Ce n'est pas de la cuisse de Jupiter que sort Macron, mais de celle de Sarkozy --

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Message par ledevois le Ven 28 Juin - 9:55

[b]Situation incroyable de la France sous le quinquennat Macron --En 2019, la France va dépenser 230 milliards d’euros de plus que la moyenne de ses voisins européens. Mais qu’est-ce que vous faites du pognon?»
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Comment la France dépense 218 milliards d’euros de plus que ses voisins européens
Raphaël Legendre Raphaël Legendre 12 mars 2019 à 17h45
Si l’Hexagone ramenait ses dépenses publiques au niveau de la moyenne européenne, le gouvernement pourrait à la fois effacer son déficit et baisser de plus de 100 milliards les impôts


Les faits --
Le spécialiste des finances publiques François Ecalle, fondateur du site Fipeco.fr, a comparé les montants et la répartition des dépenses publiques des pays de la zone euro pour les comparer à la France. Résultat, si la répartition est sensiblement la même en France et dans la zone euro, le niveau de la dépense est 20 % plus élevé.

Pour éclairer le grand débat, le gouvernement a publié mi-janvier une note très didactique sur les dépenses publiques, ramenées à un budget de 1 000 euros. On y apprenait que les trois premiers postes étaient les retraites (268 euros), l’assurance-maladie (191 euros) et l’enseignement (96 euros) : 55 % de la dépense publique au total.

Cette initiative a donné l’idée au spécialiste des questions de finances publiques, François Ecalle, fondateur du site Fipeco.fr, de réaliser le même exercice avec les données d’Eurostat. Une comparaison franco-européenne que l’Opinion publie en exclusivité, fort utile à l’heure de la clôture du grand débat alors que très peu d’idées en sont sorties pour réduire la dépense publique.

Premier enseignement, la répartition des dépenses publiques est sensiblement la même en France et dans la zone euro. Sur le premier poste de dépense – la protection sociale qui cumule plus de la moitié du total des dépenses publiques –, la France a par exemple dépensé 575 euros sur 1 000 euros de budget en 2017, quand la moyenne de la zone euro est de 573 euros. Seule différence, « la France dépense un peu moins pour la santé et un peu plus pour la politique familiale et, surtout, les aides personnelles au logement », souligne François Ecalle.

En proportion, la France dépense plus pour les aides à la pierre et aux équipements collectifs (18 euros pour la France contre 8 euros dans la zone euro), pour le soutien à l’activité́ économique (106 euros contre 89) et pour la défense nationale (32 euros sur 1 000 de dépenses publiques y sont consacrés en France, contre 26 en moyenne dans la zone euro). A l’inverse, François Ecalle relève une part de la dépense un peu plus faible que la moyenne européenne pour la sécurité intérieure et la justice (29 euros pour la France, 35 pour la zone euro), pour les frais généraux des administrations (72 euros contre 86) et pour les intérêts de la dette publique (34 euros contre 44). Pour le reste – enseignement, loisirs et culture, protection de l’environnement – «les écarts ne sont pas significatifs », constate François Ecalle.

Agirc-Arrco. Mais si dans l’ensemble, la répartition des dépenses est sensiblement la même en France et en Europe ; les montants dépensés, eux, n’ont rien à voir. « Les dépenses publiques représentent 56,5 % du PIB en France contre 47 % dans la zone euro en 2017, rappelle François Ecalle. Dit autrement, pour un niveau équivalent de création de richesses, les dépenses publiques s’élèvent à 1 200 euros en France quand elles sont de 1 000 euros dans la zone euro.



Si l’on rapporte cet écart de 9,5 points de PIB au budget général, cela signifie qu’en 2017, la France a engagé 218 milliards d’euros de dépenses publiques de plus que la moyenne des pays de la zone. Une «surfacture » qui devait monter à 230 milliards d’euros cette année. Cela signifie aussi que revenir dans la moyenne de la dépense européenne permettrait non seulement d’effacer le déficit (107,5 milliards d’euros prévus cette année), mais aussi de réduire les impôts des Français de plus de 100 milliards d’euros.

Où sont parties ces 218 milliards de dépenses supplémentaires en 2017 ? Plus de la moitié est allée à la sécurité sociale (124 milliards de plus que la moyenne européenne), dont 57 milliards pour les retraites et 23 milliards pour la santé. Sur les retraites, ce surcoût « résulte pour partie du caractère obligatoire et monopolistique des régimes complémentaires en répartition, Arrco et Agirc pour les salariés du secteur privé, qui sont classés parmi les administrations publiques en raison de ces caractéristiques », précise la note.

Cher logement. Mais les dépenses sociales ne sont pas les seules à déborder. Le soutien à l’activité économique coûte lui aussi très cher : 39 milliards de plus que la moyenne des pays de la zone euro, dont la moitié pour le CICE. Pour l’enseignement, c’est 21 milliards de plus. Pour la défense nationale, 14 milliards.

Ce n’est pas tout. « En additionnant les aides personnelles au logement, les aides à la pierre et les équipements collectifs associés, le coût de la politique du logement est deux fois plus élevé en France (2 % du PIB, environ 45 milliards d’euros) que dans la zone euro (1 % du PIB) », ajoute l’étude.

Que révèlent ces chiffres ? « Que nous pouvons et nous devons faire des économies dans tous les domaines ; même si bien sûr il faut mieux commencer par les postes où les économies en points de PIB sont potentiellement les plus élevées, comme les retraites », conclut François Ecalle. Malheureusement, pour l’heure, le grand débat a surtout accouché d’idées de hausses d’impôts. La conclusion de cette note est donc à verser au dossier, en attendant la prochaine loi de finances.



 
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Message par jeanpil le Ven 28 Juin - 11:28

La Dépense Publique, c'est avant tout 1 million de fonctionnaires sous-employés. Mais ça, personne n'ose le dire ouvertement ! Quand un salarié du Privé fait 153h / mois à toute vitesse, un salarié du Public en fait 100 au ralenti. Bon, c'est sûr que dans les CHU, ça galère au niveau des urgentistes. Mais si les directeurs (hauts-fonctionnaires d'hôpitaux) se remuaient un peu les fesses pour réorganiser les services...  clown


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Message par ledevois le Ven 28 Juin - 11:35

jeanpil a écrit:La Dépense Publique, c'est avant tout 1 million de fonctionnaires sous-employés. Mais ça, personne n'ose le dire ouvertement ! Quand un salarié du Privé fait 153h / mois à toute vitesse, un salarié du Public en fait 100 au ralenti. Bon, c'est sûr que dans les CHU, ça galère au niveau des urgentistes. Mais si les directeurs (hauts-fonctionnaires d'hôpitaux) se remuaient un peu les fesses pour réorganiser les services...  clown


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