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Message par Diviciac le Jeu 7 Fév - 23:09

Le gouvernement renonce à diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre de la France. 

Dans son projet de loi énergie, que «Libération» s’est procuré, l'exécutif prévoit de remplacer la division par quatre des émissions de GES entre 1990 et 2050 par un objectif de neutralité carbone. Ce qui change tout.


Le gouvernement s’apprête à supprimer un objectif majeur de la politique énergétique et climatique de la France, pourtant inscrit dans la loi depuis les années 2000 : la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre (GES) du pays d’ici 2050. L’article 1er du projet de loi (à lire ci-dessous) énergie que l’exécutif a adressé pour avis le 4 février au Conseil économique, social et environnemental (CESE), et que Libération s’est procuré, prévoit de modifier le code de l’énergie en replaçant les mots «de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et [2050]» par «d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon [2050]». Ce qui change tout.

Car en abandonnant le «facteur 4», un objectif inscrit dans loi de programmation fixant les orientations de la politique énergétique (Pope) de 2005, sous Jacques Chirac, confirmé en 2009 dans la loi Grenelle 1 sous Nicolas Sarkozy, puis dans la loi de transition énergétique de 2015, sous François Hollande, plus besoin de baisser drastiquement les émissions de GES du pays, donc sa consommation d’énergie. Désormais, si le projet de loi était adopté tel quel, la France pourrait continuer à consommer – voire gaspiller ? – de l’énergie et émettre des GES à foison. A condition d’atteindre la «neutralité carbone».

Bonne nouvelle pour les énergivores


Dans l’exposé des motifs joint à l’article 1er du projet de loi, l’exécutif précise que «dans les termes de l’accord de Paris [sur le climat, de 2015]», celle-ci «est entendue comme l’atteinte de l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et les absorptions anthropiques (c’est-à-dire les absorptions par les écosystèmes gérés par l’homme tels que les forêts, les prairies, les sols agricoles et les zones humides, et par certains procédés industriels, tel que la capture et le stockage du carbone)».

De quoi ravir l’industrie des énergies fossiles, qui présente régulièrement la capture et le stockage de carbone – des technologies pas encore au point du tout – comme une solution permettant de continuer à consommer des hydrocarbures, très émetteurs de CO2 et d'autres gaz à effet de serre. Voilà qui risque aussi de contenter EDF, lequel met en avant la «neutralité carbone» dans sa communication, le groupe ayant lui aussi intérêt à ce que la consommation d’énergie du pays ne baisse pas trop, ce qui l’obligerait à fermer davantage de réacteurs nucléaires que ce qu’il ne souhaite.

Reculs


L’article 1er du projet de loi énergie présenté au CESE prévoit d’ailleurs de revoir à la baisse le niveau total d’économie d’énergie du pays, pour le faire passer à «17% en 2030» par rapport à 2012, contre les 20% prévus aujourd’hui dans la législation

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/le-gouvernement-renonce-à-diviser-par-quatre-les-émissions-de-gaz-à-effet-de-serre-de-la-france/ar-BBThNis?ocid=spartanntp
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Re: la Macronie renonce un fois de plus à ses engagements.

Message par plume06 le Ven 8 Fév - 12:53

On a bien compris que les maux qui mettent en danger notre planète sont le cadet de leurs soucis. Hulot qui se tire, maintenant Matthieu Orphelin... Heureusement que la jeunesse en a tout à fait conscience et en fait ce qui devrait être la priorité de chacun.




Mobilisation. La jeunesse du monde s’échauffe pour le climat


Mardi, 29 Janvier, 2019
Marie-Noëlle Bertrand



Engagé voilà plusieurs semaines, le mouvement international des lycéens s’étend pour défendre la justice climatique. Point d’orgue annoncé en mars.


Seul l’avenir pourra dire s’il est de nature à bouleverser l’histoire… avec ceci de piquant que l’histoire n’aura d’avenir qu’à la condition que ce soit le cas. C’est que la victoire, qu’appelle de ses vœux le mouvement lycéen qui émerge internationalement, ne peut être remise à plus tard. En Belgique, en Allemagne, en Suisse ou en Australie, depuis plusieurs semaines, de jeunes et même de très jeunes élèves reconduisent grève scolaire et manifestations pour exiger des États qu’ils agissent contre le réchauffement climatique. Pas dans un an, pas dans cinq ans et encore moins dans dix ans, bref, pas en renouvelant le retard déjà accumulé en la matière. Mais maintenant, tant que la marge de manœuvre existe pour pouvoir limiter la hausse globale des températures à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels – et le Giec est venu nous rappeler, en octobre, à quel point elle est courte.


