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Attentat de Conflans : la surenchère mortelle Comment le père d’une élève de l’enseignant assassiné

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Attentat de Conflans : la surenchère mortelle Comment le père d’une élève de l’enseignant assassiné  Empty Attentat de Conflans : la surenchère mortelle Comment le père d’une élève de l’enseignant assassiné

Message par Magicfly le Mer 21 Oct - 18:07

[size=33]Attentat de Conflans : la surenchère mortelle[/size]

[size=33]Comment le père d’une élève de l’enseignant assassiné a fait monter la pression, avec la complicité active d’un islamiste radical.[/size]



 Par Aziz Zemouri
Publié le 21/10/2020 à 09:00 | Le Point


Attentat de Conflans : la surenchère mortelle Comment le père d’une élève de l’enseignant assassiné  20897802lpw-20898388-libre-jpg_7430363
[size=18]Enragé. Abdoullakh Anzorov, l’assassin de Samuel Paty, sur son compte Twitter, @Tchetchene_270, juste avant qu’il soit fermé.[/size]Abdoullakh Anzorov, qui avait 18 ans, est né à Moscou de parents tchétchènes et est arrivé en France à l’âge de 6 ans. Le 16 octobre, il demande à un ami de son quartier de la Madeleine, à Évreux, dans l’Eure, de le conduire en voiture jusque dans les Yvelines. Après un détour, il passe une partie de l’après-midi autour du collège du Bois-d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine. Le jeune adulte, qui présente une musculature impressionnante pour son âge, recherche Samuel Paty, un prof d’histoire-géographie qui, le 5 octobre, en cours d’éducation morale et civique, a fait plancher ses élèves de 4e sur la liberté d’expression. À l’appui de son exposé, il a présenté deux dessins caricaturant le prophète Mahomet tirés de Charlie Hebdo.
Anzorov, qui vient d’obtenir une carte de séjour, est féru des réseaux sociaux. Son compte Twitter @Tchetchene_270 a déjà été signalé par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), en juillet, pour des injures antisémites. Son tweet ayant été retiré par l’opérateur, la Licra n’avait pas intenté d’action en justice. Le 8 octobre, il a capté la vidéo diffusée sur Facebook et relayée par le compte Twitter de Brahim Chnina, 48 ans. Ce Marocain né en Algérie se présente comme un père qui relate le fait que sa fille – adolescente connue pour ne pas être très assidue au collège – est en état de choc après le cours dispensé par M. Paty. Anzorov n’a pas raté non plus le discours véhément d’Abdelhakim Sefrioui, 61 ans. Né à Fès, au Maroc, cet activiste de l’islam radical depuis près de vingt ans en France est fiché par les services de renseignements depuis 2004. 
Attentat de Conflans : la surenchère mortelle Comment le père d’une élève de l’enseignant assassiné  20897802lpw-20898390-embed-libre-jpg_7430359

Tension. Sur Twitter, Brahim Chnina relate que sa fille est en état de choc après le cours de Samuel Paty. Sa fille n’y était pas ce jour-là…


Indignation. Voilà un duo plutôt hétéroclite. Chnina fait de la surenchère pour des raisons personnelles : père de six filles et séparé de leur mère, il surjoue l’indignation pour « coller » à sa fille. Lorsque les policiers sont venus le chercher après l’attentat qui a coûté la vie à Samuel Paty, ils ont dû enfoncer la porte de trois adresses différentes, entre Chanteloup-les-Vignes (dans les Yvelines) et Conflans-Sainte-Honorine où il était susceptible de se trouver. Pris par son activité de bénévole auprès de personnes à mobilité réduite et de collecte de fonds pour diverses œuvres caritatives musulmanes, il vit principalement du RSA. Il venait enfin de signer son premier contrat à durée indéterminée. Après une jeunesse qualifiée de tumultueuse par ses copains de Chanteloup – on lui connaît un séjour en prison et un frère salement amoché après un règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants –, il s’est trouvé un chemin dans l’islam. Ses amis de Chanteloup le décrivent désormais proche de « l’intégrisme », mais non violent. En garde à vue, il nie avoir eu un contact avec le terroriste. Néanmoins, il persiste à penser que Samuel Paty a fait du « mal aux musulmans »
Sefrioui, lui, est idéologiquement plus aguerri. De son compagnonnage avec Dieudonné à ses attaques contre les tenants d’un islam républicain, le vétéran de l’islamisme s’agite dès qu’il croit voir la mainmise du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) sur la politique française au Moyen-Orient ou, même, sur la gestion de l’islam de France. À la fin des années 2000, le préfet Christian Lambert avait bataillé pour le déchoir de sa nationalité. En vain. C’était après de multiples faits de violences dont les plus inacceptables, aux yeux de l’État, furent les coups de poing échangés avec les militantes et militants de l’association Ni putes ni soumises, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), alors qu’il venait avec des complices perturber le meeting de Manuel Valls et de Jean-Pierre Brard sur le voile intégral. Et aussi pour sa proximité avec le groupe préterroriste Sirat Alizza, qui rejoint Forsane Alizza, dissous en conseil des ministres par Claude Guéant en 2012, avec lequel il a sévi contre la proviseure du lycée de Saint-Ouen qui avait réglementé le port des jupes trop longues. 
Attentat de Conflans : la surenchère mortelle Comment le père d’une élève de l’enseignant assassiné  20897802lpw-20898392-embed-libre-jpg_7430360
Militant. Abdelhakim Sefrioui proteste contre « l’ingérence du Crif dans les affaires du culte musulman » devant la mosquée de Drancy, en 2010.


