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Au nom de la transparence

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Message par Invité le Ven 17 Jan - 9:29

C'était bien la peine...Si tous ceux qui se sont déplacés ou suivi assidûment  le moulin à bla bla qui fait semblant d'écouter ne comprennent pas encore , il ne leur reste plus qu'à prier Ste Rita..




Un an après le début du "Grand débat", les 16.000 cahiers de doléances ont fini au fond des archives départementales
Par Etienne Campion
Publié le 15/01/2020 à 18:36

Il y a un an, le 15 janvier 2019, s'ouvrait le "Grand débat national", permettant par la suite à Emmanuel Macron de sortir de la crise des gilets jaunes. Le gouvernement formulait alors une promesse : tous les cahiers de doléances issus des discussions des Français seraient accessibles en ligne. La promesse est loin d'avoir été tenue...


15 janvier 2019. Il y a un an, le "Grand débat national" s'ouvrait sous haute sécurité à Grand-Bourgtheroulde. En pleine crise des gilets jaunes, le RIC (Référendum d'initiative citoyenne) et les demandes aspirant à une démocratie réinventée faisaient florès. Pour Emmanuel Macron, l'objectif est clair, sortir de la crise en montrant qu'il est à l'écoute des colères. Pour cela, il parie sur la démocratie participative. "C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions", promettait-il dans sa "Lettre aux Français" sur le site du "Grand débat national".


La Promesse


La promesse concrète ? Permettre aux Français de s'exprimer grâce à des cahiers de doléances remplis après débats en mairie, alors que le tout est censé être transmis aux préfectures respectives pour que l'Etat, et de facto le gouvernement, prenne réellement en compte la volonté populaire. "Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre", promettait Emmanuel Macron. "Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence". La transparence ? Edouard Philippe la promettait aussi le 15 janvier 2019 lorsqu'il promettait que "la parole de chacun ne serait pas biaisée, méconnue, mal exploitée, mais bien entendue et correctement portée".



Concrètement, ces principes de transparence et d'impartialité devaient conduire à la mise en ligne et l'accessibilité pour tous des 16.000 cahiers de doléances remplis par les Français. Sur le site du grand débat, le gouvernement explique être "attaché à la transparence", ce pourquoi "l’ensemble des contributions au débat, qu'elles aient été envoyées par voie postale, par courriel ou via les formulaires en ligne, seront à terme accessibles à tous." Ainsi, "les restitutions de réunions d'initiative locales, les réponses aux questionnaires, les cahiers citoyens ouverts dans les mairies, les contributions libres, seront progressivement et régulièrement mis en ligne sous licence libre."


Mais alors, cette promesse de "mise en ligne" du gouvernement a-t-elle été tenue ? D'après une information du site Les Jours datant du 3 janvier 2020 du journaliste Nicolas Cori, et confirmée par France 2 ce 14 janvier, les cahiers de doléances n'ont jamais été mis à disposition sur Internet. Dans son enquête, France 2 part à la rencontre de Corinne Boussu, maire de Saint-Geniez-ô-Merle : "J’ai trouvé que c’était une très bonne initiative à la base, les gens pouvaient s’exprimer et dire exactement ce qu’ils attendaient du gouvernement." Mais "aucun retour, aucune transparence. J’étais optimiste et aujourd’hui je suis un peu déçue quand même." Mais que s'est-il donc produit pour que le gouvernement ne tienne pas sa promesse ? Selon France 2, les préfectures ayant récupéré les cahiers de doléances pour le compte de l'Etat les ont transmises à la Bibliothèque nationale de France (BNF) pour numérisation, afin d'être transformés en textes informatiques pour être analysés par des spécialistes. Cette procédure s'appelle l'"océrisation" : utiliser la reconnaissance optique des caractères manuscrits pour transformer une image en fichier informatique exploitable sous traitement de texte.

Une synthèse



Si ce travail a bien été effectué, le gouvernement n'a jamais pris le soin de publier ces données sur Internet. A la place ? Une synthèse de 185 pages publiée le 14 juin 2019, passée presque inaperçue dans l'actualité et sous-titrée sobrement "Analyse des contributions libres : cahiers citoyens, courriers et emails, comptes-rendus des réunions d'initiative locale". Si on y trouve une très énigmatique colonne "Verbatim" où semble avoir été disposée pêle-mêle les "doléances" des Français ("Comment peut-on accepter un nombre grandissant de SDF", "Il est tellement difficile de trouver un travail à 50 ans quand on se reconvertit", "Stop au CETA"…), on note seulement quelques pages écrites rédigées dans un style administratif ramenant les préoccupations des Français aux mesures prises par le gouvernement. Vient ensuite une majorité de pages de camemberts et graphiques portant, entre autres, sur des thématiques peu clivantes comme la démocratie participative et la transition écologique.


Interrogé par France 2, le cabinet de Sébastien Lecornu, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales qui animait le Grand débat, se dédouane en mettant en avant des problèmes techniques : "Les cahiers citoyens représentent des téraoctets de données, les héberger en permanence sur le site aurait été trop lourd à mettre en place." Des téraoctets, tellement lourds qu'ils enfreignent le fonctionnement démocratique de la cinquième puissance mondiale qui se revendique pourtant de la "French Tech" ? L'administration, relancée par France 2, explique quant à elle qu'il s'agit d'un problème de financement.