Le mouvement commence à prendre en France


On les a vus, le 18 janvier, défiler par milliers en Suisse et en Allemagne pour demander à leur gouvernement des mesures conséquentes. La veille, et pour le deuxième jeudi consécutif, d’autres s’étaient fait entendre en Belgique autour du même message. La police comptait, ce jour-là, 12 500 écoliers dans les rues de Bruxelles. Une semaine plus tard, le 24 janvier, leur nombre avait doublé pour atteindre, toujours selon le décompte des forces de l’ordre, 35 000…


Le mouvement commence à prendre en France et fait déjà des émules en Californie, en Grande-Bretagne ou encore au Japon. Il est parti pour durer : la jeunesse du monde s’est d’ores et déjà donné rendez-vous pour deux journées internationales d’action, les 15 et 16 mars.


La vague se présente exceptionnelle, si ce n’est inédite, en tout cas depuis un bail. Rares sont les causes qui auront fédéré les mobilisations mondiales – on peut citer la fin de la guerre au Vietnam ou encore la libération de Mandela. La question posée par les lycéens qui défilent aujourd’hui est de même envergure. « Pourquoi devrions-nous étudier pour un futur qui n’existera bientôt plus ? »



interrogent-ils en substance, reprenant à l’unisson l’interpellation formulée par Greta Thunberg, figure aussi neuve que désormais mythique de la lutte climatique, à qui tout ce tohu-bohu doit gros.
Le visage de cette jeune Suédoise a fait le tour des réseaux sociaux. À 15 ans, Greta a encore tous les traits de l’enfance, une fraîcheur ronde et opaline que mettent en relief deux nattes qui lui retombent sur les épaules. Mais son regard est ferme et sa bouche ne rit pas. Le monde les a découverts en décembre, lorsque, invitée à la tribune de la COP24 sur le climat, à Katowice, en Pologne, elle s’est payé le toupet d’invectiver les nations. Trois minutes trente de colère froide, éloquente. « Vous ne savez parler que d’économie verte et d’éternelle croissance parce que vous êtes effrayés d’être impopulaires ! » leur a-t-elle asséné, paraissant regarder chaque chef d’État dans les yeux, un à un, sans ciller. « Vous n’êtes pas assez matures pour dire les choses telles qu’elles sont. Mais moi, je me fiche d’être impopulaire. Je me soucie de la justice climatique et d’avoir une planète vivante. Notre civilisation est en train d’être sacrifiée pour offrir à quelques-unes l’opportunité de continuer à s’enrichir. C’est la souffrance des plus nombreux qui sert aujourd’hui à l’opulence d’une minorité. » Et toc. Et tac : quelques semaines plus tard, des milliers de lycéens avaient fait leur sa voracité d’avancer et s’étaient lancés dans une grève scolaire, reconduite peu ou prou chaque vendredi.


Là encore, Greta Thunberg aura donné la cadence, et bien en amont de la COP24. Car l’adolescente ne s’y est pas trouvée par hasard. Sensibilisée à la cause climatique quand elle avait 9 ans, elle en est devenue une militante des plus prosélytes. Après avoir tanné ses parents jusqu’à ce qu’ils transforment leur façon de consommer – la famille Thunberg ne mange plus de viande, ni ne prend plus l’avion –, elle décidait, l’été dernier, de se lancer littéralement en politique. Fin août, à l’approche des élections suédoises et au débouché d’un été marqué par la canicule dans le nord de l’Europe, elle décidait de ne pas reprendre les cours et de camper, plutôt, devant le Parlement. Soigneusement travaillée, l’image de cette gamine et de sa pancarte blanche – la première, à vue de nez, à internationaliser un slogan en suédois, « Skolstrejk för Klimatet », « Grève de l’école pour le climat » – fera le tour des médias.


Gagner n’est pas une option mais un impératif


À l’invitation de plusieurs personnalités qui la féliciteront, elle reprendra les cours, sauf le vendredi : depuis bientôt six mois, ce jour-là, Greta fait grève. Son initiative a eu vite fait de faire mouche. Le 22 octobre, 10 000 personnes étaient réunies à Helsinki, en Finlande, pour l’entendre. Et dès le 30 novembre, en Australie, plusieurs milliers d’écoliers, de lycéens et de collégiens défilaient pour dénoncer l’inaction climatique de leur gouvernement libéral.