Dans le cas de Samuel Paty, Chnina et Sefrioui ne sont pas parvenus à mobiliser la communauté musulmane locale. Au niveau national, ils contactent le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), association qui agit judiciairement contre les actes perçus comme antimusulmans – le CCIF assure qu’aucune suite n’a été donnée à leur demande. Puis les deux hommes n’ont pas hésité à dévoiler l’identité du professeur sur les réseaux sociaux, appelant à manifester devant le collège. 
Note des renseignements. Quel intérêt Chnina a-t-il d’agir ? Selon Samuel Paty, qui dépose plainte pour diffamation, sa fille n’était pas en cours lors de la leçon sur la liberté d’expression. Ce que confirme la note du Renseignement territorial datée du 12 octobre et intitulée : « Incident en lien avec le principe de laïcité au collège du Bois-d’Aulne ». Recevant Le Point à Chanteloup-les-Vignes, samedi soir, alors que son père est toujours en garde à vue, l’une des filles de Chnina, majeure, dément avec insistance. Sur le pas de sa porte ouverte à coups de bélier par les forces de l’ordre, la nuit précédente, elle tient à préciser : « Ma sœur était bien en cours le jour où M. Paty a montré les caricatures. Personne, pas même mon père, ne pensait que sa vidéo prendrait une telle ampleur et dégénérerait, jure cette aide-soignante en formation. Chez nous, on est grave contre le terrorisme. » La jeune femme veut croire que son père recouvrera sa liberté à l’issue de ses quatre-vingt-seize heures de garde à vue. 


Selon le service de renseignements, le professeur avait pris soin de demander à ses élèves si certains d’entre eux étaient de confession musulmane, avant de montrer les caricatures. À ces collégiens-là, il avait alors proposé, si cela les gênait, soit de sortir de la classe en compagnie d’une auxiliaire de vie scolaire, soit de fermer les yeux quelques secondes. Le lendemain, une mère contacte la principale du collège et affirme que sa fille a été mise à l’écart car musulmane. L’enseignant est invité à s’expliquer avec la famille de la jeune fille et à « s’excuser s’il avait été maladroit », ce qu’accepte de faire Samuel Paty. « Il reconnaît une maladresse sur la question adressée uniquement aux élèves musulmans mais, sur le fond de son cours, il est dans son bon droit et l’administration le soutient sans ambiguïté », explique aujourd’hui l’académie de Versailles.
« Voyou ». La situation empire pourtant. La cheffe d’établissement reçoit plusieurs e-mails, dont l’un est clairement accusateur : « Face au climat actuel de la France où un climat d’islamophobie s’est installé, pourquoi cherchez-vous à diviser dès le plus jeune âge ? » peut-on lire. Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, qui qualifient le professeur de « voyou », refusent de le rencontrer et annoncent leur volonté de manifester devant l’établissement scolaire. La hiérarchie de la principale décide alors de mandater sur place, vendredi 9 octobre, un inspecteur de l’équipe Laïcité et valeurs de la République afin, notamment, de rappeler au professeur « les règles de laïcité et de neutralité »« En outre, cela permettait de préparer la rencontre programmée entre le professeur, la principale puis les parents d’élèves », précise la note des renseignements. 
Malgré la publication sur YouTube d’une vidéo où Brahim Chnina appelle à dire « stop », les services de renseignement concluent que la communication entre la direction et les familles a permis d’« apaiser les tensions », lesquelles étaient « principalement du fait de la famille Chnina ». Avant, enfin, d’écrire : « Au sein du collège, aucune tension majeure n’est palpable, tant du côté de la communauté éducative que des fédérations de parents d’élèves qui, tout en reconnaissant une “certaine maladresse du professeur” (bien noté par sa hiérarchie), ne le désavouent pas pour autant. »




