Forum + +
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.
-48%
Le deal à ne pas rater :
Xiaomi Redmi Airdots – Ecouteurs sans fils
10.49 € 19.99 €
Voir le deal

La gestion de crise jugée par la "première ligne"

Aller en bas

La gestion de crise jugée par la "première ligne"  Empty La gestion de crise jugée par la "première ligne"

Message par Diviciac le Dim 5 Juil - 22:06

Une administration de la Santé dépassée, des préfets "relégués au second plan", un numéro d'urgence saturé: la Fédération nationale des sapeurs-pompiers dénonce dans un rapport au vitriol la gestion de l'épidémie de coronavirus.

Une administration de la Santé dépassée, des préfets "relégués au second plan", un numéro d'urgence saturé: la Fédération nationale des sapeurs-pompiers dénonce dans un rapport au vitriol la gestion de l'épidémie de coronavirus.
Révélé par Le Parisien, ce document destiné au ministère de l'Intérieur "n'est pas finalisé et ne devait pas fuiter dans la presse", a regretté auprès de l'AFP le colonel Hugues Deregnaucourt, vice-président de la Fédération.
L'organisation, qui représente les 247.000 pompiers de France, assume toutefois les critiques formulées dans ce document particulièrement cinglant vis-à-vis du ministère de la Santé et de ses Agences régionales de santé (ARS). "Les préfets ont très longtemps été aveugles, aucune descente d'informations n'était faite par les délégués territoriaux des ARS", a déclaré M. Deregnaucourt.
"La gestion de crise, c'est un métier, on ne la laisse pas aux directeurs administratifs et financiers", a-t-il estimé, assurant que, dans de nombreux départements, "on a vraiment fait attention à ne pas utiliser les pompiers."

"Travail en silo"

La gestion de l'épidémie est étrillée par le rapport, qui dénonce une "crise (...) du leadership de la communication" selon Le Parisien. "Pour être efficace la gestion d'une crise d'ampleur doit mobiliser un directeur unique, un commandant des opérations unique et des conseillers techniques", développe le document. A l'avenir, "Pourquoi ne pas créer un ministère de la protection civile, comme certains pays le font ?", plaide M. Deregnaucourt.
Selon le rapport, "on a confié le rôle de commandant de crise à des conseillers techniques", ce qui a provoqué un "travail en silo des administrations, un brouillage des décisions stratégiques."
Aux commandes, les ARS ont eu une "gestion comptable et financière du système de santé" et n'étaient "aucunement préparées à la gestion des situations d'urgence. Elles ont semblé accaparées par la gestion du nombre de places en réanimation hospitalière et par les remontées statistiques", écrit la Fédération.
Sans dialogue avec les ARS, "les préfets ont été relégués au second plan", d'après le document. Avec pour conséquence, "l'oubli des Ehpad, laissant seules les collectivités territoriales face aux décès en nombre de nos aînés".
Le rapport estime également que les centaines d'évacuations de patients en TGV ou en hélicoptère, conçues pour désengorger les hôpitaux, étaient de "pures opérations de communication" et une "véritable esbroufe". "Était-il efficace de faire faire des centaines de kilomètres aux victimes, alors que souvent il y avait de la place dans la clinique d'en face?", cite Le Parisien.
Le document dénonce également la saturation du 15, régulé par le Samu, avec des temps d'attente avoisinant les quarante minutes dans certaines régions.


https://www.msn.com/fr-fr/finance/entreprises/coronavirus-un-rapport-au-vitriol-des-pompiers-d%C3%A9nonce-la-gestion-de-la-crise/ar-BB16mmGv?ocid=msedgntp
Diviciac
Diviciac

Messages : 25865
Date d'inscription : 02/07/2017
Localisation : IdF et Morvan

Revenir en haut Aller en bas

La gestion de crise jugée par la "première ligne"  Empty Re: La gestion de crise jugée par la "première ligne"

Message par ledevois le Lun 6 Juil - 9:49

Diviciac a écrit:

Une administration de la Santé dépassée, des préfets "relégués au second plan", un numéro d'urgence saturé: la Fédération nationale des sapeurs-pompiers dénonce dans un rapport au vitriol la gestion de l'épidémie de coronavirus.



