SOYONS CLAIRS SUR LES PRELEVEMENTS DES RETRAITES

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SOYONS CLAIRS SUR LES PRELEVEMENTS DES RETRAITES

Message par frenchy35F le Dim 11 Mar - 17:33

Retraite Emploi

Quels prélèvements sur vos retraites en 2018?




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Quels prélèvements sur vos retraites en 2018?

Par Catherine Janat, avec Philippe Bainville, spécialiste de la retraite à la Cnav le 01 mars 2018



La hausse de la CSG de 1,7 point depuis 1er janvier alourdit sensiblement la ponction sur vos retraites. Sous conditions de ressources, vous y échappez en tout ou partie.

• Quels sont les prélèvements concernés? 

- Sur la retraite de base, il s’agit de: la contribution sociale généralisée (CSG) au taux maximum de 8,3% (au lieu de 6,60% auparavant); la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), dont le taux est de 0,50%; la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa) au taux de 0,30%.

- Tous les retraités n’en sont pas redevables. Ces prélèvements varient selon: le revenu fiscal de référence (RFR) figurant sur votre dernier avis d’imposition. Pour les prélèvements de 2018, reportez-vous à l’avis d’imposition reçu à l’été 2017; le nombre de parts retenu pour le calcul de votre impôt: par exemple, 2 parts pour un couple marié ou pacsé (si aucun des deux n’est invalide); 1 part pour un contribuable célibataire qui n’a pas eu d’enfant... 
La nature de la prestation: certaines d’entre elles sont exonérées de tous les prélèvements.

- Attention: ne pas être imposable sur le revenu ne signifie pas que vous serez exonéré de prélèvements sociaux sur vos retraites. Entre impôt sur le revenu et prélèvements sociaux, les conditions d’exonération diffèrent. 

• Qui est totalement exonéré de prélèvements? 

Ne subissent aucun prélèvement: l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa); l’allocation supplémentaire d’invalidité; la retraite du combattant et les pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre; la majoration pour tierce personne. Vous n’êtes redevable ni de CSG, ni de CRDS, ni de Casa sur votre retraite de base si votre RFR 2016 (avis d’imposition reçu en 2017) ne dépasse pas:
11 018€ pour une part (célibataire, par exemple); 13 960€ pour une part et demie (par exemple, un contribuable célibataire invalide); 16 902€ pour deux parts (couple marié ou pacsé); + 2942€ par demi-part supplémentaire. 

• Au-delà de ces seuils, les pensions supportent-elles tous les prélèvements au taux fort? 

Non. 
Si votre RFR est compris entre 11 019€ et 14 403€ pour une part, vous êtes prélevé de la CSG au taux réduit de 3,80% et vous ne payez pas la Casa. La CRDS reste à 0,5%.
Ces taux s’appliquent aussi avec un RFR entre 13 961€ et 18 249€ pour une part et demie; entre 16 903€ et 22 095€ pour deux parts (plus 3846€ par demi-part supplémentaire). 

• Y a-t-il des démarches particulières pour être exonéré de prélèvements ou bénéficier de la CSG à taux réduit? 

Non. Dans votre dossier de demande de retraite, vous devez fournir un certain nombre de justi catifs, dont votre dernier avis d’imposition. À partir de ce document, la caisse connaît votre RFR et en déduit le montant des prélèvements sociaux auxquels vous êtes soumis la première année. 

Les années suivantes, les caisses échangent directement avec la Direction générale des finances publiques. Si votre RFR change de façon à entraîner une modification des prélèvements, un correctif sera apporté à compter du 1er janvier de l’année suivante. 
En principe, la caisse vous informe, par courrier, des modifications des prélèvements opérés sur la retraite lorsque le changement entraîne une augmentation du prélèvement et une baisse du montant net de la retraite versée. Vous avez dû d’ailleurs être informé, en ce début d’année, de la hausse du prélèvement induit par le relèvement du taux de la CSG. 
Si vous constatez une baisse sans avoir reçu d’information préalable, contactez votre caisse. 
À lire aussi: 
Retraite: quand sont payées les pensions?
Réversion: les conditions à remplir 