Placés en garde à vue avec plusieurs membres de l’entourage familial d’Anzorov, Chnina et Sefrioui s’acharnent à se disculper. À ce stade, aucun élément matériel et téléphonique n’a pu confondre les deux fondamentalistes et les désigner comme complices du terroriste. Le père d’Anzorov, l’assaillant, également entendu, a lui aussi affirmé qu’il n’était pas au courant des activités de son fils, ni de sa radicalisation. En 2004-2005, il a un temps aidé les « séparatistes » tchétchènes en lutte contre le pouvoir russe, ce qui lui a valu un refus de la part des autorités françaises de lui accorder l’asile politique, avant que la justice ne lui octroie finalement le statut de réfugié en 2011. Preuve de sa bonne foi, précise-t-il aux enquêteurs, il venait de faire l’acquisition d’une voiture pour son fils afin de l’aider à se lancer, comme lui, dans les métiers de la sécurité. Avant d’être éliminé par la police, Anzorov a eu le temps de revendiquer son acte barbare via son compte Twitter : « De Abdullah, le Serviteur d’Allah, À Macron, le dirigeant des infidèles, j’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer qui a osé rabaisser Muhammad. Calme ses semblables avant qu’on ne vous inflige un dur châtiment. » §
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Message par ledevois le Mer 21 Oct - 18:37

Magicfly a écrit:[size=33]Attentat de Conflans : la surenchère mortelle[/size]

[size=33]Comment le père d’une élève de l’enseignant assassiné a fait monter la pression, avec la complicité active d’un islamiste radical.[/size]





 Par Aziz Zemouri
Publié le 21/10/2020 à 09:00 | Le Point


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[size=18]Enragé. Abdoullakh Anzorov, l’assassin de Samuel Paty, sur son compte Twitter, @Tchetchene_270, juste avant qu’il soit fermé.[/size]Abdoullakh Anzorov, qui avait 18 ans, est né à Moscou de parents tchétchènes et est arrivé en France à l’âge de 6 ans. Le 16 octobre, il demande à un ami de son quartier de la Madeleine, à Évreux, dans l’Eure, de le conduire en voiture jusque dans les Yvelines. Après un détour, il passe une partie de l’après-midi autour du collège du Bois-d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine. Le jeune adulte, qui présente une musculature impressionnante pour son âge, recherche Samuel Paty, un prof d’histoire-géographie qui, le 5 octobre, en cours d’éducation morale et civique, a fait plancher ses élèves de 4e sur la liberté d’expression. À l’appui de son exposé, il a présenté deux dessins caricaturant le prophète Mahomet tirés de Charlie Hebdo.
Anzorov, qui vient d’obtenir une carte de séjour, est féru des réseaux sociaux. Son compte Twitter @Tchetchene_270 a déjà été signalé par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), en juillet, pour des injures antisémites. Son tweet ayant été retiré par l’opérateur, la Licra n’avait pas intenté d’action en justice. Le 8 octobre, il a capté la vidéo diffusée sur Facebook et relayée par le compte Twitter de Brahim Chnina, 48 ans. Ce Marocain né en Algérie se présente comme un père qui relate le fait que sa fille – adolescente connue pour ne pas être très assidue au collège – est en état de choc après le cours dispensé par M. Paty. Anzorov n’a pas raté non plus le discours véhément d’Abdelhakim Sefrioui, 61 ans. Né à Fès, au Maroc, cet activiste de l’islam radical depuis près de vingt ans en France est fiché par les services de renseignements depuis 2004. 
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Tension. Sur Twitter, Brahim Chnina relate que sa fille est en état de choc après le cours de Samuel Paty. Sa fille n’y était pas ce jour-là…