Une administration de la Santé dépassée, des préfets "relégués au second plan", un numéro d'urgence saturé: la Fédération nationale des sapeurs-pompiers dénonce dans un rapport au vitriol la gestion de l'épidémie de coronavirus.
Révélé par Le Parisien, ce document destiné au ministère de l'Intérieur "n'est pas finalisé et ne devait pas fuiter dans la presse", a regretté auprès de l'AFP le colonel Hugues Deregnaucourt, vice-président de la Fédération.
L'organisation, qui représente les 247.000 pompiers de France, assume toutefois les critiques formulées dans ce document particulièrement cinglant vis-à-vis du ministère de la Santé et de ses Agences régionales de santé (ARS). "Les préfets ont très longtemps été aveugles, aucune descente d'informations n'était faite par les délégués territoriaux des ARS", a déclaré M. Deregnaucourt.
"La gestion de crise, c'est un métier, on ne la laisse pas aux directeurs administratifs et financiers", a-t-il estimé, assurant que, dans de nombreux départements, "on a vraiment fait attention à ne pas utiliser les pompiers."

"Travail en silo"



La gestion de l'épidémie est étrillée par le rapport, qui dénonce une "crise (...) du leadership de la communication" selon Le Parisien. "Pour être efficace la gestion d'une crise d'ampleur doit mobiliser un directeur unique, un commandant des opérations unique et des conseillers techniques", développe le document. A l'avenir, "Pourquoi ne pas créer un ministère de la protection civile, comme certains pays le font ?", plaide M. Deregnaucourt.
Selon le rapport, "on a confié le rôle de commandant de crise à des conseillers techniques", ce qui a provoqué un "travail en silo des administrations, un brouillage des décisions stratégiques."
Aux commandes, les ARS ont eu une "gestion comptable et financière du système de santé" et n'étaient "aucunement préparées à la gestion des situations d'urgence. Elles ont semblé accaparées par la gestion du nombre de places en réanimation hospitalière et par les remontées statistiques", écrit la Fédération.
Sans dialogue avec les ARS, "les préfets ont été relégués au second plan", d'après le document. Avec pour conséquence, "l'oubli des Ehpad, laissant seules les collectivités territoriales face aux décès en nombre de nos aînés".
Le rapport estime également que les centaines d'évacuations de patients en TGV ou en hélicoptère, conçues pour désengorger les hôpitaux, étaient de "pures opérations de communication" et une "véritable esbroufe". "Était-il efficace de faire faire des centaines de kilomètres aux victimes, alors que souvent il y avait de la place dans la clinique d'en face?", cite Le Parisien.
Le document dénonce également la saturation du 15, régulé par le Samu, avec des temps d'attente avoisinant les quarante minutes dans certaines régions.


https://www.msn.com/fr-fr/finance/entreprises/coronavirus-un-rapport-au-vitriol-des-pompiers-d%C3%A9nonce-la-gestion-de-la-crise/ar-BB16mmGv?ocid=msedgntp

 Et oui ; c'est le problème N ° 1 en France -- trop d'administration -- trop de Bureaucratie --  un pays englué  dans la paperasserie -- la poisse ---


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
ledevois
ledevois

Messages : 16714
Date d'inscription : 03/07/2017
Age : 80
Localisation : Cévennes France--Tarragone catalogne

Revenir en haut Aller en bas

La gestion de crise jugée par la "première ligne"  Empty Re: La gestion de crise jugée par la "première ligne"

Message par Diviciac le Lun 6 Juil - 11:58

ledevois a écrit:
Diviciac a écrit:

Une administration de la Santé dépassée, des préfets "relégués au second plan", un numéro d'urgence saturé: la Fédération nationale des sapeurs-pompiers dénonce dans un rapport au vitriol la gestion de l'épidémie de coronavirus.





Une administration de la Santé dépassée, des préfets "relégués au second plan", un numéro d'urgence saturé: la Fédération nationale des sapeurs-pompiers dénonce dans un rapport au vitriol la gestion de l'épidémie de coronavirus.
Révélé par Le Parisien, ce document destiné au ministère de l'Intérieur "n'est pas finalisé et ne devait pas fuiter dans la presse", a regretté auprès de l'AFP le colonel Hugues Deregnaucourt, vice-président de la Fédération.
L'organisation, qui représente les 247.000 pompiers de France, assume toutefois les critiques formulées dans ce document particulièrement cinglant vis-à-vis du ministère de la Santé et de ses Agences régionales de santé (ARS). "Les préfets ont très longtemps été aveugles, aucune descente d'informations n'était faite par les délégués territoriaux des ARS", a déclaré M. Deregnaucourt.
"La gestion de crise, c'est un métier, on ne la laisse pas aux directeurs administratifs et financiers", a-t-il estimé, assurant que, dans de nombreux départements, "on a vraiment fait attention à ne pas utiliser les pompiers."