--------------------------------------------------------

Je sais peut-être déjà écrit quelque part et surtout interprété négativement...
CELLES et CEUX QUI RÂLENT LE PLUS NE SONT PAS LES PLUS DEMUNIS...CE SONT DES NEGATIFS INCAPABLES DE FAIRE UN EFFORT UNIQUEMENT POUR DIRE D' ÊTRE CONTRE LE GOUVERNEMENT


Une Société où Le seul Possédant s' octroierait le droit d' accumuler sans Solidarité avec Le Non-Possédant relève de la liberté excessive et de l' altruisme déconsidéré...La Participation doit oeuvrer vers la répartition équitable des Richesses Produites sur Terre.
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Re: SOYONS CLAIRS SUR LES PRELEVEMENTS DES RETRAITES

Message par elaine le Dim 11 Mar - 18:13

Si le gouvernement rapatriait tous les milliards de détournements fiscaux. Les retraites n´auraient pas besoin d´être taxées.


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 mais par ceux qui les regardent sans rien faire.» (Albert Einstein)
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Re: SOYONS CLAIRS SUR LES PRELEVEMENTS DES RETRAITES

Message par frenchy35F le Dim 11 Mar - 18:41

ENTIEREMENT D' ACCORD...
UNE GREVE OUI...MAIS POUR UNE ACTION RAPIDE DU GOUVERNEMENT POUR JUSTEMENT RAPATRIER LES DETOURNEMENTS FISCAUX...
IL FAUDRAIT UNE MENACE CLAIRE AVEC UN DELAI MAXI et UNE TRES FORTE AMENDE QUI POURRAIT ÊTRE PRELEVEE...en exagèrant sue la valeur du Patrimoine...( c' est une idée )


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Re: SOYONS CLAIRS SUR LES PRELEVEMENTS DES RETRAITES

Message par elaine le Dim 11 Mar - 18:44

Il faut bien rêver un peu, hein Frenchy


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Re: SOYONS CLAIRS SUR LES PRELEVEMENTS DES RETRAITES

Message par Nadou le Dim 11 Mar - 18:55

elaine a écrit:Si le gouvernement rapatriait tous les milliards de détournements fiscaux. Les retraites n´auraient pas besoin d´être taxées.

Le principe du détournement c'est qu'il doit êrte déniché car il est caché.
Hollande a beaucoup fait et ça continue pour ramener les brebis égarées dans le giron de l'Etat français. Et si l'UE éclatait, on aurait une multitude de nouvelles niches fiscales sur le continent, autant de pays libres enfin, d'attirer ses voisins.


Je suis responsable de ce que j'écris, pas de ce que tu comprends
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Re: SOYONS CLAIRS SUR LES PRELEVEMENTS DES RETRAITES

Message par frenchy35F le Dim 11 Mar - 19:23

Oui mais sur les niches fiscales...je suggère à Mr MACRON de risquer un peu de popularité car ce qui serait perdu d' un côté serait récupéré de l' autre...


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Re: SOYONS CLAIRS SUR LES PRELEVEMENTS DES RETRAITES

Message par dugenou le Lun 12 Mar - 0:09

frenchy35F a écrit:Oui mais sur les niches fiscales...je suggère à Mr MACRON de risquer un peu de popularité car ce qui serait perdu d' un côté serait récupérer de l' autre...
Sa popularité, il l'a risquée auprès des retraités, des salariés moyens, au profit des gros salaires, des actionnaires, de la finance.
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Re: SOYONS CLAIRS SUR LES PRELEVEMENTS DES RETRAITES

Message par Horiel le Lun 12 Mar - 9:06

dugenou a écrit:Sa popularité, il l'a risquée auprès des retraités, des salariés moyens, au profit des gros salaires, des actionnaires, de la finance.



Je voudrais que ce soit aussi simple, mais je ne crois pas, Dugenou.


Son programme, celui qui n'existait pas, a largement été critiqué mais aussi accepté par la majorité des citoyens qui se sont donnés la peine d'aller aux urnes; ses mesures concernant les "riches" (par exemple, la suppression de l'ISF) n'ont pas été un coup de tonnerre dans sa présidence.