Indignation. Voilà un duo plutôt hétéroclite. Chnina fait de la surenchère pour des raisons personnelles : père de six filles et séparé de leur mère, il surjoue l’indignation pour « coller » à sa fille. Lorsque les policiers sont venus le chercher après l’attentat qui a coûté la vie à Samuel Paty, ils ont dû enfoncer la porte de trois adresses différentes, entre Chanteloup-les-Vignes (dans les Yvelines) et Conflans-Sainte-Honorine où il était susceptible de se trouver. Pris par son activité de bénévole auprès de personnes à mobilité réduite et de collecte de fonds pour diverses œuvres caritatives musulmanes, il vit principalement du RSA. Il venait enfin de signer son premier contrat à durée indéterminée. Après une jeunesse qualifiée de tumultueuse par ses copains de Chanteloup – on lui connaît un séjour en prison et un frère salement amoché après un règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants –, il s’est trouvé un chemin dans l’islam. Ses amis de Chanteloup le décrivent désormais proche de « l’intégrisme », mais non violent. En garde à vue, il nie avoir eu un contact avec le terroriste. Néanmoins, il persiste à penser que Samuel Paty a fait du « mal aux musulmans »
Sefrioui, lui, est idéologiquement plus aguerri. De son compagnonnage avec Dieudonné à ses attaques contre les tenants d’un islam républicain, le vétéran de l’islamisme s’agite dès qu’il croit voir la mainmise du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) sur la politique française au Moyen-Orient ou, même, sur la gestion de l’islam de France. À la fin des années 2000, le préfet Christian Lambert avait bataillé pour le déchoir de sa nationalité. En vain. C’était après de multiples faits de violences dont les plus inacceptables, aux yeux de l’État, furent les coups de poing échangés avec les militantes et militants de l’association Ni putes ni soumises, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), alors qu’il venait avec des complices perturber le meeting de Manuel Valls et de Jean-Pierre Brard sur le voile intégral. Et aussi pour sa proximité avec le groupe préterroriste Sirat Alizza, qui rejoint Forsane Alizza, dissous en conseil des ministres par Claude Guéant en 2012, avec lequel il a sévi contre la proviseure du lycée de Saint-Ouen qui avait réglementé le port des jupes trop longues. 
Attentat de Conflans : la surenchère mortelle Comment le père d’une élève de l’enseignant assassiné  20897802lpw-20898392-embed-libre-jpg_7430360
Militant. Abdelhakim Sefrioui proteste contre « l’ingérence du Crif dans les affaires du culte musulman » devant la mosquée de Drancy, en 2010.


Dans le cas de Samuel Paty, Chnina et Sefrioui ne sont pas parvenus à mobiliser la communauté musulmane locale. Au niveau national, ils contactent le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), association qui agit judiciairement contre les actes perçus comme antimusulmans – le CCIF assure qu’aucune suite n’a été donnée à leur demande. Puis les deux hommes n’ont pas hésité à dévoiler l’identité du professeur sur les réseaux sociaux, appelant à manifester devant le collège. 
Note des renseignements. Quel intérêt Chnina a-t-il d’agir ? Selon Samuel Paty, qui dépose plainte pour diffamation, sa fille n’était pas en cours lors de la leçon sur la liberté d’expression. Ce que confirme la note du Renseignement territorial datée du 12 octobre et intitulée : « Incident en lien avec le principe de laïcité au collège du Bois-d’Aulne ». Recevant Le Point à Chanteloup-les-Vignes, samedi soir, alors que son père est toujours en garde à vue, l’une des filles de Chnina, majeure, dément avec insistance. Sur le pas de sa porte ouverte à coups de bélier par les forces de l’ordre, la nuit précédente, elle tient à préciser : « Ma sœur était bien en cours le jour où M. Paty a montré les caricatures. Personne, pas même mon père, ne pensait que sa vidéo prendrait une telle ampleur et dégénérerait, jure cette aide-soignante en formation. Chez nous, on est grave contre le terrorisme. » La jeune femme veut croire que son père recouvrera sa liberté à l’issue de ses quatre-vingt-seize heures de garde à vue. 