Derrière le traitement de ces données, trois agences, dont une : Cognito consulting. Gilles Proriol, son gérant interrogé par France 2, n'est pas convaincu par les explications "techniques" du ministre : "On ne nous a jamais parlé de cette raison-là à l’époque. Je ne pense pas qu’elle soit pertinente puisque l’ensemble de nos données tenait sur nos ordinateurs. Le problème, c’est qu’on ne peut plus faire d’analyses sur ce corpus, qui est un trésor national. On n’a jamais collecté autant d’expressions citoyennes en France. C’est dommage."



"Campagne de communication"



Rappelons qu'à l'époque, outre la polémique suscité par sa rémunération révélée par Marianne en tant que présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) et sa démission qui s'ensuivit, Chantal Jouanno avait avancé parmi les arguments pour refuser de piloter le "Grand débat" qu'elle ne souscrivait pas à "une campagne de communication". En arguant précisément que les conditions de transparence et de véracité n'étaient pas remplies. "Ils ne voulaient pas être contraints par les règles du débat public", confiait-elle à Mediapart. La Commission nationale du débat public qu'elle patronnait décidait alors : "Considérant que tout débat public doit respecter les principes fondamentaux tels que, neutralité et indépendance des organisateurs, égalité de traitement des participants, transparence dans le traitement des résultats. (…) La Commission prend acte du retrait de sa présidente de la mission d’accompagnement et de conseil du gouvernement dans l’organisation du Grand débat national."


S'il était difficile de percevoir à l'époque les effets de cette éviction de la CNDP, il est permis d'imaginer plus concrètement que, sous sa tutelle, la restitution des cahiers de doléances aurait été bien différente, tant le gouvernement n'aurait pu appliquer son filtre. Reste que, comme le constate France 2, les 16.337 cahiers de doléances du "Grand débat" se sont retrouvés dans des cartons au fond des 101 archives départementales françaises. Le mardi 5 mars, Édouard Philippe avait l'honnêté de prévenir les Français à propos du "Grand débat" : "Le risque déceptif est important". Il ajoutait: "Il faut préparer nos concitoyens à ce que les propositions à la sortie ne soient pas les réponses à toutes les remontées des débats". Et à ce que le contenu des débats disparaissent à leur tour, visiblement.

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Message par Diviciac le Ven 17 Jan - 13:36

plume06 a écrit:C'était bien la peine...Si tous ceux qui se sont déplacés ou suivi assidûment  le moulin à bla bla qui fait semblant d'écouter ne comprennent pas encore , il ne leur reste plus qu'à prier Ste Rita..




Un an après le début du "Grand débat", les 16.000 cahiers de doléances ont fini au fond des archives départementales
Par Etienne Campion
Publié le 15/01/2020 à 18:36

Il y a un an, le 15 janvier 2019, s'ouvrait le "Grand débat national", permettant par la suite à Emmanuel Macron de sortir de la crise des gilets jaunes. Le gouvernement formulait alors une promesse : tous les cahiers de doléances issus des discussions des Français seraient accessibles en ligne. La promesse est loin d'avoir été tenue...


15 janvier 2019. Il y a un an, le "Grand débat national" s'ouvrait sous haute sécurité à Grand-Bourgtheroulde. En pleine crise des gilets jaunes, le RIC (Référendum d'initiative citoyenne) et les demandes aspirant à une démocratie réinventée faisaient florès. Pour Emmanuel Macron, l'objectif est clair, sortir de la crise en montrant qu'il est à l'écoute des colères. Pour cela, il parie sur la démocratie participative. "C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions", promettait-il dans sa "Lettre aux Français" sur le site du "Grand débat national".


La Promesse


La promesse concrète ? Permettre aux Français de s'exprimer grâce à des cahiers de doléances remplis après débats en mairie, alors que le tout est censé être transmis aux préfectures respectives pour que l'Etat, et de facto le gouvernement, prenne réellement en compte la volonté populaire. "Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre", promettait Emmanuel Macron. "Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence". La transparence ? Edouard Philippe la promettait aussi le 15 janvier 2019 lorsqu'il promettait que "la parole de chacun ne serait pas biaisée, méconnue, mal exploitée, mais bien entendue et correctement portée".



Concrètement, ces principes de transparence et d'impartialité devaient conduire à la mise en ligne et l'accessibilité pour tous des 16.000 cahiers de doléances remplis par les Français. Sur le site du grand débat, le gouvernement explique être "attaché à la transparence", ce pourquoi "l’ensemble des contributions au débat, qu'elles aient été envoyées par voie postale, par courriel ou via les formulaires en ligne, seront à terme accessibles à tous." Ainsi, "les restitutions de réunions d'initiative locales, les réponses aux questionnaires, les cahiers citoyens ouverts dans les mairies, les contributions libres, seront progressivement et régulièrement mis en ligne sous licence libre."


