Cette réforme qui vient de la gauche

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Message par Nadou le Mar 10 Déc - 19:38

Pour un nouveau système de retraite : des comptes individuels de cotisations financés par répartition

CEPREMAP > Publications > Pour un nouveau système de retraite : des comptes individuels de cotisations financés par répartition

Cette réforme qui vient de la gauche Bozio
Antoine Bozio, Thomas Piketty
2008






Le système de retraite français est morcelé, complexe, incompréhensible pour la majorité des citoyens et sa stabilité financière à long terme est mise en cause. Il est source d’angoisse et d’incertitudes alors que sa raison d’être est d’offrir des garanties que les marchés financiers ne peuvent pas proposer.

Cet opuscule part du constat que seule une remise à plat générale permettra de rétablir la confiance dans l’avenir du système public d’assurance vieillesse par répartition. Antoine Bozio et Thomas Piketty proposent une refonte complète des régimes actuels et la création d’un système unifié de comptes individuels de cotisations offrant les mêmes droits et les mêmes règles à tous les travailleurs (public, privé, non salariés).

Ce nouveau système facilite la mobilité professionnelle et garantit l’équilibre financier, grâce à une prise en compte progressive de l’augmentation de l’espérance de vie. Il avantage les plus modestes et permet de mieux cibler la solidarité vers ceux dont la carrière a subi des aléas. Les difficultés liées à la transition entre l’ancien et le nouveau système sont réelles, mais surmontables, pourvu qu’existe la volonté politique de préserver l’avenir à long terme du système public par répartition.


C'est donc Antoine Bozio qui a inspiré la réforme proposée par Macron. Je viens de l'écouter dans " C à vous" sur la 5. Quel merveilleux professeur. Il explique comment le système actuel nous est défavorable et satisfait ceux qui veulent faire des économies sur les dépenses et comment le système par points nous garantit une retraite juste et équitable à moyens constants.


Bravo Monsieur pour vos explications simples d'une réforme complexe. Je comprends que la CFDT porte cette réforme depuis une vingtaine d'années.


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Message par ledevois le Mar 10 Déc - 19:41

Nadou a écrit:Pour un nouveau système de retraite : des comptes individuels de cotisations financés par répartition

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Le système de retraite français est morcelé, complexe, incompréhensible pour la majorité des citoyens et sa stabilité financière à long terme est mise en cause. Il est source d’angoisse et d’incertitudes alors que sa raison d’être est d’offrir des garanties que les marchés financiers ne peuvent pas proposer.

Cet opuscule part du constat que seule une remise à plat générale permettra de rétablir la confiance dans l’avenir du système public d’assurance vieillesse par répartition. Antoine Bozio et Thomas Piketty proposent une refonte complète des régimes actuels et la création d’un système unifié de comptes individuels de cotisations offrant les mêmes droits et les mêmes règles à tous les travailleurs (public, privé, non salariés).

Ce nouveau système facilite la mobilité professionnelle et garantit l’équilibre financier, grâce à une prise en compte progressive de l’augmentation de l’espérance de vie. Il avantage les plus modestes et permet de mieux cibler la solidarité vers ceux dont la carrière a subi des aléas. Les difficultés liées à la transition entre l’ancien et le nouveau système sont réelles, mais surmontables, pourvu qu’existe la volonté politique de préserver l’avenir à long terme du système public par répartition.


C'est donc Antoine Bozio qui a inspiré la réforme proposée par Macron. Je viens de l'écouter dans " C à vous" sur la 5. Quel merveilleux professeur. Il explique comment le système actuel nous est défavorable et satisfait ceux qui veulent faire des économies sur les dépenses et comment le système par points nous garantit une retraite juste et équitable à moyens constants.


Bravo Monsieur pour vos explications simples d'une réforme complexe. Je comprends que la CFDT porte cette réforme depuis une vingtaine d'années.

 Réforme effective dans 50 ans -- dans 50 ans faut il en déduire que tout ira mieux -- 



 
 Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Nadou le Mar 10 Déc - 19:43



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Message par Nadou le Mar 10 Déc - 19:46

L'économiste Thomas Piketty a estimé ce lundi sur France Inter que la réforme des retraites était favorable aux hauts salaires. Pourtant, en 2008, ses propres propositions sur le sujet leur était vraiment plus favorables. Explications. 

"Le pilier du système, c’est un financement qui est proposé dans le rapport Delevoye qui est de 28% de cotisations sur tous les salaires jusqu’à 10 000 euros par mois, 120 000 euros par an. Et ça tombe ensuite à 2,8% au-delà de 120 000 euros. Donc dix fois moins."
Invité ce lundi sur France Inter, l'économiste français Thomas Piketty a critiqué la future réforme des retraites et notamment le système des cotisations qui, selon lui, favoriserait les très hauts salaires. L'économiste laisse entendre que les cotisations pour la retraite (salariales et patronales) sur un salaire de plus de 10.000 euros par mois passerait à 2,8% contre 28% pour tous ceux qui gagnent moins.

Une présentation un peu trompeuse car ce que propose le rapport Delevoye c'est une cotisation globale de 28,12% du salaire jusqu'à 10.000 euros (y compris donc pour ceux qui gagnent davantage), 25,3% permettant d'accumuler des points de retraite et 2,8% servant à financer l'ensemble du système. 
Pour ceux dont le salaire est supérieur à 10.000 euros brut par mois, les cotisations passeraient certes à 2,8% mais seulement pour la partie dépassant ce seuil de 10.000 euros. Autrement dit, si on compare le montant des cotisations pour deux salariés gagnant respectivement 15000 euros brut et 10.000 euros par mois, celles qui génèrent des points de retraite restent identiques (2530 euros/mois) mais celles qui ne leur rapporteront rien atteindront 420 euros pour le premier et 280 euros pour le second. 
Ce distinguo n'est donc pas vraiment favorable aux salariés les mieux payés. Leur retraite future sera en effet plafonnée et son calcul se fera sur la base de ces 10.000 euros par mois. Ce qui signifie que la future pension d'un salarié gagnant 15.000 euros par mois sera la même que pour celui qui gagnait 10.000 euros. Sauf que ce dernier aura cotisé davantage au titre de la solidarité. sans que ça ne lui rapporte rien personnellement, comme l'explique CheckNews.
Selon Jean-Louis Malys, ancien secrétaire national de la CFDT chargé des retraites, on ne peut plus alors parler de cotisation pour ces personnes gagnant plus de 10.000 euros. "C'est une taxe en fait car ça ne leur donne aucun droit", estime-t-il. 

L'espérance de vie, le calcul impossible?

Mais une "taxe" que l'économiste français Thomas Piketty aurait souhaité plus élevée pour que ces hauts salaires contribuent davantage au système eu égard à leur espérance de vie plus élevée. Car effectivement, les cadres ont une espérance de vie plus élevée que les personnes ayant un bas salaire. Mais les hauts salaires ne sont pas les seuls à avoir une espérance de vie plus élevée à la retraite. Les femmes ont aussi une espérance de vie à la retraite plus élevée aussi (une ouvrière vit plus longtemps qu'un cadre par exemple rappelle Le Monde), tout comme les fonctionnaires ou les habitants de la région Occitanie etc.
"On ne peut pas tenir compte de tous ces critères, estime Jean-Louis Malys, il faut regarder les causes liées au métier, c'est à dire la pénibilité, sinon c'est impossible. Moi par exemple j'ai fumé toute ma vie, est-ce qu'il faut en tenir compte dans mon calcul de cotisation?"
Si la critique de Thomas Piketty est discutée, elle l'aurait été aussi par... Thomas Piketty lui-même. L'économiste français avait en effet co-publié en 2008 avec l'économiste Antoine Bozio un livre sur un projet de réforme des retraites intitulé "Pour un nouveau système de retraite" aux éditions ENS (disponible en ligne). 

