les espèces, puisque certaines banques du pays d'origine de ses parents, situés en Afrique centrale, ont pignon sur rue en France et ne craignent pas les liquidités. "Tant qu'on leur donne de l'argent, les banques n'ont rien vu, rien entendu, assure-t-il. Elles prennent leur bénéfice."

Un fleuve d'argent sale

Pour mesurer le débit du fleuve d'argent sale qui irrigue l'économie, il est utile de lire les rapports des Nations unies ; les meilleures sources se rencontrent cependant au cœur du trafic lui-même. Jean-Marie, un Français d'une quarantaine d'années, a accepté, sous couvert d'anonymat, de raconter les dessous de cette finance grise. Notre première rencontre a lieu en 2017 à Casablanca, ville côtière marocaine offrant de nombreuses tables ombragées où l'on mange un poisson grillé les pieds dans le sable. L'homme a l'allure plus débonnaire que celle d'un mafieux tatoué des pieds à la tête, on le prendrait pour le gérant d'une supérette, mais de toute sa carrière il n'a jamais connu que le crime. Après quelques coups fumants en Afrique noire, il a atterri en ­Colombie, où il s'est mis voilà plus de dix ans dans le commerce du chlorhydrate de cocaïne. Les pieds sur terre, qualité qui lui vaut d'avoir percé dans cette voie, le trafiquant va droit au but :
"Avec les bons clients, les grosses structures, on peut être payé par virement. Deux jours après réception de la marchandise, tu as ton argent, évidemment dans un paradis fiscal. Personne n'y voit rien. Mais le plus souvent, le produit reste réglé en liquide. Et quand tu récupères 10 ou 20 millions en billets, c'est absolument énorme. Même 1 million, c'est du ­volume. Avoir des valises ­entières de billets, c'est très agréable, mais ce n'est que du papier qui ne va pas transformer ta vie. Trouver le produit, le vendre, on y arrive, encore faut-il en profiter ! Il faut réussir à le transformer en écriture bancaire, ce qui est l'un de nos plus gros problèmes."
 
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[size=30]Tu achètes un commerce, le kebab du coin. Il génère 2 000 euros de chiffre d'affaires par mois, mais tu déclares 40 000 euros[/size]
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Nul besoin de calculette ni de carnet de notes, Jean-Marie connaît les tarifs en vigueur. Un kilo de cocaïne pure à 95 % se négocie autour de 1 200 euros en Colombie. Lorsqu'il arrive en Martinique ou en Guadeloupe, terre de rebond vers l'Hexagone, le même kilo a pris huit fois sa valeur et se monnaie entre 8 000 et 10 000 euros. Il se vend entre 18 000 et 20 000 euros une fois débarqué sur le continent européen. La culbute est visible à l'œil nu. Un kilo peut même se négocier jusqu'à 28 000 euros si la police a bien fait son travail et vient de saisir une, deux ou trois tonnes. Surfant sur la loi de l'offre et de la demande, les trafiquants profitent de ces saisies pour faire monter les prix et s'enrichir davantage. Merci la pénurie ! "Sachant que le transporteur prélève en moyenne 30 % du prix de vente, à la hauteur des risques qu'il prend, la marge du trafiquant oscille autour de 50 %", lâche Jean-Marie.
Qui dit mieux? L'or noir, dit-on, est voué à se raréfier ; cet or blanc, lui, est inépuisable : la feuille de coca pousse aussi facilement que l'ortie. Les produits chimiques requis pour élaborer un produit consommable sont peu onéreux et ne risquent pas de se tarirplus. Les clients, eux, se ramassent à la pelle. Un puits sans fond, ou plutôt une narine grande comme le cratère d'un volcan,chaque "ligne" sniffée venant nourrir le flot de billets qui pèseront bientôt aussi lourd que le produit lui-même à l'aller. Comment les transporter et les dissimuler, avant même d'imaginer les écouler ?
Pour jouir pleinement de ces liasses volumineuses, le trafiquant baroudeur, à l'aise à Dakar comme à Bogotá, a appris à contourner les strictes recommandations du Gafi (groupe d'action financière). Un savoir-faire peaufiné avec les ans, qu'il déroule dans le bon ordre. Le "petit blanchiment" est celui auquel on assiste dans toutes les banlieues du monde touchées par l'argent sale, sous forme de réinjection dans l'économie "propre". "Tu achètes un commerce, le kebab du coin. Il génère 2 000 euros de chiffre d'affaires par 

