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Message par Nadou le Jeu 13 Sep - 16:18

Editorial du « Monde ». Mieux vaut tard que jamais. En votant, mercredi 12 septembre, par 448 voix contre 197, en faveur du déclenchement d’une procédure contre la Hongrie pour atteintes à l’Etat de droit, le Parlement européen a enfin envoyé un signe fort de son engagement pour la défense des valeurs démocratiques fondatrices de l’Union européenne (UE). Dans la bataille qui divise l’Europe depuis la montée du populisme, ce vote constitue un moment historique : celui où le camp des valeurs fondatrices reprend l’offensive.



C’est, sans doute, un moment politique plus que juridique. En dépit de son surnom d’« option nucléaire », la procédure de l’article 7 du traité sur l’UE, déjà engagée contre la Pologne pour la même raison, le 20 décembre 2017, est longue et incertaine. Nul ne sait à quoi exactement elle aboutira ni en combien de temps. Mais le débat qui a eu lieu, le 11 septembre, au Parlement européen, la veille du vote, en présence du premier ministre hongrois, Viktor Orban, qui avait fait le déplacement, a permis de clarifier les lignes de fracture. M. Orban s’est montré clair dans ses convictions nationalistes, déterminé dans sa volonté de résister à ce qu’il a qualifié de « chantage » de la part de Bruxelles. Parmi les nombreux députés qui se sont exprimés, en dehors de ceux de son propre parti, les seuls soutiens du gouvernement hongrois sont venus de l’extrême droite.

Danger d’éclatement du PPE

La clé de ce vote se trouve évidemment dans le revirement des dirigeants du Parti populaire européen (PPE), la formation regroupant la plupart des partis de droite et de centre droit au Parlement, et dont est membre le parti de M. Orban, le Fidesz. Trop longtemps, depuis le retour au pouvoir de Viktor Orban, en 2010, le PPE a refusé d’affronter la réalité de l’évolution antidémocratique de sa politique, soucieux de préserver son rôle de premier parti au Parlement européen. La Pologne, dont le parti au pouvoir, Droit et justice (PiS), n’est pas membre du PPE, en a même pris ombrage, faisant valoir, en privé, que si Bruxelles se montrait plus sévère à son égard qu’à l’égard de la Hongrie, c’était parce que le PiS ne bénéficiait pas de la protection du PPE.


Pourquoi le vent a-t-il tourné ?


 Les motivations du PPE sont probablement moins nobles qu’il n’y paraît. D’abord, Manfred Weber, le chef du PPE, membre de la CSU bavaroise, a déclaré sa candidature au poste de président de la Commission européenne pour succéder à Jean-Claude Juncker, qui se retire en 2019 ; M. Weber peut difficilement partir au combat le boulet Orban accroché au pied.


Ensuite, les grandes manœuvres de recomposition politique en vue des élections européennes de mai 2019 ont commencé. Sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, les représentants de La République en marche parcourent l’Europe à la recherche d’alliés pour fonder un nouveau mouvement susceptible d’affronter la mouvance nationaliste à l’échelle européenne. Le danger d’éclatement du PPE entre partis de la droite conservatrice et partis du centre droit est réel, ces derniers menaçant de rejoindre un éventuel bloc progressiste, si le Fidesz n’était pas amené à résipiscence. Il fallait donc agir.


Ce n’est que le début et, pour l’heure, le Fidesz reste membre du PPE. Mais il y a eu un vote et le courant chrétien-démocrate, qui a joué un rôle si important dans la création de l’UE, a été placé devant ses responsabilités. Que le résultat du vote ait été si clair est une très bonne nouvelle pour l’avenir de la démocratie européenne.


bravo2


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Message par Nadou le Jeu 13 Sep - 16:19

Maintenant, il faut chercher comment ont voté les euro-députés français.  reflechit1


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Message par ledevois le Jeu 13 Sep - 16:40

Nadou a écrit:

Editorial du « Monde ». Mieux vaut tard que jamais. En votant, mercredi 12 septembre, par 448 voix contre 197, en faveur du déclenchement d’une procédure contre la Hongrie pour atteintes à l’Etat de droit, le Parlement européen a enfin envoyé un signe fort de son engagement pour la défense des valeurs démocratiques fondatrices de l’Union européenne (UE). Dans la bataille qui divise l’Europe depuis la montée du populisme, ce vote constitue un moment historique : celui où le camp des valeurs fondatrices reprend l’offensive.





C’est, sans doute, un moment politique plus que juridique. En dépit de son surnom d’« option nucléaire », la procédure de l’article 7 du traité sur l’UE, déjà engagée contre la Pologne pour la même raison, le 20 décembre 2017, est longue et incertaine. Nul ne sait à quoi exactement elle aboutira ni en combien de temps. Mais le débat qui a eu lieu, le 11 septembre, au Parlement européen, la veille du vote, en présence du premier ministre hongrois, Viktor Orban, qui avait fait le déplacement, a permis de clarifier les lignes de fracture. M. Orban s’est montré clair dans ses convictions nationalistes, déterminé dans sa volonté de résister à ce qu’il a qualifié de « chantage » de la part de Bruxelles. Parmi les nombreux députés qui se sont exprimés, en dehors de ceux de son propre parti, les seuls soutiens du gouvernement hongrois sont venus de l’extrême droite.

Danger d’éclatement du PPE



La clé de ce vote se trouve évidemment dans le revirement des dirigeants du Parti populaire européen (PPE), la formation regroupant la plupart des partis de droite et de centre droit au Parlement, et dont est membre le parti de M. Orban, le Fidesz. Trop longtemps, depuis le retour au pouvoir de Viktor Orban, en 2010, le PPE a refusé d’affronter la réalité de l’évolution antidémocratique de sa politique, soucieux de préserver son rôle de premier parti au Parlement européen. La Pologne, dont le parti au pouvoir, Droit et justice (PiS), n’est pas membre du PPE, en a même pris ombrage, faisant valoir, en privé, que si Bruxelles se montrait plus sévère à son égard qu’à l’égard de la Hongrie, c’était parce que le PiS ne bénéficiait pas de la protection du PPE.


Pourquoi le vent a-t-il tourné ?


 Les motivations du PPE sont probablement moins nobles qu’il n’y paraît. D’abord, Manfred Weber, le chef du PPE, membre de la CSU bavaroise, a déclaré sa candidature au poste de président de la Commission européenne pour succéder à Jean-Claude Juncker, qui se retire en 2019 ; M. Weber peut difficilement partir au combat le boulet Orban accroché au pied.


Ensuite, les grandes manœuvres de recomposition politique en vue des élections européennes de mai 2019 ont commencé. Sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, les représentants de La République en marche parcourent l’Europe à la recherche d’alliés pour fonder un nouveau mouvement susceptible d’affronter la mouvance nationaliste à l’échelle européenne. Le danger d’éclatement du PPE entre partis de la droite conservatrice et partis du centre droit est réel, ces derniers menaçant de rejoindre un éventuel bloc progressiste, si le Fidesz n’était pas amené à résipiscence. Il fallait donc agir.


Ce n’est que le début et, pour l’heure, le Fidesz reste membre du PPE. Mais il y a eu un vote et le courant chrétien-démocrate, qui a joué un rôle si important dans la création de l’UE, a été placé devant ses responsabilités. Que le résultat du vote ait été si clair est une très bonne nouvelle pour l’avenir de la démocratie européenne.


bravo2


 

 pour atteintes à l’Etat de droit, le Parlement européen a enfin envoyé un signe fort de son engagement pour la défense des valeurs démocratiques fondatrices de l’Union européenne (UE).



 Quelles sont elles les valeurs de l'U E ---?



 
 Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Nadou le Jeu 13 Sep - 20:58





 

 pour atteintes à l’Etat de droit, le Parlement européen a enfin envoyé un signe fort de son engagement pour la défense des valeurs démocratiques fondatrices de l’Union européenne (UE).











 Quelles sont elles les valeurs de l'U E ---?





Article 2 : Les valeurs de l'Union[modifier]



L'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'état de droit, ainsi que de respect des droits de l'Homme. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la tolérance, la justice, la solidarité et la non-discrimination.







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Message par ledevois le Jeu 13 Sep - 22:09

Nadou a écrit:




 

 pour atteintes à l’Etat de droit, le Parlement européen a enfin envoyé un signe fort de son engagement pour la défense des valeurs démocratiques fondatrices de l’Union européenne (UE).