"Travail en silo"





La gestion de l'épidémie est étrillée par le rapport, qui dénonce une "crise (...) du leadership de la communication" selon Le Parisien. "Pour être efficace la gestion d'une crise d'ampleur doit mobiliser un directeur unique, un commandant des opérations unique et des conseillers techniques", développe le document. A l'avenir, "Pourquoi ne pas créer un ministère de la protection civile, comme certains pays le font ?", plaide M. Deregnaucourt.
Selon le rapport, "on a confié le rôle de commandant de crise à des conseillers techniques", ce qui a provoqué un "travail en silo des administrations, un brouillage des décisions stratégiques."
Aux commandes, les ARS ont eu une "gestion comptable et financière du système de santé" et n'étaient "aucunement préparées à la gestion des situations d'urgence. Elles ont semblé accaparées par la gestion du nombre de places en réanimation hospitalière et par les remontées statistiques", écrit la Fédération.
Sans dialogue avec les ARS, "les préfets ont été relégués au second plan", d'après le document. Avec pour conséquence, "l'oubli des Ehpad, laissant seules les collectivités territoriales face aux décès en nombre de nos aînés".
Le rapport estime également que les centaines d'évacuations de patients en TGV ou en hélicoptère, conçues pour désengorger les hôpitaux, étaient de "pures opérations de communication" et une "véritable esbroufe". "Était-il efficace de faire faire des centaines de kilomètres aux victimes, alors que souvent il y avait de la place dans la clinique d'en face?", cite Le Parisien.
Le document dénonce également la saturation du 15, régulé par le Samu, avec des temps d'attente avoisinant les quarante minutes dans certaines régions.


https://www.msn.com/fr-fr/finance/entreprises/coronavirus-un-rapport-au-vitriol-des-pompiers-d%C3%A9nonce-la-gestion-de-la-crise/ar-BB16mmGv?ocid=msedgntp

 Et oui ; c'est le problème N ° 1 en France -- trop d'administration -- trop de Bureaucratie --  un pays englué  dans la paperasserie -- la poisse ---


Et le problème de la macronie, c'est de tout miser sur des coups de pub , sur de la communication.... Comme si la parole primait sur les actes .
 Ils ont laissé mourir les soignants sans protection mais convoqué la télé pour le transport en grande pompe de trois agonisants... Pour "prouver" qu'ils faisaient le maximum .  Comme disent les pompiers : tout dans l'esbroufe . 
Diviciac
Diviciac

Messages : 25865
Date d'inscription : 02/07/2017
Localisation : IdF et Morvan

Revenir en haut Aller en bas

La gestion de crise jugée par la "première ligne"  Empty Re: La gestion de crise jugée par la "première ligne"

Message par Forcheville le Lun 6 Juil - 19:21

ledevois a écrit:
Diviciac a écrit:

Une administration de la Santé dépassée, des préfets "relégués au second plan", un numéro d'urgence saturé: la Fédération nationale des sapeurs-pompiers dénonce dans un rapport au vitriol la gestion de l'épidémie de coronavirus.









Une administration de la Santé dépassée, des préfets "relégués au second plan", un numéro d'urgence saturé: la Fédération nationale des sapeurs-pompiers dénonce dans un rapport au vitriol la gestion de l'épidémie de coronavirus.
Révélé par Le Parisien, ce document destiné au ministère de l'Intérieur "n'est pas finalisé et ne devait pas fuiter dans la presse", a regretté auprès de l'AFP le colonel Hugues Deregnaucourt, vice-président de la Fédération.
L'organisation, qui représente les 247.000 pompiers de France, assume toutefois les critiques formulées dans ce document particulièrement cinglant vis-à-vis du ministère de la Santé et de ses Agences régionales de santé (ARS). "Les préfets ont très longtemps été aveugles, aucune descente d'informations n'était faite par les délégués territoriaux des ARS", a déclaré M. Deregnaucourt.
"La gestion de crise, c'est un métier, on ne la laisse pas aux directeurs administratifs et financiers", a-t-il estimé, assurant que, dans de nombreux départements, "on a vraiment fait attention à ne pas utiliser les pompiers."

