Il en était l’hôte ; il en a été le concepteur, l’auteur, le producteur, le metteur en scène, l’act

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Message par ledevois le Ven 20 Sep - 19:10

 il continue le travail de destruction de la nation, une nation sans repaire, sans histoire,  est une nation qui meurt. Son souhait  transformer la république une et indivisible par un conglomérat de régions et de communautés facilement assimilables par bruxelles ,.

Du multilatéralisme au monocentrisme
19 sept. 2019
 Il en était l’hôte ; il en a été le concepteur, l’auteur, le producteur, le metteur en scène, l’act 5d83b5046f7ccc5c23289a23:copyright: PHILIPPE WOJAZER Source: AP

Emmanuel Macron lance la commission des «1000 premiers jours de l'enfant», le 19 septembre 2019 -


Hilaire de Crémiers, directeur de la publication de Politique magazine, revient sur l'activisme diplomatique d'Emmanuel Macron lors du dernier sommet du G7. S'il reconnaît l'apparente habilité du chef de l'Etat, il fustige sa vision du monde.
Macron a fait du sommet du G7 à Biarritz du 24 au 26 août son sommet à lui. Il en était l’hôte ; il en a été le concepteur, l’auteur, le producteur, le metteur en scène, l’acteur principal et presque unique, le réalisateur, le rapporteur, le commentateur avisé et même le critique bienveillant.
En toute transparence, comme il se doit ! Agissant comme si tout un chacun devait être informé de tout au fur et à mesure du déroulement, avant, pendant et après, comme si tout citoyen de France et du monde était en droit de partager les préoccupations, les réflexions, voire les décisions de ce sommet dans une sorte de communion universelle et unanime créée pour l’occasion par son génie personnel qui donne ainsi au président français, enfin, une stature à la hauteur des enjeux de la terre au XXIe siècle.
Mieux que tous ses prédécesseurs ! À quelques exceptions près, tout le monde le félicite et chacun se félicite soi-même en le félicitant. L’homme est tout à fait à l’aise dans ce genre d’événements internationaux où l’expression en anglais et la communication en continu lui sont familières. Il aime ça ; il adore ; c’est son truc ; il brille et avec une évidente facilité. 

Du travail et de l’art

Que restera-t-il de ce sommet ? Nul ne le sait. Macron lui-même l’a déclaré «utile», ce qui sous-entend que beaucoup d’autres avant ne l’ont guère été. Restons «humbles», a-t-il ajouté ! Sur certains points il y a eu des accords ou plutôt des commencements d’accords. Mais il ne s’agit encore que de mots et les mots ne sont pas des actes. Les conférences international
ont-elles jamais empêché des conflits quand aucune raison d’ordre supérieur ne peut être invoquée pour faire prévaloir la justice et la paix ? La belle photo d’un moment n’y suffit pas.