C’est ce mouvement qui se poursuit et devrait enfler dans les semaines à venir, rejoint, ici et là, par des collectifs étudiants. Flirtant avec les actions non violentes de désobéissance civile, il paraît décidé à durer. Beaucoup le disent : gagner n’est pas une option mais un impératif auquel se frotte la génération en mûrissement.


Greta Thunberg, elle, continue de plaider la cause climatique et de choisir ses cibles. Arrivée en train au Forum de Davos, la semaine dernière, elle en tançait, là encore, les participants : « J’estime qu’il est insensé que des personnes qui discutent du dérèglement du climat arrivent ici en jet privé. »
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Re: la Macronie renonce un fois de plus à ses engagements.

Message par Nadou le Ven 8 Fév - 17:57

Il est évident que les préoccupations des GJ, RIC, pouvoir d'achat, CSG et diesel n'ont rien à voir avec les jeunes.
Les uns veulent changer de voitures et mettre Macron dehors, les autres sauver la planète.
Même dans le grand débat, l'écologie n'attire pas grand monde, les priorités ont changé, adieu taxe carbone !


Je suis responsable de ce que j'écris, pas de ce que tu comprends
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Re: la Macronie renonce un fois de plus à ses engagements.

Message par Zerbinette le Ven 8 Fév - 18:20

Primo l'"Ecologie" n'est pas une science,n'est enseignée nulle part,n'a pas de chaire en fac.
Par contre,ça permet à une foule de gens de prétendre savoir,ce qui s'est passé,se passe,et va se passer!
Au fait le déluge,c'est qui le fautif?
Peut-on a la fois chercher des responsables au réchauffement de la planète? Tout en ne faisant rien contre ceux qui la pourrissent?Peut-on continuer a bâtir partout des éoliennes,chères,monstrueuses,tournant à 25%,,donc qu'on alimente pour qu'elles tournent,en se fichant qu'elles gênent,
tuent les oiseaux,et sont souvent en panne?
Mais c'est la gloire des écolos!
Et il est prouvé,démontré,que le moteur récent diésel pollue plutôt moins que l'essence,puisqu'il consomme moins......
Ce gouvernement a le courage de faire marche arrière ,s'il se rend compte qu'il est ds l'erreur!
C'est bien le premier!


." je vis et je pense à mes risques et périls... Ce qui fait que par moments, j' ai l' air d' un imbécile... J' y consens.. Je suis fier de ma bêtise."...V.Hugo.....
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Re: la Macronie renonce un fois de plus à ses engagements.

Message par Diviciac le Ven 8 Fév - 18:31

plume06 a écrit:On a bien compris que les maux qui mettent en danger notre planète sont le cadet de leurs soucis. Hulot qui se tire, maintenant Matthieu Orphelin... Heureusement que la jeunesse en a tout à fait conscience et en fait ce qui devrait être la priorité de chacun.




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Seul l’avenir pourra dire s’il est de nature à bouleverser l’histoire… avec ceci de piquant que l’histoire n’aura d’avenir qu’à la condition que ce soit le cas. C’est que la victoire, qu’appelle de ses vœux le mouvement lycéen qui émerge internationalement, ne peut être remise à plus tard. En Belgique, en Allemagne, en Suisse ou en Australie, depuis plusieurs semaines, de jeunes et même de très jeunes élèves reconduisent grève scolaire et manifestations pour exiger des États qu’ils agissent contre le réchauffement climatique. Pas dans un an, pas dans cinq ans et encore moins dans dix ans, bref, pas en renouvelant le retard déjà accumulé en la matière. Mais maintenant, tant que la marge de manœuvre existe pour pouvoir limiter la hausse globale des températures à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels – et le Giec est venu nous rappeler, en octobre, à quel point elle est courte.


Le mouvement commence à prendre en France




On les a vus, le 18 janvier, défiler par milliers en Suisse et en Allemagne pour demander à leur gouvernement des mesures conséquentes. La veille, et pour le deuxième jeudi consécutif, d’autres s’étaient fait entendre en Belgique autour du même message. La police comptait, ce jour-là, 12 500 écoliers dans les rues de Bruxelles. Une semaine plus tard, le 24 janvier, leur nombre avait doublé pour atteindre, toujours selon le décompte des forces de l’ordre, 35 000…


Le mouvement commence à prendre en France et fait déjà des émules en Californie, en Grande-Bretagne ou encore au Japon. Il est parti pour durer : la jeunesse du monde s’est d’ores et déjà donné rendez-vous pour deux journées internationales d’action, les 15 et 16 mars.


La vague se présente exceptionnelle, si ce n’est inédite, en tout cas depuis un bail. Rares sont les causes qui auront fédéré les mobilisations mondiales – on peut citer la fin de la guerre au Vietnam ou encore la libération de Mandela. La question posée par les lycéens qui défilent aujourd’hui est de même envergure. « Pourquoi devrions-nous étudier pour un futur qui n’existera bientôt plus ? »



interrogent-ils en substance, reprenant à l’unisson l’interpellation formulée par Greta Thunberg, figure aussi neuve que désormais mythique de la lutte climatique, à qui tout ce tohu-bohu doit gros.
Le visage de cette jeune Suédoise a fait le tour des réseaux sociaux. À 15 ans, Greta a encore tous les traits de l’enfance, une fraîcheur ronde et opaline que mettent en relief deux nattes qui lui retombent sur les épaules. Mais son regard est ferme et sa bouche ne rit pas. Le monde les a découverts en décembre, lorsque, invitée à la tribune de la COP24 sur le climat, à Katowice, en Pologne, elle s’est payé le toupet d’invectiver les nations. Trois minutes trente de colère froide, éloquente. « Vous ne savez parler que d’économie verte et d’éternelle croissance parce que vous êtes effrayés d’être impopulaires ! » leur a-t-elle asséné, paraissant regarder chaque chef d’État dans les yeux, un à un, sans ciller. « Vous n’êtes pas assez matures pour dire les choses telles qu’elles sont. Mais moi, je me fiche d’être impopulaire. Je me soucie de la justice climatique et d’avoir une planète vivante. Notre civilisation est en train d’être sacrifiée pour offrir à quelques-unes l’opportunité de continuer à s’enrichir. C’est la souffrance des plus nombreux qui sert aujourd’hui à l’opulence d’une minorité. » Et toc. Et tac : quelques semaines plus tard, des milliers de lycéens avaient fait leur sa voracité d’avancer et s’étaient lancés dans une grève scolaire, reconduite peu ou prou chaque vendredi.


Là encore, Greta Thunberg aura donné la cadence, et bien en amont de la COP24. Car l’adolescente ne s’y est pas trouvée par hasard. Sensibilisée à la cause climatique quand elle avait 9 ans, elle en est devenue une militante des plus prosélytes. Après avoir tanné ses parents jusqu’à ce qu’ils transforment leur façon de consommer – la famille Thunberg ne mange plus de viande, ni ne prend plus l’avion –, elle décidait, l’été dernier, de se lancer littéralement en politique. Fin août, à l’approche des élections suédoises et au débouché d’un été marqué par la canicule dans le nord de l’Europe, elle décidait de ne pas reprendre les cours et de camper, plutôt, devant le Parlement. Soigneusement travaillée, l’image de cette gamine et de sa pancarte blanche – la première, à vue de nez, à internationaliser un slogan en suédois, « Skolstrejk för Klimatet », « Grève de l’école pour le climat » – fera le tour des médias.


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À l’invitation de plusieurs personnalités qui la féliciteront, elle reprendra les cours, sauf le vendredi : depuis bientôt six mois, ce jour-là, Greta fait grève. Son initiative a eu vite fait de faire mouche. Le 22 octobre, 10 000 personnes étaient réunies à Helsinki, en Finlande, pour l’entendre. Et dès le 30 novembre, en Australie, plusieurs milliers d’écoliers, de lycéens et de collégiens défilaient pour dénoncer l’inaction climatique de leur gouvernement libéral.


C’est ce mouvement qui se poursuit et devrait enfler dans les semaines à venir, rejoint, ici et là, par des collectifs étudiants. Flirtant avec les actions non violentes de désobéissance civile, il paraît décidé à durer. Beaucoup le disent : gagner n’est pas une option mais un impératif auquel se frotte la génération en mûrissement.


Greta Thunberg, elle, continue de plaider la cause climatique et de choisir ses cibles. Arrivée en train au Forum de Davos, la semaine dernière, elle en tançait, là encore, les participants : « J’estime qu’il est insensé que des personnes qui discutent du dérèglement du climat arrivent ici en jet privé. »
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Re: la Macronie renonce un fois de plus à ses engagements.

Message par Nadou le Ven 8 Fév - 19:39

Diviciac a écrit:
plume06 a écrit:On a bien compris que les maux qui mettent en danger notre planète sont le cadet de leurs soucis. Hulot qui se tire, maintenant Matthieu Orphelin... Heureusement que la jeunesse en a tout à fait conscience et en fait ce qui devrait être la priorité de chacun.




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Mardi, 29 Janvier, 2019
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Engagé voilà plusieurs semaines, le mouvement international des lycéens s’étend pour défendre la justice climatique. Point d’orgue annoncé en mars.


Seul l’avenir pourra dire s’il est de nature à bouleverser l’histoire… avec ceci de piquant que l’histoire n’aura d’avenir qu’à la condition que ce soit le cas. C’est que la victoire, qu’appelle de ses vœux le mouvement lycéen qui émerge internationalement, ne peut être remise à plus tard. En Belgique, en Allemagne, en Suisse ou en Australie, depuis plusieurs semaines, de jeunes et même de très jeunes élèves reconduisent grève scolaire et manifestations pour exiger des États qu’ils agissent contre le réchauffement climatique. Pas dans un an, pas dans cinq ans et encore moins dans dix ans, bref, pas en renouvelant le retard déjà accumulé en la matière. Mais maintenant, tant que la marge de manœuvre existe pour pouvoir limiter la hausse globale des températures à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels – et le Giec est venu nous rappeler, en octobre, à quel point elle est courte.


Le mouvement commence à prendre en France






On les a vus, le 18 janvier, défiler par milliers en Suisse et en Allemagne pour demander à leur gouvernement des mesures conséquentes. La veille, et pour le deuxième jeudi consécutif, d’autres s’étaient fait entendre en Belgique autour du même message. La police comptait, ce jour-là, 12 500 écoliers dans les rues de Bruxelles. Une semaine plus tard, le 24 janvier, leur nombre avait doublé pour atteindre, toujours selon le décompte des forces de l’ordre, 35 000…


Le mouvement commence à prendre en France et fait déjà des émules en Californie, en Grande-Bretagne ou encore au Japon. Il est parti pour durer : la jeunesse du monde s’est d’ores et déjà donné rendez-vous pour deux journées internationales d’action, les 15 et 16 mars.


La vague se présente exceptionnelle, si ce n’est inédite, en tout cas depuis un bail. Rares sont les causes qui auront fédéré les mobilisations mondiales – on peut citer la fin de la guerre au Vietnam ou encore la libération de Mandela. La question posée par les lycéens qui défilent aujourd’hui est de même envergure. « Pourquoi devrions-nous étudier pour un futur qui n’existera bientôt plus ? »



interrogent-ils en substance, reprenant à l’unisson l’interpellation formulée par Greta Thunberg, figure aussi neuve que désormais mythique de la lutte climatique, à qui tout ce tohu-bohu doit gros.
Le visage de cette jeune Suédoise a fait le tour des réseaux sociaux. À 15 ans, Greta a encore tous les traits de l’enfance, une fraîcheur ronde et opaline que mettent en relief deux nattes qui lui retombent sur les épaules. Mais son regard est ferme et sa bouche ne rit pas. Le monde les a découverts en décembre, lorsque, invitée à la tribune de la COP24 sur le climat, à Katowice, en Pologne, elle s’est payé le toupet d’invectiver les nations. Trois minutes trente de colère froide, éloquente. « Vous ne savez parler que d’économie verte et d’éternelle croissance parce que vous êtes effrayés d’être impopulaires ! » leur a-t-elle asséné, paraissant regarder chaque chef d’État dans les yeux, un à un, sans ciller. « Vous n’êtes pas assez matures pour dire les choses telles qu’elles sont. Mais moi, je me fiche d’être impopulaire. Je me soucie de la justice climatique et d’avoir une planète vivante. Notre civilisation est en train d’être sacrifiée pour offrir à quelques-unes l’opportunité de continuer à s’enrichir. C’est la souffrance des plus nombreux qui sert aujourd’hui à l’opulence d’une minorité. » Et toc. Et tac : quelques semaines plus tard, des milliers de lycéens avaient fait leur sa voracité d’avancer et s’étaient lancés dans une grève scolaire, reconduite peu ou prou chaque vendredi.


Là encore, Greta Thunberg aura donné la cadence, et bien en amont de la COP24. Car l’adolescente ne s’y est pas trouvée par hasard. Sensibilisée à la cause climatique quand elle avait 9 ans, elle en est devenue une militante des plus prosélytes. Après avoir tanné ses parents jusqu’à ce qu’ils transforment leur façon de consommer – la famille Thunberg ne mange plus de viande, ni ne prend plus l’avion –, elle décidait, l’été dernier, de se lancer littéralement en politique. Fin août, à l’approche des élections suédoises et au débouché d’un été marqué par la canicule dans le nord de l’Europe, elle décidait de ne pas reprendre les cours et de camper, plutôt, devant le Parlement. Soigneusement travaillée, l’image de cette gamine et de sa pancarte blanche – la première, à vue de nez, à internationaliser un slogan en suédois, « Skolstrejk för Klimatet », « Grève de l’école pour le climat » – fera le tour des médias.


Gagner n’est pas une option mais un impératif






À l’invitation de plusieurs personnalités qui la féliciteront, elle reprendra les cours, sauf le vendredi : depuis bientôt six mois, ce jour-là, Greta fait grève. Son initiative a eu vite fait de faire mouche. Le 22 octobre, 10 000 personnes étaient réunies à Helsinki, en Finlande, pour l’entendre. Et dès le 30 novembre, en Australie, plusieurs milliers d’écoliers, de lycéens et de collégiens défilaient pour dénoncer l’inaction climatique de leur gouvernement libéral.


C’est ce mouvement qui se poursuit et devrait enfler dans les semaines à venir, rejoint, ici et là, par des collectifs étudiants. Flirtant avec les actions non violentes de désobéissance civile, il paraît décidé à durer. Beaucoup le disent : gagner n’est pas une option mais un impératif auquel se frotte la génération en mûrissement.


Greta Thunberg, elle, continue de plaider la cause climatique et de choisir ses cibles. Arrivée en train au Forum de Davos, la semaine dernière, elle en tançait, là encore, les participants : « J’estime qu’il est insensé que des personnes qui discutent du dérèglement du climat arrivent ici en jet privé. »
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A Davos il y avait plusieurs centaines de jets privés: le moyen de transport le plus nuisible du monde pour que les escrocs viennent pleurnicher sur le climat , il fallait que quelqu'un dénonce cette tartufferie.   

Il est évident que les préoccupations des GJ, RIC, pouvoir d'achat, CSG et diesel n'ont rien à voir avec les jeunes.
Les uns veulent changer de voitures et mettre Macron dehors, les autres sauver la planète.
Même dans le grand débat, l'écologie n'attire pas grand monde, les priorités ont changé, adieu taxe carbone !


Et ce n'est pas Davos qui a fait bouger Macron sur le sujet mais les GJ.


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Re: la Macronie renonce un fois de plus à ses engagements.

Message par Diviciac le Ven 8 Fév - 21:07

Nadou a écrit:
Diviciac a écrit:
Bravo !! 


A Davos il y avait plusieurs centaines de jets privés: le moyen de transport le plus nuisible du monde pour que les escrocs viennent pleurnicher sur le climat , il fallait que quelqu'un dénonce cette tartufferie.   

Il est évident que les préoccupations des GJ, RIC, pouvoir d'achat, CSG et diesel n'ont rien à voir avec les jeunes.
Les uns veulent changer de voitures et mettre Macron dehors, les autres sauver la planète.
Même dans le grand débat, l'écologie n'attire pas grand monde, les priorités ont changé, adieu taxe carbone !


Et ce n'est pas Davos qui a fait bouger Macron sur le sujet mais les GJ.
 
Ben c'tte bonne paire ! Et si il recule de dix ans ses objectifs sur le nucléaire, c'est aussi la faute des gilets jaunes... Il t'a berlurée,  ton Manu il ne tiendra aucune de ses promesses de campagne , ni sur les déficits,  ni sur l'écologie,  ni sur quoi que ce soit
Tu as voté pour un mirage. 
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Re: la Macronie renonce un fois de plus à ses engagements.