Selon le service de renseignements, le professeur avait pris soin de demander à ses élèves si certains d’entre eux étaient de confession musulmane, avant de montrer les caricatures. À ces collégiens-là, il avait alors proposé, si cela les gênait, soit de sortir de la classe en compagnie d’une auxiliaire de vie scolaire, soit de fermer les yeux quelques secondes. Le lendemain, une mère contacte la principale du collège et affirme que sa fille a été mise à l’écart car musulmane. L’enseignant est invité à s’expliquer avec la famille de la jeune fille et à « s’excuser s’il avait été maladroit », ce qu’accepte de faire Samuel Paty. « Il reconnaît une maladresse sur la question adressée uniquement aux élèves musulmans mais, sur le fond de son cours, il est dans son bon droit et l’administration le soutient sans ambiguïté », explique aujourd’hui l’académie de Versailles.
« Voyou ». La situation empire pourtant. La cheffe d’établissement reçoit plusieurs e-mails, dont l’un est clairement accusateur : « Face au climat actuel de la France où un climat d’islamophobie s’est installé, pourquoi cherchez-vous à diviser dès le plus jeune âge ? » peut-on lire. Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, qui qualifient le professeur de « voyou », refusent de le rencontrer et annoncent leur volonté de manifester devant l’établissement scolaire. La hiérarchie de la principale décide alors de mandater sur place, vendredi 9 octobre, un inspecteur de l’équipe Laïcité et valeurs de la République afin, notamment, de rappeler au professeur « les règles de laïcité et de neutralité »« En outre, cela permettait de préparer la rencontre programmée entre le professeur, la principale puis les parents d’élèves », précise la note des renseignements. 
Malgré la publication sur YouTube d’une vidéo où Brahim Chnina appelle à dire « stop », les services de renseignement concluent que la communication entre la direction et les familles a permis d’« apaiser les tensions », lesquelles étaient « principalement du fait de la famille Chnina ». Avant, enfin, d’écrire : « Au sein du collège, aucune tension majeure n’est palpable, tant du côté de la communauté éducative que des fédérations de parents d’élèves qui, tout en reconnaissant une “certaine maladresse du professeur” (bien noté par sa hiérarchie), ne le désavouent pas pour autant. »




Placés en garde à vue avec plusieurs membres de l’entourage familial d’Anzorov, Chnina et Sefrioui s’acharnent à se disculper. À ce stade, aucun élément matériel et téléphonique n’a pu confondre les deux fondamentalistes et les désigner comme complices du terroriste. Le père d’Anzorov, l’assaillant, également entendu, a lui aussi affirmé qu’il n’était pas au courant des activités de son fils, ni de sa radicalisation. En 2004-2005, il a un temps aidé les « séparatistes » tchétchènes en lutte contre le pouvoir russe, ce qui lui a valu un refus de la part des autorités françaises de lui accorder l’asile politique, avant que la justice ne lui octroie finalement le statut de réfugié en 2011. Preuve de sa bonne foi, précise-t-il aux enquêteurs, il venait de faire l’acquisition d’une voiture pour son fils afin de l’aider à se lancer, comme lui, dans les métiers de la sécurité. Avant d’être éliminé par la police, Anzorov a eu le temps de revendiquer son acte barbare via son compte Twitter : « De Abdullah, le Serviteur d’Allah, À Macron, le dirigeant des infidèles, j’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer qui a osé rabaisser Muhammad. Calme ses semblables avant qu’on ne vous inflige un dur châtiment. » §


 Le président Macron va parler d'ici peu -- on verra bien ce qu'il faut en retenir de ce tragique évènement -


 Pour moi il serait temps de passer des paroles aux actes  --


Dans cette grande Université des lumières -- n'oublions pas la culture Française -- et l'hommage à Samuel Paty --


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Diviciac le Mer 21 Oct - 18:47

"En 2004-2005, il a un temps aidé les « séparatistes » tchétchènes en lutte contre le pouvoir russe," 


De bien triste mémoire ...
 "La prise d'otages de Beslan commence le 1er septembre 2004 lorsque des terroristes séparatistes tchétchènes armés prennent en otage environ un millier d'enfants et d'adultes dans l'école numéro 1 de Beslan en Ossétie du Nord/.../ 


Selon le bilan officiel, il y a eu 334 civils tués, dont 186 enfants"



Comment la France peut-elle accueillir un "réfugié" qui a plus ou moins trempé dans ce genre de carnage ?
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Message par ledevois le Mer 21 Oct - 20:27

Diviciac a écrit:"En 2004-2005, il a un temps aidé les « séparatistes » tchétchènes en lutte contre le pouvoir russe," 


De bien triste mémoire ...
 "La prise d'otages de Beslan commence le 1er septembre 2004 lorsque des terroristes séparatistes tchétchènes armés prennent en otage environ un millier d'enfants et d'adultes dans l'école numéro 1 de Beslan en Ossétie du Nord/.../ 


Selon le bilan officiel, il y a eu 334 civils tués, dont 186 enfants"



Comment la France peut-elle accueillir un "réfugié" qui a plus ou moins trempé dans ce genre de carnage ?