Mais alors, cette promesse de "mise en ligne" du gouvernement a-t-elle été tenue ? D'après une information du site Les Jours datant du 3 janvier 2020 du journaliste Nicolas Cori, et confirmée par France 2 ce 14 janvier, les cahiers de doléances n'ont jamais été mis à disposition sur Internet. Dans son enquête, France 2 part à la rencontre de Corinne Boussu, maire de Saint-Geniez-ô-Merle : "J’ai trouvé que c’était une très bonne initiative à la base, les gens pouvaient s’exprimer et dire exactement ce qu’ils attendaient du gouvernement." Mais "aucun retour, aucune transparence. J’étais optimiste et aujourd’hui je suis un peu déçue quand même." Mais que s'est-il donc produit pour que le gouvernement ne tienne pas sa promesse ? Selon France 2, les préfectures ayant récupéré les cahiers de doléances pour le compte de l'Etat les ont transmises à la Bibliothèque nationale de France (BNF) pour numérisation, afin d'être transformés en textes informatiques pour être analysés par des spécialistes. Cette procédure s'appelle l'"océrisation" : utiliser la reconnaissance optique des caractères manuscrits pour transformer une image en fichier informatique exploitable sous traitement de texte.

Une synthèse







Si ce travail a bien été effectué, le gouvernement n'a jamais pris le soin de publier ces données sur Internet. A la place ? Une synthèse de 185 pages publiée le 14 juin 2019, passée presque inaperçue dans l'actualité et sous-titrée sobrement "Analyse des contributions libres : cahiers citoyens, courriers et emails, comptes-rendus des réunions d'initiative locale". Si on y trouve une très énigmatique colonne "Verbatim" où semble avoir été disposée pêle-mêle les "doléances" des Français ("Comment peut-on accepter un nombre grandissant de SDF", "Il est tellement difficile de trouver un travail à 50 ans quand on se reconvertit", "Stop au CETA"…), on note seulement quelques pages écrites rédigées dans un style administratif ramenant les préoccupations des Français aux mesures prises par le gouvernement. Vient ensuite une majorité de pages de camemberts et graphiques portant, entre autres, sur des thématiques peu clivantes comme la démocratie participative et la transition écologique.


Interrogé par France 2, le cabinet de Sébastien Lecornu, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales qui animait le Grand débat, se dédouane en mettant en avant des problèmes techniques : "Les cahiers citoyens représentent des téraoctets de données, les héberger en permanence sur le site aurait été trop lourd à mettre en place." Des téraoctets, tellement lourds qu'ils enfreignent le fonctionnement démocratique de la cinquième puissance mondiale qui se revendique pourtant de la "French Tech" ? L'administration, relancée par France 2, explique quant à elle qu'il s'agit d'un problème de financement.


Derrière le traitement de ces données, trois agences, dont une : Cognito consulting. Gilles Proriol, son gérant interrogé par France 2, n'est pas convaincu par les explications "techniques" du ministre : "On ne nous a jamais parlé de cette raison-là à l’époque. Je ne pense pas qu’elle soit pertinente puisque l’ensemble de nos données tenait sur nos ordinateurs. Le problème, c’est qu’on ne peut plus faire d’analyses sur ce corpus, qui est un trésor national. On n’a jamais collecté autant d’expressions citoyennes en France. C’est dommage."



"Campagne de communication"







Rappelons qu'à l'époque, outre la polémique suscité par sa rémunération révélée par Marianne en tant que présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) et sa démission qui s'ensuivit, Chantal Jouanno avait avancé parmi les arguments pour refuser de piloter le "Grand débat" qu'elle ne souscrivait pas à "une campagne de communication". En arguant précisément que les conditions de transparence et de véracité n'étaient pas remplies. "Ils ne voulaient pas être contraints par les règles du débat public", confiait-elle à Mediapart. La Commission nationale du débat public qu'elle patronnait décidait alors : "Considérant que tout débat public doit respecter les principes fondamentaux tels que, neutralité et indépendance des organisateurs, égalité de traitement des participants, transparence dans le traitement des résultats. (…) La Commission prend acte du retrait de sa présidente de la mission d’accompagnement et de conseil du gouvernement dans l’organisation du Grand débat national."


S'il était difficile de percevoir à l'époque les effets de cette éviction de la CNDP, il est permis d'imaginer plus concrètement que, sous sa tutelle, la restitution des cahiers de doléances aurait été bien différente, tant le gouvernement n'aurait pu appliquer son filtre. Reste que, comme le constate France 2, les 16.337 cahiers de doléances du "Grand débat" se sont retrouvés dans des cartons au fond des 101 archives départementales françaises. Le mardi 5 mars, Édouard Philippe avait l'honnêté de prévenir les Français à propos du "Grand débat" : "Le risque déceptif est important". Il ajoutait: "Il faut préparer nos concitoyens à ce que les propositions à la sortie ne soient pas les réponses à toutes les remontées des débats". Et à ce que le contenu des débats disparaissent à leur tour, visiblement.
  