Message par Zerbinette le Ven 8 Fév - 21:22

Ne passez pas devant les agences de voyages..........Les affiches y sont déja pour les vacances d'été!
C'est b^te,on ne va nulle part en train.........Ni au Maghreb,ni en Turquie,ni en Sicile,Crète,Portugal,ou Iles lointaines........
Donc,chacun restera ici,ou il ira là ou il veut "en voiture".........
Et bien sûr, pq les écolos l'ont dit!


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Re: la Macronie renonce un fois de plus à ses engagements.

Message par Diviciac le Ven 8 Fév - 21:43

Zerbinette a écrit:Ne passez pas devant les agences de voyages..........Les affiches y sont déja pour les vacances d'été!
C'est b^te,on ne va nulle part en train.........Ni au Maghreb,ni en Turquie,ni en Sicile,Crète,Portugal,ou Iles lointaines........
Donc,chacun restera ici,ou il ira là ou il veut "en voiture".........
Et bien sûr, pq les écolos l'ont dit!

Ce n'est pas factuel: 


 

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Re: la Macronie renonce un fois de plus à ses engagements.

Message par Lili-Rose le Sam 9 Fév - 8:24

Diviciac a écrit:Le gouvernement renonce à diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre de la France. 

Dans son projet de loi énergie, que «Libération» s’est procuré, l'exécutif prévoit de remplacer la division par quatre des émissions de GES entre 1990 et 2050 par un objectif de neutralité carbone. Ce qui change tout.




Le gouvernement s’apprête à supprimer un objectif majeur de la politique énergétique et climatique de la France, pourtant inscrit dans la loi depuis les années 2000 : la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre (GES) du pays d’ici 2050. L’article 1er du projet de loi (à lire ci-dessous) énergie que l’exécutif a adressé pour avis le 4 février au Conseil économique, social et environnemental (CESE), et que Libération s’est procuré, prévoit de modifier le code de l’énergie en replaçant les mots «de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et [2050]» par «d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon [2050]». Ce qui change tout.

Car en abandonnant le «facteur 4», un objectif inscrit dans loi de programmation fixant les orientations de la politique énergétique (Pope) de 2005, sous Jacques Chirac, confirmé en 2009 dans la loi Grenelle 1 sous Nicolas Sarkozy, puis dans la loi de transition énergétique de 2015, sous François Hollande, plus besoin de baisser drastiquement les émissions de GES du pays, donc sa consommation d’énergie. Désormais, si le projet de loi était adopté tel quel, la France pourrait continuer à consommer – voire gaspiller ? – de l’énergie et émettre des GES à foison. A condition d’atteindre la «neutralité carbone».

Bonne nouvelle pour les énergivores




Dans l’exposé des motifs joint à l’article 1er du projet de loi, l’exécutif précise que «dans les termes de l’accord de Paris [sur le climat, de 2015]», celle-ci «est entendue comme l’atteinte de l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et les absorptions anthropiques (c’est-à-dire les absorptions par les écosystèmes gérés par l’homme tels que les forêts, les prairies, les sols agricoles et les zones humides, et par certains procédés industriels, tel que la capture et le stockage du carbone)».

De quoi ravir l’industrie des énergies fossiles, qui présente régulièrement la capture et le stockage de carbone – des technologies pas encore au point du tout – comme une solution permettant de continuer à consommer des hydrocarbures, très émetteurs de CO2 et d'autres gaz à effet de serre. Voilà qui risque aussi de contenter EDF, lequel met en avant la «neutralité carbone» dans sa communication, le groupe ayant lui aussi intérêt à ce que la consommation d’énergie du pays ne baisse pas trop, ce qui l’obligerait à fermer davantage de réacteurs nucléaires que ce qu’il ne souhaite.

Reculs




L’article 1er du projet de loi énergie présenté au CESE prévoit d’ailleurs de revoir à la baisse le niveau total d’économie d’énergie du pays, pour le faire passer à «17% en 2030» par rapport à 2012, contre les 20% prévus aujourd’hui dans la législation

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/le-gouvernement-renonce-à-diviser-par-quatre-les-émissions-de-gaz-à-effet-de-serre-de-la-france/ar-BBThNis?ocid=spartanntp
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Re: la Macronie renonce un fois de plus à ses engagements.

Message par Nadou le Sam 9 Fév - 10:26

Diviciac a écrit:


Ce n'est pas factuel: 


 

Ça t'a plu, hein ! Tu pourrais dire " comme dirait Nadou ..."  lolmdr  ongles


Je suis responsable de ce que j'écris, pas de ce que tu comprends
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