 Quelles sont elles les valeurs de l'U E ---?





Article 2 : Les valeurs de l'Union[modifier]





L'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'état de droit, ainsi que de respect des droits de l'Homme. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la tolérance, la justice, la solidarité et la non-discrimination.






 Oui et alors cela a voir quoi avec Orban -- il n'y a rien de tout ça dans ses propos ---- l'U E serait une dictature que je ne serai pas étonné --



 
 Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Nadou le Ven 14 Sep - 10:48

ledevois a écrit:
Nadou a écrit:




 

 pour atteintes à l’Etat de droit, le Parlement européen a enfin envoyé un signe fort de son engagement pour la défense des valeurs démocratiques fondatrices de l’Union européenne (UE).















 Quelles sont elles les valeurs de l'U E ---?





Article 2 : Les valeurs de l'Union[modifier]







L'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'état de droit, ainsi que de respect des droits de l'Homme. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la tolérance, la justice, la solidarité et la non-discrimination.





 Oui et alors cela a voir quoi avec Orban -- il n'y a rien de tout ça dans ses propos ---- l'U E serait une dictature que je ne serai pas étonné --

Ce sont des parlementaires élus démocratiquement qui ont voté.


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Message par Diviciac le Ven 14 Sep - 11:06

Nadou a écrit:
ledevois a écrit:


 Oui et alors cela a voir quoi avec Orban -- il n'y a rien de tout ça dans ses propos ---- l'U E serait une dictature que je ne serai pas étonné --

Ce sont des parlementaires élus démocratiquement qui ont voté.

Eh oui mais les Hongrois aussi ont voté.Même si leur vote déplait à Bruxelles,  ils ont démocratiquement choisi Orban
.
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Message par Nadou le Ven 14 Sep - 11:23

Diviciac a écrit:
Nadou a écrit:
ledevois a écrit:


 Oui et alors cela a voir quoi avec Orban -- il n'y a rien de tout ça dans ses propos ---- l'U E serait une dictature que je ne serai pas étonné --

Ce sont des parlementaires élus démocratiquement qui ont voté.

Eh oui mais les Hongrois aussi ont voté.Même si leur vote déplait à Bruxelles,  ils ont démocratiquement choisi Orban
.

Il serait donc pressant de leur demander s'ils veulent quitter l'UE, s'ils ne sont plus compatibles.


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Message par magicfly le Ven 14 Sep - 15:31

Nadou a écrit:Maintenant, il faut chercher comment ont voté les euro-députés français.  reflechit1
Là on a que les députés affilés au PPE; LR. Ça donne une idée de ce que vaut le parti de droite LR de Waurien aujourd'hui


Le vote Orbán : qui sont ses soutiens au Parlement européen ?




Cinquante-huit eurodéputés du PPE ont refusé de sanctionner les entorses de Budapest aux valeurs européennes. Les identifier réserve quelques surprises.


Par Emmanuel Berretta
Modifié le 14/09/2018 à 13:00 - Publié le 14/09/2018 à 06:52 | Le Point.fr

Rappelons que ce vote ne portait pas sur la politique migratoire hongroise, mais sur bien d'autres griefs (voir le rapport Sargentini) comme les atteintes à l'État de droit, à la liberté de la presse, à la liberté académique, aux droits fondamentaux des Roms, des réfugiés politiques et des demandeurs d'asile, sans compter les soupçons de corruption liés aux fonds européens... Bref, autant de principes inscrits dans les traités européens, acceptés par les États membres et qui les obligent. Il ne fallait donc pas confondre le débat légitime sur la réforme en cours de l'asile et l'immigration avec les violations des droits fondamentaux des textes européens.

Lire aussi Parlement européen : Viktor Orbán lâché par les siens
Le malaise de certains eurodéputés de la droite provenait notamment de la crainte d'une instrumentalisation des principes contre les options politiques d'un dirigeant. Orbán a tout de même été largement lâché. Le PPE, sa famille d'origine, a contribué à enclencher la procédure de sanction par 118 voix pour, 58 contre et 28 absentions.
Mais le plus intéressant est l'analyse des votes par pays au sein du PPE. Naturellement, Orbán a pu compter sur le soutien unanime des 12 eurodéputés de son propre parti, le Fidesz. Puis, ce sont les Croates et les Slovènes qui ont formé les rangs derrière lui à raison de 4 votes sur 5 dans ces deux petites délégations. Sur les Slovaques du PPE, 4 sur 6 ont voté contre la sanction. Chez les 7 Bulgares du PPE, 5 ont soutenu Orbán.

