La Réforme a 500 ans

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La Réforme a 500 ans

Message par Invité le Sam 7 Oct - 14:53

Ce fut ce jour-là, le 31 octobre 1517, qu'un moine augustin, Martin Luder ( orthographié par la suite Martin Luther ) , furieux que l'on fit commerce des indulgences, scandalisé par le spectacle de la cour papale corrompue...et SURTOUT inquiet de constater qu'il n'obtiendrait pas la salut éternel par sa seule volonté, par ses seuls mérites, publia 95 thèses très critiques à l'égard de l'Eglise.
Certes, les plaisanteries et les différents clichés sur les moines paillards, les curés ivrognes, analphabètes et vivant en concubinage avaient traversé tout le Moyen-Age, mais personne n'avait sérieusement cherché à substituer la Foi à la Loi ( aux rites, aux commandements ) comme source de salut.
Le cheminement intellectuel De Luther ne se fit pas en quelques semaines, mais à l'issue de 5 ou 6 ans de re-lecture approfondie des Lettres de Paul ( saint Paul ), en particulier les'Epîtres aux Romains, aux Ephésiens et celle aux Galates.
Sans que nous entrions dans une réflexion théologique, on peut dire que Luther retint ces réflexions de saint Paul : " Nous estimons en effet que l'homme st justifié par la Foi, indépendamment des œuvres de la Loi" " C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous , c'est le don de Dieu"

Les œuvres de la Loi sont les bonnes œuvres, les rites, les "commandements", et c'est insuffisant pour être sauvé.
Paul ajoutait : " Enlevons-nous par la foi toute valeur à la Loi ? Bien au contraire, nous confirmons la Loi ." Pour Luther, ce n'était pas une contradiction. Il dira : " La foi est l'essentiel, les œuvres sont l'accessoire," "La foi accomplit toutes les lois. Les œuvres n'accomplissent la Loi à aucun titre."

Les thèses de Luther, qui, au départ, ne voulait qu'entamer un débat théologique avec la papauté, firent exploser l'Europe ...et causèrent un schisme, une division profonde dans le christianisme, division qui ne s'est pas encore complètement effacée.
}




Les différences entre catholiques et protestants


Elles ne portent pas sur le principal ( Dieu est unique en trois personnes ( Trinité ) ni sur Jésus-Christ Fils de Dieu (Dieu fait homme, crucifié et ressuscité ), mais sur beaucoup d'autres points, somme toute assez secondaires .
Les plus importants étant :
- la Révélation ( pour le catholicisme, la Bible et la Tradition pour le protestantisme, la Bible seule)
- le salut éternel de l'homme ( pour les catholiques, la foi et les œuvres; pour les protestants, la foi seule - " justification par la foi" )
- la Vierge ( le culte rendu à Marie par les catholiques hérisse les protestants qui, de plus pensent que si Jésus est bien né d'une vierge, celle-ci, après Jésus, aura d'autres enfants d'une manière tout à fait naturelle )
- les sacrements : uniquement baptême et eucharistie pour les protestants ;












Lorsque, le 31 octobre 1517, un obscur moine du Saint Empire placarde (dit-on) ses « 95 thèses », critiques acerbes de l'Église, il n'imagine pas qu'il va faire exploser l'Europe. Luther a pourtant mis le doigt dans cet engrenage qui fait si peur aux religions, en particulier monothéistes : la division. Celle-là même que les disciples de Jésus ont connu dans les premiers temps du christianisme, et qui les conduira à se couper définitivement de leurs racines juives. Celle-là aussi que l'Église a vécu au XIe siècle, le schisme de 1054, qui mènera à la rupture entre Église d'Orient et Église d'Occident. Celle-là enfin qui déchira les musulmans dès les débuts de l'islam, la fitna ou guerre civile de 656 - dont les conséquences ne finissent pas de l'agiter encore, à travers l'opposition sunnites- chiites. 

Le protestantisme, à l'instar du christianisme, a été « une naissance sans faire-part », pour reprendre l'expression de l'historien Hubert Bost. Jamais le moine allemand n'a voulu faire sécession d'avec Rome. Celui qui, en 1518, assure encore au pape « s'offrir à [lui] avec tout ce que je suis et tout ce que je possède » souhaite simplement questionner certaines pratiques et enseignements de l'Église, l'inciter à mener une bataille spirituelle. Mais Luther est un lutteur dont le combat a viré au pugilat. Car les religions, comme la plupart des institutions, sont des mammouths. Il est difficile - pas impossible, cependant ! - de les faire évoluer. 

On a oublié, aujourd'hui, à quel point la Réforme protestante a été une déchirure pour l'Europe, voire pour le monde. D'une certaine manière, cette amnésie est plutôt rassurante : cela montre que les relations, au départ si fratricides entre catholiques et protestants, se sont peu à peu normalisées, que les conflits religieux ne sont pas une fatalité. Que la haine a fait place à l'acceptation, et même à l'amitié. Désormais, en effet, l'apport considérable du protestantisme à notre société est unanimement salué. C'est avec la Réforme que, reconnaît-on, le monde serait entré dans la modernité. Une telle évolution des mentalités est franchement réconfortante, au moment où nous sommes sidérés par le retour des conflits religieux. 

Mais cette amnésie est également à méditer à l'heure où le mot de « réforme », généralement au sens politico-social, inonde les discours au quotidien. Pourquoi avons-nous autant de mal à agir avant que le point de non-retour ne soit atteint ? Pourquoi les tentatives de réformes aboutissent-elles, trop souvent, à des ruptures ? Cela est vrai aussi bien à l'échelon de nos modestes individus qu'à celui d'un pays ou de la planète. Semper reformanda (« toujours à réformer »), tel est l'un des principes fondamentaux du protestantisme. Une devise à faire nôtre en ces temps de toutes les urgences. 

Virginie Larousse

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Re: La Réforme a 500 ans

Message par Invité le Sam 7 Oct - 15:22

Ben oui, Martin Luther, surtout à la fin de sa vie, avait quelque part " d'ombre", comme la plupart des géants de l'Histoire.
Sa haine des Juifs ( qui prouve qu'Onfray dit des bêtises en affirmant qu'Hitler tenait son antisémitisme du catholicisme )    Sa phobie des sorcières ( il aurait voulu exterminer toutes les sorcières de la Terre )....et sur ce sujet n'oublions pas que la "flambée" des sorcières ( si je puis dire ) a peu à voir avec le Moyen-Age, mais bien plus avec la Renaissance et le " gai" XVI ème siècle ) sont assez peu connus en France et...dans les pays catholiques :


Toute figure historique d'importance possède sa part d'ombre, et Martin Luther ne fait pas exception. L'homme-clé de la Réforme, à l'origine d'avancées décisives, fut aussi, parfois, un personnage dur, intransigeant, dont les prises de position paraissent aujourd'hui incompréhensibles, mais qui doivent pourtant se resituer dans leur contexte historique, celui d'un XVIe siècle aux valeurs parfois fort différentes des nôtres.
 C'est d'abord le cas en ce qui concerne la fameuse « Guerre des Paysans » qui enflamme l'Allemagne dès 1524. L'Empire est agité par une vague de soulèvements liés à la paupérisation croissante, à la perte de droits et de libertés, conduisant les paysans et les pauvres des villes à s'insurger, parfois par les armes, contre les princes. En 1525, la publication des « Douze articles » formule de manière uniforme les revendications paysannes, parmi lesquelles l'abolition du servage, qui s'appuie sur des arguments inspirés par l'Écriture et la liberté chrétienne.

Luther soutient la répression

Le message de Luther n'est pas étranger à ces revendications. Lui qui donne beaucoup plus d'importance aux laïcs au sein de la société, lui qui prône un rapport direct entre le fidèle et la Parole de Dieu se voit pris au mot ; les paysans se réfèrent au message biblique pour revendiquer plus de droits et de liberté. Face à ces revendications, Luther se montre relativement peu réceptif. S'il stigmatise la vie luxueuse des princes, il dénie aux paysans tout droit à la révolte. S'appuyant entre autres sur des épîtres de Paul et de Pierre, Luther prône en effet - ce qui est une constante chez lui - l'obéissance à l'autorité temporelle. Pour le réformateur, la révolte des paysans est contraire à la Parole biblique car cette dernière vante la liberté intérieure et non extérieure du chrétien. En d'autres termes, comme l'explique l'historien Marc Lienhard, « pour Luther, on peut être chrétien et serf » (voir À lire). Il désignera les insurgés comme « instruments du diable » et soutiendra la répression. « L'âne veut avoir des coups, et la plèbe veut être gouvernée par la force. Dieu le savait bien. C'est pourquoi il a mis dans les mains de l'autorité, non pas une queue de renard, mais un glaive », écrira Luther. La « Guerre des Paysans » fera près de 100 000 morts. Un autre aspect complexe de Luther concerne son rapport à l'islam, à une époque où les Turcs menacent l'Europe chrétienne. Si Luther n'a aucune relation directe avec les « mahométans », il prend la peine de se procurer des traductions partielles du Coran et d'examiner la religiosité musulmane. Pour lui, aucun doute : il s'agit d'une religion corrompue par le diable puisqu'elle cherche le salut en dehors du Christ. En ce qui concerne le combat lui-même contre la menace turque, Luther prend soin - comme pour les paysans - de distinguer le temporel du spirituel. Il ne s'agit pas de mener une guerre religieuse, mais de résister par les armes à une invasion civile. « L'empereur n'est pas à la tête de la chrétienté ni le protecteur de l'Évangile », écrit-il. Il ne s'agit donc pas d'une Croisade, mais d'un conflit militaire.

Les pires clichés antijuifs

Mais l'aspect le plus problématique de la pensée de Luther concerne son rapport aux juifs. En 1523, il écrit certes Que Jésus Christ est né juif, qui fustige l'animosité des chrétiens à l'égard des juifs et propose une attitude conciliante qui vise à « traiter les juifs amicalement et les instruire convenablement par la sainte Écriture ». Cet écrit va connaître un succès retentissant. L'espoir du réformateur est alors de convertir au christianisme les juifs de l'Empire. Pourtant, peu à peu, les espoirs de Luther sont déçus, et ses positions se durcissent. Dès 1530, il exprime sa crainte de voir les juifs pervertir la foi chrétienne. En 1543, il publie Des juifs et de leurs mensonges dans lequel il se fait l'écho des pires clichés antijuifs - sorcellerie, meurtre des enfants, etc. À l'approche de sa mort, la haine de Luther à l'égard des juifs est sans égal. Il prône l'incendie des synagogues et l'expulsion forcée des populations juives de l'Empire. Comment expliquer un tel revirement ? Il semble que Luther, à la fin de sa vie, ait été envahi par des peurs apocalyptiques très fortes : la menace turque, la décadence « papiste » et les juifs étaient autant de signes démoniaques qui annonçaient la fin des temps ; l'heure n'était plus à la conciliation, mais au combat contre le diable. Les écrits tardifs de Luther à l'encontre des juifs connurent une triste postérité durant les siècles suivants, et jusqu'à l'Allemagne nazie dont certains responsables

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Re: La Réforme a 500 ans

Message par sporthos le Sam 7 Oct - 23:35

Haroun a écrit : a écrit:Les différences entre catholiques et protestants


Elles ne portent pas sur le principal ( Dieu est unique en trois personnes ( Trinité ) ni sur Jésus-Christ Fils de Dieu (Dieu fait homme, crucifié et ressuscité ), mais sur beaucoup d'autres points, somme toute assez secondaires .
Les plus importants étant :
- la Révélation ( pour le catholicisme, la Bible et la Tradition pour le protestantisme, la Bible seule)
- le salut éternel de l'homme ( pour les catholiques, la foi et les œuvres; pour les protestants, la foi seule - " justification par la foi" )
- la Vierge ( le culte rendu à Marie par les catholiques hérisse les protestants qui, de plus pensent que si Jésus est bien né d'une vierge, celle-ci, après Jésus, aura d'autres enfants d'une manière tout à fait naturelle )
- les sacrements : uniquement baptême et eucharistie pour les protestants ;





Je connaissais ces différences .
Par contre , je ne connais pas les différences entre luthériens et calvinistes . Les connaissez-vous ? Reste-il encore des calvinistes ?

Pour ce qui est du salut éternel , je ne pense pas qu'il y ait vraiment de différence .
A partir du moment où un homme a la foi ( la vraie foi ) et se reconnaît disciple de Jésus , ce qu'on " appelle les bonnes œuvres " découlent inévitablement de la foi .
En tout cas , je n'y vois plus une différence essentielle .
C'est un peu comme un médecin qui dirait :  seule la Médecine compte . A partir du moment où on est médecin , on est tôt ou tard appelé à mettre en pratique la médecine .

Pareil , pour Marie . Il y a certainement eu une dévotion excessive à l'égard de la mère de Jésus à certaines époques ( due principalement au grand nombre d'apparitions , surtout au XIX e siècle ) , à tel point que cette dévotion a dû paraître pour un culte  . Mais Marie n'a jamais trôné sur les autels des églises . Durant la messe , le culte est bien rendu à la Trinité et non à Marie .


Enfin , malgré ces différences , n'oublions pas qu'au delà des différentes églises chrétiennes , par leur foi en Jésus , les chrétiens appartiennent tous à l'Eglise du Christ et c'est bien là l'essentiel .
Ce n'est qu'un avis mais je crois pouvoir dire que c'est aussi celui de l'Eglise catholique , je connais assez bien ses positions .
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Re: La Réforme a 500 ans

Message par Invité le Lun 9 Oct - 12:10

sporthos a écrit:
Haroun a écrit : a écrit:Les différences entre catholiques et protestants


Elles ne portent pas sur le principal ( Dieu est unique en trois personnes ( Trinité ) ni sur Jésus-Christ Fils de Dieu (Dieu fait homme, crucifié et ressuscité ), mais sur beaucoup d'autres points, somme toute assez secondaires .
Les plus importants étant :
- la Révélation ( pour le catholicisme, la Bible et la Tradition pour le protestantisme, la Bible seule)
- le salut éternel de l'homme ( pour les catholiques, la foi et les œuvres; pour les protestants, la foi seule - " justification par la foi" )
- la Vierge ( le culte rendu à Marie par les catholiques hérisse les protestants qui, de plus pensent que si Jésus est bien né d'une vierge, celle-ci, après Jésus, aura d'autres enfants d'une manière tout à fait naturelle )
- les sacrements : uniquement baptême et eucharistie pour les protestants ;





Je connaissais ces différences .
Par contre , je ne connais pas les différences entre luthériens et calvinistes . Les connaissez-vous ? Reste-il encore des calvinistes ?

Pour ce qui est du salut éternel , je ne pense pas qu'il y ait vraiment de différence .
A partir du moment où un homme a la foi ( la vraie foi ) et se reconnaît disciple de Jésus , ce qu'on " appelle les bonnes œuvres " découlent inévitablement de la foi .
En tout cas , je n'y vois plus une différence essentielle .
C'est un peu comme un médecin qui dirait :  seule la Médecine compte . A partir du moment où on est médecin , on est tôt ou tard appelé à mettre en pratique la médecine .

Pareil , pour Marie . Il y a certainement eu une dévotion excessive à l'égard de la mère de Jésus à certaines époques ( due principalement au grand nombre d'apparitions , surtout au XIX e siècle ) , à tel point que cette dévotion a dû paraître pour un culte  . Mais Marie n'a jamais trôné sur les autels des églises . Durant la messe , le culte est bien rendu à la Trinité et non à Marie .




Un jour, un " curé" ( je n'aime pas ce mot péjoratif, je préfère dire : " un prêtre catholique" ) nous a dit que, la première fois qu'il est entré dans l'église catholique où il venait d'être affecté, il s'était rendu compte que la statue de Marie était la première que l'on rencontrait, avant même celle de Jésus . De plus, il y avait bien plus de cierges allumés devant cette statue que devant celle du Christ.
Très vite, il a interverti la place de ces statues :-)
'" Nul ne va au Père QUE par moi" "Qui m'a vu a vu le Père" "Le Père et moi sommes un "( c'est du Christ lui-même ! )

Et puis, dans les Evangiles, comptez le nombre de fois où Jésus a adressé, pour le moins, des paroles plutôt " dures" envers sa mère !
Dans les écrits de Paul ou de ses disciples, on parle à peine de Marie .

Les différences entre calvinistes et luthériens sont minimes, surtout que, depuis le XVIème siècle, Calvin et Luther ont fait beaucoup de " petits"  :-)
A priori, Calvin croyait à la prédestination et Luther non. Calvin ne reconnaissait qu'un seul sacrement, la Sainte Cène ( l'Eucharistie ), et Luther reconnaissait également le baptême . Calvin, qui a fondé ce qu'on peut appeler une théocratie à Genève,  était nettement plus "sectaire" que Luther ( qui restait un bon vivant )...Mais tout cela s'est dilué au fil des siècles....Maintenant, nous avons baptistes, pentecôtistes, anabaptistes, anglicans, etc....et surtout évangéliques !

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Re: La Réforme a 500 ans

Message par sporthos le Jeu 12 Oct - 23:51

Haroun 6259 a écrit:
sporthos a écrit:


Je connaissais ces différences .
Par contre , je ne connais pas les différences entre luthériens et calvinistes . Les connaissez-vous ? Reste-il encore des calvinistes ?

Pour ce qui est du salut éternel , je ne pense pas qu'il y ait vraiment de différence .
A partir du moment où un homme a la foi ( la vraie foi ) et se reconnaît disciple de Jésus , ce qu'on " appelle les bonnes œuvres " découlent inévitablement de la foi .
En tout cas , je n'y vois plus une différence essentielle .
C'est un peu comme un médecin qui dirait :  seule la Médecine compte . A partir du moment où on est médecin , on est tôt ou tard appelé à mettre en pratique la médecine .

Pareil , pour Marie . Il y a certainement eu une dévotion excessive à l'égard de la mère de Jésus à certaines époques ( due principalement au grand nombre d'apparitions , surtout au XIX e siècle ) , à tel point que cette dévotion a dû paraître pour un culte  . Mais Marie n'a jamais trôné sur les autels des églises . Durant la messe , le culte est bien rendu à la Trinité et non à Marie .




Un jour, un " curé" ( je n'aime pas ce mot péjoratif, je préfère dire : " un prêtre catholique" ) nous a dit que, la première fois qu'il est entré dans l'église catholique où il venait d'être affecté, il s'était rendu compte que la statue de Marie était la première que l'on rencontrait, avant même celle de Jésus . De plus, il y avait bien plus de cierges allumés devant cette statue que devant celle du Christ.
Très vite, il a interverti la place de ces statues :-)
'" Nul ne va au Père QUE par moi" "Qui m'a vu a vu le Père" "Le Père et moi sommes un "( c'est du Christ lui-même ! )

Et puis, dans les Evangiles, comptez le nombre de fois où Jésus a adressé, pour le moins, des paroles plutôt " dures" envers sa mère !
Dans les écrits de Paul ou de ses disciples, on parle à peine de Marie .

Les différences entre calvinistes et luthériens sont minimes, surtout que, depuis le XVIème siècle, Calvin et Luther ont fait beaucoup de " petits"  :-)
A priori, Calvin croyait à la prédestination et Luther non. Calvin ne reconnaissait qu'un seul sacrement, la Sainte Cène ( l'Eucharistie ), et Luther reconnaissait également le baptême . Calvin, qui a fondé ce qu'on peut appeler une théocratie à Genève,  était nettement plus "sectaire" que Luther ( qui restait un bon vivant )...Mais tout cela s'est dilué au fil des siècles....Maintenant, nous avons baptistes, pentecôtistes, anabaptistes, anglicans, etc....et surtout évangéliques !


Il n'y a pas plus incrédule qu'un croyant ! Laughing

Merci pour ces précisions concernant Calvin et le calvinisme . J'en avais de lointains souvenirs qui remontaient au Lycée . L'avantage du Français , c'est qu'il nous obligeait à étudier quelque peu l'histoire des religions .
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Re: La Réforme a 500 ans

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