Que l'opinion soit contre, c'est normal, l'opposition se saisit de cette grogne, c'est de bonne guerre et les journaux relaient, c'est leur job; d'instinct, on se dit "Ah ben non, c'est pas à eux qu'ils faut faire des cadeaux, quoi !", sauf que... 

Je me permets un petit pavé, pour ceux qui voudront bien entendre un autre son de cloche (oui, entendre avec les yeux, oui, farpaitement), sans obligation d'achat  Wink 



ATTENTION Pavé :

"(...) Ce n'est évidemment pas parce qu'ils sont tous débiles (tandis que nous serions, nous Français, si exceptionnellement brillants que seuls nous aurions tout compris) que tous nos voisins ou presque – y compris l'Espagne du socialiste Zapatero et la très social-démocrate Suède – ont aboli la taxation du patrimoine : c'est parce qu'ils ont fait le calcul montrant que ce serait payant !
Pourquoi ? Avançons, parmi tant d'autres, trois arguments.
- L’ISF fait fuir la matière imposable et les plus entreprenants. Une étude récente a montré que, avec seulement 4% du PIB mondial, la France «produit»… 20% des millionnaires en exil. Ce sont quelque 800 ménages dont le patrimoine est élevé ou très élevé qui quittent le pays chaque année. Ce chiffre peut paraître faible mais, d’une part, il ne recouvre pas toutes les situations (il est ainsi probable que beaucoup partent avant d’être assujettis, et précisément pour ne pas l’être, ce qui fait que, par définition, ils n’entrent pas dans la statistique) et, d’autre part, il correspond à des montants d’impôts perdus très considérables.
 Non seulement en effet l’ISF des exilés est perdu mais, au surplus, ce sont toutes les recettes l’IR et toute la TVA qu’ils auraient payés s’ils étaient restés qui l’est aussi. On évalue à 200 à 300 milliards d’euros sur 30 ans les pertes occasionnées par les départs de ménages français qui ont choisi d’autres cieux. Enfin, la «qualité» de ceux qui partent est particulière: bien souvent, il s’agit d’entrepreneurs, voire de multi-entrepreneurs, ayant réussi puis vendu. Leur fortune et leur succès passés les déterminent à être des investisseurs actifs, particulièrement en actions, et plus particulièrement en jeunes entreprises. Une fois basés à Bruxelles, Londres ou Lisbonne, ils investissent ou créent une nouvelle entreprise partout dans le monde plutôt que principalement en France comme ils l’auraient fait fussent-ils restés.
L’ISF contribue puissamment à faire disparaître le tissu entrepreneurial français par le jeu des exemptions réservées aux familles d’entrepreneurs et des conditions requises pour y accéder. Ainsi voit-on aujourd’hui dans beaucoup de PME ou d’ETI un patriarche se maintenir à la direction pour continuer à bénéficier de la règle de l’exonération attachée à l’outil de travail alors même qu’il devrait passer la main – mais il risquerait alors de devenir assujetti à l’ISF. Souvent aussi on observe que des frères, des cousins, des oncles émargent dans l’entreprise avec des titres bidons inventés sur mesure pour cocher les bonnes cases et les faire échapper à l’impôt, ce qui est malsain en termes de management, mais aussi, tout bêtement, de coûts: l’entretien de la tribu à coup de salaires inutiles mais élevés pèse sur la rentabilité de la société, donc sur sa capacité à se développer. Symétriquement, lorsque les rejetons sont devenus, au fil des successions, de trop petits actionnaires et/ou qu’ils ne travaillent pas dans l’entreprise, ce qui les prive du bénéfice de l’ «outil de travail», alors ils exigent d’elle, pour maintenir leur train de vie malgré l’ISF, des dividendes généreux - ce qui, là encore, vient la vider de sa substance et réduire son potentiel d’investissement.
L’ISF affecte le potentiel de croissance du pays. Pour les deux raisons évoquées ci-dessus, et bien d’autres encore, l’ISF est facteur de réduction du potentiel de croissance de notre pays. L’institut Coe-Rexecode estime ainsi dans l’une de ses dernières productions que le PIB a été amputé par le seul effet de l’exil fiscal de quelque 0,06% par an – soit presque 2 points de PIB sur 30 ans ! Au total, il faudrait sans doute au moins doubler ce chiffre pour appréhender complètement les effets dévastateurs de la fiscalité du patrimoine très anormalement élevée qui caractérise la France, fiscalité qui, comme n’importe quel étudiant de première année en économie pourrait le deviner, a pour effet… de démobiliser et de faire disparaître le capital. Or, on ne le dira jamais assez, les premières victimes d’une économie atone sont ceux qui, avec une économie plus dynamique, auraient une chance de retrouver un emploi alors qu’ils peinent plus que les autres aujourd’hui – femmes, non-qualifiés, minorités visibles etc. Le «cadeau aux riches» qu’on dénonce aujourd’hui volontiers est en fait un cadeau au pays qui bénéficiera à tous."