Curieusement , le RIC  et le rétablissement de l'ISF qui étaient les deux principales demandes des gilets jaunes et très majoritaires dans l'opinion sont passés à la trappe dans le "grand débat": Coup de comm, arnaque éhontée et hautement prévisible. 



SONDAGE LCI - 73% des Français favorables au référendum d ...


https://www.lci.fr/politique/sondage-lci-73-des-francais-favorables-au-referendum-d...
Le référendum d'initiative citoyenne (RIC) est l'une des principales revendications des Gilets jaunes, désireux d'être plus impliqués dans la vie politique du pays.



https://www.bfmtv.com/politique/sondage-bfmtv-les-francais-largement-favorables-au-referendum-d-initiative-citoyenne-1591871.html


https://www.france-referendum.fr/referendum/ric-carl
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Message par Invité le Ven 17 Jan - 13:50

Diviciac a écrit:
plume06 a écrit:C'était bien la peine...Si tous ceux qui se sont déplacés ou suivi assidûment  le moulin à bla bla qui fait semblant d'écouter ne comprennent pas encore , il ne leur reste plus qu'à prier Ste Rita..




Un an après le début du "Grand débat", les 16.000 cahiers de doléances ont fini au fond des archives départementales
Par Etienne Campion
Publié le 15/01/2020 à 18:36

Il y a un an, le 15 janvier 2019, s'ouvrait le "Grand débat national", permettant par la suite à Emmanuel Macron de sortir de la crise des gilets jaunes. Le gouvernement formulait alors une promesse : tous les cahiers de doléances issus des discussions des Français seraient accessibles en ligne. La promesse est loin d'avoir été tenue...


15 janvier 2019. Il y a un an, le "Grand débat national" s'ouvrait sous haute sécurité à Grand-Bourgtheroulde. En pleine crise des gilets jaunes, le RIC (Référendum d'initiative citoyenne) et les demandes aspirant à une démocratie réinventée faisaient florès. Pour Emmanuel Macron, l'objectif est clair, sortir de la crise en montrant qu'il est à l'écoute des colères. Pour cela, il parie sur la démocratie participative. "C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions", promettait-il dans sa "Lettre aux Français" sur le site du "Grand débat national".


La Promesse


La promesse concrète ? Permettre aux Français de s'exprimer grâce à des cahiers de doléances remplis après débats en mairie, alors que le tout est censé être transmis aux préfectures respectives pour que l'Etat, et de facto le gouvernement, prenne réellement en compte la volonté populaire. "Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre", promettait Emmanuel Macron. "Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence". La transparence ? Edouard Philippe la promettait aussi le 15 janvier 2019 lorsqu'il promettait que "la parole de chacun ne serait pas biaisée, méconnue, mal exploitée, mais bien entendue et correctement portée".



Concrètement, ces principes de transparence et d'impartialité devaient conduire à la mise en ligne et l'accessibilité pour tous des 16.000 cahiers de doléances remplis par les Français. Sur le site du grand débat, le gouvernement explique être "attaché à la transparence", ce pourquoi "l’ensemble des contributions au débat, qu'elles aient été envoyées par voie postale, par courriel ou via les formulaires en ligne, seront à terme accessibles à tous." Ainsi, "les restitutions de réunions d'initiative locales, les réponses aux questionnaires, les cahiers citoyens ouverts dans les mairies, les contributions libres, seront progressivement et régulièrement mis en ligne sous licence libre."


Mais alors, cette promesse de "mise en ligne" du gouvernement a-t-elle été tenue ? D'après une information du site Les Jours datant du 3 janvier 2020 du journaliste Nicolas Cori, et confirmée par France 2 ce 14 janvier, les cahiers de doléances n'ont jamais été mis à disposition sur Internet. Dans son enquête, France 2 part à la rencontre de Corinne Boussu, maire de Saint-Geniez-ô-Merle : "J’ai trouvé que c’était une très bonne initiative à la base, les gens pouvaient s’exprimer et dire exactement ce qu’ils attendaient du gouvernement." Mais "aucun retour, aucune transparence. J’étais optimiste et aujourd’hui je suis un peu déçue quand même." Mais que s'est-il donc produit pour que le gouvernement ne tienne pas sa promesse ? Selon France 2, les préfectures ayant récupéré les cahiers de doléances pour le compte de l'Etat les ont transmises à la Bibliothèque nationale de France (BNF) pour numérisation, afin d'être transformés en textes informatiques pour être analysés par des spécialistes. Cette procédure s'appelle l'"océrisation" : utiliser la reconnaissance optique des caractères manuscrits pour transformer une image en fichier informatique exploitable sous traitement de texte.

Une synthèse









Si ce travail a bien été effectué, le gouvernement n'a jamais pris le soin de publier ces données sur Internet. A la place ? Une synthèse de 185 pages publiée le 14 juin 2019, passée presque inaperçue dans l'actualité et sous-titrée sobrement "Analyse des contributions libres : cahiers citoyens, courriers et emails, comptes-rendus des réunions d'initiative locale". Si on y trouve une très énigmatique colonne "Verbatim" où semble avoir été disposée pêle-mêle les "doléances" des Français ("Comment peut-on accepter un nombre grandissant de SDF", "Il est tellement difficile de trouver un travail à 50 ans quand on se reconvertit", "Stop au CETA"…), on note seulement quelques pages écrites rédigées dans un style administratif ramenant les préoccupations des Français aux mesures prises par le gouvernement. Vient ensuite une majorité de pages de camemberts et graphiques portant, entre autres, sur des thématiques peu clivantes comme la démocratie participative et la transition écologique.