"Il est en contradiction totale avec ce qu'il disait"

Dans cet ouvrage d'une centaine de pages, l'économiste français propose notamment une fusion des différents régimes de retraites, un alignement  public/privé et la mise en place d'un plafond de cotisation au-delà duquel les salariés ne cotiseraient plus rien du tout (même pas les 2,8% que propose le rapport Delevoye). C'est ce qu'il détaille à la page 63 de son livre.
"Cela signifierait qu’à compter de 2012, dans le cadre du nouveau système de comptes individuels, le taux global de 25 % de cotisations de retraite serait prélevé sur la fraction de salaire annuel inférieure à 66.652 € (ce plafond serait relevé chaque année en fonction de l’accroissement du salaire moyen, comme actuellement le PSS). Le capital retraite ainsi accumulé par les salariés ne comporterait par conséquent pas de cotisations et donc de droit à la retraite au-delà de ce plafond."





[size=63][size=63]Play Video[/size][/size]


Thomas Piketty estimait à l'époque que les cadres gagnant plus 66.652 euros pouvait toujours avoir recours à un système de retraite par capitalisation mais n'envisageait pas de les faire cotiser pour la solidarité.

 Et c'est ce livre de l'économiste français qui sert encore aujourd'hui de feuille de route à la CFDT. "Le livre de Piketty était une piste intéressante pour nous, se souvient Jean-Louis Malys. Aujourd'hui il est en contradiction totale avec ce qu'il disait à l'époque. Je ne comprends pas pourquoi. Il dit qu'il est pour une réforme systémique mais il faudrait alors qu'il nous explique laquelle." Pas celle de son livre de 2008 apparemment.


Antoine Bozio le co-auteur est toujours sur cette ligne, il ne se dédit pas.


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Message par Nadou le Mar 10 Déc - 19:49

Voilà, à l'époque, où le candidat Macron avait trouvé l'idée de cette réforme :




MACRON : Réforme pour une retraite universelle inspirée par PIKETTY ?
Dans la catégorie : Préparation de la retraite / Stratégie — Auteur : Guillaume FONTENEAU — 6 mars 2017
Dans son programme publié la semaine dernière, Emmanuel MACRON propose une réforme de la retraite de répartition qui est plus profonde qu’il pourrait y paraître. Alignement de tous les régimes de retraite, fin des différences entre les retraites du publics et les retraites du privé, fin des régimes spéciaux, … sans pour autant repousser l’âge de départ à la retraite, ni baisser les cotisations ou augmenter la durée de la vie active.
Essayons de comprendre ce qui se cache derrière cette proposition de réforme semble t’il inspirée par les travaux universitaire Thomas PIKETTY et Antoine BOZIO : « POUR UN NOUVEAU SYSTÈME DE RETRAITE. Des comptes individuels de cotisations financés par répartition« .
 

Un régime de retraite de répartition aujourd’hui complexe, illisible, déroutant… mais il est surtout une richesse qu’il convient de renforcer.

Voici en quelques mots le constat introductif de PIKETTY et BOZIO : Quel gâchis ! Le système de la retraite par répartition pourrait être une formidable levier de croissance économique mais sa complexité et l’accumulation de réforme ont transformé cette énorme masse de cotisations de retraite (13 % du PIB en 2008) comme un impôt et non comme une épargne obligatoire donnant droit à un revenu différé garanti par l’État.
Ce point est essentiel ! Aujourd’hui, la cotisation au système de la retraite par répartition est considérée comme un impôt, une charge que l’on cherche à minimiser alors qu’il s’agit en réalité d’un effort d’épargne obligatoire. C’est une erreur : Votre cotisation retraite n’est pas un impôt, mais la certitude de continuer à percevoir un revenu lorsque vous ne serez plus en capacité de travailler. Vous devez la considérer comme une épargne forcée !
C’est le sens du message que nous avons essayé de vous transmettre dans cet article « Arrêtez d’épargner pour la retraite vous n’en aurez pas besoin !« . La retraite par répartition est une richesse, un revenu futur que vous vous constituez pendant votre vie active. Mais alors pourquoi cette obsession pour l’épargne retraite par capitalisation ? Pourquoi chercher à épargner pour la retraite via la capitalisation alors que vous cotisez déjà pour votre retraite par répartition ? N’avez vous pas mieux à faire avec votre argent ? Ne devriez vous pas davantage vous investir plutôt que d’épargner pour la retraite ?
 
 

Plaidoyer de PIKETTY et BOZIO pour un régime de retraite par répartition universel et équitable « à cotisations égales, retraite égale ».

C’est alors que la proposition de réforme de M PIKETTY et BOZIO apparaît comme d’une grande simplicité (sur le papier). PIKETTY et BOZIO proposent la mise en place d’un système unifié fondé sur des comptes individuels de cotisations. Voici une présentation simple, en quelques mots, du principe de la retraite universelle :
 » Les travailleurs accumulent tout au long de leur carrière professionnelle leurs cotisations de retraite (salariales et patronales) sur un compte individuel géré par l’assurance vieillesse.
Leurs contributions bénéficient chaque année d’un taux de rendement réel (fonction de l’évolution des salaires ?) garanti par l’État.
Le système fonctionne toujours en répartition : les cotisations des salariés financent toujours les pensions retraite de l’année en cours.  Le compte est simplement une mesure en euros des droits des salariés.
L’avantage est donc de profiter des faibles risques de rendement qu’apporte le système par répartition tout en clarifiant les droits individuels à la retraite sur le long terme. Attention, il ne s’agit pas d’un régime de retraite par point, c’est à dire d’un système de capitalisation avec valeur du point fonction de l’évolution des marchés financiers. Il s’agit d’un système de répartition, c’est à dire dans lequel les cotisations des actifs d’une année permettent de payer les pensions retraites des retraités pendant cette même année. Il s’agit toujours d’assurer un équilibre parfait entre montant des cotisations et montant des prestations. La nouveauté réside dans l’uniformisation et la capitalisation individuelle des cotisations pour déterminer le montant de la rente en fonction de l’âge de départ à la retraite.
Fini le calcul sur les 25 meilleures années ou encore les 6 derniers mois… Le montant de votre retraite dépendrait uniquement de l’importance de vos cotisations pendant votre carrière et non seulement les 6 derniers mois ou les 25 dernières années. Les personnes dont les revenus augmentent fortement en deuxième partie de carrière seront désavantagés au profit des personnes aux revenus stables pendant toute leur vie professionnelle.
Un lien clair et direct est établi entre les contributions des travailleurs et leurs droits à pension.
Au terme de sa vie active, le travailleur a ainsi accumulé un certain patrimoine retraite qui donne droit au versement d’une retraite mensuelle.  La conversion du capital retraite en rente sera effectué par application d’un coefficient de conversion qui dépendrait de l’espérance de vie de sa génération et du choix de revalorisation des pensions.
Le montant de la retraite par répartition est fonction du nombre d’années que le salarié peut espérer passer en retraite. La durée de la retraite dépend en effet de l’âge de liquidation, mais aussi de la génération du travailleur.
Le système prend ainsi en compte très progressivement l’augmentation de l’espérance de vie, au fur et à mesure que celle-ci peut être mesurée. Il est par ailleurs très flexible, permettant au salarié de partir en retraite de façon progressive, tout en continuant à travailler et à accumuler des droits.
 
Cette proposition permet une individualisation des droits à la retraite, sans pourtant tomber dans les risques de valorisation financière de la retraite par capitalisation. Il ne s’agit pas d’un système de retraite par capitalisation pour lequel la volatilité des marchés financiers met en danger le montant de la retraite future.
Ce nouveau système de retraite par répartition universelle présente trois avantages majeurs : 
Le salarié comprend ses droits et est mieux à même de considérer ses cotisations de retraite comme des droits à un revenu différé (une épargne obligatoire) ; Le salarié se constitue un « capital retraite universelle » qui lui permettra de percevoir un revenu garanti ;
Le salarié conserve exactement le même capital de cotisations et les mêmes droits à la retraite quels que soient les aléas de sa carrière professionnelle ou ses changements de statut : public/privé, salarié/ non salarié, cadre/non cadre, France/étranger, etc. ;
Le salarié dispose d’une grande liberté pour liquider son capital retraite en toute sécurité : par exemple, s’il conserve une activité partielle après 2050, il peut choisir de toucher une pension plus réduite pendant quelques années pour préserver son capital retraite pour la suite, éventuellement complété par de nouvelles cotisations.
 
 

Exemple du système de retraite universelle proposée par PIKETTY

Prenons l’exemple d’un salarié né en 1985, commençant à travailler à 25 ans (en 2010), partant à la retraite à 65 ans (en 2050) et travaillant pendant 40 ans pour un salaire brut mensuel de 2 000 €.
Le taux global de cotisations de retraite est fixé à 25 % (part salariale + part patronale).
Les cotisations versées sur le compte du salarié sont donc de 500 € par mois, soit 6 000 € par an, soit au total 240 000 € au cours de ses quarante années de travail.
L’État garantit à ces cotisations un rendement réel de 2 % par an sur la base du taux de croissance observé des salaires. Par conséquent, 1 € de cotisation versée en 2010 vaut 2,21 € en 2050, 1 € de cotisation versée en 2020 vaut 1,81 € en 2050, etc.
Le système fonctionne par répartition (les cotisations courantes financent toujours les pensions courantes) mais un lien clair et direct est établi entre les cotisations et le niveau des pensions.
Le compte de cotisations de retraite est libellé en euros mais il n’est pas placé sur les marchés financiers : il s’agit d’une mesure des droits à la retraite que l’État s’engage à honorer sur le très long terme, sur la base des cotisations des générations futures.  C’est pourquoi le rendement garanti est le taux de croissance de la masse salariale.
Au total, la valeur du capital retraite ainsi accumulé par le salarié est de 377 000 € en 2050.
Supposons que l’espérance de vie de ce salarié en 2050 soit de vingt années, et qu’il cesse toute activité professionnelle à cette date. Il peut alors choisir de liquider son capital retraite en une pension fixe de 1540 € par mois, soit un taux de remplacement de 77 % par rapport à son salaire brut de 2 000 €


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Message par Nadou le Mar 10 Déc - 19:51

Ou comment la CGT SNCF et RATP veut enterrer une réforme dans le seul but de protéger l'âge de leur départ à la retraite ...


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Message par ledevois le Mar 10 Déc - 19:54

Ce que je vois c'est que le candidat Macron est en train de créer une dette abyssale qui sera impossible à rembourser pour les successeurs -- 
 Macron à un but ,  c'est la capitalisation des retraites --



 
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Message par Nadou le Mar 10 Déc - 19:57

L'Usine Nouvelle.- Pourquoi le futur système universel par points serait-il plus juste ?


Antoine Bozio.- Pour faire face à l’augmentation de l’espérance de vie, le système actuel a utilisé la désindexation, de façon très peu transparente : depuis la fin des années 1980, les retraites ne sont plus indexées sur la croissance des salaires, mais sur l’inflation, tant pour le calcul des droits que pour la revalorisation des pensions. Ce mécanisme caché est très puissant ! Indexé sur les prix, le salaire de référence est inférieur à ce qu’il aurait été en suivant la croissance des salaires. Conséquence : le taux de rempla­cement baisse. On a diminué les retraites sans modifier les règles de calcul !

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) avait d’ailleurs prévu, pour l’avenir, une baisse des dépenses de retraite en pourcentage
de PIB. La future réforme devrait maintenir cette part à 14 %, elle n’est donc pas punitive par rapport à aujourd’hui, au contraire. Autre faiblesse de notre système actuel, pour qu’il soit à l’équilibre, il faut que la croissance produise les mêmes effets que l’augmentation de l’espérance de vie. La probabilité est faible ! Notre système par répartition, censé être solide, ne permet donc de garantir ni l’équilibre de long terme, ni le taux de remplacement. C’est problématique. Il est en outre illisible. Peu de pays au monde possèdent une architecture aussi morcelée, que personne ne maîtrise. Il existe une douzaine de dispositifs de pensions de réversion ! Le minimum contributif, créé en 1983, est versé aux personnes touchant des pensions faibles du régime général. Or pendant trente ans, certaines percevaient en parallèle des pensions très élevées provenant d’autres régimes !


Cacher les effets de la désindexation était-il volontaire ?


Absolument ! Ce qui m’a positivement surpris, en 2017, c’est que l’équipe d’Emmanuel Macron souhaitait rendre le système plus transparent. ça les différenciait des autres. Aujourd’hui, la plus grande opposition à cette réforme vient de la technocratie et de l’aile droite du gouvernement, car la dépense publique des retraites est susceptible de baisser, sans mesures nouvelles.



N’est-ce pas pénalisant de prendre en compte l’ensemble d’une carrière plutôt que les vingt-cinq meilleures années ?


Mathématiquement, il est évident que la moyenne des salaires de toute une vie ne peut qu’être inférieure à celle des vingt-cinq meilleures années. Mais il faut raisonner à budget constant. Le gagnant du système actuel est celui qui perçoit un bon salaire en fin de parcours, pas celui qui a eu une carrière linéaire. Avec le nouveau système, ceux qui ont connu des carrières ascendantes recevront à proportion de ce qu’ils ont cotisé, alors qu’aujourd’hui ils touchent plus en prenant à ceux dont la carrière a stagné. Est-ce injuste ? A budget constant, avec la réforme, les gagnants seront les 50 % de salariés qui ont les plus bas salaires, dont beaucoup de femmes.
Cette réforme qui vient de la gauche 000819724_illustration_large
Et les personnes aux carrières hachées ?
Le système actuel octroie des trimestres pour maladie, les périodes de chômage, les enfants. Le prochain donnera des points, ça ne change pas grand-chose. Mais, aujourd’hui, ce que vous percevez durant ces périodes n’est pas pris en compte dans le calcul du revenu de référence. Avec le nouveau système, vous aurez le même nombre de points pour une période de chômage, qu’elle soit en début ou en fin de carrière.


Mettre fin aux régimes spéciaux, est-ce essentiel ?


L’équipe d’Emmanuel Macron en fait une question de justice. Je suis d’accord sur le principe, mais l’enjeu n’est pas majeur. Pourquoi imposer un taux de cotisation identique ? C’est un point de désaccord entre mon approche et celle du gouvernement. Si des régimes prévoient des taux de cotisation différents, qui se traduisent par des droits à la retraite différents, où est l’injustice ? Les indépendants, les avocats protestent contre le passage de leurs cotisations de 14 à 28 % ! Je les comprends, c’est un choc ! Il n’y a rien d’aberrant à imaginer que certains cotisent moins et touchent moins, parce qu’ils peuvent vendre un actif à la fin de leur carrière. Mais ils ne doivent pas jouer du système pour cotiser moins puis profiter de la solidarité.


Qui fixera l’évolution du point ?


Il faut qu’il suive le taux de croissance des salaires. Ce principe doit être constitutionnel, immuable. Le rapport Delevoye dit que l’évolution du point pourrait être discutée chaque année et donc s’écarter de cette règle. C’est une erreur. En revanche, les partenaires sociaux doivent garder un pilotage – politique – sur le taux de cotisation, avec l’accord du Parlement. Si les pensions sont trop faibles, si l’âge de départ est relevé trop vite, ils peuvent augmenter les cotisations. Chacun récupère en droits à la retraite exactement ce qu’il a mis dans les cotisations. C’est un principe assez démocratique ! Au lieu d’avoir une désindexation des retraites non transparente, on fixe les conditions pour que le système soit à l’équilibre, puis on le pilote.



Et s’il y a de grosses crises économiques ?


En période de crise, le taux de croissance des salaires baisse, donc la valeur du point s’ajuste et baisse aussi. Est-ce un drame ? Ce qui est important, c’est le niveau de vie des retraités par rapport à celui des actifs. S’il n’y a plus de croissance, pourquoi le niveau de vie des retraités augmenterait-il plus vite que celui des salariés ? Pour que l’incidence d’une crise ne soit pas immédiate, je propose de créer un fonds pour lisser les effets sur cinq ans. Les partenaires sociaux se verraient confier le pilotage de ce fonds, décidant, quand tout va bien, s’il faut redistribuer pour améliorer les retraites ou faire des réserves pour garantir que les pensions suivront au moins l’inflation quand cela ira moins bien.


Pourquoi parle-t-on encore d’âge pivot dans un système à points ?


On ne devrait pas... Dans ce système, seul compte le moment à partir duquel on conserve un niveau de vie convenable en retraite. Il est différent pour chacun. à l’approche de la retraite, les gens devraient être informés de leurs différents taux de remplacement en fonction des dates de départ. Ils réaliseraient leur propre arbitrage. Les gens peuvent parfaitement comprendre que s’ils partent plus tôt, leur taux de remplacement est plus faible. Un tel système simplifie la retraite progressive : à 62 ans, on peut choisir de travailler à mi-temps, tout en liquidant 50 % de sa retraite. Avec les 50 % de salaire se créent des droits nouveaux et l’on part à 64 ans avec une retraite plus élevée qu’en étant parti à 62 ans, mais moins élevée que si l’on avait travaillé à temps plein. Vous connaissez vos droits, vous avez une forme de liberté. C’est là-dessus que la réforme devrait être vendue ! L’âge pivot ressemble à un choix politique, c’est le vieux monde ! Il a été introduit par ceux qui, à Matignon, ont dû renoncer à remonter l’âge légal de départ parce qu’Emmanuel Macron s’était engagé, pendant sa campagne, à ne pas y toucher.


Comment parvenir à un système à l’équilibre dès 2025, comme le souhaite l’exécutif ?


Pour parvenir à un équilibre à court terme, le gouvernement propose de prendre des mesures paramétriques. Mais le déséquilibre de court terme, pour peu qu’il y en ait un, est faible. Peu importe de savoir comment les deux ou trois prochains budgets vont être bouclés si nous réussissons une réforme qui garantit un équilibre sur les cinquante prochaines années ! Dans le nouveau système, on peut accélérer les conditions de retour à l’équilibre, en remontant plus vite l’âge auquel s’acquiert le taux plein. Mais Matignon veut des effets tout de suite...


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Message par Diviciac le Mar 10 Déc - 20:10

Nadou a écrit:Pour un nouveau système de retraite : des comptes individuels de cotisations financés par répartition

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C'est donc Antoine Bozio qui a inspiré la réforme proposée par Macron. Je viens de l'écouter dans " C à vous" sur la 5. Quel merveilleux professeur. Il explique comment le système actuel nous est défavorable et satisfait ceux qui veulent faire des économies sur les dépenses et comment le système par points nous garantit une retraite juste et équitable à moyens constants.


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Very Happy
Faut croire que la proposition de réforme de Piketty en 2008 n'était pas tout à fait la même que celle de Delevoye:

Thomas Piketty sur les retraites : c’est le nouveau «super Macron des riches»
Par Thomas Piketty — 11 septembre 2019 à 20:16

«Si on appliquait de manière absolue ce "un euro de retraite pour un euro cotisé", quelles que soient les disparités salariales entre quelqu’un qui a une carrière émiettée et les rémunérations les plus hautes, ce serait vraiment marche ou crève à la retraite jusqu’à la mort.

https://www.liberation.fr/france/2019/09/11/thomas-piketty-sur-les-retraites-c-est-le-nouveau-super-macron-des-riches_1750751

Il n'y a qu'une macroniste  pour oser se recommander d'un économiste qui gerbe à ce point sur la réforme de Manu.  
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Message par ledevois le Mar 10 Déc - 20:10

Nadou a écrit:L'Usine Nouvelle.- Pourquoi le futur système universel par points serait-il plus juste ?


Antoine Bozio.- Pour faire face à l’augmentation de l’espérance de vie, le système actuel a utilisé la désindexation, de façon très peu transparente : depuis la fin des années 1980, les retraites ne sont plus indexées sur la croissance des salaires, mais sur l’inflation, tant pour le calcul des droits que pour la revalorisation des pensions. Ce mécanisme caché est très puissant ! Indexé sur les prix, le salaire de référence est inférieur à ce qu’il aurait été en suivant la croissance des salaires. Conséquence : le taux de rempla­cement baisse. On a diminué les retraites sans modifier les règles de calcul !

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) avait d’ailleurs prévu, pour l’avenir, une baisse des dépenses de retraite en pourcentage
de PIB. La future réforme devrait maintenir cette part à 14 %, elle n’est donc pas punitive par rapport à aujourd’hui, au contraire. Autre faiblesse de notre système actuel, pour qu’il soit à l’équilibre, il faut que la croissance produise les mêmes effets que l’augmentation de l’espérance de vie. La probabilité est faible ! Notre système par répartition, censé être solide, ne permet donc de garantir ni l’équilibre de long terme, ni le taux de remplacement. C’est problématique. Il est en outre illisible. Peu de pays au monde possèdent une architecture aussi morcelée, que personne ne maîtrise. Il existe une douzaine de dispositifs de pensions de réversion ! Le minimum contributif, créé en 1983, est versé aux personnes touchant des pensions faibles du régime général. Or pendant trente ans, certaines percevaient en parallèle des pensions très élevées provenant d’autres régimes !


Cacher les effets de la désindexation était-il volontaire ?


Absolument ! Ce qui m’a positivement surpris, en 2017, c’est que l’équipe d’Emmanuel Macron souhaitait rendre le système plus transparent. ça les différenciait des autres. Aujourd’hui, la plus grande opposition à cette réforme vient de la technocratie et de l’aile droite du gouvernement, car la dépense publique des retraites est susceptible de baisser, sans mesures nouvelles.



N’est-ce pas pénalisant de prendre en compte l’ensemble d’une carrière plutôt que les vingt-cinq meilleures années ?


Mathématiquement, il est évident que la moyenne des salaires de toute une vie ne peut qu’être inférieure à celle des vingt-cinq meilleures années. Mais il faut raisonner à budget constant. Le gagnant du système actuel est celui qui perçoit un bon salaire en fin de parcours, pas celui qui a eu une carrière linéaire. Avec le nouveau système, ceux qui ont connu des carrières ascendantes recevront à proportion de ce qu’ils ont cotisé, alors qu’aujourd’hui ils touchent plus en prenant à ceux dont la carrière a stagné. Est-ce injuste ? A budget constant, avec la réforme, les gagnants seront les 50 % de salariés qui ont les plus bas salaires, dont beaucoup de femmes.
Cette réforme qui vient de la gauche 000819724_illustration_large
Et les personnes aux carrières hachées ?
Le système actuel octroie des trimestres pour maladie, les périodes de chômage, les enfants. Le prochain donnera des points, ça ne change pas grand-chose. Mais, aujourd’hui, ce que vous percevez durant ces périodes n’est pas pris en compte dans le calcul du revenu de référence. Avec le nouveau système, vous aurez le même nombre de points pour une période de chômage, qu’elle soit en début ou en fin de carrière.


Mettre fin aux régimes spéciaux, est-ce essentiel ?


L’équipe d’Emmanuel Macron en fait une question de justice. Je suis d’accord sur le principe, mais l’enjeu n’est pas majeur. Pourquoi imposer un taux de cotisation identique ? C’est un point de désaccord entre mon approche et celle du gouvernement. Si des régimes prévoient des taux de cotisation différents, qui se traduisent par des droits à la retraite différents, où est l’injustice ? Les indépendants, les avocats protestent contre le passage de leurs cotisations de 14 à 28 % ! Je les comprends, c’est un choc ! Il n’y a rien d’aberrant à imaginer que certains cotisent moins et touchent moins, parce qu’ils peuvent vendre un actif à la fin de leur carrière. Mais ils ne doivent pas jouer du système pour cotiser moins puis profiter de la solidarité.


Qui fixera l’évolution du point ?


Il faut qu’il suive le taux de croissance des salaires. Ce principe doit être constitutionnel, immuable. Le rapport Delevoye dit que l’évolution du point pourrait être discutée chaque année et donc s’écarter de cette règle. C’est une erreur. En revanche, les partenaires sociaux doivent garder un pilotage – politique – sur le taux de cotisation, avec l’accord du Parlement. Si les pensions sont trop faibles, si l’âge de départ est relevé trop vite, ils peuvent augmenter les cotisations. Chacun récupère en droits à la retraite exactement ce qu’il a mis dans les cotisations. C’est un principe assez démocratique ! Au lieu d’avoir une désindexation des retraites non transparente, on fixe les conditions pour que le système soit à l’équilibre, puis on le pilote.



Et s’il y a de grosses crises économiques ?


En période de crise, le taux de croissance des salaires baisse, donc la valeur du point s’ajuste et baisse aussi. Est-ce un drame ? Ce qui est important, c’est le niveau de vie des retraités par rapport à celui des actifs. S’il n’y a plus de croissance, pourquoi le niveau de vie des retraités augmenterait-il plus vite que celui des salariés ? Pour que l’incidence d’une crise ne soit pas immédiate, je propose de créer un fonds pour lisser les effets sur cinq ans. Les partenaires sociaux se verraient confier le pilotage de ce fonds, décidant, quand tout va bien, s’il faut redistribuer pour améliorer les retraites ou faire des réserves pour garantir que les pensions suivront au moins l’inflation quand cela ira moins bien.


Pourquoi parle-t-on encore d’âge pivot dans un système à points ?


On ne devrait pas... Dans ce système, seul compte le moment à partir duquel on conserve un niveau de vie convenable en retraite. Il est différent pour chacun. à l’approche de la retraite, les gens devraient être informés de leurs différents taux de remplacement en fonction des dates de départ. Ils réaliseraient leur propre arbitrage. Les gens peuvent parfaitement comprendre que s’ils partent plus tôt, leur taux de remplacement est plus faible. Un tel système simplifie la retraite progressive : à 62 ans, on peut choisir de travailler à mi-temps, tout en liquidant 50 % de sa retraite. Avec les 50 % de salaire se créent des droits nouveaux et l’on part à 64 ans avec une retraite plus élevée qu’en étant parti à 62 ans, mais moins élevée que si l’on avait travaillé à temps plein. Vous connaissez vos droits, vous avez une forme de liberté. C’est là-dessus que la réforme devrait être vendue ! L’âge pivot ressemble à un choix politique, c’est le vieux monde ! Il a été introduit par ceux qui, à Matignon, ont dû renoncer à remonter l’âge légal de départ parce qu’Emmanuel Macron s’était engagé, pendant sa campagne, à ne pas y toucher.


Comment parvenir à un système à l’équilibre dès 2025, comme le souhaite l’exécutif ?


Pour parvenir à un équilibre à court terme, le gouvernement propose de prendre des mesures paramétriques. Mais le déséquilibre de court terme, pour peu qu’il y en ait un, est faible. Peu importe de savoir comment les deux ou trois prochains budgets vont être bouclés si nous réussissons une réforme qui garantit un équilibre sur les cinquante prochaines années ! Dans le nouveau système, on peut accélérer les conditions de retour à l’équilibre, en remontant plus vite l’âge auquel s’acquiert le taux plein. Mais Matignon veut des effets tout de suite...

 Ce que moi je sais c'est qu'il est incertain de garantir le point dans 30 ans ;et qu'avec des augmentations de salaire les fonctionnaires ne devront pas travailler plus -- c'est aléatoire tout ça __ 
 Macron ferait mieux de gérer le temps présent , dont nous avons bien besoin , et rembourser la dette pour que nos enfants n'est pas à le faire -- 



 
 Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Nadou le Mar 10 Déc - 20:12

Diviciac a écrit:
Nadou a écrit:Pour un nouveau système de retraite : des comptes individuels de cotisations financés par répartition

CEPREMAP > Publications > Pour un nouveau système de retraite : des comptes individuels de cotisations financés par répartition

Cette réforme qui vient de la gauche Bozio
Antoine Bozio, Thomas Piketty
2008






Le système de retraite français est morcelé, complexe, incompréhensible pour la majorité des citoyens et sa stabilité financière à long terme est mise en cause. Il est source d’angoisse et d’incertitudes alors que sa raison d’être est d’offrir des garanties que les marchés financiers ne peuvent pas proposer.

Cet opuscule part du constat que seule une remise à plat générale permettra de rétablir la confiance dans l’avenir du système public d’assurance vieillesse par répartition. Antoine Bozio et Thomas Piketty proposent une refonte complète des régimes actuels et la création d’un système unifié de comptes individuels de cotisations offrant les mêmes droits et les mêmes règles à tous les travailleurs (public, privé, non salariés).

Ce nouveau système facilite la mobilité professionnelle et garantit l’équilibre financier, grâce à une prise en compte progressive de l’augmentation de l’espérance de vie. Il avantage les plus modestes et permet de mieux cibler la solidarité vers ceux dont la carrière a subi des aléas. Les difficultés liées à la transition entre l’ancien et le nouveau système sont réelles, mais surmontables, pourvu qu’existe la volonté politique de préserver l’avenir à long terme du système public par répartition.


C'est donc Antoine Bozio qui a inspiré la réforme proposée par Macron. Je viens de l'écouter dans " C à vous" sur la 5. Quel merveilleux professeur. Il explique comment le système actuel nous est défavorable et satisfait ceux qui veulent faire des économies sur les dépenses et comment le système par points nous garantit une retraite juste et équitable à moyens constants.


Bravo Monsieur pour vos explications simples d'une réforme complexe. Je comprends que la CFDT porte cette réforme depuis une vingtaine d'années.


Very Happy
Faut croire que la proposition de réforme de Piketty en 2008 n'était pas tout à fait a même que celle de Delevoye:

Thomas Piketty sur les retraites : c’est le nouveau «super Macron des riches»
Par Thomas Piketty — 11 septembre 2019 à 20:16

«Si on appliquait de manière absolue ce "un euro de retraite pour un euro cotisé", quelles que soient les disparités salariales entre quelqu’un qui a une carrière émiettée et les rémunérations les plus hautes, ce serait vraiment marche ou crève à la retraite jusqu’à la mort.

https://www.liberation.fr/france/2019/09/11/thomas-piketty-sur-les-retraites-c-est-le-nouveau-super-macron-des-riches_1750751

Il n'y a qu'une macroniste  pour oser se recommander d'un économiste qui gerbe à ce point sur la réforme de Manu.  


Tu aurais dû lire la suite, c'est expliqué pourquoi il se trompe en se dédisant.


Et c'est ce livre de l'économiste français qui sert encore aujourd'hui de feuille de route à la CFDT. "Le livre de Piketty était une piste intéressante pour nous, se souvient Jean-Louis Malys. Aujourd'hui il est en contradiction totale avec ce qu'il disait à l'époque. Je ne comprends pas pourquoi. Il dit qu'il est pour une réforme systémique mais il faudrait alors qu'il nous explique laquelle." Pas celle de son livre de 2008 apparemment.


Je suis responsable de ce que j'écris, pas de ce que tu comprends
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Message par Nadou le Mar 10 Déc - 20:15

Nadou a écrit:
Diviciac a écrit:
Nadou a écrit:Pour un nouveau système de retraite : des comptes individuels de cotisations financés par répartition

CEPREMAP > Publications > Pour un nouveau système de retraite : des comptes individuels de cotisations financés par répartition

Cette réforme qui vient de la gauche Bozio
Antoine Bozio, Thomas Piketty
2008






Le système de retraite français est morcelé, complexe, incompréhensible pour la majorité des citoyens et sa stabilité financière à long terme est mise en cause. Il est source d’angoisse et d’incertitudes alors que sa raison d’être est d’offrir des garanties que les marchés financiers ne peuvent pas proposer.

Cet opuscule part du constat que seule une remise à plat générale permettra de rétablir la confiance dans l’avenir du système public d’assurance vieillesse par répartition. Antoine Bozio et Thomas Piketty proposent une refonte complète des régimes actuels et la création d’un système unifié de comptes individuels de cotisations offrant les mêmes droits et les mêmes règles à tous les travailleurs (public, privé, non salariés).

Ce nouveau système facilite la mobilité professionnelle et garantit l’équilibre financier, grâce à une prise en compte progressive de l’augmentation de l’espérance de vie. Il avantage les plus modestes et permet de mieux cibler la solidarité vers ceux dont la carrière a subi des aléas. Les difficultés liées à la transition entre l’ancien et le nouveau système sont réelles, mais surmontables, pourvu qu’existe la volonté politique de préserver l’avenir à long terme du système public par répartition.


C'est donc Antoine Bozio qui a inspiré la réforme proposée par Macron. Je viens de l'écouter dans " C à vous" sur la 5. Quel merveilleux professeur. Il explique comment le système actuel nous est défavorable et satisfait ceux qui veulent faire des économies sur les dépenses et comment le système par points nous garantit une retraite juste et équitable à moyens constants.


Bravo Monsieur pour vos explications simples d'une réforme complexe. Je comprends que la CFDT porte cette réforme depuis une vingtaine d'années.


Very Happy
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Thomas Piketty sur les retraites : c’est le nouveau «super Macron des riches»
Par Thomas Piketty — 11 septembre 2019 à 20:16

«Si on appliquait de manière absolue ce "un euro de retraite pour un euro cotisé", quelles que soient les disparités salariales entre quelqu’un qui a une carrière émiettée et les rémunérations les plus hautes, ce serait vraiment marche ou crève à la retraite jusqu’à la mort.

https://www.liberation.fr/france/2019/09/11/thomas-piketty-sur-les-retraites-c-est-le-nouveau-super-macron-des-riches_1750751

Il n'y a qu'une macroniste  pour oser se recommander d'un économiste qui gerbe à ce point sur la réforme de Manu.  


Tu aurais dû lire la suite, c'est expliqué pourquoi il se trompe en se dédisant.


Et c'est ce livre de l'économiste français qui sert encore aujourd'hui de feuille de route à la CFDT. "Le livre de Piketty était une piste intéressante pour nous, se souvient Jean-Louis Malys. Aujourd'hui il est en contradiction totale avec ce qu'il disait à l'époque. Je ne comprends pas pourquoi. Il dit qu'il est pour une réforme systémique mais il faudrait alors qu'il nous explique laquelle." Pas celle de son livre de 2008 apparemment.

Je crois que la raison est simple. Piketty fait de la politique. Macron applique sa réforme mais, comme c'est Macron, lui ne la défend plus ...de quoi déboussoler Bozio qui a écrit le livre avec lui et la CFDT ...


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Message par ledevois le Mar 10 Déc - 20:16

Nadou a écrit:
Diviciac a écrit:


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Par Thomas Piketty — 11 septembre 2019 à 20:16

«Si on appliquait de manière absolue ce "un euro de retraite pour un euro cotisé", quelles que soient les disparités salariales entre quelqu’un qui a une carrière émiettée et les rémunérations les plus hautes, ce serait vraiment marche ou crève à la retraite jusqu’à la mort.

https://www.liberation.fr/france/2019/09/11/thomas-piketty-sur-les-retraites-c-est-le-nouveau-super-macron-des-riches_1750751

Il n'y a qu'une macroniste  pour oser se recommander d'un économiste qui gerbe à ce point sur la réforme de Manu.  


Tu aurais dû lire la suite, c'est expliqué pourquoi il se trompe en se dédisant.


Et c'est ce livre de l'économiste français qui sert encore aujourd'hui de feuille de route à la CFDT. "Le livre de Piketty était une piste intéressante pour nous, se souvient Jean-Louis Malys. Aujourd'hui il est en contradiction totale avec ce qu'il disait à l'époque. Je ne comprends pas pourquoi. Il dit qu'il est pour une réforme systémique mais il faudrait alors qu'il nous explique laquelle." Pas celle de son livre de 2008 apparemment.

 La Suede à appliqué le point et ce n'est pas une référence -- 



 
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Message par Nadou le Mar 10 Déc - 20:20

Piketty devrait brûler son livre ... on arriverait peut-être à oublier qu'il est à l'origine de cette réforme ... santa




Bozio pense qu'ils sont toujours d'accord sauf que Piketty veut désormais faire payer plus les cadres, ce qui a été jugé injuste en Suède.


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Message par Zerbinette le Mar 10 Déc - 20:20

Retraites des fonctionnaires: la facture s’annonce salée!