"Travail en silo"









La gestion de l'épidémie est étrillée par le rapport, qui dénonce une "crise (...) du leadership de la communication" selon Le Parisien. "Pour être efficace la gestion d'une crise d'ampleur doit mobiliser un directeur unique, un commandant des opérations unique et des conseillers techniques", développe le document. A l'avenir, "Pourquoi ne pas créer un ministère de la protection civile, comme certains pays le font ?", plaide M. Deregnaucourt.
Selon le rapport, "on a confié le rôle de commandant de crise à des conseillers techniques", ce qui a provoqué un "travail en silo des administrations, un brouillage des décisions stratégiques."
Aux commandes, les ARS ont eu une "gestion comptable et financière du système de santé" et n'étaient "aucunement préparées à la gestion des situations d'urgence. Elles ont semblé accaparées par la gestion du nombre de places en réanimation hospitalière et par les remontées statistiques", écrit la Fédération.
Sans dialogue avec les ARS, "les préfets ont été relégués au second plan", d'après le document. Avec pour conséquence, "l'oubli des Ehpad, laissant seules les collectivités territoriales face aux décès en nombre de nos aînés".
Le rapport estime également que les centaines d'évacuations de patients en TGV ou en hélicoptère, conçues pour désengorger les hôpitaux, étaient de "pures opérations de communication" et une "véritable esbroufe". "Était-il efficace de faire faire des centaines de kilomètres aux victimes, alors que souvent il y avait de la place dans la clinique d'en face?", cite Le Parisien.
Le document dénonce également la saturation du 15, régulé par le Samu, avec des temps d'attente avoisinant les quarante minutes dans certaines régions.


https://www.msn.com/fr-fr/finance/entreprises/coronavirus-un-rapport-au-vitriol-des-pompiers-d%C3%A9nonce-la-gestion-de-la-crise/ar-BB16mmGv?ocid=msedgntp

 Et oui ; c'est le problème N ° 1 en France -- trop d'administration -- trop de Bureaucratie --  un pays englué  dans la paperasserie -- la poisse ---

Il me semble avoir fait à l'époque le diagnostic de suradministration inefficace.
J'avais parlé de de manque de coopération entre hôpital et cliniques(en effet les cliniques lançaient des appels pour accueillir des malades-en pure perte).
Enfin les évacuations sur des centaines de km, hélicoptères et trains spéciaux affrétés à grands frais, alors que des lits étaient proposés à côté me semblaient incompréhensibles.
Ce rapport des pompiers valide mes premières impressions.

Forcheville

Messages : 164
Date d'inscription : 16/03/2020
Localisation : Marseille

Revenir en haut Aller en bas

La gestion de crise jugée par la "première ligne"  Empty Re: La gestion de crise jugée par la "première ligne"

Message par ledevois le Mar 7 Juil - 7:56

Forcheville a écrit:
ledevois a écrit:

 Et oui ; c'est le problème N ° 1 en France -- trop d'administration -- trop de Bureaucratie --  un pays englué  dans la paperasserie -- la poisse ---

Il me semble avoir fait à l'époque le diagnostic de suradministration inefficace.
J'avais parlé de de manque de coopération entre hôpital et cliniques(en effet les cliniques lançaient des appels pour accueillir des malades-en pure perte).
Enfin les évacuations sur des centaines de km, hélicoptères et trains spéciaux affrétés à grands frais, alors que des lits étaient proposés à côté me semblaient incompréhensibles.
Ce rapport des pompiers valide mes premières impressions.

 Ben oui c'est la grandeur de la France -- la connerie -- c'est grave docteur ? 


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
ledevois
ledevois

Messages : 16714
Date d'inscription : 03/07/2017
Age : 80
Localisation : Cévennes France--Tarragone catalogne

Revenir en haut Aller en bas

La gestion de crise jugée par la "première ligne"  Empty Re: La gestion de crise jugée par la "première ligne"

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum