Forum + +
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.
-36%
Le deal à ne pas rater :
-36% sur la pot à plante en lévitation dans l’air
53.63 € 83.79 €
Voir le deal

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par Nadou le Jeu 7 Jan - 15:09

Et bien ! Les ricains ne sont pas sortis de l'auberge ! Les gilets jaunes sont de retour aux USA !


Je suis responsable de ce que j'écris, pas de ce que tu comprends
Nadou
Nadou
Admin

Messages : 28621
Date d'inscription : 02/07/2017

http://forum-plusplus.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Re: Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par Nadou le Jeu 7 Jan - 17:33

Des responsables politiques de tous bords lui reprochent son soutien à Donald Trump et lui reproche d’attiser, comme lui, les tensions
Marine Le Pen, soutien en France de Donald Trump, concentre jeudi les critiques de politiques de tous bords, qui l’accusent d’attiser les tensions comme le président américain, au lendemain du chaos semé au Capitole par ses partisans.
Donald Trump "n’a pas mesuré la portée de ses propos sur une partie" de ses partisans "que la défaite a exacerbés" et qui ont pénétré mercredi dans les bâtiments du Congrès américain, a estimé jeudi la présidente du Rassemblement national, en reconnaissant pour la première fois la victoire de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis. Elle n’avait pas jusqu’à présent reconnu la victoire du démocrate, invoquant les recours judiciaires lancés aux Etats-Unis par les soutiens de Donald Trump contre une prétendue "fraude" à ce scrutin. 



Comparaison avec les gilets jaunes 


Au lendemain de l’intrusion violente de partisans de Donald Trump, des responsables politiques de tous bords lui reprochent son soutien au président républicain et d’attiser comme lui les tensions et la contestation.






"C’est une faute politique" de n’avoir pas reconnu plus tôt la victoire du démocrate, a abondé le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, qui pointe aussi un "malaise de la démocratie" exprimé en France par le mouvement des gilets jaunes, dont certaines manifestations ont été marquées par des violences. Soutien des gilets jaunes, qui sont pour elle l’expression du "déclassement", Marine Le Pen a assuré que ces manifestants "ne contestaient pas la légitimité (du) scrutin" présidentiel quand ils ont voulu se rendre à l’Elysée. Elle a accusé les "anarchistes" Black Bloc de semer la violence dans leurs manifestations, avec la "complaisance" du pouvoir. 



"Poisons" 


[size=18]Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a exprimé sa "honte à tous les soutiens de Trump qui l’ont toujours défendu comme Marine Le Pen". "Ceux pour qui (Trump) est (un modèle) en France devraient y réfléchir à deux fois", a affirmé la présidente ex-LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, en citant Marine Le Pen et en dénonçant "le déni démocratique, l’outrance" de Donald Trump. 

L’eurodéputé EELV Yannick Jadot a accusé le RN et sa présidente de "partager le délire de leur mentor", et le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon leur a demandé "de retirer leur soutien à Trump", voyant dans les violences au Capitole "une tentative de putsch d’extrême droite". 


Trump/Le Pen, deux blonds à la dérive ...


"Qui importe des États-Unis le pire de la division politique et ethnique exactement, Madame Le Pen ? Vous assurément, avec vos amis ! Les populismes sont des poisons pour nos démocraties" a pour sa part tempêté la députée LREM Marie Lebec.
[/size]


Je suis responsable de ce que j'écris, pas de ce que tu comprends
Nadou
Nadou
Admin

Messages : 28621
Date d'inscription : 02/07/2017

http://forum-plusplus.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Re: Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par Nadou le Jeu 7 Jan - 17:39

Marine Le Pen a attendu jeudi que le Congrès américain certifie l’élection de Joe Biden, deux mois après le scrutin, pour finalement «admettre» la victoire du démocrate à la tête des Etats-Unis. Jusque-là, la cheffe du Rassemblement national profitait des accusations de fraude de l’autre candidat, le président sortant Donald Trump, son favori, pour ne pas reconnaître le résultat«absolument pas», insistait-elle. Elle faisait partie de «ceux qui ne félicitent pas le futur président des Etats-Unis, parce que je ne considère pas que le match est joué tant qu’on n’a pas terminé les prolongations». Alors qu’aucune preuve de triche massive n’avait été mise en évidence outre-Atlantique, Marine Le Pen estimait en effet que «lorsqu’il existe des recours, il faut que la justice puisse trancher avant de décider de ce qui sort des urnes».

Une délégation au dernier meeting de Trump



Son revirement s’est fait du bout des lèvres. Jeudi, sur France 2, elle s’est contentée de dire qu’«à partir du moment où la certification des votes est effectuée, il n’y a aucune difficulté pour moi comme quiconque d’ailleurs pour admettre que M. Biden est président des Etats-Unis».


 La veille, après une journée de violences à Washington, des partisans de Donald Trump avaient semé le chaos au sein même du Capitole, temple de la démocratie américaine, provoquant une condamnation unanime de l’ensemble de la classe politique. «Il faut respecter le processus démocratique», a commenté Marine Le Pen, qui s’est dite «choquée»«Je suis la présidente du Rassemblement national, un parti qui aura bientôt 50 ans et qui a connu des défaites. Mais nous les avons toujours acceptées avec beaucoup de respect du processus démocratique.»


