Quand la bêtise se niche où l' on s'y attend le moins

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Message par plume06 le Ven 10 Jan 2020 - 15:20

Ceux-là, on ne peut leur trouver d'excuses et pourtant !!!


Un groupe Facebook privé, baptisé « Le Divan des médecins », est au coeur de la dernière enquête publiée par L’Obs, ce dimanche 5 janvier. Parmi les 11 000 praticiens inscrits, certains se moquent ouvertement de leurs patients et partagent des photos ou des vidéos, violant ainsi le secret professionnel.


 
Censé être un lieu d’entraide et de bienveillance, le groupe privé Facebook « Le Divan des médecins » se révèle être aussi un exutoire pour quelques praticiens. Une enquête publiée par L’Obs dévoile que, parmi les 11 000 inscrits, certains partagent des commentaires moqueurs et des photos et vidéos de leurs patients réalisés durant leurs consultations.


Crée en juillet 2017, « Le Divan des médecins » se définit pourtant dans sa description comme un lieu dans lequel « tout ce qui se rapporte à la profession a vocation à être discuté dans ce cadre confraternel, bien évidemment dans le respect de chacun, le respect du secret médical et la confidentialité des publications. » C’était sans compter le mail anonyme d’un médecin qui a alerté des journalistes de L’Obs en leur fournissant des captures d’écran partagés sur ce groupe. Entre juin et novembre 2019, les journalistes de l’hebdomadaire ont échangé avec une dizaine de membres et ont fini par y avoir accès le mois dernier.
 

Certains patients reconnaissables


Même si la plupart des posts publiés sur le groupe sont publiés par des médecins en quête de conseils ou de soutien, certaines pratiques découvertes s’apparentent à celles de la « Ligue du LOL » qui a secoué les médias en février dernier. On peut lire des moqueries à l’encontre du physique de certains patients, notamment celui d’un médecin qui indique par exemple sous la photo d’un décolletée d’une femme, « quand les seins tombent comme ça, je refuse généralement de les voir en consultation ». D’autres commentaires sont tout aussi limites et concernent cette fois des mineurs. C’est le cas sous la photo d’un enfant de 7 ans, partiellement reconnaissable, atteint d’une mini-hémorragie sur son palais. Un commentaire indique « syndrome de la fellation vigoureuse ? » et un autre « enfant de coeur ? »



Sexisme, homophobie, racisme, transphobie ou encore grossophobie, les commentaires se comptent par centaines.


À cela s’ajoute le fait que certains visages sur les photos ou vidéos sont identifiables, portant ainsi atteinte à la vie privée des patients. Comme l’explique l’avocate Me Bénédicte Papin, interrogée par L’Obs, « À partir du moment où un visage est reconnaissable, il faut que l’accord du patient soit obtenu. Sinon, on est dans la violation du secret professionnel. » Dans ce cas de figure, s’il se reconnaît, un patient peut alors saisir la justice et le Conseil national de l’Ordre des Médecins.
 

Un boy’s club conscient de ses privilèges


Parmi les 11 000 membres du groupe, ces pratiques ne sont entretenus que par un noyau dur d’une vingtaine de personnes. Bruno, un soignant, indique à L’Obs qu’il s’agit « d’un petite ramassis d’hommes blancs hétéros qui se pensent au-dessus de tout le monde » et qu’ils agissent comme un « boy’s club qui a très conscience de ses privilèges, mais qui refuse de les remettre en question ». Au delà de ces comportements douteux, le groupe est assimilé à un lieu d’entraide et à un moyen de rompre la solitude. « Les gens ressentaient le besoin de partager leur mal-être avec des inconnus qui exerçaient le même métier qu’eux. Parfois, on les sentait à bout », explique Elsa, médecin généraliste en milieu hospitalier.


L’Obs a contacté le Conseil national de l’Ordre des Médecins qui a assuré ne pas connaître l’existence du « Divan des médecins ». À la vue des captures d’écran réalisées, son vice-président, Jean-Marcel Mourgues, a confirmé l’existence de déviances. Il a ajouté : « Cette affaire, que nous prenons au sérieux, fera l’objet d’une analyse juridique complète afin de déterminer les procédures qui peuvent être envisagées. »


A quoi bon prendre la vie au sérieux, puisque de toute façon nous n'en sortirons pas vivants. A.Allais












 
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Message par ledevois le Ven 10 Jan 2020 - 20:14

plume06 a écrit:Ceux-là, on ne peut leur trouver d'excuses et pourtant !!!


Un groupe Facebook privé, baptisé « Le Divan des médecins », est au coeur de la dernière enquête publiée par L’Obs, ce dimanche 5 janvier. Parmi les 11 000 praticiens inscrits, certains se moquent ouvertement de leurs patients et partagent des photos ou des vidéos, violant ainsi le secret professionnel.