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Cependant, au lendemain de l’événement, il n’y a aucun doute : les apparences médiatiques et les compliments des partenaires présents et, d’abord, des sept membres attitrés, État-Unis, Canada, Japon, Allemagne, Angleterre, Italie, France, vont dans le sens d’un
succès. Ce succès tranche avec l’échec retentissant du précédent G7 en 2018 au Québec où Trump avait claqué la porte et déchiré le communiqué final. Macron a eu la subtilité de ne faire qu’une mince déclaration, préparée par lui-même, et ne notant que le strict minimum. Alors, Trump, bien accueilli et en premier par Macron lui-même qui a su le soigner à chaque instant, a joué le jeu jusqu’au bout, s’offrant même le luxe d’une communication finale, chaleureuse et souriante, avec le président français.
C’est un beau coup. Macron, par son entregent, et son savoir-faire qui suppose une parfaite maîtrise des dossiers – ce qui est vrai – et un sens aigu des convergences possibles au milieu des divergenc
es réelles – c’est sa méthode –, a réussi à concilier des intérêts et des personnalités qui paraissaient inconciliables. Ce travail préparatoire bien mené, cet effort sans relâche, cette audace et cette opiniâtreté ont été salués comme il convient. Macron en est fier. Il a mené son affaire dans l’air du temps avec tous les poncifs de la modernité qu’il a transformés en originalité personnelle.
Il est visiblement heureux d’avoir manifesté ses capacités à «faire avancer les choses» dans «le bons sens» de «l’ouverture», du «dialogue», de «l’information», de «la responsabilité», pour l’amélioration du sort de la planète, pour le souci écologique mondial qui doit devenir la priorité du XXIe siècle, pour la réduction des inégalités de toutes sortes, le grand «combat» qui ne peut qu’ennoblir toutes les démarches et assurer toutes les approbations, pour une détente programmée des pressions et des luttes commerciales et fiscales – compréhensibles, certes, mais qu’il faut dominer –, pour le renforcement des conditions d’un développement économique général de tous les peuples qui y ont droit, pour l’apaisement des conflits qui ravagent encore des régions entières.
Bref, tout ! Tel, en principe, a toujours été le but de ce genre de sommet depuis l’origine en 1975, comme du G20, d’ailleurs, qui en est, en fait, une sorte d’extension : des rencontres internationales de chefs d’État ou de gouvernement qui peuvent, dans ces circonstances, aborder, souvent de manière informelle ou en réunions organisées, toutes sortes de questions qui sont censées relever de leur compétence
La Russie pourrait retrouver une sorte de statut européen, Macron s’étant arrangé pour lui rouvrir les portes de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe

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Dans un pareil cadre, d’autres dirigeants peuvent être invités. Macron a tenu à assurer lui-même cet élargissement. C’est sa conception du multilatéralisme dont il a fait son option préférentielle : il s’agit d’impliquer, comme son nom l’indique, de multiples partenaires, significativement représentatifs, afin que tous prennent conscience ensemble des problèmes du monde et, surtout, s’associent pour leur trouver des solutions.
Le président français avait donc convié à participer à ce sommet de manière adjacente l’Australie, l’Afrique du Sud, le Chili, l’Égypte, l’Inde, le Sénégal, le Burkina Faso et le Rwanda. En dehors de l’immense Chine mise de côté dans ce G7 depuis toujours – mais, cependant, dans l’ordre du jour en raison de la guerre commerciale –, la terre pouvait se sentir concernée, tous les continents, tous les peuples, toutes les races, toutes les religions.
Et les principaux problèmes mondiaux liés à la sécurité et au développement se trouvaient, du coup, évoqués. Macron n’a pas manqué de préciser l’intérêt de chacune de ces participations, toutes utiles pour une meilleure compréhension des enjeux et donc pour de meilleures prises de décisions.

On pense, bien sûr, au Sahel, mais aussi à la Libye, aux projets de conférences internationales pour régler au mieux les conflits, Moyen-Orient, Ukraine. Tous ces points ont été notés et même Hong-Kong !
Et comme la lutte pour le climat est fixée comme une priorité, Macron a profité du G7 pour dénoncer le crime des feux de forêt en Amazonie, en prenant des airs tragiques et en accusant le président brésilien Jair Bolsonaro qui, se sentant outragé, a répliqué par des propos outrageants… et grossiers. C’est le point noir du G7, le seul. Voulu comme tel ? Dans le cadre d’une politique générale ? Pour stigmatiser tout ce qui s’appelle populisme ? Macron s’est arrangé pour, à l’issue du G7, rencontrer le chef indien Raoni, ce qui orientait le tableau en sa faveur. Habile… Ainsi l’ambiance générale de ce sommet fut fort sympathique et finalement détendue dans une ville qui pouvait paraître assiégée mais que Macron a promis de dédommager. Quant aux dames, elles étaient prises en charge par Brigitte Macron ! Du grand art !
Lire aussi : G7 : le coup de poker manqué d'Emmanuel Macron sur le dossier iranien

La mise en scène

https://francais.rt.com/opinions/65913-multilateralisme-monocentrisme



 
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