Sebastian Kurz sanctionne Viktor Orbán

Surprise, le chancelier Kurz – qu'on dit pourtant proche de la ligne Orbán – a fait voter ses troupes contre la Hongrie. Les 5 députés de sa formation, Österreichische Volkspartei, ont suivi sa consigne donnée la veille au soir. Comment interpréter ce lâchage du pays voisin ? Pour certains, c'est le signe que Kurz a « pris la dimension de son rôle de président intérimaire de l'Union européenne » et que, à ce titre, il ne pouvait plus longtemps fermer les yeux sur les libertés prises par Orbán avec l'État de droit sans affaiblir lui-même sa présidence de l'UE. Sebastian Kurz, même s'il est un anti-migrant convaincu, ne peut cependant pas imposer son agenda aux 28 États qu'ils représentent et animent pendant six mois. Il se doit de parvenir à des solutions consensuelles. 

On pourrait croire, a priori, que les soutiens d'Orbán sont principalement à l'Est. C'est plus compliqué que cela, car le paysage politique national vient perturber cette lecture simpliste. En effet, en Pologne, la droite conservatrice ou modérée représentée par deux partis adhérents au PPE, le PSL (parti paysan polonais) et la plate-forme civique (PO) de Donald Tusk, est opposée au parti majoritaire, le PiS, actuellement au gouvernement. Comme Orbán revendique son alliance avec Kaczynski, l'homme fort du PiS, les élus du PSL (4) et du PO (18) se démarquent logiquement de Viktor Orbánsur le principe du « les amis de mes ennemis sont mes ennemis ». Mais le PSL préfère l'abstention (3 sur 4). En Roumanie, le PNL (Partidul Naţional Liberal) n'est pas non plus sur les thèses d'Orbán puisqu'un seul eurodéputé roumain du PNL a voté contre le déclenchement de la procédure de sanction.

Berlusconi, le meilleur allié d'Orbán à l'Est

À l'ouest, c'est en Italie, chez Forza Italia, qu'Orbán compte le plus de soutiens. Sur les 15 députés de la formation de Silvio Berlusconi, 11 ont refusé de déclencher la sanction (le président du Parlement, Antonio Tajani, ne prend pas part au vote). C'est assez curieux, car cette collusion ne fera que conforter l'OPA actuellement menée par Matteo Salvini, le leader de la Ligue, sur les restes de Forza Italia. Mais peut-être est-ce le but, au final ? L'après-Berlusconi de ce parti ne serait qu'une glissade vers la Ligue... Chez les Espagnols du Parti populaire, les remparts anti-Orbán sont plus solides : on ne compte que 3 votes sur 17 en faveur du leader hongrois.
Les Allemands, eux, ont démontré à la faveur de ce vote que, décidément, rien ne va plus entre la CSU et la CDU. Mis à part Manfred Weber, le président du groupe CSU, les 4 eurodéputés bavarois ont soutenu Orbán. La CDU, quant à elle, a fait bloc autour de la ligne Merkel contre le leader hongrois. Les Scandinaves comme les trois États baltes ont unanimement tourné le dos à Viktor Orbán, comme la Belgique ou les Pays-Bas.

La confusion des élus LR

Ce sont les eurodéputés français LR qui apparaissent les plus confus. Laurent Wauquiez, à Paris, avait tranché en faveur d'un soutien à Orbán, mais sa consigne... n'a pas été transmise au groupe, à Strasbourg ! Brice Hortefeux a repris les choses en main plusieurs jours plus tard, mais... lui-même a finalement changé d'avis le jour du vote en décidant de s'abstenir. Un scénario chaplinesque !
Résultat : sur les 20 eurodéputés français, les votes se sont répartis entre 9 approbations de la sanction, 3 votes en faveur d'Orbán et 6 abstentions. Les anti-Orbán sont conduits par Françoise Grossetête, vice-présidente du groupe PPE, Anne Sander, Alain Cadec, Michel Dantin, Marc Joulaud. À noter qu'Alain Lamassoure, Jérôme Lavrilleux, Élisabeth Morin-Chartier, Tokia Saïfi, en rupture avec la ligne Wauquiez, ne sont plus adhérents des Républicains mais toujours affiliés au groupe PPE. Les quatre ont voté en faveur de la sanction.
Les 3 votes contre la sanction sont le fait de Nadine Morano, de Franck Proust (chef de la délégation française) et d'Angélique Delahaye. Parmi les abstentionnistes, on trouve Michèle Alliot-Marie, Arnaud Danjean, Rachida Dati, Geoffroy Didier, Philippe Juvin et Brice Hortefeux comme évoqué plus haut. Deux autres – Renaud Muselier et Maurice Ponga – n'ont pas pris part au vote.
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Message par Fontsestian le Ven 14 Sep - 15:39