 
Censé être un lieu d’entraide et de bienveillance, le groupe privé Facebook « Le Divan des médecins » se révèle être aussi un exutoire pour quelques praticiens. Une enquête publiée par L’Obs dévoile que, parmi les 11 000 inscrits, certains partagent des commentaires moqueurs et des photos et vidéos de leurs patients réalisés durant leurs consultations.


Crée en juillet 2017, « Le Divan des médecins » se définit pourtant dans sa description comme un lieu dans lequel « tout ce qui se rapporte à la profession a vocation à être discuté dans ce cadre confraternel, bien évidemment dans le respect de chacun, le respect du secret médical et la confidentialité des publications. » C’était sans compter le mail anonyme d’un médecin qui a alerté des journalistes de L’Obs en leur fournissant des captures d’écran partagés sur ce groupe. Entre juin et novembre 2019, les journalistes de l’hebdomadaire ont échangé avec une dizaine de membres et ont fini par y avoir accès le mois dernier.
 

Certains patients reconnaissables






Même si la plupart des posts publiés sur le groupe sont publiés par des médecins en quête de conseils ou de soutien, certaines pratiques découvertes s’apparentent à celles de la « Ligue du LOL » qui a secoué les médias en février dernier. On peut lire des moqueries à l’encontre du physique de certains patients, notamment celui d’un médecin qui indique par exemple sous la photo d’un décolletée d’une femme, « quand les seins tombent comme ça, je refuse généralement de les voir en consultation ». D’autres commentaires sont tout aussi limites et concernent cette fois des mineurs. C’est le cas sous la photo d’un enfant de 7 ans, partiellement reconnaissable, atteint d’une mini-hémorragie sur son palais. Un commentaire indique « syndrome de la fellation vigoureuse ? » et un autre « enfant de coeur ? »



Sexisme, homophobie, racisme, transphobie ou encore grossophobie, les commentaires se comptent par centaines.


À cela s’ajoute le fait que certains visages sur les photos ou vidéos sont identifiables, portant ainsi atteinte à la vie privée des patients. Comme l’explique l’avocate Me Bénédicte Papin, interrogée par L’Obs, « À partir du moment où un visage est reconnaissable, il faut que l’accord du patient soit obtenu. Sinon, on est dans la violation du secret professionnel. » Dans ce cas de figure, s’il se reconnaît, un patient peut alors saisir la justice et le Conseil national de l’Ordre des Médecins.
 

Un boy’s club conscient de ses privilèges






Parmi les 11 000 membres du groupe, ces pratiques ne sont entretenus que par un noyau dur d’une vingtaine de personnes. Bruno, un soignant, indique à L’Obs qu’il s’agit « d’un petite ramassis d’hommes blancs hétéros qui se pensent au-dessus de tout le monde » et qu’ils agissent comme un « boy’s club qui a très conscience de ses privilèges, mais qui refuse de les remettre en question ». Au delà de ces comportements douteux, le groupe est assimilé à un lieu d’entraide et à un moyen de rompre la solitude. « Les gens ressentaient le besoin de partager leur mal-être avec des inconnus qui exerçaient le même métier qu’eux. Parfois, on les sentait à bout », explique Elsa, médecin généraliste en milieu hospitalier.


L’Obs a contacté le Conseil national de l’Ordre des Médecins qui a assuré ne pas connaître l’existence du « Divan des médecins ». À la vue des captures d’écran réalisées, son vice-président, Jean-Marcel Mourgues, a confirmé l’existence de déviances. Il a ajouté : « Cette affaire, que nous prenons au sérieux, fera l’objet d’une analyse juridique complète afin de déterminer les procédures qui peuvent être envisagées. »
 Ca devient con la France -- on est très loin du serment  d'hippocrate -



 
 Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Nadou le Sam 11 Jan 2020 - 14:32

La dérive des réseaux sociaux ... où ce qui était de l'ordre de l'entre-soi met en péril la vie privée, les maladies des patients.
Triste.


Je suis responsable de ce que j'écris, pas de ce que tu comprends
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Message par dugenou le Sam 11 Jan 2020 - 14:45

C’est inadmissible et ça ressemble fortement au « mur des cons »
Ces praticiens devraient être sévèrement punis, sanctionnés.
J’aurais bien dit qu’ils devraient être interdits d’exercer mais j’ai bien peur qu’avec la pénurie de médecins il n’en soit rien Evil or Very Mad


"Ce qui est certain c'est que ce Macron, personnage mineur de l'histoire romaine, mettra fin à ses jours et à ceux de sa femme sous la pression de Caligula"
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