Interrogé par France 2, le cabinet de Sébastien Lecornu, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales qui animait le Grand débat, se dédouane en mettant en avant des problèmes techniques : "Les cahiers citoyens représentent des téraoctets de données, les héberger en permanence sur le site aurait été trop lourd à mettre en place." Des téraoctets, tellement lourds qu'ils enfreignent le fonctionnement démocratique de la cinquième puissance mondiale qui se revendique pourtant de la "French Tech" ? L'administration, relancée par France 2, explique quant à elle qu'il s'agit d'un problème de financement.


Derrière le traitement de ces données, trois agences, dont une : Cognito consulting. Gilles Proriol, son gérant interrogé par France 2, n'est pas convaincu par les explications "techniques" du ministre : "On ne nous a jamais parlé de cette raison-là à l’époque. Je ne pense pas qu’elle soit pertinente puisque l’ensemble de nos données tenait sur nos ordinateurs. Le problème, c’est qu’on ne peut plus faire d’analyses sur ce corpus, qui est un trésor national. On n’a jamais collecté autant d’expressions citoyennes en France. C’est dommage."



"Campagne de communication"









Rappelons qu'à l'époque, outre la polémique suscité par sa rémunération révélée par Marianne en tant que présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) et sa démission qui s'ensuivit, Chantal Jouanno avait avancé parmi les arguments pour refuser de piloter le "Grand débat" qu'elle ne souscrivait pas à "une campagne de communication". En arguant précisément que les conditions de transparence et de véracité n'étaient pas remplies. "Ils ne voulaient pas être contraints par les règles du débat public", confiait-elle à Mediapart. La Commission nationale du débat public qu'elle patronnait décidait alors : "Considérant que tout débat public doit respecter les principes fondamentaux tels que, neutralité et indépendance des organisateurs, égalité de traitement des participants, transparence dans le traitement des résultats. (…) La Commission prend acte du retrait de sa présidente de la mission d’accompagnement et de conseil du gouvernement dans l’organisation du Grand débat national."


S'il était difficile de percevoir à l'époque les effets de cette éviction de la CNDP, il est permis d'imaginer plus concrètement que, sous sa tutelle, la restitution des cahiers de doléances aurait été bien différente, tant le gouvernement n'aurait pu appliquer son filtre. Reste que, comme le constate France 2, les 16.337 cahiers de doléances du "Grand débat" se sont retrouvés dans des cartons au fond des 101 archives départementales françaises. Le mardi 5 mars, Édouard Philippe avait l'honnêté de prévenir les Français à propos du "Grand débat" : "Le risque déceptif est important". Il ajoutait: "Il faut préparer nos concitoyens à ce que les propositions à la sortie ne soient pas les réponses à toutes les remontées des débats". Et à ce que le contenu des débats disparaissent à leur tour, visiblement.
  

Curieusement , le RIC  et le rétablissement de l'ISF qui étaient les deux principales demandes des gilets jaunes et très majoritaires dans l'opinion sont passés à la trappe dans le "grand débat": Coup de comm, arnaque éhontée et hautement prévisible. 



SONDAGE LCI - 73% des Français favorables au référendum d ...




https://www.lci.fr/politique/sondage-lci-73-des-francais-favorables-au-referendum-d...
Le référendum d'initiative citoyenne (RIC) est l'une des principales revendications des Gilets jaunes, désireux d'être plus impliqués dans la vie politique du pays.



https://www.bfmtv.com/politique/sondage-bfmtv-les-francais-largement-favorables-au-referendum-d-initiative-citoyenne-1591871.html


https://www.france-referendum.fr/referendum/ric-carl
Noyés parmi  les 16 000 cahiers de doléances que l'on ne connaîtra jamais..Z'ont pas l'impression d'avoir été pris pour des billes les participants pour rester polie ? 

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Message par Diviciac le Ven 17 Jan - 14:10

plume06 a écrit:
Diviciac a écrit:
  

Curieusement , le RIC  et le rétablissement de l'ISF qui étaient les deux principales demandes des gilets jaunes et très majoritaires dans l'opinion sont passés à la trappe dans le "grand débat": Coup de comm, arnaque éhontée et hautement prévisible. 



SONDAGE LCI - 73% des Français favorables au référendum d ...












https://www.lci.fr/politique/sondage-lci-73-des-francais-favorables-au-referendum-d...
Le référendum d'initiative citoyenne (RIC) est l'une des principales revendications des Gilets jaunes, désireux d'être plus impliqués dans la vie politique du pays.



https://www.bfmtv.com/politique/sondage-bfmtv-les-francais-largement-favorables-au-referendum-d-initiative-citoyenne-1591871.html


https://www.france-referendum.fr/referendum/ric-carl
Noyés parmi  les 16 000 cahiers de doléances que l'on ne connaîtra jamais..Z'ont pas l'impression d'avoir été pris pour des billes les participants pour rester polie ? 
 
A la demande d'un ami , j'ai participé à un  "grand débat " mais je savais que c'était complètement bidon 
Dans une école, si c'est le dirlo qui invite les participants, le dirlo qui établit l'ordre du jour, qui préside la séance et rédige  le compte-rendu, on n'a même pas besoin de se réunir , le dirlo peut faire son compte-rendu tout seul.


 Pour les cahiers de doléances et le grand ébat c'est pareil : les "conclusions" et la "synthèse" étaient déjà dans le tiroir avant les réunions.    
Ca a été particulièrement flagrant pour "le grand débat sur l'école" : suite à une maladresse administrative,  la "synthèse"  a été publiée avant que les rapporteurs envoient leurs comptes-rendus  locaux.  
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Message par Antichrist le Ven 17 Jan - 14:37

on demande l'avis au peuple tous les 5 ans...
c'est deja suffisant pour un peuple qui ne sait pas ce qu'il veut...

alors si en plus faut tenir compte de l'avis de chacun...on a pas finit

le grand debat n'etait pas un debat...mais un exercice pedaguogique.
où les grandes lignes etaient deja tracé.

donc oui...dans un sens...une escroquerie intellectuel
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Message par Diviciac le Ven 17 Jan - 15:46

Antichrist a écrit:on demande l'avis au peuple tous les 5 ans...
c'est deja suffisant pour un peuple qui ne sait pas ce qu'il veut...

alors si en plus faut tenir compte de l'avis de chacun...on a pas finit

le grand debat n'etait pas un debat...mais un exercice pedaguogique.
où les grandes lignes etaient deja tracé.

donc oui...dans un sens...une escroquerie intellectuel

Le mot "démocratie" signifiant le pouvoir du peuple (ou "au" peuple) on peut se demander si voter une fois tous les cinq ans pour une majorité qui, une fois élue fera à peu près ce qu'elle veut sans faire grand cas d'un programme qui lui a permis de berner les gogos, est encore une démocratie. Pour ne prendre que l'actuel pouvoir, la réduction du nombre des élus , la proportionnelle à l'Assemblée,  la maitrise des dépenses publiques, à terme l'équilibre budgétaire  et autres vaines promesses en faisaient partie. 
Vous  qui souhaitez un plus   rigoureux contrôle du travail des enseignants, pensez-vous que, pour eux aussi , une inspection une fois tous les cinq ans suffirait ?   
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Message par ledevois le Ven 17 Jan - 20:48

Diviciac a écrit:
Antichrist a écrit:on demande l'avis au peuple tous les 5 ans...
c'est deja suffisant pour un peuple qui ne sait pas ce qu'il veut...

alors si en plus faut tenir compte de l'avis de chacun...on a pas finit

le grand debat n'etait pas un debat...mais un exercice pedaguogique.
où les grandes lignes etaient deja tracé.

donc oui...dans un sens...une escroquerie intellectuel

Le mot "démocratie" signifiant le pouvoir du peuple (ou "au" peuple) on peut se demander si voter une fois tous les cinq ans pour une majorité qui, une fois élue fera à peu près ce qu'elle veut sans faire grand cas d'un programme qui lui a permis de berner les gogos, est encore une démocratie. Pour ne prendre que l'actuel pouvoir, la réduction du nombre des élus , la proportionnelle à l'Assemblée,  la maitrise des dépenses publiques, à terme l'équilibre budgétaire  et autres vaines promesses en faisaient partie. 
Vous  qui souhaitez un plus   rigoureux contrôle du travail des enseignants, pensez-vous que, pour eux aussi , une inspection une fois tous les cinq ans suffirait ?   

 Je fais parti des bernés , et je suis vraiment déçu de ce qui se passe en France -
 Pour moi Macron ne relève pas la France --- il l'enfonce --


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Antichrist le Sam 18 Jan - 0:42

Diviciac a écrit:
Antichrist a écrit:on demande l'avis au peuple tous les 5 ans...
c'est deja suffisant pour un peuple qui ne sait pas ce qu'il veut...

alors si en plus faut tenir compte de l'avis de chacun...on a pas finit

le grand debat n'etait pas un debat...mais un exercice pedaguogique.
où les grandes lignes etaient deja tracé.

donc oui...dans un sens...une escroquerie intellectuel

Le mot "démocratie" signifiant le pouvoir du peuple (ou "au" peuple) on peut se demander si voter une fois tous les cinq ans pour une majorité qui, une fois élue fera à peu près ce qu'elle veut sans faire grand cas d'un programme qui lui a permis de berner les gogos, est encore une démocratie. Pour ne prendre que l'actuel pouvoir, la réduction du nombre des élus , la proportionnelle à l'Assemblée,  la maitrise des dépenses publiques, à terme l'équilibre budgétaire  et autres vaines promesses en faisaient partie. 
Vous  qui souhaitez un plus   rigoureux contrôle du travail des enseignants, pensez-vous que, pour eux aussi , une inspection une fois tous les cinq ans suffirait ?   
bonsoir diviciac

1-le code electoral etant ce qu'il est...macron meme avec 24% au 1er tour est legitimement elu
second tour a 66%...il n'y a pas photo
victoire politique et sans appel de macron

dans ce cas là...c'est bien le peuple qui a voté
c'est bien la volonté du peuple...