Nadou a écrit:
Diviciac a écrit:

Eh oui mais les Hongrois aussi ont voté.Même si leur vote déplait à Bruxelles,  ils ont démocratiquement choisi Orban
.

Il serait donc pressant de leur demander s'ils veulent quitter l'UE, s'ils ne sont plus compatibles.
Voilà, que les peuples qui ne sont pas intéressés par la construction de l'Europe la quitte et rejoignent cette Russie qui leur tend les bras, ça leur rappellera des souvenirs.





Je ne peux pas tout, je ne réussis pas tout mais je refuse de m'y résoudre. Emmanuel Macron.
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Message par ledevois le Ven 14 Sep - 15:46

Fontsestian a écrit:
Nadou a écrit:

Il serait donc pressant de leur demander s'ils veulent quitter l'UE, s'ils ne sont plus compatibles.
Voilà, que les peuples qui ne sont pas intéressés par la construction de l'Europe la quitte et rejoignent cette Russie qui leur tend les bras, ça leur rappellera des souvenirs.




 Vous avez du mal à assimiler l'histoire les macronettes -par le passé la Hongrie était l'ennemi de la Russie , et je ne pense pas qu'il y est un rapprochement ---



 
 Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Nadou le Ven 14 Sep - 18:00

magicfly a écrit:
Nadou a écrit:Maintenant, il faut chercher comment ont voté les euro-députés français.  reflechit1
Là on a que les députés affilés au PPE; LR. Ça donne une idée de ce que vaut le parti de droite LR de Waurien aujourd'hui


Le vote Orbán : qui sont ses soutiens au Parlement européen ?




Cinquante-huit eurodéputés du PPE ont refusé de sanctionner les entorses de Budapest aux valeurs européennes. Les identifier réserve quelques surprises.




Par Emmanuel Berretta
Modifié le 14/09/2018 à 13:00 - Publié le 14/09/2018 à 06:52 | Le Point.fr

Rappelons que ce vote ne portait pas sur la politique migratoire hongroise, mais sur bien d'autres griefs (voir le rapport Sargentini) comme les atteintes à l'État de droit, à la liberté de la presse, à la liberté académique, aux droits fondamentaux des Roms, des réfugiés politiques et des demandeurs d'asile, sans compter les soupçons de corruption liés aux fonds européens... Bref, autant de principes inscrits dans les traités européens, acceptés par les États membres et qui les obligent. Il ne fallait donc pas confondre le débat légitime sur la réforme en cours de l'asile et l'immigration avec les violations des droits fondamentaux des textes européens.

Lire aussi Parlement européen : Viktor Orbán lâché par les siens
Le malaise de certains eurodéputés de la droite provenait notamment de la crainte d'une instrumentalisation des principes contre les options politiques d'un dirigeant. Orbán a tout de même été largement lâché. Le PPE, sa famille d'origine, a contribué à enclencher la procédure de sanction par 118 voix pour, 58 contre et 28 absentions.
Mais le plus intéressant est l'analyse des votes par pays au sein du PPE. Naturellement, Orbán a pu compter sur le soutien unanime des 12 eurodéputés de son propre parti, le Fidesz. Puis, ce sont les Croates et les Slovènes qui ont formé les rangs derrière lui à raison de 4 votes sur 5 dans ces deux petites délégations. Sur les Slovaques du PPE, 4 sur 6 ont voté contre la sanction. Chez les 7 Bulgares du PPE, 5 ont soutenu Orbán.

