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Vers un nécessaire apaisement social et politique de notre pays ? .

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Vers un nécessaire apaisement social et politique de notre pays ?  . Empty Vers un nécessaire apaisement social et politique de notre pays ? .

Message par ledevois le Sam 27 Juin - 11:02

Rappelons que E. Macron a été élu avec 18,19% des inscrits au premier tour; le grand vainqueur a été l'abstention + blancs + nuls : 24,23%. Le second tour n'a pas été un vote d'adhésion mais un vote de refus (contre Marine Le Pen). 


On peut estimer le nombre de français âgés de plus de 18 ans à 52 640 000; E. Macron a obtenu 8 656 346 au premier tour soit 8 656 346 / 52 640 000 = 16%; donc 84% des français en âge de voter n'ont pas fait confiance" à E. Macron.


 Sans parler du battage médiatique dont il a été l'objet et qui a faussé complètement le vote. Ces 16% sont celles et ceux qui ne souffrent pas de la mondialisation, qui ne souffrent pas des 4 libertés inscrites dans les traités européens (liberté de circulation des capitaux, des biens, des personnes et des services). 


Ces libertés + un euro surévalué pour notre économie (n'oublions pas qu'une des fonctions d'une monnaie est de garantir l'équilibre des échanges entre un pays et le reste du monde,



Vers un nécessaire apaisement social et politique de notre pays ? 24 juin 2020 :copyright: GEORGES GOBET Source: AFP Un manifestant porte un masque indiquant «Non» au 49.3 lors d'une manifestation à Bordeaux, le 3 mars 2020. Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, la France n'a pas connu un seul instant d'accalmie. Franck Pallet pense qu'un apaisement social et politique est nécessaire pour rétablir la confiance et renouer le dialogue entre le gouvernement et les Français. Franck Pallet est consultant auprès de cabinets d'avocats et d'associations de défense des consommateurs. A peine sorti du confinement, sans même savoir comment la situation économique va évoluer dans les mois à venir compte tenu d'une récession de l'ordre de -11% du PIB annoncée par les instituts d'études conjoncturelles, le gouvernement ressort du tiroir cette controversée réforme des retraites, au risque de raviver la contestation sociale, momentanément interrompue par le Covid-19. Depuis qu'Emmanuel Macron a été élu président de la République, la France n'a pas connu un seul moment d'apaisement. Tout a commencé, dès septembre 2017, avec les ordonnances travail Penicaud, puis le mouvement des Gilets jaunes pendant plus d'un an, de novembre 2018 jusqu'à février 2020, ensuite la réforme des retraites pendant plusieurs mois avant le confinement, et à présent les manifestations antiracistes d'une poignée d'irresponsables voulant réécrire l'Histoire de France à sa façon, sapant ainsi les fondements de la République jusqu'à la profanation ou le déboulonnement de statues de personnages historiques sans que le ministre de l'Intérieur ne réagisse de manière appropriée à ces actes de vandalisme et n'apporte le soutien nécessaire aux forces de l'ordre dont il est censé être le «commandant en chef». Si notre passé colonial a quelque peu terni l'image de notre pays fondateur des droits de l'homme, l'Histoire comme la Révolution francaise forment un bloc, avec ses épisodes heureux et tragiques, avec son cortège d'excès dans les deux sens, tantôt l'euphorie du rassemblement de tous les Français, tantôt la violence et la haine, résultats de nos divisions. Au plus fort de la crise, ce gouvernement nous ressort le même plat réchauffé et indigeste, à savoir la réforme des retraites, tant décriée par les différentes corporations de métiers. On reproche souvent aux Français d'être réfractaires à toute réforme. Faut-il s'en étonner ? Car il faut convenir que nous avons depuis plus de 30 ans des gouvernements qui ont l'art et la manière d'entreprendre des réformes engageant l'avenir des Français sans aucune concertation avec les partenaires sociaux. Toujours ce processus de décision verticale, qui est le propre de notre Constitution de la Ve République ou plutôt de la lecture qui en a été faite par les locataires successifs du palais de l'Elysée... Pour combien de temps encore ? Car le peuple français n'est pas aussi bête qu'on le prétend. L'élite qui nous gouverne ne peut éternellement miser sur l'incompétence technique d'une grande partie du peuple pour faire accepter «l'inacceptable» et faire passer en force des réformes impopulaires, à coups de procédures parlementaires accélérées, d'ordonnances ou encore de 49.3 pour satisfaire les agences de notation et le monde de la finance. A un moment donné, un vent de révolte risque de souffler sur la nation, même si le peuple est davantage préoccupé actuellement par un avenir sombre, par un risque croissant de chômage massif qui relègue nécessairement au second plan la question lointaine des retraites. Car avant de redistribuer, il faut produire de la richesse et pour produire cette richesse, il faut se donner les moyens d'une relance économique rapide et efficace. Le temps de l'apaisement et du rassemblement n'est il pas venu ? Est il encore nécessaire de s'engouffrer dans des réformes qui ne pourront que nous mener dans une impasse politique ? N'est-il pas opportun de changer de cap lorsqu'on s'est trompé de route ? Toutes ces questions se posent dans une démocratie malade comme la nôtre. L'obstination et l'orgueil de l'exécutif ne sauraient faire office de politique et ne pourront que le rendre encore plus impopulaire chaque jour au point de susciter chez les Français un sentiment de défiance plus accru. Il est certain que la tâche de l'exécutif est loin d'être facile. Mais on ne saurait réformer une société par décrets, pour reprendre les propos de Michel Crozier, sans le faire au mépris de la volonté d'une majorité de nos concitoyens qui n'est pas forcément présente dans les cortèges de manifestants. La principale tâche de ce gouvernement est de rétablir la confiance pour «reconstruire» notre économie, mais, pour cela, il est indispensable de renouer avec le dialogue social et de donner la parole aux Français par une plus grande participation au débat démocratique. C'est tout le processus de prise de décision de l'Etat qu'il sera nécessaire de repenser. Une plus grande décentralisation administrative peut être à cet égard l'une des clés de ce changement. L'Etat jacobin à montré ses limites par rapport au fédéralisme allemand qui a montré toute son efficacité dans la gestion de la crise sanitaire. Si tel modèle n'est pas nécessairement transposable – tout modèle étant le produit de l'Histoire et de la spécificité de chaque Etat –, il n'est pour autant pas inutile de s'inspirer d'autres politiques publiques conduites par certains gouvernements qui ont prouvé leur efficacité. C'est de cette manière que notre pays pourra retrouver le chemin du redressement et de la prospérité. Franck Pallet LIRE AUSSI La France post-Covid : vers un retour de l'Etat ? Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT

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Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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