Certains dans son camp ont dû s’étouffer : jusqu’à présent, plusieurs cadres du RN contestaient publiquement l’élection de Joe Biden. Et le parti d’extrême droite, qui avait envoyé une délégation assister au dernier meeting de Donald Trump, en Pennsylvanie, n’a rien fait pour les en empêcher. Jeudi, le sénateur Stéphane Ravier, qui avait fait partie du voyage et, depuis, assurait que Trump avait été «victime d’une fraude massive», s’est contenté de retweeter le passage télé de sa patronne : «Tout acte de violence qui vise à attenter au processus démocratique est inadmissible».

«Des Américains désespérés et perdus»


A l’image de Ravier, alors que l’extrême droite radicale, des ex-FN comme Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti, ou des membres du groupuscule Génération identitaire se félicitaient des scènes hallucinantes prises de l’intérieur du Capitole, les responsables du RN ont, eux, fait profil bas.

 Répétant les éléments de langage : Louis Aliot, maire de Perpignan, a considéré que «la démocratie, ce sont les urnes. La violence n’a rien à voir dans le débat démocratique. Ce sont les tribunaux qui sanctionnent les fraudes, pas la rue». Gilbert Collard, dans un style différent a dit que «la démocratie doit être respectée même contre les tricheurs éventuels». Seul Thierry Mariani, ex-UMP élu député européen avec le RN, a dit que les sympathisants pro Trump filmés dans les bureaux des parlementaires américains ressemblaient «plus à des Américains désespérés et perdus qu’à de dangereux miliciens». Marine Le Pen venait d’expliquer au contraire que ces personnes sont des «extrémistes, qui ont tenté d’interrompre un processus démocratique. Je ne confonds pas ces extrémistes avec les 72 millions d’Américains qui ont voté pour Donald Trump et qui n’ont pas envie d’être amalgamés avec ce type de comportements.» 


En politique, cela s’appelle une cacophonie.


Je suis responsable de ce que j'écris, pas de ce que tu comprends
Nadou
Nadou
Admin

Messages : 28621
Date d'inscription : 02/07/2017

http://forum-plusplus.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Re: Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par Diviciac le Jeu 7 Jan - 17:49

Nadou a écrit:Et bien ! Les ricains ne sont pas sortis de l'auberge ! Les gilets jaunes sont de retour aux USA !



Il y a autant de rapport entre cet incident dû à l'extrême droite américaine et les gilets jaunes français  qu'entre bite et chapeau.
Diviciac
Diviciac

Messages : 27800
Date d'inscription : 02/07/2017
Localisation : IdF et Morvan

Revenir en haut Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Re: Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par Magicfly le Jeu 7 Jan - 17:53

Nadou a écrit:Des responsables politiques de tous bords lui reprochent son soutien à Donald Trump et lui reproche d’attiser, comme lui, les tensions
Marine Le Pen, soutien en France de Donald Trump, concentre jeudi les critiques de politiques de tous bords, qui l’accusent d’attiser les tensions comme le président américain, au lendemain du chaos semé au Capitole par ses partisans.
Donald Trump "n’a pas mesuré la portée de ses propos sur une partie" de ses partisans "que la défaite a exacerbés" et qui ont pénétré mercredi dans les bâtiments du Congrès américain, a estimé jeudi la présidente du Rassemblement national, en reconnaissant pour la première fois la victoire de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis. Elle n’avait pas jusqu’à présent reconnu la victoire du démocrate, invoquant les recours judiciaires lancés aux Etats-Unis par les soutiens de Donald Trump contre une prétendue "fraude" à ce scrutin. 



Comparaison avec les gilets jaunes 




Au lendemain de l’intrusion violente de partisans de Donald Trump, des responsables politiques de tous bords lui reprochent son soutien au président républicain et d’attiser comme lui les tensions et la contestation.






"C’est une faute politique" de n’avoir pas reconnu plus tôt la victoire du démocrate, a abondé le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, qui pointe aussi un "malaise de la démocratie" exprimé en France par le mouvement des gilets jaunes, dont certaines manifestations ont été marquées par des violences. Soutien des gilets jaunes, qui sont pour elle l’expression du "déclassement", Marine Le Pen a assuré que ces manifestants "ne contestaient pas la légitimité (du) scrutin" présidentiel quand ils ont voulu se rendre à l’Elysée. Elle a accusé les "anarchistes" Black Bloc de semer la violence dans leurs manifestations, avec la "complaisance" du pouvoir. 



"Poisons" 




[size=18]Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a exprimé sa "honte à tous les soutiens de Trump qui l’ont toujours défendu comme Marine Le Pen". "Ceux pour qui (Trump) est (un modèle) en France devraient y réfléchir à deux fois", a affirmé la présidente ex-LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, en citant Marine Le Pen et en dénonçant "le déni démocratique, l’outrance" de Donald Trump. 

L’eurodéputé EELV Yannick Jadot a accusé le RN et sa présidente de "partager le délire de leur mentor", et le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon leur a demandé "de retirer leur soutien à Trump", voyant dans les violences au Capitole "une tentative de putsch d’extrême droite". 


Trump/Le Pen, deux blonds à la dérive ...


"Qui importe des États-Unis le pire de la division politique et ethnique exactement, Madame Le Pen ? Vous assurément, avec vos amis ! Les populismes sont des poisons pour nos démocraties" a pour sa part tempêté la députée LREM Marie Lebec.
[/size]
Tout à fait juste, mais j'y ajouterai merluche et certains de sa bande qui récupèrent en falsifiant les Black lives matter.
Magicfly
Magicfly

Messages : 723
Date d'inscription : 13/10/2020

Revenir en haut Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Re: Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par ledevois le Jeu 7 Jan - 17:59

Nadou a écrit:Des responsables politiques de tous bords lui reprochent son soutien à Donald Trump et lui reproche d’attiser, comme lui, les tensions
Marine Le Pen, soutien en France de Donald Trump, concentre jeudi les critiques de politiques de tous bords, qui l’accusent d’attiser les tensions comme le président américain, au lendemain du chaos semé au Capitole par ses partisans.
Donald Trump "n’a pas mesuré la portée de ses propos sur une partie" de ses partisans "que la défaite a exacerbés" et qui ont pénétré mercredi dans les bâtiments du Congrès américain, a estimé jeudi la présidente du Rassemblement national, en reconnaissant pour la première fois la victoire de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis. Elle n’avait pas jusqu’à présent reconnu la victoire du démocrate, invoquant les recours judiciaires lancés aux Etats-Unis par les soutiens de Donald Trump contre une prétendue "fraude" à ce scrutin. 



Comparaison avec les gilets jaunes 




Au lendemain de l’intrusion violente de partisans de Donald Trump, des responsables politiques de tous bords lui reprochent son soutien au président républicain et d’attiser comme lui les tensions et la contestation.






"C’est une faute politique" de n’avoir pas reconnu plus tôt la victoire du démocrate, a abondé le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, qui pointe aussi un "malaise de la démocratie" exprimé en France par le mouvement des gilets jaunes, dont certaines manifestations ont été marquées par des violences. Soutien des gilets jaunes, qui sont pour elle l’expression du "déclassement", Marine Le Pen a assuré que ces manifestants "ne contestaient pas la légitimité (du) scrutin" présidentiel quand ils ont voulu se rendre à l’Elysée. Elle a accusé les "anarchistes" Black Bloc de semer la violence dans leurs manifestations, avec la "complaisance" du pouvoir. 



"Poisons" 




[size=18]Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a exprimé sa "honte à tous les soutiens de Trump qui l’ont toujours défendu comme Marine Le Pen". "Ceux pour qui (Trump) est (un modèle) en France devraient y réfléchir à deux fois", a affirmé la présidente ex-LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, en citant Marine Le Pen et en dénonçant "le déni démocratique, l’outrance" de Donald Trump. 

L’eurodéputé EELV Yannick Jadot a accusé le RN et sa présidente de "partager le délire de leur mentor", et le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon leur a demandé "de retirer leur soutien à Trump", voyant dans les violences au Capitole "une tentative de putsch d’extrême droite". 


Trump/Le Pen, deux blonds à la dérive ...


"Qui importe des États-Unis le pire de la division politique et ethnique exactement, Madame Le Pen ? Vous assurément, avec vos amis ! Les populismes sont des poisons pour nos démocraties" a pour sa part tempêté la députée LREM Marie Lebec.
[/size]

 Ce n'est pas mlp qui est au pouvoir -- 


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
ledevois
ledevois

Messages : 18069
Date d'inscription : 03/07/2017
Age : 80
Localisation : Cévennes France--Tarragone catalogne

Revenir en haut Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Re: Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par Nadou le Dim 10 Jan - 14:07

On se souvient très bien De Drouet.


Gilets jaunes : Mélenchon «fasciné» par Eric Drouet, figure du mouvement


Le leader de la France insoumise dit toute sa « fascination » pour celui qui avait appelé à « entrer à l’Elysée » et loue sa « sage et totale détermination ».





Ou Bigard ...


"‘Quand est-ce que l’armée va entrer à l’Élysée, arrêter l’autre et le juger dans l’après-midi’. 


Je suis responsable de ce que j'écris, pas de ce que tu comprends
Nadou
Nadou
Admin

Messages : 28621
Date d'inscription : 02/07/2017

http://forum-plusplus.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Re: Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par Magicfly le Dim 10 Jan - 14:33

Nadou a écrit:On se souvient très bien De Drouet.


Gilets jaunes : Mélenchon «fasciné» par Eric Drouet, figure du mouvement


Le leader de la France insoumise dit toute sa « fascination » pour celui qui avait appelé à « entrer à l’Elysée » et loue sa « sage et totale détermination ».













Ou Bigard ...


"‘Quand est-ce que l’armée va entrer à l’Élysée, arrêter l’autre et le juger dans l’après-midi’. 
Tout comme Le Pen la girouette :Les amis de méchancon et de la marine ne savent plus où il habite à l'instar de Ledevois! rire11


Marine Le Pen piégée par Donald Trump

Après avoir soutenu le président américain, la patronne du Rassemblement national l'a lâché. Deux attitudes diversement appréciées parmi ses militants.


 Par Michèle Cotta

Marine Le Pen a porté, comme la plupart des autres dirigeants politiques français, dès le lendemain de l'invasion du Capitole, un jugement « extrêmement sévère » – ce sont ses mots – contre les émeutiers, les manifestants, on ne sait trop comment les appeler, qui ont pris d'assaut le Sénat et le Congrès, vandalisant les bureaux et s'appropriant, le temps d'un selfie, le fauteuil de Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants. Sans ambiguïté, elle a ajouté : « À chaque fois que l'on essaie d'entrer de force, de saccager et, quelque part, d'intimider des élus, eh bien, on commet un acte grave contre la démocratie, c'est une certitude. »
Voici une attitude claire : pour la démocratie contre le chaos, pour l'ordre des institutions contre le désordre de la rue. Et pourtant, Marine Le Pen a peut-être prononcé ainsi quelques paroles qu'elle pourrait paradoxalement regretter. D'abord parce que, même si elle ne nomme pas Donald Trump dans son communiqué, elle ne peut ignorer la responsabilité de celui-ci dans les actions violentes de ses partisans : c'est lui qui les avait chauffés à blanc le jour même où Joe Biden devait être officiellement « certifié » en leur montrant la direction du Capitole. Lui encore qui, depuis des semaines, en criant au vol de son élection par les démons démocrates, a préparé, précipité le mouvement de foule contre le monument de la démocratie américaine et encouragé à des actes qu'il a feint, mollement, il est vrai, de condamner un peu plus tard dans la soirée. Cela ne mettrait pas en cause Marine Le Pen, évidemment, si celle-ci n'avait pas fait, depuis longtemps, de Donald Trump une sorte de modèle, de parrain politique. Elle n'a d'ailleurs reconnu que tardivement sa défaite et l'élection de son rival démocrate, participant en quelque sorte à la plaidoirie du président battu contre ces démocrates spoliateurs et tricheurs, prenant prétexte, elle l'a dit, des nombreux recours judiciaires lancés contre une gigantesque « fraude électorale ». Un modèle, Trump ? En tout cas, une illustration, pour la présidente du Rassemblement national, de la réaction des gens « d'en bas » contre ceux d'en haut, une dénonciation de la classe politique traditionnelle, américaine ou européenne, et de ses mensonges. Bref, d'un populisme, quel que soit le nom qu'on lui donne, qui n'est pas pour lui déplaire.
Lire aussi Philippe Labro – États-Unis : « La guerre de Sécession n'est pas terminée »


Embrocher leurs têtes au bout de piques.


Et qui ne se souvient pas du voyage en Europe du conseiller spécial de Donald Trump Steve Bannon, idéologue de la droite radicale, ancien stratège du président américain, finalement éloigné de la Maison-Blanche en 2017, et inculpé de blanchiment d'argent en août 2020 ? Une sorte de gourou identitaire, dont le dernier acte de gloire a été récemment de s'en prendre sur YouTube au directeur américain de l'Institut des maladies infectieuses, Anthony Fauci, ainsi qu'au patron du FBI en affirmant vouloir « embrocher leurs têtes au bout de piques ». Début 2018, il avait fait le tour des leaders populistes sur le Vieux Continent, avec une attention spéciale apportée à l'Italien Matteo Salvini et à Marine Le Pen. Cette dernière, après lui avoir manifesté sa sympathie, avait néanmoins senti le danger qu'il y avait à s'acoquiner avec lui, au moment où il était accusé d'avoir détourné des fonds destinés à la construction de fameux mur à la frontière entre États-Unis et Mexique. D'où une prise de distance assez rapide avec ce personnage toxique.
Lorsqu'elle a condamné les exactions au Capitole, Marine Le Pen est peut-être aussi allée trop vite aux yeux de ceux qui, en France, à l'intérieur du Rassemblement national, se disent toujours proches du président battu. Aux yeux de la plupart de ses militants, qui sont en phase avec les attaquants du temple de la démocratie américaine, au cœur de ses institutions, et qui ne se gênent pas pour leur donner raison. Et aussi aux yeux de certains des dirigeants du Rassemblement national qui, comme Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy devenu eurodéputé lepéniste, voient aujourd'hui dans les assaillants du Capitole « des Américains désespérés et perdus » plutôt que de « dangereux miliciens ».


Une position bien inconfortable

La marge de manœuvre de Marine Le Pen, face à ses propres partisans, n'est pas aisée. D'un côté, aspirant à exercer le pouvoir, elle ne peut donner raison aux émeutiers qui sèment le chaos et le désordre. Elle peut encore moins condamner les forces de l'ordre qui s'efforcent de mettre un terme à leurs débordements. De l'autre, elle est à la tête d'un mouvement qui dénonce les élites, prétend incarner le peuple et vouloir le débarrasser de ses dirigeants actuels.
Lire aussi Michèle Cotta – Le brun et le rouge, même combat ?
Elle avait eu d'ailleurs un problème de même nature au moment des Gilets jaunes. Que l'on sache, elle n'a jamais protesté avec vigueur contre les actions parfois violentes des Gilets jaunes. En précisant, bien sûr, qu'il n'y avait dans son esprit aucune, mais alors aucune, volonté de récupération de leur mouvement, elle a bien le plus souvent plaidé que les Gilets jaunes représentaient une majorité des Français méprisée, abandonnée à elle-même, « humiliée et culpabilisée » de surcroît par un président sourd à leur détresse., « Aujourd'hui, disait-elle (Europe 1, 29 novembre 2018), ils viennent dire "stop : nous méritons la considération et le respect". » Le jour de la mise à sac de l'Arc de Triomphe, une semaine plus tard, elle avait préféré féliciter le petit nombre d'entre eux qui avaient protégé le tombeau du soldat inconnu : « Bravo aux Gilets jaunes, avait-elle tweeté, qui ont fait rempart de leurs corps en chantant la Marseillaise pour protéger la flamme du soldat inconnu contre les casseurs. Vous êtes le peuple de France se dressant contre la racaille. »
Puis elle s'était contentée d'appeler, toujours sur Twitter, ses « chers Gilets jaunes à quitter les lieux afin de permettre aux forces de l'ordre d'intervenir et de venir à bout de ces exactions ».
Peut-on à la fois jouer le populisme et être élue présidente dans un système démocratique ? C'est, pour les mois qui viennent, tout le problème de Marine Le Pen.
Magicfly
Magicfly

Messages : 723
Date d'inscription : 13/10/2020

Revenir en haut Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Re: Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par Forcheville le Dim 10 Jan - 14:35

Magicfly a écrit:
Nadou a écrit:Des responsables politiques de tous bords lui reprochent son soutien à Donald Trump et lui reproche d’attiser, comme lui, les tensions
Marine Le Pen, soutien en France de Donald Trump, concentre jeudi les critiques de politiques de tous bords, qui l’accusent d’attiser les tensions comme le président américain, au lendemain du chaos semé au Capitole par ses partisans.
Donald Trump "n’a pas mesuré la portée de ses propos sur une partie" de ses partisans "que la défaite a exacerbés" et qui ont pénétré mercredi dans les bâtiments du Congrès américain, a estimé jeudi la présidente du Rassemblement national, en reconnaissant pour la première fois la victoire de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis. Elle n’avait pas jusqu’à présent reconnu la victoire du démocrate, invoquant les recours judiciaires lancés aux Etats-Unis par les soutiens de Donald Trump contre une prétendue "fraude" à ce scrutin. 



Comparaison avec les gilets jaunes 








Au lendemain de l’intrusion violente de partisans de Donald Trump, des responsables politiques de tous bords lui reprochent son soutien au président républicain et d’attiser comme lui les tensions et la contestation.






"C’est une faute politique" de n’avoir pas reconnu plus tôt la victoire du démocrate, a abondé le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, qui pointe aussi un "malaise de la démocratie" exprimé en France par le mouvement des gilets jaunes, dont certaines manifestations ont été marquées par des violences. Soutien des gilets jaunes, qui sont pour elle l’expression du "déclassement", Marine Le Pen a assuré que ces manifestants "ne contestaient pas la légitimité (du) scrutin" présidentiel quand ils ont voulu se rendre à l’Elysée. Elle a accusé les "anarchistes" Black Bloc de semer la violence dans leurs manifestations, avec la "complaisance" du pouvoir. 



"Poisons" 








[size=18]Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a exprimé sa "honte à tous les soutiens de Trump qui l’ont toujours défendu comme Marine Le Pen". "Ceux pour qui (Trump) est (un modèle) en France devraient y réfléchir à deux fois", a affirmé la présidente ex-LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, en citant Marine Le Pen et en dénonçant "le déni démocratique, l’outrance" de Donald Trump. 

L’eurodéputé EELV Yannick Jadot a accusé le RN et sa présidente de "partager le délire de leur mentor", et le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon leur a demandé "de retirer leur soutien à Trump", voyant dans les violences au Capitole "une tentative de putsch d’extrême droite". 


Trump/Le Pen, deux blonds à la dérive ...


"Qui importe des États-Unis le pire de la division politique et ethnique exactement, Madame Le Pen ? Vous assurément, avec vos amis ! Les populismes sont des poisons pour nos démocraties" a pour sa part tempêté la députée LREM Marie Lebec.
[/size]
Tout à fait juste, mais j'y ajouterai merluche et certains de sa bande qui récupèrent en falsifiant les Black lives matter.

Avant  Le Pen je placerais les "racialistes" français importés ou non des USA sur lesquels le Fabien est bien discret.
"On ne peut pas être israélienne impunément " ? qui a prononcé cette énormité monsieur Roussel ? un membre du RN ?
en parlant de la dauphine israélite de Miss France .
Non, c'est Houra Bouteldja des indigènes de la République.
Il semble que ce secrétaire du PC soit sourd-de l'oreille gauche.

Forcheville

Messages : 347
Date d'inscription : 16/03/2020
Localisation : Marseille

Revenir en haut Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Re: Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par Magicfly le Dim 10 Jan - 14:55

Forcheville a écrit:
Magicfly a écrit:
Tout à fait juste, mais j'y ajouterai merluche et certains de sa bande qui récupèrent en falsifiant les Black lives matter.

Avant  Le Pen je placerais les "racialistes" français importés ou non des USA sur lesquels le Fabien est bien discret.
"On ne peut pas être israélienne impunément " ? qui a prononcé cette énormité monsieur Roussel ? un membre du RN ?
en parlant de la dauphine israélite de Miss France .
Non, c'est Houra Bouteldja des indigènes de la République.
Il semble que ce secrétaire du PC soit sourd-de l'oreille gauche.
Tu as un peu raison, il y a les racialistes (anti blancs) chez merluche et les racistes (anti blacks/beurs) chez Le Pen; le joint-venture, l'anti-sémitisme.
Magicfly
Magicfly

Messages : 723
Date d'inscription : 13/10/2020

Revenir en haut Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Re: Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par Forcheville le Dim 10 Jan - 15:33

Magicfly a écrit:
Forcheville a écrit:

Avant  Le Pen je placerais les "racialistes" français importés ou non des USA sur lesquels le Fabien est bien discret.
"On ne peut pas être israélienne impunément " ? qui a prononcé cette énormité monsieur Roussel ? un membre du RN ?
en parlant de la dauphine israélite de Miss France .
Non, c'est Houra Bouteldja des indigènes de la République.
Il semble que ce secrétaire du PC soit sourd-de l'oreille gauche.
Tu as un peu raison, il y a les racialistes (anti blancs) chez merluche et les racistes (anti blacks/beurs) chez Le Pen; le joint-venture, l'anti-sémitisme.

un tout petit peu: on ne peut être aussi "impunément blanc, puisque selon ces théoricien.nes, à la naissance on bénéficie du "privilège blanc". Concept lui venu directement des states.
Alors, je me pose la question, que faire après la naissance ? rembourser ? payer sa tournée en disant "excusez moi" ?
smoke

Forcheville

Messages : 347
Date d'inscription : 16/03/2020
Localisation : Marseille

Revenir en haut Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Re: Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par Nadou le Dim 10 Jan - 17:44

Magicfly a écrit:
Nadou a écrit:On se souvient très bien De Drouet.


Gilets jaunes : Mélenchon «fasciné» par Eric Drouet, figure du mouvement


Le leader de la France insoumise dit toute sa « fascination » pour celui qui avait appelé à « entrer à l’Elysée » et loue sa « sage et totale détermination ».















Ou Bigard ...


"‘Quand est-ce que l’armée va entrer à l’Élysée, arrêter l’autre et le juger dans l’après-midi’. 
Tout comme Le Pen la girouette :Les amis de méchancon et de la marine ne savent plus où il habite à l'instar de Ledevois! rire11


Marine Le Pen piégée par Donald Trump

Après avoir soutenu le président américain, la patronne du Rassemblement national l'a lâché. Deux attitudes diversement appréciées parmi ses militants.




 Par Michèle Cotta

Marine Le Pen a porté, comme la plupart des autres dirigeants politiques français, dès le lendemain de l'invasion du Capitole, un jugement « extrêmement sévère » – ce sont ses mots – contre les émeutiers, les manifestants, on ne sait trop comment les appeler, qui ont pris d'assaut le Sénat et le Congrès, vandalisant les bureaux et s'appropriant, le temps d'un selfie, le fauteuil de Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants. Sans ambiguïté, elle a ajouté : « À chaque fois que l'on essaie d'entrer de force, de saccager et, quelque part, d'intimider des élus, eh bien, on commet un acte grave contre la démocratie, c'est une certitude. »
Voici une attitude claire : pour la démocratie contre le chaos, pour l'ordre des institutions contre le désordre de la rue. Et pourtant, Marine Le Pen a peut-être prononcé ainsi quelques paroles qu'elle pourrait paradoxalement regretter. D'abord parce que, même si elle ne nomme pas Donald Trump dans son communiqué, elle ne peut ignorer la responsabilité de celui-ci dans les actions violentes de ses partisans : c'est lui qui les avait chauffés à blanc le jour même où Joe Biden devait être officiellement « certifié » en leur montrant la direction du Capitole. Lui encore qui, depuis des semaines, en criant au vol de son élection par les démons démocrates, a préparé, précipité le mouvement de foule contre le monument de la démocratie américaine et encouragé à des actes qu'il a feint, mollement, il est vrai, de condamner un peu plus tard dans la soirée. Cela ne mettrait pas en cause Marine Le Pen, évidemment, si celle-ci n'avait pas fait, depuis longtemps, de Donald Trump une sorte de modèle, de parrain politique. Elle n'a d'ailleurs reconnu que tardivement sa défaite et l'élection de son rival démocrate, participant en quelque sorte à la plaidoirie du président battu contre ces démocrates spoliateurs et tricheurs, prenant prétexte, elle l'a dit, des nombreux recours judiciaires lancés contre une gigantesque « fraude électorale ». Un modèle, Trump ? En tout cas, une illustration, pour la présidente du Rassemblement national, de la réaction des gens « d'en bas » contre ceux d'en haut, une dénonciation de la classe politique traditionnelle, américaine ou européenne, et de ses mensonges. Bref, d'un populisme, quel que soit le nom qu'on lui donne, qui n'est pas pour lui déplaire.
Lire aussi Philippe Labro – États-Unis : « La guerre de Sécession n'est pas terminée »


Embrocher leurs têtes au bout de piques.


Et qui ne se souvient pas du voyage en Europe du conseiller spécial de Donald Trump Steve Bannon, idéologue de la droite radicale, ancien stratège du président américain, finalement éloigné de la Maison-Blanche en 2017, et inculpé de blanchiment d'argent en août 2020 ? Une sorte de gourou identitaire, dont le dernier acte de gloire a été récemment de s'en prendre sur YouTube au directeur américain de l'Institut des maladies infectieuses, Anthony Fauci, ainsi qu'au patron du FBI en affirmant vouloir « embrocher leurs têtes au bout de piques ». Début 2018, il avait fait le tour des leaders populistes sur le Vieux Continent, avec une attention spéciale apportée à l'Italien Matteo Salvini et à Marine Le Pen. Cette dernière, après lui avoir manifesté sa sympathie, avait néanmoins senti le danger qu'il y avait à s'acoquiner avec lui, au moment où il était accusé d'avoir détourné des fonds destinés à la construction de fameux mur à la frontière entre États-Unis et Mexique. D'où une prise de distance assez rapide avec ce personnage toxique.
Lorsqu'elle a condamné les exactions au Capitole, Marine Le Pen est peut-être aussi allée trop vite aux yeux de ceux qui, en France, à l'intérieur du Rassemblement national, se disent toujours proches du président battu. Aux yeux de la plupart de ses militants, qui sont en phase avec les attaquants du temple de la démocratie américaine, au cœur de ses institutions, et qui ne se gênent pas pour leur donner raison. Et aussi aux yeux de certains des dirigeants du Rassemblement national qui, comme Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy devenu eurodéputé lepéniste, voient aujourd'hui dans les assaillants du Capitole « des Américains désespérés et perdus » plutôt que de « dangereux miliciens ».


Une position bien inconfortable



La marge de manœuvre de Marine Le Pen, face à ses propres partisans, n'est pas aisée. D'un côté, aspirant à exercer le pouvoir, elle ne peut donner raison aux émeutiers qui sèment le chaos et le désordre. Elle peut encore moins condamner les forces de l'ordre qui s'efforcent de mettre un terme à leurs débordements. De l'autre, elle est à la tête d'un mouvement qui dénonce les élites, prétend incarner le peuple et vouloir le débarrasser de ses dirigeants actuels.
Lire aussi Michèle Cotta – Le brun et le rouge, même combat ?
Elle avait eu d'ailleurs un problème de même nature au moment des Gilets jaunes. Que l'on sache, elle n'a jamais protesté avec vigueur contre les actions parfois violentes des Gilets jaunes. En précisant, bien sûr, qu'il n'y avait dans son esprit aucune, mais alors aucune, volonté de récupération de leur mouvement, elle a bien le plus souvent plaidé que les Gilets jaunes représentaient une majorité des Français méprisée, abandonnée à elle-même, « humiliée et culpabilisée » de surcroît par un président sourd à leur détresse., « Aujourd'hui, disait-elle (Europe 1, 29 novembre 2018), ils viennent dire "stop : nous méritons la considération et le respect". » Le jour de la mise à sac de l'Arc de Triomphe, une semaine plus tard, elle avait préféré féliciter le petit nombre d'entre eux qui avaient protégé le tombeau du soldat inconnu : « Bravo aux Gilets jaunes, avait-elle tweeté, qui ont fait rempart de leurs corps en chantant la Marseillaise pour protéger la flamme du soldat inconnu contre les casseurs. Vous êtes le peuple de France se dressant contre la racaille. »
Puis elle s'était contentée d'appeler, toujours sur Twitter, ses « chers Gilets jaunes à quitter les lieux afin de permettre aux forces de l'ordre d'intervenir et de venir à bout de ces exactions ».
Peut-on à la fois jouer le populisme et être élue présidente dans un système démocratique ? C'est, pour les mois qui viennent, tout le problème de Marine Le Pen.




Elle marche sur un fil. La plupart de ses électeurs étaient admiratifs de Trump.


Amusant de la voir face à ses contradictions démocratiques.


Je suis responsable de ce que j'écris, pas de ce que tu comprends
Nadou
Nadou
Admin

Messages : 28621
Date d'inscription : 02/07/2017

http://forum-plusplus.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Re: Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par Magicfly le Dim 10 Jan - 18:33

Forcheville a écrit:
Magicfly a écrit:
Tu as un peu raison, il y a les racialistes (anti blancs) chez merluche et les racistes (anti blacks/beurs) chez Le Pen; le joint-venture, l'anti-sémitisme.

un tout petit peu: on ne peut être aussi "impunément blanc, puisque selon ces théoricien.nes, à la naissance on bénéficie du "privilège blanc". Concept lui venu directement des states.
Alors, je me pose la question, que faire après la naissance ? rembourser ? payer sa tournée en disant "excusez moi" ?
smoke
Rembourser en s'excusant platement Very Happy
Magicfly
Magicfly

Messages : 723
Date d'inscription : 13/10/2020

Revenir en haut Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Re: Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par Magicfly le Dim 10 Jan - 18:36

Nadou a écrit:
Magicfly a écrit:
Tout comme Le Pen la girouette :Les amis de méchancon et de la marine ne savent plus où il habite à l'instar de Ledevois! rire11


Marine Le Pen piégée par Donald Trump

Après avoir soutenu le président américain, la patronne du Rassemblement national l'a lâché. Deux attitudes diversement appréciées parmi ses militants.






 Par Michèle Cotta

Marine Le Pen a porté, comme la plupart des autres dirigeants politiques français, dès le lendemain de l'invasion du Capitole, un jugement « extrêmement sévère » – ce sont ses mots – contre les émeutiers, les manifestants, on ne sait trop comment les appeler, qui ont pris d'assaut le Sénat et le Congrès, vandalisant les bureaux et s'appropriant, le temps d'un selfie, le fauteuil de Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants. Sans ambiguïté, elle a ajouté : « À chaque fois que l'on essaie d'entrer de force, de saccager et, quelque part, d'intimider des élus, eh bien, on commet un acte grave contre la démocratie, c'est une certitude. »
Voici une attitude claire : pour la démocratie contre le chaos, pour l'ordre des institutions contre le désordre de la rue. Et pourtant, Marine Le Pen a peut-être prononcé ainsi quelques paroles qu'elle pourrait paradoxalement regretter. D'abord parce que, même si elle ne nomme pas Donald Trump dans son communiqué, elle ne peut ignorer la responsabilité de celui-ci dans les actions violentes de ses partisans : c'est lui qui les avait chauffés à blanc le jour même où Joe Biden devait être officiellement « certifié » en leur montrant la direction du Capitole. Lui encore qui, depuis des semaines, en criant au vol de son élection par les démons démocrates, a préparé, précipité le mouvement de foule contre le monument de la démocratie américaine et encouragé à des actes qu'il a feint, mollement, il est vrai, de condamner un peu plus tard dans la soirée. Cela ne mettrait pas en cause Marine Le Pen, évidemment, si celle-ci n'avait pas fait, depuis longtemps, de Donald Trump une sorte de modèle, de parrain politique. Elle n'a d'ailleurs reconnu que tardivement sa défaite et l'élection de son rival démocrate, participant en quelque sorte à la plaidoirie du président battu contre ces démocrates spoliateurs et tricheurs, prenant prétexte, elle l'a dit, des nombreux recours judiciaires lancés contre une gigantesque « fraude électorale ». Un modèle, Trump ? En tout cas, une illustration, pour la présidente du Rassemblement national, de la réaction des gens « d'en bas » contre ceux d'en haut, une dénonciation de la classe politique traditionnelle, américaine ou européenne, et de ses mensonges. Bref, d'un populisme, quel que soit le nom qu'on lui donne, qui n'est pas pour lui déplaire.
Lire aussi Philippe Labro – États-Unis : « La guerre de Sécession n'est pas terminée »





Et qui ne se souvient pas du voyage en Europe du conseiller spécial de Donald Trump Steve Bannon, idéologue de la droite radicale, ancien stratège du président américain, finalement éloigné de la Maison-Blanche en 2017, et inculpé de blanchiment d'argent en août 2020 ? Une sorte de gourou identitaire, dont le dernier acte de gloire a été récemment de s'en prendre sur YouTube au directeur américain de l'Institut des maladies infectieuses, Anthony Fauci, ainsi qu'au patron du FBI en affirmant vouloir « embrocher leurs têtes au bout de piques ». Début 2018, il avait fait le tour des leaders populistes sur le Vieux Continent, avec une attention spéciale apportée à l'Italien Matteo Salvini et à Marine Le Pen. Cette dernière, après lui avoir manifesté sa sympathie, avait néanmoins senti le danger qu'il y avait à s'acoquiner avec lui, au moment où il était accusé d'avoir détourné des fonds destinés à la construction de fameux mur à la frontière entre États-Unis et Mexique. D'où une prise de distance assez rapide avec ce personnage toxique.
Lorsqu'elle a condamné les exactions au Capitole, Marine Le Pen est peut-être aussi allée trop vite aux yeux de ceux qui, en France, à l'intérieur du Rassemblement national, se disent toujours proches du président battu. Aux yeux de la plupart de ses militants, qui sont en phase avec les attaquants du temple de la démocratie américaine, au cœur de ses institutions, et qui ne se gênent pas pour leur donner raison. Et aussi aux yeux de certains des dirigeants du Rassemblement national qui, comme Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy devenu eurodéputé lepéniste, voient aujourd'hui dans les assaillants du Capitole « des Américains désespérés et perdus » plutôt que de « dangereux miliciens ».


Une position bien inconfortable





La marge de manœuvre de Marine Le Pen, face à ses propres partisans, n'est pas aisée. D'un côté, aspirant à exercer le pouvoir, elle ne peut donner raison aux émeutiers qui sèment le chaos et le désordre. Elle peut encore moins condamner les forces de l'ordre qui s'efforcent de mettre un terme à leurs débordements. De l'autre, elle est à la tête d'un mouvement qui dénonce les élites, prétend incarner le peuple et vouloir le débarrasser de ses dirigeants actuels.
Lire aussi Michèle Cotta – Le brun et le rouge, même combat ?
Elle avait eu d'ailleurs un problème de même nature au moment des Gilets jaunes. Que l'on sache, elle n'a jamais protesté avec vigueur contre les actions parfois violentes des Gilets jaunes. En précisant, bien sûr, qu'il n'y avait dans son esprit aucune, mais alors aucune, volonté de récupération de leur mouvement, elle a bien le plus souvent plaidé que les Gilets jaunes représentaient une majorité des Français méprisée, abandonnée à elle-même, « humiliée et culpabilisée » de surcroît par un président sourd à leur détresse., « Aujourd'hui, disait-elle (Europe 1, 29 novembre 2018), ils viennent dire "stop : nous méritons la considération et le respect". » Le jour de la mise à sac de l'Arc de Triomphe, une semaine plus tard, elle avait préféré féliciter le petit nombre d'entre eux qui avaient protégé le tombeau du soldat inconnu : « Bravo aux Gilets jaunes, avait-elle tweeté, qui ont fait rempart de leurs corps en chantant la Marseillaise pour protéger la flamme du soldat inconnu contre les casseurs. Vous êtes le peuple de France se dressant contre la racaille. »
Puis elle s'était contentée d'appeler, toujours sur Twitter, ses « chers Gilets jaunes à quitter les lieux afin de permettre aux forces de l'ordre d'intervenir et de venir à bout de ces exactions ».
Peut-on à la fois jouer le populisme et être élue présidente dans un système démocratique ? C'est, pour les mois qui viennent, tout le problème de Marine Le Pen.




Elle marche sur un fil. La plupart de ses électeurs étaient admiratifs de Trump.


Amusant de la voir face à ses contradictions démocratiques.
A force de tirer sur la ficelle qu'elle se casse
Magicfly
Magicfly

Messages : 723
Date d'inscription : 13/10/2020

Revenir en haut Aller en bas

Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP ! Empty Re: Coup d'état des yellow vests orchestré par le copain de MLP !

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum