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Message par ledevois le Jeu 8 Aoû - 10:09

Le problème est que depuis plus de 20 ans on a lâcher les campagnes au profit des villes et avec Macron le fossé s'est creusé.


Transports collectifs: la colère des élus ruraux
Par  Eric de La Chesnais   Mis à jour le 06/08/2019 à 20:28  Publié le 06/08/2019 à 19:48
Transports collectifs: la colère des élus ruraux

Lignes SNCF fermées, cars inexistants… Communes et régions déplorent que les services publics soient concentrés autour des métropoles.

Partout en France, les élus ruraux ne décolèrent pas au sujet de l’insuffisance de transports publics. Leurs langues se délient, confirmant ainsi les conclusions d’une étude menée par l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST). Elle montre que pour rejoindre les grands centres urbains, dans un rayon de 50 kilomètres, les habitants des territoires ruraux n’ont bien souvent d’autres choix que de prendre leur véhicule personnel à cause d’un maillage insuffisant de cars et de trains… quand ils existent.

«Nous n’avons aucune offre de transports publics pour aller dans la ville la plus proche, Fougères, située pourtant à moins de 20 kilomètres de ma commune, constate Louis Pautrel, maire de Ferré, 690 habitants à la frontière de la Manche, en Bretagne. Quant à la gare la mieux connectée, celle de Rennes, elle est à 67 kilomètres. Un car existe bien pour y aller depuis Fougères mais il met presque trois fois plus de temps que la voiture», ajoute le vice-président national de l’AMRF (Association des maires ruraux de France), qui déplore le manque de coordination entre départements et régions.

» LIRE AUSSI - Transports collectifs: cars sur voies ferrées, navettes autonomes… les alternatives étudiées

Aussi l’élu, qui a participé à la Conférence sociale post «gilets jaunes» à Matignon le 6 mai dernier en présence d’Édouard Philippe, demande à l’État «d’arrêter de concentrer les services publics et les activités économiques autour des grandes métropoles. Il faut un rééquilibrage territorial avec des politiques de différenciation en faveur des territoires les plus isolés».

Transports autonomes: «On va soutenir 16 expérimentations en situation réelle», annonce Elisabeth Borne - Regarder sur Figaro Live

Transports autonomes : «On va soutenir 16 expérimentations en situation réelle», annonce Elisabeth Borne
Elisabeth Borne, ministre des Transports, a confirmé ce mercredi sur franceinfo le lancement d'expérimentations d'utilisation en situation réelle de petits véhicules autonomes, tant en zones rurales qu'urbaines.
La situation n’est guère plus reluisante en Nouvelle Aquitaine. «Il n’existe pas de solutions de transports en commun fiables et rapides pour rejoindre les centres d’activités économiques ou culturels les plus proches de ma commune», dénonce Yves d’Amécourt, maire (LR) de Sauveterre-de-Guyenne, en Gironde, cité de 1 700 habitants inscrite dans le périmètre des zones rurales à revitaliser. L’élu attend beaucoup de l’ouverture prochaine à la concurrence du réseau ferré français. «Il faudrait généraliser l’ouverture des transports scolaires aux autres usagers en secteur rural», avance-t-il également. Une solution qui existe déjà dans l’est du pays. Mais les problèmes persistent. «La SNCF a fermé progressivement les lignes secondaires et je dois prendre mon automobile pour aller à la gare la plus proche, Besançon, à 50 km de chez moi», explique Jean-Paul Carteret, président des maires ruraux du département de la Haute-Saône et maire (PS) de Lavoncourt, 350 habitants. Pour Cédrick Allmang, géographe et professeur à Sciences Po, «la France souffre de la trop grande dispersion de l’habitat, loin des gares et des centres urbains, contrairement à l’Allemagne, où il n’y a que 6 000 communes, qui organisent mieux leur urbanisme et leur réseau de transports», explique-t-il.

» LIRE AUSSI - 200 propositions concrètes pour sauver le monde rural de l’abandon
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/transports-collectifs-les-elus-locaux-montent-au-creneau-20190806




 
 Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Diviciac le Jeu 8 Aoû - 10:14

ledevois a écrit:Le problème est que depuis plus de 20 ans on a lâcher les campagnes au profit des villes et avec Macron le fossé s'est creusé.


Transports collectifs: la colère des élus ruraux
Par  Eric de La Chesnais   Mis à jour le 06/08/2019 à 20:28  Publié le 06/08/2019 à 19:48
Transports collectifs: la colère des élus ruraux

Lignes SNCF fermées, cars inexistants… Communes et régions déplorent que les services publics soient concentrés autour des métropoles.

Partout en France, les élus ruraux ne décolèrent pas au sujet de l’insuffisance de transports publics. Leurs langues se délient, confirmant ainsi les conclusions d’une étude menée par l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST). Elle montre que pour rejoindre les grands centres urbains, dans un rayon de 50 kilomètres, les habitants des territoires ruraux n’ont bien souvent d’autres choix que de prendre leur véhicule personnel à cause d’un maillage insuffisant de cars et de trains… quand ils existent.

«Nous n’avons aucune offre de transports publics pour aller dans la ville la plus proche, Fougères, située pourtant à moins de 20 kilomètres de ma commune, constate Louis Pautrel, maire de Ferré, 690 habitants à la frontière de la Manche, en Bretagne. Quant à la gare la mieux connectée, celle de Rennes, elle est à 67 kilomètres. Un car existe bien pour y aller depuis Fougères mais il met presque trois fois plus de temps que la voiture», ajoute le vice-président national de l’AMRF (Association des maires ruraux de France), qui déplore le manque de coordination entre départements et régions.

» LIRE AUSSI - Transports collectifs: cars sur voies ferrées, navettes autonomes… les alternatives étudiées

Aussi l’élu, qui a participé à la Conférence sociale post «gilets jaunes» à Matignon le 6 mai dernier en présence d’Édouard Philippe, demande à l’État «d’arrêter de concentrer les services publics et les activités économiques autour des grandes métropoles. Il faut un rééquilibrage territorial avec des politiques de différenciation en faveur des territoires les plus isolés».

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Transports autonomes : «On va soutenir 16 expérimentations en situation réelle», annonce Elisabeth Borne
Elisabeth Borne, ministre des Transports, a confirmé ce mercredi sur franceinfo le lancement d'expérimentations d'utilisation en situation réelle de petits véhicules autonomes, tant en zones rurales qu'urbaines.
La situation n’est guère plus reluisante en Nouvelle Aquitaine. «Il n’existe pas de solutions de transports en commun fiables et rapides pour rejoindre les centres d’activités économiques ou culturels les plus proches de ma commune», dénonce Yves d’Amécourt, maire (LR) de Sauveterre-de-Guyenne, en Gironde, cité de 1 700 habitants inscrite dans le périmètre des zones rurales à revitaliser. L’élu attend beaucoup de l’ouverture prochaine à la concurrence du réseau ferré français. «Il faudrait généraliser l’ouverture des transports scolaires aux autres usagers en secteur rural», avance-t-il également. Une solution qui existe déjà dans l’est du pays. Mais les problèmes persistent. «La SNCF a fermé progressivement les lignes secondaires et je dois prendre mon automobile pour aller à la gare la plus proche, Besançon, à 50 km de chez moi», explique Jean-Paul Carteret, président des maires ruraux du département de la Haute-Saône et maire (PS) de Lavoncourt, 350 habitants. Pour Cédrick Allmang, géographe et professeur à Sciences Po, «la France souffre de la trop grande dispersion de l’habitat, loin des gares et des centres urbains, contrairement à l’Allemagne, où il n’y a que 6 000 communes, qui organisent mieux leur urbanisme et leur réseau de transports», explique-t-il.

» LIRE AUSSI - 200 propositions concrètes pour sauver le monde rural de l’abandon
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/transports-collectifs-les-elus-locaux-montent-au-creneau-20190806


Il y a encore des permanences LREM qui vont morfler … Le rural français n'aime pas qu'on le prenne pour un con, il peut même se montrer ombrageux sur le sujet.
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Message par ledevois le Jeu 8 Aoû - 10:18

Diviciac a écrit:
ledevois a écrit:Le problème est que depuis plus de 20 ans on a lâcher les campagnes au profit des villes et avec Macron le fossé s'est creusé.


Transports collectifs: la colère des élus ruraux
Par  Eric de La Chesnais   Mis à jour le 06/08/2019 à 20:28  Publié le 06/08/2019 à 19:48
Transports collectifs: la colère des élus ruraux

Lignes SNCF fermées, cars inexistants… Communes et régions déplorent que les services publics soient concentrés autour des métropoles.

Partout en France, les élus ruraux ne décolèrent pas au sujet de l’insuffisance de transports publics. Leurs langues se délient, confirmant ainsi les conclusions d’une étude menée par l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST). Elle montre que pour rejoindre les grands centres urbains, dans un rayon de 50 kilomètres, les habitants des territoires ruraux n’ont bien souvent d’autres choix que de prendre leur véhicule personnel à cause d’un maillage insuffisant de cars et de trains… quand ils existent.

«Nous n’avons aucune offre de transports publics pour aller dans la ville la plus proche, Fougères, située pourtant à moins de 20 kilomètres de ma commune, constate Louis Pautrel, maire de Ferré, 690 habitants à la frontière de la Manche, en Bretagne. Quant à la gare la mieux connectée, celle de Rennes, elle est à 67 kilomètres. Un car existe bien pour y aller depuis Fougères mais il met presque trois fois plus de temps que la voiture», ajoute le vice-président national de l’AMRF (Association des maires ruraux de France), qui déplore le manque de coordination entre départements et régions.

» LIRE AUSSI - Transports collectifs: cars sur voies ferrées, navettes autonomes… les alternatives étudiées

Aussi l’élu, qui a participé à la Conférence sociale post «gilets jaunes» à Matignon le 6 mai dernier en présence d’Édouard Philippe, demande à l’État «d’arrêter de concentrer les services publics et les activités économiques autour des grandes métropoles. Il faut un rééquilibrage territorial avec des politiques de différenciation en faveur des territoires les plus isolés».

Transports autonomes: «On va soutenir 16 expérimentations en situation réelle», annonce Elisabeth Borne - Regarder sur Figaro Live

Transports autonomes : «On va soutenir 16 expérimentations en situation réelle», annonce Elisabeth Borne
Elisabeth Borne, ministre des Transports, a confirmé ce mercredi sur franceinfo le lancement d'expérimentations d'utilisation en situation réelle de petits véhicules autonomes, tant en zones rurales qu'urbaines.
La situation n’est guère plus reluisante en Nouvelle Aquitaine. «Il n’existe pas de solutions de transports en commun fiables et rapides pour rejoindre les centres d’activités économiques ou culturels les plus proches de ma commune», dénonce Yves d’Amécourt, maire (LR) de Sauveterre-de-Guyenne, en Gironde, cité de 1 700 habitants inscrite dans le périmètre des zones rurales à revitaliser. L’élu attend beaucoup de l’ouverture prochaine à la concurrence du réseau ferré français. «Il faudrait généraliser l’ouverture des transports scolaires aux autres usagers en secteur rural», avance-t-il également. Une solution qui existe déjà dans l’est du pays. Mais les problèmes persistent. «La SNCF a fermé progressivement les lignes secondaires et je dois prendre mon automobile pour aller à la gare la plus proche, Besançon, à 50 km de chez moi», explique Jean-Paul Carteret, président des maires ruraux du département de la Haute-Saône et maire (PS) de Lavoncourt, 350 habitants. Pour Cédrick Allmang, géographe et professeur à Sciences Po, «la France souffre de la trop grande dispersion de l’habitat, loin des gares et des centres urbains, contrairement à l’Allemagne, où il n’y a que 6 000 communes, qui organisent mieux leur urbanisme et leur réseau de transports», explique-t-il.

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Il y a encore des permanences LREM qui vont morfler … Le rural français n'aime pas qu'on le prenne pour un con, il peut même se montrer ombrageux sur le sujet.

La grogne monte dans les territoires et pendant ce temps nos élus vivent dans l'hyper luxe --
Nous payons nos impôts dans les territoires comme dans les grands centres urbains --



 
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