FIN des travaux Pavé


Il faut, à mon sens, se poser une question toute simple : est-on aujourd'hui en mesure de faire en sorte que tout un chacun soit son propre patron et se passe des emplois générés par les entrepreneurs ?
Même avec la facilitation actuelle (j'en sais quelque chose...), la réponse est "non".
Tout le monde ne peut pas devenir boulanger, photographe, faire son propre salaire, le pays aura toujours besoin de chaudronniers et de main d'oeuvre qualifiée et accessoirement... Tout le monde n'est pas capable ou n'a pas envie d'être son seul maître à bord, avec la charge de stress et de temps que cela implique.
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Re: SOYONS CLAIRS SUR LES PRELEVEMENTS DES RETRAITES

Message par magicfly le Lun 12 Mar - 9:37

Horiel a écrit:
dugenou a écrit:Sa popularité, il l'a risquée auprès des retraités, des salariés moyens, au profit des gros salaires, des actionnaires, de la finance.



Je voudrais que ce soit aussi simple, mais je ne crois pas, Dugenou.


Son programme, celui qui n'existait pas, a largement été critiqué mais aussi accepté par la majorité des citoyens qui se sont donnés la peine d'aller aux urnes; ses mesures concernant les "riches" (par exemple, la suppression de l'ISF) n'ont pas été un coup de tonnerre dans sa présidence.

Que l'opinion soit contre, c'est normal, l'opposition se saisit de cette grogne, c'est de bonne guerre et les journaux relaient, c'est leur job; d'instinct, on se dit "Ah ben non, c'est pas à eux qu'ils faut faire des cadeaux, quoi !", sauf que... 

Je me permets un petit pavé, pour ceux qui voudront bien entendre un autre son de cloche (oui, entendre avec les yeux, oui, farpaitement), sans obligation d'chat  Wink 



ATTENTION Pavé :