Blanchiment de basse intensité

Qui n'a pas vu de clients régler leurs achats en espèces à la caisse d'un ­supermarché, ou d'administrés payer leurs amendes ou leur dette au fisc en cash ne maîtrise pas toutes les données du problème. Cela se passe pourtant en France, plus précisément en Seine-Saint-Denis, pépinière depuis des années de toutes sortes de groupes criminels aux ramifications internationales, où le narcotrafic corrompt ceux qui se laissent faire (ou ne peuvent pas refuser).
[…] Serge Castello ne recule pas devant les mots : "Le 93 est un ­narco-département", affirme sans détour ce commissaire, qui a passé six ans et demi à la tête de la sécurité publique en Seine-Saint-Denis entre 2011 et 2017. La parole libérée par son départ à la retraite, l'ancien cadre de la préfecture de police résume la mission qu'il a exercée : faire en sorte que le trafic de cité, avec ses guetteurs postés aux points stratégiques, "ces nouveaux ouvriers à la tâche", et le ­va-et-vient des toxicomanes perturbent le moins possible la tranquillité publique. […]
Le commissaire Castello a vu ­pousser sur la commune de Saint-Ouen une sorte de marché du cannabis, juste derrière le marché aux puces, à deux pas de la capitale. Ses services ont eu l'occasion de mettre à mal de nombreuses équipes, mais "c'est un ressac permanent". "La guerre est perdue face à l'immensité de la tâche", déplore ­l'ancien directeur ­départemental, qui a vu des grandes surfaces commerciales brasser des kilos ­d'espèces, des sacs contenant 250 000 euros jetés par-dessus le balcon lors de perquisitions […].
"Le trafic fait vivre une population très importante dans le département, avec le déploiement d'une économie grise faite de bars à chichas et de sandwicheries. Leur puissance financière est telle qu'ils peuvent s'infiltrer dans les lieux de pouvoir et peser sur le plan politique, au moins localement. Ce n'est pas la Cosa Nostra avec sa Coupole, mais une ­juxtaposition d'entreprises individuelles."
Le modèle sicilien est loin, celui d'un Pablo Escobar faisant construire des maisons pour les habitants des ­bidonvilles l'est tout autant, remarque ­Stéphane Peu, élu de Saint-Denis et bon connaisseur de ce territoire. "­L'immense majorité des gens ne bénéficie pas des retombées du trafic, insiste-t-il pour combattre l'idée d'une sorte de rente partagée au sein des cités. Cette économie ne diffuse pas. Les dealers peuvent faire un geste pour des obsèques, par exemple, mais la distribution s'arrête là, un peu comme le pétrole ne profite en Algérie qu'à un petit cartel de généraux. Moins on partage, mieux on se porte. Ils préfèrent investir dans les bars-­tabacs, les salons de coiffure, les sociétés de VTC, qui ont surfé sur la loi mobilité, ou l'immobilier, avec une efficience qui déstabilise l'économie réelle." D'autant plus simple que la justice n'a pas encore de politique pénale structurée face à ce blanchiment de basse intensité.
 L'immense majorité des gens ne bénéficie pas des retombées du traficLes plus jeunes apprennent le poids de l'argent en gagnant leur vie assis sur des tabourets dans les halls ou au coin de la rue en mangeant des kebabs ou en fumant la chicha. Avec une ­brigade ­départementale des stupéfiants reposant sur la seule motivation de ses maigres effectifs, trois groupes d'initiative et un groupe "cités", plutôt équipé de Mégane que de BMW, capable de se fondre dans le paysage et de "déranger" l'armée des dealers qui vendent volontiers via ­l'application Snapchat ou se dissimulent en ­chauffeurs privés, avant d'envoyer les bénéfices au pays par l'entremise de ceux qui pratiquent la compensation au quotidien, ­Pakistanais, Indiens ou Chinois. […]
Au beau milieu de ce chaos, où l'un des principaux dealers du département a été surnommé "le maire de Saint-­Denis", un modèle de réussite, dit-on, où il n'est pas rare qu'un ouvrier appelé pour désamianter les locaux d'une antenne jeunesse découvre des armes, de la drogue et de l'argent, le commissaire Serge Castello s'est un jour mis en tête une drôle d'idée. C'était un vendredi. Avec son chauffeur, un fonctionnaire imposant, "deux mètres de haut", il s'est planté au beau milieu d'un point de deal du département, en costume, même pas peur. Un client hébété s'est approché et lui a demandé : "Le point est fermé aujourd'hui?" Un autre, inquiet de ne pas avoir ses ­barrettes pour le week-end, s'est aventuré : "Mais vous allez rester combien de temps ici ?"
"Tant que j'en aurai envie", a répliqué le commissaire. Soucieux de déstabiliser quelques minutes au moins l'activité des dealers, il a fini par aviser un guetteur : "Il est là Tony ?" "C'est qui ?" a demandé naïvement le garçon. "Tony Montana, ducon !" Le guetteur est parti en courant, vexé. Petite revanche d'un homme qui rêvait de voir la sécurité publique exceller et qui l'a quittée au bord de la faillite, réduite à titiller à la marge, avec l'envie de mettre des baffes, "affaire réglée sur place".
Les Narcos français brisent l'omerta Frédéric Ploquin, Albin Michel, 352 pages, 19,90 euros (en librairies le 3 février).[/size]


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Invité Dim 14 Fév - 9:52

Tant qu'il y aura des consommateurs, il y aura des fournisseurs de drogue.
Faut qu'ils se fassent soigner tous ces addicts

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Message par ledevois Dim 14 Fév - 10:07

marinella a écrit:Tant qu'il y aura des consommateurs, il y aura des fournisseurs de drogue.
Faut qu'ils se fassent soigner tous ces addicts


 La drogue , la prostitution rentre dans notre P I B Français -- ils ne sont pas prêt d'erradiquer le bazard  l'Etat - La racaille ça rapporte - Very Happy


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par ledevois Dim 14 Fév - 10:07

marinella a écrit:Tant qu'il y aura des consommateurs, il y aura des fournisseurs de drogue.
Faut qu'ils se fassent soigner tous ces addicts


 La drogue , la prostitution rentre dans notre P I B Français -- ils ne sont pas prêt d'erradiquer le bazard  l'Etat - La racaille ça rapporte - Very Happy


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