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Message par Zerbinette le Mer 11 Sep - 9:20

Ce jour ou a compris ce qu'étaient les terroristes...........
Je poste cette belle image de ce qu'on reconstruit les américains......
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Message par ledevois le Mer 11 Sep - 10:29

Zerbinette a écrit:Ce jour ou a compris ce qu'étaient les terroristes...........
Je poste cette belle image de ce qu'on reconstruit les américains......
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 Ce sont les Amerloques qui ont inventé le terrorisme -- 



 
 Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Diviciac le Mer 11 Sep - 10:44

ledevois a écrit:
Zerbinette a écrit:Ce jour ou a compris ce qu'étaient les terroristes...........
Je poste cette belle image de ce qu'on reconstruit les américains......
11 septembre......... 69976960_442393909708323_2875437762373222400_n.jpg?_nc_cat=102&_nc_eui2=AeH8q-_nI9uQrjSzZNh8_aAqWk4viOM4hNLJOsKgSzTXxIflB7wzVKOGxU-RxfVNO4BQcwoe5F_rIwFgLZdDoMa9IK4jlpjyqyRZS53nz8J2BA&_nc_oc=AQnT5H8D6wTOqjC1Ga_34q-VjzwiSKttC7t5LTJrepFWcVG3t_WQX6bpx0iPkO6Ncwg&_nc_ht=scontent-cdg2-1

 Ce sont les Amerloques qui ont inventé le terrorisme -- 
 
C'est  bien plus ancien … je crois que c'est Samson  qui a inventé l'attentat suicide en effondrant le palais des Philistins au prix de sa vie. 
Bien avant que le chamelier n'invente l'Islam, le sacrifice de sa vie au nom de la foi -pourvu qu'on zigouille aussi un grand nombre de mécréants - était bien vu par les juifs et les chrétiens . 
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Message par ledevois le Mer 11 Sep - 10:47

Diviciac a écrit:
ledevois a écrit:

 Ce sont les Amerloques qui ont inventé le terrorisme -- 
 
C'est  bien plus ancien … je crois que c'est Samson  qui a inventé l'attentat suicide en effondrant le palais des Philistins au prix de sa vie. 
Bien avant que le chamelier n'invente l'Islam, le sacrifice de sa vie au nom de la foi -pourvu qu'on zigouille aussi un grand nombre de mécréants - était bien vu par les juifs et les chrétiens . 

 Je parlais du terrorisme moderne aidé par les amerloques -- Ben Laden c'est eux --



 
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Message par Zerbinette le Mer 11 Sep - 10:49

Pour Ledev qui cornaqué par vous,sais tout sur tout,Al Qaida est né de la guerre en Afghanistan lorsque les Russes y sont arrivés en pays conquis!
Le terrorisme islamiste est né en Afghanistan »
Gilles Kepel dans mensuel 293
daté décembre 2004 - 11 septembre......... Picto_cadenas_ouver
Il y a vingt-cinq ans, le 24 décembre 1979, l'URSS envahissait l'Afghanistan. Un événement longtemps vu à travers le prisme de la guerre froide. Gilles Kepel nous dit ici que ce conflit a constitué la matrice du terrorisme islamiste contemporain*.
L'Histoire : Le 24 décembre 1979, l'Union soviétique entre en Afghanistan. Quelle est la raison de cette invasion ?
Gilles Kepel : Les Soviétiques, lorsqu'ils entrent en Afghanistan, veulent réaliser une sorte de « coup de Prague » centre-asiatique. C'est-à-dire permettre le maintien d'un pouvoir communiste par l'intervention de l'Armée rouge. A Kaboul, en 1978, un coup d'État a placé à la tête du pays un gouvernement procommuniste, qui a perdu le soutien de la population en raison de son intransigeance.
Pour éviter le renversement du régime, l'Armée rouge intervient donc, destitue les dirigeants et forme un gouvernement aux ordres, arrivé dans ses fourgons. Se trouve ainsi appliquée la « doctrine Brejnev », selon laquelle aucun pays qui a été communiste ne peut quitter l'orbite soviétique.
L'H. : Mais les Soviétiques vont devoir faire face à un soulèvement des Afghans...
G. K. : Ce que les Soviétiques n'avaient pas prévu, c'est qu'ils devraient se battre non seulement contre des groupes de résistance afghans, mais plus largement contre l'ensemble du monde musulman. Un jihad, une « guerre sainte », est en effet lancé contre l'Armée rouge impie, qui a envahi une terre d'Islam.
Moscou ne s'y attendait pas car l'URSS comptait de nombreux clients dans le monde arabe : la Syrie, la Palestine, le Yémen du Sud, l'Algérie, etc. Mais les Américains et les Saoudiens, alliés de Washington, vont encourager les ulémas les juristes et théologiens « docteurs de la Loi » à proclamer ce jihad. C'est un moyen de mobiliser, face à l'URSS, des opposants dans tout le monde musulman et de donner une identité fédératrice aux groupes de résistance afghans.
L'H. : Autrement dit, la lutte contre l'URSS a, dès le début, une couleur religieuse ?
G. K. : Oui. Le combat en Afghanistan, contrairement, par exemple, au combat palestinien, n'a pas de connotation nationale. Le langage employé est religieux, et non pas nationaliste.
En premier lieu, il y a ce mot de « jihad » qui signifie « effort » en arabe. Individuellement, il s'agit de l'effort pour être un bon musulman ; socialement, cela peut signifier la guerre sainte. Le jihad suspend alors toutes les autres obligations religieuses les prières, le ramadan, etc..
Et, quand un jihad de défense est lancé, c'est-à-dire quand la communauté musulmane est considérée comme en danger, chaque musulman doit y répondre, en prenant les armes, en finançant l'effort militaire ou en priant. C'est donc une arme de mobilisation intense à laquelle les ulémas ne recourent que prudemment.
C'est donc une grande responsabilité qu'ont prise les ulémas afghans en 1979, en ouvrant la boîte de Pandore...
L'H. : C'est ainsi au nom de l'islam que des musulmans prennent les armes en Afghanistan. Qui sont ces combattants ?
G. K. : Il y a d'abord les combattants afghans, ce qu'on appelle les « moudjahidin ». Ils se divisent en différents groupes, en conflit les uns avec les autres, dominés par des seigneurs de la guerre. Il y a, d'un côté, les groupes pro-saoudiens, ceux qui reçoivent le plus de dollars, comme le Hezb-e-Islami de Hekmatyar ou le groupe de Sayyaf, tous deux ethniquement pachtouns, et, de l'autre, le parti Jamiat-e-Islami, tadjik, dont la figure de proue est le commandant Massoud.
Et puis il y a des combattants venus de l'ensemble du monde musulman. Ils constituent des brigades internationales de jihadistes. Ce sont essentiellement des Arabes venus d'Arabie saoudite, du Yémen, d'Algérie, d'Égypte, etc. Mais on trouve aussi des Pakistanais, des Philippins, des Malaisiens. Et puis quelques Beurs venus des banlieues françaises.
L'H. : Pourquoi les laisse-t-on partir ?
G. K. : Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les dirigeants arabes voient souvent dans ces enrôlements pour l'Afghanistan une façon de se débarrasser de leurs éléments les plus extrémistes. Ainsi, en Algérie, on a libéré des partisans de l'islamisme radical qui ont été envoyés en Afghanistan. De même, en Égypte, des personnalités qui avaient purgé des peines après l'assassinat de Sadate en 1981 partent lutter contre l'URSS - c'est le cas d'Ayman al-Zawahiri, le futur idéologue d'Al-Qaida.
Le calcul sera mauvais puisque la plupart des jihadistes, formés dans des camps en Afghanistan et surtout au Pakistan, ne se battront que rarement - la guérilla est essentiellement menée par les Afghans - et reviendront sains et saufs dans leur pays, plus dangereux encore, aguerris et endoctrinés.
L'H. : Parmi eux, il y a Oussama ben Laden...
G. K. : Le Saoudien Oussama ben Laden a effectivement fait ses premières armes lors du conflit afghan. C'est à cette occasion que son groupe, Al-Qaida, est né. Son nom même, qui signifie la « base » en arabe, renvoie, comme l'expliquait Ben Laden lors d'une interview sur Al-Jazira en octobre 2001, au camp de base construit en Afghanistan pour former les jihadistes et à la base de données, celle de tous les musulmans qui ont transité par ce camp, un réseau mobilisable par Internet.
Al-Qaida est très représentatif d'une nouvelle forme d'islamisme née alors. Auparavant, deux courants islamistes coexistaient sans se mêler : d'un côté, la doctrine des Frères musulmans, des islamistes dits « modernes » qui, dans la lignée de l'Égyptien Sayed Qotb, penseur radical des années 1950-1960, cherchaient à mobiliser les masses selon le modèle occidental des partis politiques ; de l'autre côté, les salafistes, qui, eux, avaient une vision figée, littérale, des textes sacrés, fondée sur l'autorité des ulémas, en particulier saoudiens.
L'Afghanistan voit naître une synthèse de ces deux courants, ce qu'on peut appeler le « salafisme jihadiste », qui mêle l'ultrarigorisme du salafisme et la dimension politique, voire violente, de l'islamisme des Frères musulmans.
Al-Qaida symbolise cette hybridation. A sa tête, Oussama ben Laden est issu de la mouvance salafiste, tandis que l'idéologue égyptien du groupe, Al-Zawahiri, a été formé dans le courant qotbiste, issu des Frères musulmans.
L'H. : Pourquoi les États-Unis sont-ils entrés dans le jeu ?
G. K. : Pour les États-Unis, il s'agit de donner l'estocade à l'ennemi soviétique. Washington s'entend avec les pays du monde musulman : pour chaque dollar dépensé par la CIA, les pays arabes avancent un pétrodollar. Au total, le jihad en Afghanistan n'aura coûté que 600 millions de dollars par an aux Américains - ce n'est pas cher payé pour faire tomber l'URSS ! Celle-ci va subir son Vietnam sans qu'une goutte de sang américain soit versée.
La guérilla afghane est ainsi ravitaillée en armes, essentiellement chinoises, payées par la CIA et l'Arabie saoudite. Ces armes transitent par le Pakistan. En retour, les camions qui rentrent à Karachi sont remplis d'opium afghan... Se développe ainsi une véritable économie mafieuse en Afghanistan et au Pakistan, qui dure encore.
L'H. : Pourtant, 1979, c'est aussi l'année de la révolution iranienne, de la prise d'otages américains à Téhéran. Les États-Unis n'ont donc pas pris la mesure de la menace islamiste ?
G. K. : Les Américains sont persuadés de pouvoir instrumentaliser à leur profit la mouvance islamiste sunnite. Ils croient que celle-ci ne survivra que tant qu'ils la financeront. Surtout, à cette date, la menace islamiste semble être du côté de l'Iran chiite. D'autant que l'Iran essaie de mobiliser le monde musulman contre le « Grand Satan », les États-Unis.
Mais en aidant à financer le jihad afghan, les États-Unis réussissent à dévier le coup et à faire de l'URSS l'ennemi par excellence de l'islam radical. Et l'Iran échoue à réunir les forces musulmanes contre l'« impérialisme » américain.
Finalement, le jihad en Afgha-nistan a marginalisé Téhéran. Mais on ne le savait pas encore. Lorsque, le 14 février 1989, l'imam Khomeyni lance la fatwa contre Salman Rushdie, cela fait grand bruit. En fait, ce n'est là qu'un baroud d'honneur de celui qui voulait apparaître comme le héraut et le héros de l'islam face au monde occidental impie. La date importante au regard de l'histoire, c'est en réalité le lendemain, le 15 février 1989, le jour où s'achève le retrait des troupes soviétiques d'Afghanistan. L'événement est passé quasiment inaperçu à l'époque, occulté par la fatwa !
L'H. : Ce 15 février 1989 marque la défaite de l'URSS. C'est donc aussi une victoire des États-Unis ?
G. K. : La défaite en Afghanistan a contribué à la chute finale de l'URSS, déjà épuisée par la course aux armements imposée par l'Amérique de Ronald Reagan. Cet événement est essentiel dans l'éclatement de l'Union soviétique et dans la fin de la guerre froide.
L'H. : Dans quel état se trouve l'Afghanistan en 1989 après neuf ans de guerre ?
G. K. : Le pays sombre dans l'anarchie. Le régime procommuniste ne tombe qu'en 1992. Les différents partis afghans se battent entre eux. C'est dans ce contexte que les talibans conquièrent le pouvoir en 1996. Ceux-ci ont été formés dans les madrasas les écoles coraniques pakistanaises, après avoir fui l'Afghanistan en guerre dans les années 1980. Ils sont donc, eux aussi, le produit de la guerre d'Afghanistan.
L'H. : Et les jihadistes venus du monde arabe, que deviennent-ils après le départ des Soviétiques ?
G. K. : Pour les jihadistes, la guerre d'Afghanistan fut une grande victoire. Et un modèle. Après 1989, ils rentrent dans leur pays et s'efforcent d'y implanter les formes de guérilla qu'ils ont apprises. Le salafisme jihadiste devient le fer de lance des mouvements islamistes : en Algérie, en Égypte, en Bosnie où des anciens d'Afghanistan essaient de transformer la lutte nationaliste bosniaque en jihad, en attendant la Tchétchénie.
Dans les années 2000, alors que ces guérillas ont échoué, les mêmes islamistes, Al-Quaida en tête, passent au terrorisme. Et les États-Unis deviennent leur cible.
Les attentats du 11 septembre 2001 n'auraient pas été possibles sans l'expérience afghane. Celle-ci a joué un rôle de matrice pour le terrorisme islamiste.
Propos recueillis par Héloïse Kolebka.
Mots clés :
Afghanistan
Islamisme
Terrorisme
* Gilles Kepel vient de publier Fitna. Guerre au coeur de l'islam , Paris, Gallimard, 2004. On pourra aussi se référer à son ouvrage Jihad. Expansion et déclin de l'islamisme , Paris, Gallimard, 2000, rééd. « Folio », 2002.

De l'histoire en vidéo : Coupe du Monde : des finales de plus en plus chères


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Message par ledevois le Mer 11 Sep - 11:06

Zerbinette a écrit:Pour Ledev qui cornaqué par vous,sais tout sur tout,Al Qaida est né de la guerre en Afghanistan lorsque les Russes y sont arrivés en pays conquis!
Le terrorisme islamiste est né en Afghanistan »
Gilles Kepel dans mensuel 293
daté décembre 2004 - 11 septembre......... Picto_cadenas_ouver
Il y a vingt-cinq ans, le 24 décembre 1979, l'URSS envahissait l'Afghanistan. Un événement longtemps vu à travers le prisme de la guerre froide. Gilles Kepel nous dit ici que ce conflit a constitué la matrice du terrorisme islamiste contemporain*.
L'Histoire : Le 24 décembre 1979, l'Union soviétique entre en Afghanistan. Quelle est la raison de cette invasion ?
Gilles Kepel : Les Soviétiques, lorsqu'ils entrent en Afghanistan, veulent réaliser une sorte de « coup de Prague » centre-asiatique. C'est-à-dire permettre le maintien d'un pouvoir communiste par l'intervention de l'Armée rouge. A Kaboul, en 1978, un coup d'État a placé à la tête du pays un gouvernement procommuniste, qui a perdu le soutien de la population en raison de son intransigeance.
Pour éviter le renversement du régime, l'Armée rouge intervient donc, destitue les dirigeants et forme un gouvernement aux ordres, arrivé dans ses fourgons. Se trouve ainsi appliquée la « doctrine Brejnev », selon laquelle aucun pays qui a été communiste ne peut quitter l'orbite soviétique.
L'H. : Mais les Soviétiques vont devoir faire face à un soulèvement des Afghans...
G. K. : Ce que les Soviétiques n'avaient pas prévu, c'est qu'ils devraient se battre non seulement contre des groupes de résistance afghans, mais plus largement contre l'ensemble du monde musulman. Un jihad, une « guerre sainte », est en effet lancé contre l'Armée rouge impie, qui a envahi une terre d'Islam.
Moscou ne s'y attendait pas car l'URSS comptait de nombreux clients dans le monde arabe : la Syrie, la Palestine, le Yémen du Sud, l'Algérie, etc. Mais les Américains et les Saoudiens, alliés de Washington, vont encourager les ulémas les juristes et théologiens « docteurs de la Loi » à proclamer ce jihad. C'est un moyen de mobiliser, face à l'URSS, des opposants dans tout le monde musulman et de donner une identité fédératrice aux groupes de résistance afghans.
L'H. : Autrement dit, la lutte contre l'URSS a, dès le début, une couleur religieuse ?
G. K. : Oui. Le combat en Afghanistan, contrairement, par exemple, au combat palestinien, n'a pas de connotation nationale. Le langage employé est religieux, et non pas nationaliste.
En premier lieu, il y a ce mot de « jihad » qui signifie « effort » en arabe. Individuellement, il s'agit de l'effort pour être un bon musulman ; socialement, cela peut signifier la guerre sainte. Le jihad suspend alors toutes les autres obligations religieuses les prières, le ramadan, etc..
Et, quand un jihad de défense est lancé, c'est-à-dire quand la communauté musulmane est considérée comme en danger, chaque musulman doit y répondre, en prenant les armes, en finançant l'effort militaire ou en priant. C'est donc une arme de mobilisation intense à laquelle les ulémas ne recourent que prudemment.
C'est donc une grande responsabilité qu'ont prise les ulémas afghans en 1979, en ouvrant la boîte de Pandore...
L'H. : C'est ainsi au nom de l'islam que des musulmans prennent les armes en Afghanistan. Qui sont ces combattants ?
G. K. : Il y a d'abord les combattants afghans, ce qu'on appelle les « moudjahidin ». Ils se divisent en différents groupes, en conflit les uns avec les autres, dominés par des seigneurs de la guerre. Il y a, d'un côté, les groupes pro-saoudiens, ceux qui reçoivent le plus de dollars, comme le Hezb-e-Islami de Hekmatyar ou le groupe de Sayyaf, tous deux ethniquement pachtouns, et, de l'autre, le parti Jamiat-e-Islami, tadjik, dont la figure de proue est le commandant Massoud.
Et puis il y a des combattants venus de l'ensemble du monde musulman. Ils constituent des brigades internationales de jihadistes. Ce sont essentiellement des Arabes venus d'Arabie saoudite, du Yémen, d'Algérie, d'Égypte, etc. Mais on trouve aussi des Pakistanais, des Philippins, des Malaisiens. Et puis quelques Beurs venus des banlieues françaises.
L'H. : Pourquoi les laisse-t-on partir ?
G. K. : Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les dirigeants arabes voient souvent dans ces enrôlements pour l'Afghanistan une façon de se débarrasser de leurs éléments les plus extrémistes. Ainsi, en Algérie, on a libéré des partisans de l'islamisme radical qui ont été envoyés en Afghanistan. De même, en Égypte, des personnalités qui avaient purgé des peines après l'assassinat de Sadate en 1981 partent lutter contre l'URSS - c'est le cas d'Ayman al-Zawahiri, le futur idéologue d'Al-Qaida.
Le calcul sera mauvais puisque la plupart des jihadistes, formés dans des camps en Afghanistan et surtout au Pakistan, ne se battront que rarement - la guérilla est essentiellement menée par les Afghans - et reviendront sains et saufs dans leur pays, plus dangereux encore, aguerris et endoctrinés.
L'H. : Parmi eux, il y a Oussama ben Laden...
G. K. : Le Saoudien Oussama ben Laden a effectivement fait ses premières armes lors du conflit afghan. C'est à cette occasion que son groupe, Al-Qaida, est né. Son nom même, qui signifie la « base » en arabe, renvoie, comme l'expliquait Ben Laden lors d'une interview sur Al-Jazira en octobre 2001, au camp de base construit en Afghanistan pour former les jihadistes et à la base de données, celle de tous les musulmans qui ont transité par ce camp, un réseau mobilisable par Internet.
Al-Qaida est très représentatif d'une nouvelle forme d'islamisme née alors. Auparavant, deux courants islamistes coexistaient sans se mêler : d'un côté, la doctrine des Frères musulmans, des islamistes dits « modernes » qui, dans la lignée de l'Égyptien Sayed Qotb, penseur radical des années 1950-1960, cherchaient à mobiliser les masses selon le modèle occidental des partis politiques ; de l'autre côté, les salafistes, qui, eux, avaient une vision figée, littérale, des textes sacrés, fondée sur l'autorité des ulémas, en particulier saoudiens.
L'Afghanistan voit naître une synthèse de ces deux courants, ce qu'on peut appeler le « salafisme jihadiste », qui mêle l'ultrarigorisme du salafisme et la dimension politique, voire violente, de l'islamisme des Frères musulmans.
Al-Qaida symbolise cette hybridation. A sa tête, Oussama ben Laden est issu de la mouvance salafiste, tandis que l'idéologue égyptien du groupe, Al-Zawahiri, a été formé dans le courant qotbiste, issu des Frères musulmans.
L'H. : Pourquoi les États-Unis sont-ils entrés dans le jeu ?
G. K. : Pour les États-Unis, il s'agit de donner l'estocade à l'ennemi soviétique. Washington s'entend avec les pays du monde musulman : pour chaque dollar dépensé par la CIA, les pays arabes avancent un pétrodollar. Au total, le jihad en Afghanistan n'aura coûté que 600 millions de dollars par an aux Américains - ce n'est pas cher payé pour faire tomber l'URSS ! Celle-ci va subir son Vietnam sans qu'une goutte de sang américain soit versée.
La guérilla afghane est ainsi ravitaillée en armes, essentiellement chinoises, payées par la CIA et l'Arabie saoudite. Ces armes transitent par le Pakistan. En retour, les camions qui rentrent à Karachi sont remplis d'opium afghan... Se développe ainsi une véritable économie mafieuse en Afghanistan et au Pakistan, qui dure encore.
L'H. : Pourtant, 1979, c'est aussi l'année de la révolution iranienne, de la prise d'otages américains à Téhéran. Les États-Unis n'ont donc pas pris la mesure de la menace islamiste ?
G. K. : Les Américains sont persuadés de pouvoir instrumentaliser à leur profit la mouvance islamiste sunnite. Ils croient que celle-ci ne survivra que tant qu'ils la financeront. Surtout, à cette date, la menace islamiste semble être du côté de l'Iran chiite. D'autant que l'Iran essaie de mobiliser le monde musulman contre le « Grand Satan », les États-Unis.
Mais en aidant à financer le jihad afghan, les États-Unis réussissent à dévier le coup et à faire de l'URSS l'ennemi par excellence de l'islam radical. Et l'Iran échoue à réunir les forces musulmanes contre l'« impérialisme » américain.
Finalement, le jihad en Afgha-nistan a marginalisé Téhéran. Mais on ne le savait pas encore. Lorsque, le 14 février 1989, l'imam Khomeyni lance la fatwa contre Salman Rushdie, cela fait grand bruit. En fait, ce n'est là qu'un baroud d'honneur de celui qui voulait apparaître comme le héraut et le héros de l'islam face au monde occidental impie. La date importante au regard de l'histoire, c'est en réalité le lendemain, le 15 février 1989, le jour où s'achève le retrait des troupes soviétiques d'Afghanistan. L'événement est passé quasiment inaperçu à l'époque, occulté par la fatwa !
L'H. : Ce 15 février 1989 marque la défaite de l'URSS. C'est donc aussi une victoire des États-Unis ?
G. K. : La défaite en Afghanistan a contribué à la chute finale de l'URSS, déjà épuisée par la course aux armements imposée par l'Amérique de Ronald Reagan. Cet événement est essentiel dans l'éclatement de l'Union soviétique et dans la fin de la guerre froide.
L'H. : Dans quel état se trouve l'Afghanistan en 1989 après neuf ans de guerre ?
G. K. : Le pays sombre dans l'anarchie. Le régime procommuniste ne tombe qu'en 1992. Les différents partis afghans se battent entre eux. C'est dans ce contexte que les talibans conquièrent le pouvoir en 1996. Ceux-ci ont été formés dans les madrasas les écoles coraniques pakistanaises, après avoir fui l'Afghanistan en guerre dans les années 1980. Ils sont donc, eux aussi, le produit de la guerre d'Afghanistan.
L'H. : Et les jihadistes venus du monde arabe, que deviennent-ils après le départ des Soviétiques ?
G. K. : Pour les jihadistes, la guerre d'Afghanistan fut une grande victoire. Et un modèle. Après 1989, ils rentrent dans leur pays et s'efforcent d'y implanter les formes de guérilla qu'ils ont apprises. Le salafisme jihadiste devient le fer de lance des mouvements islamistes : en Algérie, en Égypte, en Bosnie où des anciens d'Afghanistan essaient de transformer la lutte nationaliste bosniaque en jihad, en attendant la Tchétchénie.
Dans les années 2000, alors que ces guérillas ont échoué, les mêmes islamistes, Al-Quaida en tête, passent au terrorisme. Et les États-Unis deviennent leur cible.
Les attentats du 11 septembre 2001 n'auraient pas été possibles sans l'expérience afghane. Celle-ci a joué un rôle de matrice pour le terrorisme islamiste.
Propos recueillis par Héloïse Kolebka.
Mots clés :
Afghanistan
Islamisme
Terrorisme
* Gilles Kepel vient de publier Fitna. Guerre au coeur de l'islam , Paris, Gallimard, 2004. On pourra aussi se référer à son ouvrage Jihad. Expansion et déclin de l'islamisme , Paris, Gallimard, 2000, rééd. « Folio », 2002.
 
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Message par Diviciac le Mer 11 Sep - 11:18

ledevois a écrit:
Diviciac a écrit:
 
C'est  bien plus ancien … je crois que c'est Samson  qui a inventé l'attentat suicide en effondrant le palais des Philistins au prix de sa vie. 
Bien avant que le chamelier n'invente l'Islam, le sacrifice de sa vie au nom de la foi -pourvu qu'on zigouille aussi un grand nombre de mécréants - était bien vu par les juifs et les chrétiens . 

 Je parlais du terrorisme moderne aidé par les amerloques -- Ben Laden c'est eux --
 
Je n'en sais  rien mais le fait qu'ils aient soutenu et armé  les talibans  d'Afghanistan est un fait avéré.  
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Message par Aetius le Mer 11 Sep - 11:40

le 11 septembre, c'est aussi l'anniversaire d'un coup d'Etat, en 1973, au Chili, lorsque la junte militaire, conduite par Pinochet et soutenue par les Etatsuniens, renversa le président régulièrement élu, Salvatore Allende.  Allende se suicida ( ou fut suicidé ? )
Et Henry Kissinger, qui trempa dans ce coup d'Etat, était Prix Nobel de la Paix !

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Message par Diviciac le Mer 11 Sep - 12:18

Aetius a écrit:le 11 septembre, c'est aussi l'anniversaire d'un coup d'Etat, en 1973, au Chili, lorsque la junte militaire, conduite par Pinochet et soutenue par les Etatsuniens, renversa le président régulièrement élu, Salvatore Allende.
Et Henry Kissinger, qui trempa dans ce coup d'Etat, était Prix Nobel de la Paix !

Le soutien de dictateurs sanguinaires par la CIA contre des régimes démocratiques est un phénomène quasi planétaire mais particulièrement virulent en Amérique du sud.   
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Message par ledevois le Sam 14 Sep - 10:36

Diviciac a écrit:
Aetius a écrit:le 11 septembre, c'est aussi l'anniversaire d'un coup d'Etat, en 1973, au Chili, lorsque la junte militaire, conduite par Pinochet et soutenue par les Etatsuniens, renversa le président régulièrement élu, Salvatore Allende.
Et Henry Kissinger, qui trempa dans ce coup d'Etat, était Prix Nobel de la Paix !

Le soutien de dictateurs sanguinaires par la CIA contre des régimes démocratiques est un phénomène quasi planétaire mais particulièrement virulent en Amérique du sud.   

 Soutien des dictateurs des nazillons , des terroristes  c'est tout à fait un phénomène de la C I A que l'Occident en général essence --
 Quand je pense au Donbass et ses milliers de morts pour en venir à faire la paix , c'est burlesque --



 
 Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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