Sebastian Kurz sanctionne Viktor Orbán



Surprise, le chancelier Kurz – qu'on dit pourtant proche de la ligne Orbán – a fait voter ses troupes contre la Hongrie. Les 5 députés de sa formation, Österreichische Volkspartei, ont suivi sa consigne donnée la veille au soir. Comment interpréter ce lâchage du pays voisin ? Pour certains, c'est le signe que Kurz a « pris la dimension de son rôle de président intérimaire de l'Union européenne » et que, à ce titre, il ne pouvait plus longtemps fermer les yeux sur les libertés prises par Orbán avec l'État de droit sans affaiblir lui-même sa présidence de l'UE. Sebastian Kurz, même s'il est un anti-migrant convaincu, ne peut cependant pas imposer son agenda aux 28 États qu'ils représentent et animent pendant six mois. Il se doit de parvenir à des solutions consensuelles. 

On pourrait croire, a priori, que les soutiens d'Orbán sont principalement à l'Est. C'est plus compliqué que cela, car le paysage politique national vient perturber cette lecture simpliste. En effet, en Pologne, la droite conservatrice ou modérée représentée par deux partis adhérents au PPE, le PSL (parti paysan polonais) et la plate-forme civique (PO) de Donald Tusk, est opposée au parti majoritaire, le PiS, actuellement au gouvernement. Comme Orbán revendique son alliance avec Kaczynski, l'homme fort du PiS, les élus du PSL (4) et du PO (18) se démarquent logiquement de Viktor Orbánsur le principe du « les amis de mes ennemis sont mes ennemis ». Mais le PSL préfère l'abstention (3 sur 4). En Roumanie, le PNL (Partidul Naţional Liberal) n'est pas non plus sur les thèses d'Orbán puisqu'un seul eurodéputé roumain du PNL a voté contre le déclenchement de la procédure de sanction.

Berlusconi, le meilleur allié d'Orbán à l'Est



À l'ouest, c'est en Italie, chez Forza Italia, qu'Orbán compte le plus de soutiens. Sur les 15 députés de la formation de Silvio Berlusconi, 11 ont refusé de déclencher la sanction (le président du Parlement, Antonio Tajani, ne prend pas part au vote). C'est assez curieux, car cette collusion ne fera que conforter l'OPA actuellement menée par Matteo Salvini, le leader de la Ligue, sur les restes de Forza Italia. Mais peut-être est-ce le but, au final ? L'après-Berlusconi de ce parti ne serait qu'une glissade vers la Ligue... Chez les Espagnols du Parti populaire, les remparts anti-Orbán sont plus solides : on ne compte que 3 votes sur 17 en faveur du leader hongrois.
Les Allemands, eux, ont démontré à la faveur de ce vote que, décidément, rien ne va plus entre la CSU et la CDU. Mis à part Manfred Weber, le président du groupe CSU, les 4 eurodéputés bavarois ont soutenu Orbán. La CDU, quant à elle, a fait bloc autour de la ligne Merkel contre le leader hongrois. Les Scandinaves comme les trois États baltes ont unanimement tourné le dos à Viktor Orbán, comme la Belgique ou les Pays-Bas.

La confusion des élus LR



Ce sont les eurodéputés français LR qui apparaissent les plus confus. Laurent Wauquiez, à Paris, avait tranché en faveur d'un soutien à Orbán, mais sa consigne... n'a pas été transmise au groupe, à Strasbourg ! Brice Hortefeux a repris les choses en main plusieurs jours plus tard, mais... lui-même a finalement changé d'avis le jour du vote en décidant de s'abstenir. Un scénario chaplinesque !
Résultat : sur les 20 eurodéputés français, les votes se sont répartis entre 9 approbations de la sanction, 3 votes en faveur d'Orbán et 6 abstentions. Les anti-Orbán sont conduits par Françoise Grossetête, vice-présidente du groupe PPE, Anne Sander, Alain Cadec, Michel Dantin, Marc Joulaud. À noter qu'Alain Lamassoure, Jérôme Lavrilleux, Élisabeth Morin-Chartier, Tokia Saïfi, en rupture avec la ligne Wauquiez, ne sont plus adhérents des Républicains mais toujours affiliés au groupe PPE. Les quatre ont voté en faveur de la sanction.
Les 3 votes contre la sanction sont le fait de Nadine Morano, de Franck Proust (chef de la délégation française) et d'Angélique Delahaye. Parmi les abstentionnistes, on trouve Michèle Alliot-Marie, Arnaud Danjean, Rachida Dati, Geoffroy Didier, Philippe Juvin et Brice Hortefeux comme évoqué plus haut. Deux autres – Renaud Muselier et Maurice Ponga – n'ont pas pris part au vote.