2-de memoire...seul FI voulait une grosse dose de proportionnel et ainsi de suite
resultat ?...les français sont extremement attaché à la 5eme republique et son monarche republicain.
FI à la presidentiel faisant moins de 20%...
c'est acté...

conclusion...
a partir des point 1 et 2.
nous pouvons affirmer que les français veulent l'etat de fait actuel.

vous prechez un convaincu...
je suis pour qu'on vote la regle d'or en matiere budgetaire.
inscrire dans la constitution % de deficit

pour vos profs...
oui on peut partir sur un examen complet de leur travail tout les 5 ans...taux d'absenteisme,resultats,implication personnel...etc...
et si examen pas satisfaisant...revocation immediate.
viré pour faute professionel.
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Message par Diviciac le Sam 18 Jan - 2:49

Antichrist a écrit:
Diviciac a écrit:

Le mot "démocratie" signifiant le pouvoir du peuple (ou "au" peuple) on peut se demander si voter une fois tous les cinq ans pour une majorité qui, une fois élue fera à peu près ce qu'elle veut sans faire grand cas d'un programme qui lui a permis de berner les gogos, est encore une démocratie. Pour ne prendre que l'actuel pouvoir, la réduction du nombre des élus , la proportionnelle à l'Assemblée,  la maitrise des dépenses publiques, à terme l'équilibre budgétaire  et autres vaines promesses en faisaient partie. 
Vous  qui souhaitez un plus   rigoureux contrôle du travail des enseignants, pensez-vous que, pour eux aussi , une inspection une fois tous les cinq ans suffirait ?   
bonsoir diviciac

1-le code electoral etant ce qu'il est...macron meme avec 24% au 1er tour est legitimement elu
second tour a 66%...il n'y a pas photo
victoire politique et sans appel de macron

dans ce cas là...c'est bien le peuple qui a voté
c'est bien la volonté du peuple...

2-de memoire...seul FI voulait une grosse dose de proportionnel et ainsi de suite
resultat ?...les français sont extremement attaché à la 5eme republique et son monarche republicain.
FI à la presidentiel faisant moins de 20%...
c'est acté...

conclusion...
a partir des point 1 et 2.
nous pouvons affirmer que les français veulent l'etat de fait actuel.

vous prechez un convaincu...
je suis pour qu'on vote la regle d'or en matiere budgetaire.
inscrire dans la constitution % de deficit

pour vos profs...
oui on peut partir sur un examen complet de leur travail tout les 5 ans...taux d'absenteisme,resultats,implication personnel...etc...
et si examen pas satisfaisant...revocation immediate.
viré pour faute professionel.
 
Et  vous fermez la classe ?  

Pour la proportionnelle à l'Assemblée, non la FI n'était pas la seule : Sarkozy en avait promis une part à l'Assemblée , Hollande aussi et Manu itou : 

C'est vérifiable dans son programme : 
https://www.lemonde.fr/personnalite/emmanuel-macron/programme/

Réduire d’un tiers le nombre de parlementaires


Nous réduirons d’environ un tiers le nombre de députés et de sénateurs. Ils disposeront de moyens supplémentaires pour faire leur travail.


  • Programme d’Emmanuel Macron, 2 mars 2017


Instaurer une dose de proportionnelle


Je suis favorable à la proportionnelle de manière dosée pour refléter le pluralisme de notre vie politique.






    • Programme d’Emmanuel Macron, 2 mars 2017




    C'est sur ce genre de promesses que Manu a été élu alors que tout le monde sait déjà que ça n'aura pas lieu.  Vous confondez un mandat électif avec un chèque en blanc.  
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Message par Diviciac le Sam 18 Jan - 3:00

ledevois a écrit:
Diviciac a écrit:

Le mot "démocratie" signifiant le pouvoir du peuple (ou "au" peuple) on peut se demander si voter une fois tous les cinq ans pour une majorité qui, une fois élue fera à peu près ce qu'elle veut sans faire grand cas d'un programme qui lui a permis de berner les gogos, est encore une démocratie. Pour ne prendre que l'actuel pouvoir, la réduction du nombre des élus , la proportionnelle à l'Assemblée,  la maitrise des dépenses publiques, à terme l'équilibre budgétaire  et autres vaines promesses en faisaient partie. 
Vous  qui souhaitez un plus   rigoureux contrôle du travail des enseignants, pensez-vous que, pour eux aussi , une inspection une fois tous les cinq ans suffirait ?   

 Je fais parti des bernés , et je suis vraiment déçu de ce qui se passe en France -
 Pour moi Macron ne relève pas la France --- il l'enfonce --
  
Largement désavoués aussi , sarkozy a fini en revenant sur certains mesures, Hollande en gérant les affaires courantes en roue libre et Manu dans la gabegie et  le bordel généralisés. Je crois qu'il faudrait trouver un moyen légal de dire "Stop" avant la fin du quinquennat.  
Quant à Manu, je crois que de nombreux électeurs qui ont une sensibilité de gauche  ou de droite non libérale ne se dérangeront pas en cas de duel Marine/ Manu en 2022, ça pourrait créer une condition favorable pour Marine : élue au second tour avec une forte abstention .
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Message par ledevois le Sam 18 Jan - 10:44

il faudrait trouver un moyen légal de dire "Stop" avant la fin du quinquennat.  


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Antichrist le Sam 18 Jan - 18:03

Diviciac a écrit:
Antichrist a écrit:
bonsoir diviciac

1-le code electoral etant ce qu'il est...macron meme avec 24% au 1er tour est legitimement elu
second tour a 66%...il n'y a pas photo
victoire politique et sans appel de macron

dans ce cas là...c'est bien le peuple qui a voté
c'est bien la volonté du peuple...

2-de memoire...seul FI voulait une grosse dose de proportionnel et ainsi de suite
resultat ?...les français sont extremement attaché à la 5eme republique et son monarche republicain.
FI à la presidentiel faisant moins de 20%...
c'est acté...

conclusion...
a partir des point 1 et 2.
nous pouvons affirmer que les français veulent l'etat de fait actuel.

vous prechez un convaincu...
je suis pour qu'on vote la regle d'or en matiere budgetaire.
inscrire dans la constitution % de deficit

pour vos profs...
oui on peut partir sur un examen complet de leur travail tout les 5 ans...taux d'absenteisme,resultats,implication personnel...etc...
et si examen pas satisfaisant...revocation immediate.
viré pour faute professionel.
 
Et  vous fermez la classe ?  

Pour la proportionnelle à l'Assemblée, non la FI n'était pas la seule : Sarkozy en avait promis une part à l'Assemblée , Hollande aussi et Manu itou : 

C'est vérifiable dans son programme : 
https://www.lemonde.fr/personnalite/emmanuel-macron/programme/

Réduire d’un tiers le nombre de parlementaires






Nous réduirons d’environ un tiers le nombre de députés et de sénateurs. Ils disposeront de moyens supplémentaires pour faire leur travail.


  • Programme d’Emmanuel Macron, 2 mars 2017


Instaurer une dose de proportionnelle






Je suis favorable à la proportionnelle de manière dosée pour refléter le pluralisme de notre vie politique.






    • Programme d’Emmanuel Macron, 2 mars 2017




    C'est sur ce genre de promesses que Manu a été élu alors que tout le monde sait déjà que ça n'aura pas lieu.  Vous confondez un mandat électif avec un chèque en blanc.  

bonjour diviciac

1-on remplace le prof...je crois qu'il y a une multitude de profs sans affectation

2-sans doute...
mais FI en avait fait son cheval de bataille.
une republique parlementaire...voulant passer meme à la 6eme.

c'est bien plus que le saupoudrage des autres candidats...

donc FI a proposé...
les français par leur vote en designant melenchon 4eme...on refusé

ce qui implique...que le vote ou la consultation de français se fait tous les 5 ans...legislatives comprises.
point barre.
acté politiquement.
Antichrist
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Message par ledevois le Sam 18 Jan - 18:11

Antichrist a écrit:
Diviciac a écrit:
 
Et  vous fermez la classe ?  

Pour la proportionnelle à l'Assemblée, non la FI n'était pas la seule : Sarkozy en avait promis une part à l'Assemblée , Hollande aussi et Manu itou : 

C'est vérifiable dans son programme : 
https://www.lemonde.fr/personnalite/emmanuel-macron/programme/

Réduire d’un tiers le nombre de parlementaires








Nous réduirons d’environ un tiers le nombre de députés et de sénateurs. Ils disposeront de moyens supplémentaires pour faire leur travail.


  • Programme d’Emmanuel Macron, 2 mars 2017


Instaurer une dose de proportionnelle








Je suis favorable à la proportionnelle de manière dosée pour refléter le pluralisme de notre vie politique.






    • Programme d’Emmanuel Macron, 2 mars 2017




    C'est sur ce genre de promesses que Manu a été élu alors que tout le monde sait déjà que ça n'aura pas lieu.  Vous confondez un mandat électif avec un chèque en blanc.  

bonjour diviciac

1-on remplace le prof...je crois qu'il y a une multitude de profs sans affectation

2-sans doute...
mais FI en avait fait son cheval de bataille.
une republique parlementaire...voulant passer meme à la 6eme.

c'est bien plus que le saupoudrage des autres candidats...

donc FI a proposé...
les français par leur vote en designant melenchon 4eme...on refusé

ce qui implique...que le vote ou la consultation de français se fait tous les 5 ans...legislatives comprises.
point barre.
acté politiquement.

 C'est toujours plus de dépenses avec Macron -- il n'a rien résolu ni tenu ses promesses -- 


Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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