 C'est ce que dis mon épouse -- qui ne comprend pas pourquoi la France autorise autant d'acceuils de  terroristes --


 Faut pas aller pleurer par la suite après Poutine --


 Très beau discours du président Macron -- cela vat'il suffire --? je ne crois pas -


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Nadou le Mer 21 Oct - 21:11

Diviciac a écrit:"En 2004-2005, il a un temps aidé les « séparatistes » tchétchènes en lutte contre le pouvoir russe," 


De bien triste mémoire ...
 "La prise d'otages de Beslan commence le 1er septembre 2004 lorsque des terroristes séparatistes tchétchènes armés prennent en otage environ un millier d'enfants et d'adultes dans l'école numéro 1 de Beslan en Ossétie du Nord/.../ 


Selon le bilan officiel, il y a eu 334 civils tués, dont 186 enfants"



Comment la France peut-elle accueillir un "réfugié" qui a plus ou moins trempé dans ce genre de carnage ?

Au moins, c'est pas la faute à Macron ...


Je suis responsable de ce que j'écris, pas de ce que tu comprends
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Message par Diviciac le Jeu 22 Oct - 0:19

Nadou a écrit:
Diviciac a écrit:"En 2004-2005, il a un temps aidé les « séparatistes » tchétchènes en lutte contre le pouvoir russe," 


De bien triste mémoire ...
 "La prise d'otages de Beslan commence le 1er septembre 2004 lorsque des terroristes séparatistes tchétchènes armés prennent en otage environ un millier d'enfants et d'adultes dans l'école numéro 1 de Beslan en Ossétie du Nord/.../ 


Selon le bilan officiel, il y a eu 334 civils tués, dont 186 enfants"



Comment la France peut-elle accueillir un "réfugié" qui a plus ou moins trempé dans ce genre de carnage ?

Au moins, c'est pas la faute à Macron ...
 Et pas à la gauche non plus ...  
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Message par Nadou le Jeu 22 Oct - 9:07

Sefrioui, lui, est idéologiquement plus aguerri. De son compagnonnage avec Dieudonné 




Ça rappelle Valls lâché par une certaine gauche ....


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Message par Diviciac le Jeu 22 Oct - 10:10

Nadou a écrit:Sefrioui, lui, est idéologiquement plus aguerri. De son compagnonnage avec Dieudonné 




Ça rappelle Valls lâché par une certaine gauche ....


Opportunément désavoué, plus exactement: tombant le masque, c'est sur une liste de droite que Valls s'est présenté en Espagne.. il est autant "à gauche" que toi , Valls ...  c'est dire!  
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Message par Nadou le Jeu 22 Oct - 10:30

Diviciac a écrit:
Nadou a écrit:Sefrioui, lui, est idéologiquement plus aguerri. De son compagnonnage avec Dieudonné 




Ça rappelle Valls lâché par une certaine gauche ....


Opportunément désavoué, plus exactement: tombant le masque, c'est sur une liste de droite que Valls s'est présenté en Espagne.. il est autant "à gauche" que toi , Valls ...  c'est dire!  


Revenons à Valls désavoué quand il a réussi à faire interdire Dieudonné. Je m'en fiche des étiquettes.


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Message par ledevois le Jeu 22 Oct - 11:48

Nadou a écrit:
Diviciac a écrit:
Nadou a écrit:Sefrioui, lui, est idéologiquement plus aguerri. De son compagnonnage avec Dieudonné 




Ça rappelle Valls lâché par une certaine gauche ....


Opportunément désavoué, plus exactement: tombant le masque, c'est sur une liste de droite que Valls s'est présenté en Espagne.. il est autant "à gauche" que toi , Valls ...  c'est dire!  


Revenons à Valls désavoué quand il a réussi à faire interdire Dieudonné. Je m'en fiche des étiquettes.

C'est la justice qui à interdit Dieudonné -


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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