Mélanchon,matamore comique!

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Mélanchon,matamore comique!

Message par Zerbinette le Mer 24 Oct 2018 - 19:15

Pourquoi il ne faut pas trop craindre Jean-Luc Mélenchon


L'"insoumis" en chef a démontré qu'il était d'abord un épatant acteur dans le registre burlesque.

Par Sylvain Courage
Publié le 24 octobre 2018 à 16h58  

Il ne faut pas trop craindre Jean-Luc Mélenchon. En quelques accès de colère paroxystiques, l'"insoumis" en chef a démontré qu'il était d'abord un épatant acteur dans le registre burlesque de la commedia dell'arte. Il suffit de le voir fulminer tel Matamore, le soldat vaniteux, le fanfaron éternel, face aux condés venus perquisitionner son logis pour s'en convaincre. "Ma personne est sacrée. La République, c'est moi !", s'emporte ce Tartarin, roulant des yeux, dans une saynète immortalisée par lui-même au portable. Enorme ! Comme Louis de Funès, l'acteur fétiche des Français, "Méluche" doit sa popularité à sa gouaille, à son fichu caractère et au spectacle réjouissant de sa mauvaise foi. "Du mécanique plaqué sur du vivant" qui déclenche une hilarité désormais colportée par les réseaux sociaux.
Répétant sans cesse qu'il a rassemblé 7 millions de voix sur son nom à l'élection présidentielle, il évoque Don Salluste, l'ambitieux fripon de "la Folie des grandeurs", qui compte et recompte son trésor. Et quand il est surpris en plein conflit d'intérêts avec son amie Sophia Chikirou, "la plus talentueuse" des communicantes, qui fut à la fois la directrice et la prestataire privilégiée de sa campagne, on nage en plein vaudeville :
"Elle n'est pas ma compagne. J'ai une chambre pour tous les camarades, le soir quand c'est trop tard pour rentrer ou quand ils viennent de loin."
Admirable réplique. Ce Mélenchon-là a l'ironie chevillée au corps. Pour le meilleur et pour le pire. Et s'il a contrefait, furibard, l'accent méridional d'une journaliste dont la question ne lui convenait pas, c'est qu'il a cru que la perfide se payait sa tête, et rien d'autre, peuchère ! Ou alors, comme le soutient Alexis Corbière dans le rôle du serviteur niais, c'est que le vieil homme n'y entend plus très bien… De l'art du quiproquo.


Quand le parterre se lasse



Hélas, comme tous ceux qui jouissent de la vis comica, Mélenchon est enclin à l'excès. Traiter "d'abrutis" les journalistes du service public de la radio qui enquêtent sur le financement de sa campagne, voir en "M. de Chalvron", le rapporteur de la Commission nationale des comptes de campagne qui démissionna pour dénoncer des anomalies dans la comptabilité "insoumise", un "être vil et dégénéré", ou trépigner devant un procureur heurte les corporations malmenées et les institutions déconsidérées. Des plaintes ont été déposées, de toutes parts, contre l'irascible.
Fatigué de ses rodomontades, le parterre se lasse : selon un récent sondage, la cote de popularité de Mélenchon a perdu 7 points et jusqu'à 15 points parmi ses électeurs du premier tour de la présidentielle. Les séances d'autojustification, les philippiques victimaires et les plaidoyers pro domo de l'"insoumis" n'ont rien changé. A chaque tentative d'amendement, le cabotin rechute. Il faut certes s'inquiéter de sa démagogie, de son mépris pour les institutions, de sa détestation de la presse qui rappellent les sophismes des leaders populistes aujourd'hui parvenus au pouvoir.
Mais Mélenchon, par sa passion égocentrique de briller sur scène, se prive des moyens de les imiter. Comme Jean-Marie Le Pen en son temps, ce dilettante ne souhaite pas réellement gouverner. Le fou du roi n'est pas un révolutionnaire. Pour consoler le peuple, il ne fait qu'agacer le monarque. Mais ne sort jamais de son emploi et demeure condamné à ravir son public, à l'extérieur du cercle du pouvoir.

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Re: Mélanchon,matamore comique!

Message par magicfly le Mer 24 Oct 2018 - 20:13

"il ne faut pas trop craindre Jean-Luc Mélenchon"
Mouai, à part qu'il y des petits esprits qui boivent ses paroles, qui prennent ce qu'il dit pour des vérités divines. Si un dingue excité par le matamore flingue qq'un, un journaliste, un juge que dira t'on? Tout le monde ne sait pas qu'une commédia dell arte c'est pour rire.
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Re: Mélanchon,matamore comique!

Message par frenchy35F le Mer 24 Oct 2018 - 21:43

Tout le monde n' a pas la même lucidité ni le même courage que Mr COURAGE...tenons-en compte et ne laissons pas trop jouer les guignols....
Le rideau vient de tomber...le spectacle est bel et bien terminé...Pas besoin de conseiller d' aller perdre son temps pour l' écouter ou de le voir gesticuler en face d' une caméra de sa troupe....


Ne faites pas attention à la critique. Elle vient généralement de personnes qui n' ont jamais rien fait d' autre et qui se réjouissent des problèmes de l' Autre...En fait cela justifie leur paresse et/ou leur manque d' adaptabilité au Monde Actuel
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Re: Mélanchon,matamore comique!

Message par Fontsestian le Jeu 25 Oct 2018 - 6:57

Zerbinette a écrit:Pourquoi il ne faut pas trop craindre Jean-Luc Mélenchon


L'"insoumis" en chef a démontré qu'il était d'abord un épatant acteur dans le registre burlesque.



Par Sylvain Courage
Publié le 24 octobre 2018 à 16h58  

Il ne faut pas trop craindre Jean-Luc Mélenchon. En quelques accès de colère paroxystiques, l'"insoumis" en chef a démontré qu'il était d'abord un épatant acteur dans le registre burlesque de la commedia dell'arte. Il suffit de le voir fulminer tel Matamore, le soldat vaniteux, le fanfaron éternel, face aux condés venus perquisitionner son logis pour s'en convaincre. "Ma personne est sacrée. La République, c'est moi !", s'emporte ce Tartarin, roulant des yeux, dans une saynète immortalisée par lui-même au portable. Enorme ! Comme Louis de Funès, l'acteur fétiche des Français, "Méluche" doit sa popularité à sa gouaille, à son fichu caractère et au spectacle réjouissant de sa mauvaise foi. "Du mécanique plaqué sur du vivant" qui déclenche une hilarité désormais colportée par les réseaux sociaux.
Répétant sans cesse qu'il a rassemblé 7 millions de voix sur son nom à l'élection présidentielle, il évoque Don Salluste, l'ambitieux fripon de "la Folie des grandeurs", qui compte et recompte son trésor. Et quand il est surpris en plein conflit d'intérêts avec son amie Sophia Chikirou, "la plus talentueuse" des communicantes, qui fut à la fois la directrice et la prestataire privilégiée de sa campagne, on nage en plein vaudeville :
"Elle n'est pas ma compagne. J'ai une chambre pour tous les camarades, le soir quand c'est trop tard pour rentrer ou quand ils viennent de loin."
Admirable réplique. Ce Mélenchon-là a l'ironie chevillée au corps. Pour le meilleur et pour le pire. Et s'il a contrefait, furibard, l'accent méridional d'une journaliste dont la question ne lui convenait pas, c'est qu'il a cru que la perfide se payait sa tête, et rien d'autre, peuchère ! Ou alors, comme le soutient Alexis Corbière dans le rôle du serviteur niais, c'est que le vieil homme n'y entend plus très bien… De l'art du quiproquo.


Quand le parterre se lasse





Hélas, comme tous ceux qui jouissent de la vis comica, Mélenchon est enclin à l'excès. Traiter "d'abrutis" les journalistes du service public de la radio qui enquêtent sur le financement de sa campagne, voir en "M. de Chalvron", le rapporteur de la Commission nationale des comptes de campagne qui démissionna pour dénoncer des anomalies dans la comptabilité "insoumise", un "être vil et dégénéré", ou trépigner devant un procureur heurte les corporations malmenées et les institutions déconsidérées. Des plaintes ont été déposées, de toutes parts, contre l'irascible.
Fatigué de ses rodomontades, le parterre se lasse : selon un récent sondage, la cote de popularité de Mélenchon a perdu 7 points et jusqu'à 15 points parmi ses électeurs du premier tour de la présidentielle. Les séances d'autojustification, les philippiques victimaires et les plaidoyers pro domo de l'"insoumis" n'ont rien changé. A chaque tentative d'amendement, le cabotin rechute. Il faut certes s'inquiéter de sa démagogie, de son mépris pour les institutions, de sa détestation de la presse qui rappellent les sophismes des leaders populistes aujourd'hui parvenus au pouvoir.
Mais Mélenchon, par sa passion égocentrique de briller sur scène, se prive des moyens de les imiter. Comme Jean-Marie Le Pen en son temps, ce dilettante ne souhaite pas réellement gouverner. Le fou du roi n'est pas un révolutionnaire. Pour consoler le peuple, il ne fait qu'agacer le monarque. Mais ne sort jamais de son emploi et demeure condamné à ravir son public, à l'extérieur du cercle du pouvoir.

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Il me semble que la personnalité de Mélenchon est bien analysée dans cet article mais j'ai des réserves quant à sa conclusion, je pense que" le bouffon de la république" a bien envie d'arriver au pouvoir.


Selon moi il n'en veut pas pour gouverner, gérer les budgets, définir les politiques, adopter une diplomatie, relancer l'économie, bref pour toutes ces choses ennuyeuses mais pour parader dans les ors de la République, présider le défilé du 14 juillet et voyager dans le gros navion de Sarko pour aller embrasser Maduro ou Poutine.


Je ne peux pas tout, je ne réussis pas tout mais je refuse de m'y résoudre. Emmanuel Macron.
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Re: Mélanchon,matamore comique!

Message par ledevois le Jeu 25 Oct 2018 - 9:01

Fontsestian a écrit:
Zerbinette a écrit:Pourquoi il ne faut pas trop craindre Jean-Luc Mélenchon


L'"insoumis" en chef a démontré qu'il était d'abord un épatant acteur dans le registre burlesque.





Par Sylvain Courage
Publié le 24 octobre 2018 à 16h58  

Il ne faut pas trop craindre Jean-Luc Mélenchon. En quelques accès de colère paroxystiques, l'"insoumis" en chef a démontré qu'il était d'abord un épatant acteur dans le registre burlesque de la commedia dell'arte. Il suffit de le voir fulminer tel Matamore, le soldat vaniteux, le fanfaron éternel, face aux condés venus perquisitionner son logis pour s'en convaincre. "Ma personne est sacrée. La République, c'est moi !", s'emporte ce Tartarin, roulant des yeux, dans une saynète immortalisée par lui-même au portable. Enorme ! Comme Louis de Funès, l'acteur fétiche des Français, "Méluche" doit sa popularité à sa gouaille, à son fichu caractère et au spectacle réjouissant de sa mauvaise foi. "Du mécanique plaqué sur du vivant" qui déclenche une hilarité désormais colportée par les réseaux sociaux.
Répétant sans cesse qu'il a rassemblé 7 millions de voix sur son nom à l'élection présidentielle, il évoque Don Salluste, l'ambitieux fripon de "la Folie des grandeurs", qui compte et recompte son trésor. Et quand il est surpris en plein conflit d'intérêts avec son amie Sophia Chikirou, "la plus talentueuse" des communicantes, qui fut à la fois la directrice et la prestataire privilégiée de sa campagne, on nage en plein vaudeville :
"Elle n'est pas ma compagne. J'ai une chambre pour tous les camarades, le soir quand c'est trop tard pour rentrer ou quand ils viennent de loin."
Admirable réplique. Ce Mélenchon-là a l'ironie chevillée au corps. Pour le meilleur et pour le pire. Et s'il a contrefait, furibard, l'accent méridional d'une journaliste dont la question ne lui convenait pas, c'est qu'il a cru que la perfide se payait sa tête, et rien d'autre, peuchère ! Ou alors, comme le soutient Alexis Corbière dans le rôle du serviteur niais, c'est que le vieil homme n'y entend plus très bien… De l'art du quiproquo.


Quand le parterre se lasse







Hélas, comme tous ceux qui jouissent de la vis comica, Mélenchon est enclin à l'excès. Traiter "d'abrutis" les journalistes du service public de la radio qui enquêtent sur le financement de sa campagne, voir en "M. de Chalvron", le rapporteur de la Commission nationale des comptes de campagne qui démissionna pour dénoncer des anomalies dans la comptabilité "insoumise", un "être vil et dégénéré", ou trépigner devant un procureur heurte les corporations malmenées et les institutions déconsidérées. Des plaintes ont été déposées, de toutes parts, contre l'irascible.
Fatigué de ses rodomontades, le parterre se lasse : selon un récent sondage, la cote de popularité de Mélenchon a perdu 7 points et jusqu'à 15 points parmi ses électeurs du premier tour de la présidentielle. Les séances d'autojustification, les philippiques victimaires et les plaidoyers pro domo de l'"insoumis" n'ont rien changé. A chaque tentative d'amendement, le cabotin rechute. Il faut certes s'inquiéter de sa démagogie, de son mépris pour les institutions, de sa détestation de la presse qui rappellent les sophismes des leaders populistes aujourd'hui parvenus au pouvoir.
Mais Mélenchon, par sa passion égocentrique de briller sur scène, se prive des moyens de les imiter. Comme Jean-Marie Le Pen en son temps, ce dilettante ne souhaite pas réellement gouverner. Le fou du roi n'est pas un révolutionnaire. Pour consoler le peuple, il ne fait qu'agacer le monarque. Mais ne sort jamais de son emploi et demeure condamné à ravir son public, à l'extérieur du cercle du pouvoir.

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Il me semble que la personnalité de Mélenchon est bien analysée dans cet article mais j'ai des réserves quant à sa conclusion, je pense que" le bouffon de la république" a bien envie d'arriver au pouvoir.


Selon moi il n'en veut pas pour gouverner, gérer les budgets, définir les politiques, adopter une diplomatie, relancer l'économie, bref pour toutes ces choses ennuyeuses mais pour parader dans les ors de la République, présider le défilé du 14 juillet et voyager dans le gros navion de Sarko pour aller embrasser Maduro ou Poutine.

 S'i Mélenchon ou Lepen arrive au pouvoir j'espère que le L R E M comprendra ses conneries --



 
 Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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