A rappeler


Rappelons que ce vote ne portait pas sur la politique migratoire hongroise, mais sur bien d'autres griefs (voir le rapport Sargentini) comme les atteintes à l'État de droit, à la liberté de la presse, à la liberté académique, aux droits fondamentaux des Roms, des réfugiés politiques et des demandeurs d'asile, sans compter les soupçons de corruption liés aux fonds européens... Bref, autant de principes inscrits dans les traités européens, acceptés par les États membres et qui les obligent. 


C'est le cirque chez LR ! Je ne sais pas ce qu'ils vont nous raconter pour les Européennes.  reflechit1


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Message par ledevois le Ven 14 Sep - 18:42

Nadou a écrit:
magicfly a écrit:
Là on a que les députés affilés au PPE; LR. Ça donne une idée de ce que vaut le parti de droite LR de Waurien aujourd'hui


Le vote Orbán : qui sont ses soutiens au Parlement européen ?




Cinquante-huit eurodéputés du PPE ont refusé de sanctionner les entorses de Budapest aux valeurs européennes. Les identifier réserve quelques surprises.






Par Emmanuel Berretta
Modifié le 14/09/2018 à 13:00 - Publié le 14/09/2018 à 06:52 | Le Point.fr

Rappelons que ce vote ne portait pas sur la politique migratoire hongroise, mais sur bien d'autres griefs (voir le rapport Sargentini) comme les atteintes à l'État de droit, à la liberté de la presse, à la liberté académique, aux droits fondamentaux des Roms, des réfugiés politiques et des demandeurs d'asile, sans compter les soupçons de corruption liés aux fonds européens... Bref, autant de principes inscrits dans les traités européens, acceptés par les États membres et qui les obligent. Il ne fallait donc pas confondre le débat légitime sur la réforme en cours de l'asile et l'immigration avec les violations des droits fondamentaux des textes européens.

Lire aussi Parlement européen : Viktor Orbán lâché par les siens
Le malaise de certains eurodéputés de la droite provenait notamment de la crainte d'une instrumentalisation des principes contre les options politiques d'un dirigeant. Orbán a tout de même été largement lâché. Le PPE, sa famille d'origine, a contribué à enclencher la procédure de sanction par 118 voix pour, 58 contre et 28 absentions.
Mais le plus intéressant est l'analyse des votes par pays au sein du PPE. Naturellement, Orbán a pu compter sur le soutien unanime des 12 eurodéputés de son propre parti, le Fidesz. Puis, ce sont les Croates et les Slovènes qui ont formé les rangs derrière lui à raison de 4 votes sur 5 dans ces deux petites délégations. Sur les Slovaques du PPE, 4 sur 6 ont voté contre la sanction. Chez les 7 Bulgares du PPE, 5 ont soutenu Orbán.

Sebastian Kurz sanctionne Viktor Orbán





Surprise, le chancelier Kurz – qu'on dit pourtant proche de la ligne Orbán – a fait voter ses troupes contre la Hongrie. Les 5 députés de sa formation, Österreichische Volkspartei, ont suivi sa consigne donnée la veille au soir. Comment interpréter ce lâchage du pays voisin ? Pour certains, c'est le signe que Kurz a « pris la dimension de son rôle de président intérimaire de l'Union européenne » et que, à ce titre, il ne pouvait plus longtemps fermer les yeux sur les libertés prises par Orbán avec l'État de droit sans affaiblir lui-même sa présidence de l'UE. Sebastian Kurz, même s'il est un anti-migrant convaincu, ne peut cependant pas imposer son agenda aux 28 États qu'ils représentent et animent pendant six mois. Il se doit de parvenir à des solutions consensuelles. 

On pourrait croire, a priori, que les soutiens d'Orbán sont principalement à l'Est. C'est plus compliqué que cela, car le paysage politique national vient perturber cette lecture simpliste. En effet, en Pologne, la droite conservatrice ou modérée représentée par deux partis adhérents au PPE, le PSL (parti paysan polonais) et la plate-forme civique (PO) de Donald Tusk, est opposée au parti majoritaire, le PiS, actuellement au gouvernement. Comme Orbán revendique son alliance avec Kaczynski, l'homme fort du PiS, les élus du PSL (4) et du PO (18) se démarquent logiquement de Viktor Orbánsur le principe du « les amis de mes ennemis sont mes ennemis ». Mais le PSL préfère l'abstention (3 sur 4). En Roumanie, le PNL (Partidul Naţional Liberal) n'est pas non plus sur les thèses d'Orbán puisqu'un seul eurodéputé roumain du PNL a voté contre le déclenchement de la procédure de sanction.

Berlusconi, le meilleur allié d'Orbán à l'Est





À l'ouest, c'est en Italie, chez Forza Italia, qu'Orbán compte le plus de soutiens. Sur les 15 députés de la formation de Silvio Berlusconi, 11 ont refusé de déclencher la sanction (le président du Parlement, Antonio Tajani, ne prend pas part au vote). C'est assez curieux, car cette collusion ne fera que conforter l'OPA actuellement menée par Matteo Salvini, le leader de la Ligue, sur les restes de Forza Italia. Mais peut-être est-ce le but, au final ? L'après-Berlusconi de ce parti ne serait qu'une glissade vers la Ligue... Chez les Espagnols du Parti populaire, les remparts anti-Orbán sont plus solides : on ne compte que 3 votes sur 17 en faveur du leader hongrois.
Les Allemands, eux, ont démontré à la faveur de ce vote que, décidément, rien ne va plus entre la CSU et la CDU. Mis à part Manfred Weber, le président du groupe CSU, les 4 eurodéputés bavarois ont soutenu Orbán. La CDU, quant à elle, a fait bloc autour de la ligne Merkel contre le leader hongrois. Les Scandinaves comme les trois États baltes ont unanimement tourné le dos à Viktor Orbán, comme la Belgique ou les Pays-Bas.

La confusion des élus LR





Ce sont les eurodéputés français LR qui apparaissent les plus confus. Laurent Wauquiez, à Paris, avait tranché en faveur d'un soutien à Orbán, mais sa consigne... n'a pas été transmise au groupe, à Strasbourg ! Brice Hortefeux a repris les choses en main plusieurs jours plus tard, mais... lui-même a finalement changé d'avis le jour du vote en décidant de s'abstenir. Un scénario chaplinesque !
Résultat : sur les 20 eurodéputés français, les votes se sont répartis entre 9 approbations de la sanction, 3 votes en faveur d'Orbán et 6 abstentions. Les anti-Orbán sont conduits par Françoise Grossetête, vice-présidente du groupe PPE, Anne Sander, Alain Cadec, Michel Dantin, Marc Joulaud. À noter qu'Alain Lamassoure, Jérôme Lavrilleux, Élisabeth Morin-Chartier, Tokia Saïfi, en rupture avec la ligne Wauquiez, ne sont plus adhérents des Républicains mais toujours affiliés au groupe PPE. Les quatre ont voté en faveur de la sanction.
Les 3 votes contre la sanction sont le fait de Nadine Morano, de Franck Proust (chef de la délégation française) et d'Angélique Delahaye. Parmi les abstentionnistes, on trouve Michèle Alliot-Marie, Arnaud Danjean, Rachida Dati, Geoffroy Didier, Philippe Juvin et Brice Hortefeux comme évoqué plus haut. Deux autres – Renaud Muselier et Maurice Ponga – n'ont pas pris part au vote.

A rappeler


Rappelons que ce vote ne portait pas sur la politique migratoire hongroise, mais sur bien d'autres griefs (voir le rapport Sargentini) comme les atteintes à l'État de droit, à la liberté de la presse, à la liberté académique, aux droits fondamentaux des Roms, des réfugiés politiques et des demandeurs d'asile, sans compter les soupçons de corruption liés aux fonds européens... Bref, autant de principes inscrits dans les traités européens, acceptés par les États membres et qui les obligent. 


C'est le cirque chez LR ! Je ne sais pas ce qu'ils vont nous raconter pour les Européennes.  reflechit1


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