"(...) Ce n'est évidemment pas parce qu'ils sont tous débiles (tandis que nous serions, nous Français, si exceptionnellement brillants que seuls nous aurions tout compris) que tous nos voisins ou presque – y compris l'Espagne du socialiste Zapatero et la très social-démocrate Suède – ont aboli la taxation du patrimoine : c'est parce qu'ils ont fait le calcul montrant que ce serait payant !
Pourquoi ? Avançons, parmi tant d'autres, trois arguments.
- L’ISF fait fuir la matière imposable et les plus entreprenants. Une étude récente a montré que, avec seulement 4% du PIB mondial, la France «produit»… 20% des millionnaires en exil. Ce sont quelque 800 ménages dont le patrimoine est élevé ou très élevé qui quittent le pays chaque année. Ce chiffre peut paraître faible mais, d’une part, il ne recouvre pas toutes les situations (il est ainsi probable que beaucoup partent avant d’être assujettis, et précisément pour ne pas l’être, ce qui fait que, par définition, ils n’entrent pas dans la statistique) et, d’autre part, il correspond à des montants d’impôts perdus très considérables.
 Non seulement en effet l’ISF des exilés est perdu mais, au surplus, ce sont toutes les recettes l’IR et toute la TVA qu’ils auraient payés s’ils étaient restés qui l’est aussi. On évalue à 200 à 300 milliards d’euros sur 30 ans les pertes occasionnées par les départs de ménages français qui ont choisi d’autres cieux. Enfin, la «qualité» de ceux qui partent est particulière: bien souvent, il s’agit d’entrepreneurs, voire de multi-entrepreneurs, ayant réussi puis vendu. Leur fortune et leur succès passés les déterminent à être des investisseurs actifs, particulièrement en actions, et plus particulièrement en jeunes entreprises. Une fois basés à Bruxelles, Londres ou Lisbonne, ils investissent ou créent une nouvelle entreprise partout dans le monde plutôt que principalement en France comme ils l’auraient fait fussent-ils restés.
L’ISF contribue puissamment à faire disparaître le tissu entrepreneurial français par le jeu des exemptions réservées aux familles d’entrepreneurs et des conditions requises pour y accéder. Ainsi voit-on aujourd’hui dans beaucoup de PME ou d’ETI un patriarche se maintenir à la direction pour continuer à bénéficier de la règle de l’exonération attachée à l’outil de travail alors même qu’il devrait passer la main – mais il risquerait alors de devenir assujetti à l’ISF. Souvent aussi on observe que des frères, des cousins, des oncles émargent dans l’entreprise avec des titres bidons inventés sur mesure pour cocher les bonnes cases et les faire échapper à l’impôt, ce qui est malsain en termes de management, mais aussi, tout bêtement, de coûts: l’entretien de la tribu à coup de salaires inutiles mais élevés pèse sur la rentabilité de la société, donc sur sa capacité à se développer. Symétriquement, lorsque les rejetons sont devenus, au fil des successions, de trop petits actionnaires et/ou qu’ils ne travaillent pas dans l’entreprise, ce qui les prive du bénéfice de l’ «outil de travail», alors ils exigent d’elle, pour maintenir leur train de vie malgré l’ISF, des dividendes généreux - ce qui, là encore, vient la vider de sa substance et réduire son potentiel d’investissement.
L’ISF affecte le potentiel de croissance du pays. Pour les deux raisons évoquées ci-dessus, et bien d’autres encore, l’ISF est facteur de réduction du potentiel de croissance de notre pays. L’institut Coe-Rexecode estime ainsi dans l’une de ses dernières productions que le PIB a été amputé par le seul effet de l’exil fiscal de quelque 0,06% par an – soit presque 2 points de PIB sur 30 ans ! Au total, il faudrait sans doute au moins doubler ce chiffre pour appréhender complètement les effets dévastateurs de la fiscalité du patrimoine très anormalement élevée qui caractérise la France, fiscalité qui, comme n’importe quel étudiant de première année en économie pourrait le deviner, a pour effet… de démobiliser et de faire disparaître le capital. Or, on ne le dira jamais assez, les premières victimes d’une économie atone sont ceux qui, avec une économie plus dynamique, auraient une chance de retrouver un emploi alors qu’ils peinent plus que les autres aujourd’hui – femmes, non-qualifiés, minorités visibles etc. Le «cadeau aux riches» qu’on dénonce aujourd’hui volontiers est en fait un cadeau au pays qui bénéficiera à tous."

FIN des travaux Pavé


Il faut, à mon sens, se poser une question toute simple : est-on aujourd'hui en mesure de faire en sorte que tout un chacun soit son propre patron et se passe des emplois générés par les entrepreneurs ?
Même avec la facilitation actuelle (j'en sais quelque chose...), la réponse est "non".
Tout le monde ne peut pas devenir boulanger, photographe, faire son propre salaire, le pays aura toujours besoin de chaudronniers et de main d'oeuvre qualifiée et accessoirement... Tout le monde n'est pas capable ou n'a pas envie d'être son seul maître à bord, avec la charge de stress et de temps que cela implique.
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Re: SOYONS CLAIRS SUR LES PRELEVEMENTS DES RETRAITES

Message par frenchy35F le Lun 12 Mar - 11:55

bravo


Une Société où Le seul Possédant s' octroierait le droit d' accumuler sans Solidarité avec Le Non-Possédant relève de la liberté excessive et de l' altruisme déconsidéré...La Participation doit oeuvrer vers la répartition équitable des Richesses Produites sur Terre.
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