Mais combien vont coûter toutes les promesses de revalorisation salariale faites par le gouverment aux enseignants et autres fonctionnaires?

Par Marie-Cécile Renault

Publié le 11 novembre 2019 à 18:01, mis à jour il y a 8 heures


Manifestation contre la réforme des retraites le 8 octobre à Marseille. BORIS HORVAT/AFP
Avec la réforme des retraites, le gouvernement a ouvert la boîte de Pandore... Pour convaincre certaines professions, comme les enseignants et d’autres catégories de fonctionnaires, il promet des revalorisations salariales. Il va donc falloir trouver de l’argent, non seulement pour rééquilibrer le régime de retraite... mais aussi pour financer ces promesses.
» EN DIRECT - Grève du 10 décembre: premières manifestations en province
Dans le futur système universel de retraite, les pensions des fonctionnaires seront calculées sur la totalité de la carrière, au lieu des six derniers mois de traitement indiciaire. Cette formule moins avantageuse, qui fera mécaniquement baisser les pensions, sera compensée par l’intégration de l’intégralité des primes dans le calcul de la retraite, contre seulement 20 % aujourd’hui. Et pour les agents qui en ont peu, comme les enseignants, l’exécutif a promis de revaloriser leur traitement d’ici là et ou de leur accorder des primes supplémentaires…
À lire aussi : «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»
Selon une étude
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 70% à découvrir.


." je vis et je pense à mes risques et périls... Ce qui fait que par moments, j' ai l' air d' un imbécile... J' y consens.. Je suis fier de ma bêtise."...V.Hugo.....
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Message par Nadou le Mar 10 Déc - 20:21

Nadou a écrit:Voilà, à l'époque, où le candidat Macron avait trouvé l'idée de cette réforme :




MACRON : Réforme pour une retraite universelle inspirée par PIKETTY ?
Dans la catégorie : Préparation de la retraite / Stratégie — Auteur : Guillaume FONTENEAU — 6 mars 2017
Dans son programme publié la semaine dernière, Emmanuel MACRON propose une réforme de la retraite de répartition qui est plus profonde qu’il pourrait y paraître. Alignement de tous les régimes de retraite, fin des différences entre les retraites du publics et les retraites du privé, fin des régimes spéciaux, … sans pour autant repousser l’âge de départ à la retraite, ni baisser les cotisations ou augmenter la durée de la vie active.
Essayons de comprendre ce qui se cache derrière cette proposition de réforme semble t’il inspirée par les travaux universitaire Thomas PIKETTY et Antoine BOZIO : « POUR UN NOUVEAU SYSTÈME DE RETRAITE. Des comptes individuels de cotisations financés par répartition« .
 

Un régime de retraite de répartition aujourd’hui complexe, illisible, déroutant… mais il est surtout une richesse qu’il convient de renforcer.



Voici en quelques mots le constat introductif de PIKETTY et BOZIO : Quel gâchis ! Le système de la retraite par répartition pourrait être une formidable levier de croissance économique mais sa complexité et l’accumulation de réforme ont transformé cette énorme masse de cotisations de retraite (13 % du PIB en 2008) comme un impôt et non comme une épargne obligatoire donnant droit à un revenu différé garanti par l’État.
Ce point est essentiel ! Aujourd’hui, la cotisation au système de la retraite par répartition est considérée comme un impôt, une charge que l’on cherche à minimiser alors qu’il s’agit en réalité d’un effort d’épargne obligatoire. C’est une erreur : Votre cotisation retraite n’est pas un impôt, mais la certitude de continuer à percevoir un revenu lorsque vous ne serez plus en capacité de travailler. Vous devez la considérer comme une épargne forcée !
C’est le sens du message que nous avons essayé de vous transmettre dans cet article « Arrêtez d’épargner pour la retraite vous n’en aurez pas besoin !« . La retraite par répartition est une richesse, un revenu futur que vous vous constituez pendant votre vie active. Mais alors pourquoi cette obsession pour l’épargne retraite par capitalisation ? Pourquoi chercher à épargner pour la retraite via la capitalisation alors que vous cotisez déjà pour votre retraite par répartition ? N’avez vous pas mieux à faire avec votre argent ? Ne devriez vous pas davantage vous investir plutôt que d’épargner pour la retraite ?
 
 

Plaidoyer de PIKETTY et BOZIO pour un régime de retraite par répartition universel et équitable « à cotisations égales, retraite égale ».



C’est alors que la proposition de réforme de M PIKETTY et BOZIO apparaît comme d’une grande simplicité (sur le papier). PIKETTY et BOZIO proposent la mise en place d’un système unifié fondé sur des comptes individuels de cotisations. Voici une présentation simple, en quelques mots, du principe de la retraite universelle :
 » Les travailleurs accumulent tout au long de leur carrière professionnelle leurs cotisations de retraite (salariales et patronales) sur un compte individuel géré par l’assurance vieillesse.
Leurs contributions bénéficient chaque année d’un taux de rendement réel (fonction de l’évolution des salaires ?) garanti par l’État.
Le système fonctionne toujours en répartition : les cotisations des salariés financent toujours les pensions retraite de l’année en cours.  Le compte est simplement une mesure en euros des droits des salariés.
L’avantage est donc de profiter des faibles risques de rendement qu’apporte le système par répartition tout en clarifiant les droits individuels à la retraite sur le long terme. Attention, il ne s’agit pas d’un régime de retraite par point, c’est à dire d’un système de capitalisation avec valeur du point fonction de l’évolution des marchés financiers. Il s’agit d’un système de répartition, c’est à dire dans lequel les cotisations des actifs d’une année permettent de payer les pensions retraites des retraités pendant cette même année. Il s’agit toujours d’assurer un équilibre parfait entre montant des cotisations et montant des prestations. La nouveauté réside dans l’uniformisation et la capitalisation individuelle des cotisations pour déterminer le montant de la rente en fonction de l’âge de départ à la retraite.
Fini le calcul sur les 25 meilleures années ou encore les 6 derniers mois… Le montant de votre retraite dépendrait uniquement de l’importance de vos cotisations pendant votre carrière et non seulement les 6 derniers mois ou les 25 dernières années. Les personnes dont les revenus augmentent fortement en deuxième partie de carrière seront désavantagés au profit des personnes aux revenus stables pendant toute leur vie professionnelle.
Un lien clair et direct est établi entre les contributions des travailleurs et leurs droits à pension.
Au terme de sa vie active, le travailleur a ainsi accumulé un certain patrimoine retraite qui donne droit au versement d’une retraite mensuelle.  La conversion du capital retraite en rente sera effectué par application d’un coefficient de conversion qui dépendrait de l’espérance de vie de sa génération et du choix de revalorisation des pensions.
Le montant de la retraite par répartition est fonction du nombre d’années que le salarié peut espérer passer en retraite. La durée de la retraite dépend en effet de l’âge de liquidation, mais aussi de la génération du travailleur.
Le système prend ainsi en compte très progressivement l’augmentation de l’espérance de vie, au fur et à mesure que celle-ci peut être mesurée. Il est par ailleurs très flexible, permettant au salarié de partir en retraite de façon progressive, tout en continuant à travailler et à accumuler des droits.
 
Cette proposition permet une individualisation des droits à la retraite, sans pourtant tomber dans les risques de valorisation financière de la retraite par capitalisation. Il ne s’agit pas d’un système de retraite par capitalisation pour lequel la volatilité des marchés financiers met en danger le montant de la retraite future.
Ce nouveau système de retraite par répartition universelle présente trois avantages majeurs : 
Le salarié comprend ses droits et est mieux à même de considérer ses cotisations de retraite comme des droits à un revenu différé (une épargne obligatoire) ; Le salarié se constitue un « capital retraite universelle » qui lui permettra de percevoir un revenu garanti ;
Le salarié conserve exactement le même capital de cotisations et les mêmes droits à la retraite quels que soient les aléas de sa carrière professionnelle ou ses changements de statut : public/privé, salarié/ non salarié, cadre/non cadre, France/étranger, etc. ;
Le salarié dispose d’une grande liberté pour liquider son capital retraite en toute sécurité : par exemple, s’il conserve une activité partielle après 2050, il peut choisir de toucher une pension plus réduite pendant quelques années pour préserver son capital retraite pour la suite, éventuellement complété par de nouvelles cotisations.
 
 

Exemple du système de retraite universelle proposée par PIKETTY



Prenons l’exemple d’un salarié né en 1985, commençant à travailler à 25 ans (en 2010), partant à la retraite à 65 ans (en 2050) et travaillant pendant 40 ans pour un salaire brut mensuel de 2 000 €.
Le taux global de cotisations de retraite est fixé à 25 % (part salariale + part patronale).
Les cotisations versées sur le compte du salarié sont donc de 500 € par mois, soit 6 000 € par an, soit au total 240 000 € au cours de ses quarante années de travail.
L’État garantit à ces cotisations un rendement réel de 2 % par an sur la base du taux de croissance observé des salaires. Par conséquent, 1 € de cotisation versée en 2010 vaut 2,21 € en 2050, 1 € de cotisation versée en 2020 vaut 1,81 € en 2050, etc.
Le système fonctionne par répartition (les cotisations courantes financent toujours les pensions courantes) mais un lien clair et direct est établi entre les cotisations et le niveau des pensions.
Le compte de cotisations de retraite est libellé en euros mais il n’est pas placé sur les marchés financiers : il s’agit d’une mesure des droits à la retraite que l’État s’engage à honorer sur le très long terme, sur la base des cotisations des générations futures.  C’est pourquoi le rendement garanti est le taux de croissance de la masse salariale.
Au total, la valeur du capital retraite ainsi accumulé par le salarié est de 377 000 € en 2050.
Supposons que l’espérance de vie de ce salarié en 2050 soit de vingt années, et qu’il cesse toute activité professionnelle à cette date. Il peut alors choisir de liquider son capital retraite en une pension fixe de 1540 € par mois, soit un taux de remplacement de 77 % par rapport à son salaire brut de 2 000 €

La retraite Piketty/Bozio/Macron/CFDT


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Message par ledevois le Mar 10 Déc - 20:28

Nadou a écrit:Piketty devrait brûler son livre ... on arriverait peut-être à oublier qu'il est à l'origine de cette réforme ... santa




Bozio pense qu'ils sont toujours d'accord sauf que Piketty veut désormais faire payer plus les cadres, ce qui a été jugé injuste en Suède.

 La Suede vient de passer au départ de la retraite à 64 ans -- 



 
 Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort, le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare. 
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Message par Zerbinette le Mar 10 Déc - 20:30

À NE PAS MANQUER


 
Retraites : lost in generation

Plus les jours passent, plus la réforme devient floue. Alors que des dizaines de milliers de personnes défilaient encore dans les rues cet après-midi, que la mobilisation dans les transports reste forte et que le mouvement est soutenu par une bonne partie de l’opinion, le gouvernement négocie avec des syndicats de plus en plus raides dans leurs bottes. Il se pourrait donc que la retraite par points, qui devait initialement s’enclencher avec la génération née en1963, serait finalement décalée à celle née en 1975. Quant aux régimes spéciaux en vigueur à la SNCF et à la RATP, ils pourraient perdurer pour les salariés au statut, le système par points ne s’appliquant qu’aux nouveaux entrants. C’est la fameuse clause du grand-père réclamée par les organisations syndicales, notamment utilisée dans la réforme de la SNCF de 2018 qui a mis fin au statut de cheminot pour les seuls nouveaux embauchés. Tel semble être désormais le “choix” du gouvernement. Le Premier ministre Edouard Philippe doit présenter demain “l’intégralité du projet” du gouvernement. On en saura peut-être plus sur les dates d’entrée en vigueur, l’âge pivot ou les éventuelles mesures paramétriques... Mais il a d’ores déjà annoncé qu’il n’y aurait pas “d’annonces magiques”. Il va sans doute falloir encore marcher quelques jours...

 
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." je vis et je pense à mes risques et périls... Ce qui fait que par moments, j' ai l' air d' un imbécile... J' y consens.. Je suis fier de ma bêtise."...V.Hugo.....
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Message par ledevois le Mar 10 Déc - 20:57

Zerbinette a écrit:
[size=18][b] À NE PAS MANQUER [/b][/size]


 
Retraites : lost in generation

Plus les jours passent, plus la réforme devient floue. Alors que des dizaines de milliers de personnes défilaient encore dans les rues cet après-midi, que la mobilisation dans les transports reste forte et que le mouvement est soutenu par une bonne partie de l’opinion, le gouvernement négocie avec des syndicats de plus en plus raides dans leurs bottes. Il se pourrait donc que la retraite par points, qui devait initialement s’enclencher avec la génération née en1963, serait finalement décalée à celle née en 1975. Quant aux régimes spéciaux en vigueur à la SNCF et à la RATP, ils pourraient perdurer pour les salariés au statut, le système par points ne s’appliquant qu’aux nouveaux entrants. C’est la fameuse clause du grand-père réclamée par les organisations syndicales, notamment utilisée dans la réforme de la SNCF de 2018 qui a mis fin au statut de cheminot pour les seuls nouveaux embauchés. Tel semble être désormais le “choix” du gouvernement. Le Premier ministre Edouard Philippe doit présenter demain “l’intégralité du projet” du gouvernement. On en saura peut-être plus sur les dates d’entrée en vigueur, l’âge pivot ou les éventuelles mesures paramétriques... Mais il a d’ores déjà annoncé qu’il n’y aurait pas “d’annonces magiques”. Il va sans doute falloir encore marcher quelques jours...

 
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C'est l'Etat qui rend flou et enfume la population  -- si dès le départ tout avait été clair , on en serait pas la à se poser des questions --
Si c'est pour  faire des dépenses supplémentaires alors que la France a des déficits abyssaux je ne vois pas la nécessité de cette réforme --.  pour ce qui est de la R A T P et la S N F , l'Etat n'a qu'a se désengager sur les déficits -- même la C G T  
- Martinez était pret à engager des cotisations supplémentaires --




 
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Message par Diviciac le Mar 10 Déc - 20:59

Nadou a écrit:Ou comment la CGT SNCF et RATP veut enterrer une réforme dans le seul but de protéger l'âge de leur départ à la retraite ...


L'âge de leur départ en retraite n'est absolument pas concerné par cette réforme: elle ne s'appliquera qu'aux nouveaux entrants C'est Philippe lui-même qui a promis de ne pas "changer la règle du jeu en cours de partie"
D'ailleurs je ne vois pas en quoi   protéger leur âge de départ en retraite serait scandaleux , c'est ce que la boite leur a dit quand ils sont entré à la RATP ou la SNCF.
Moi,  quand j'ai signé à l'EN on m'a promis la retraite statutaire  à 55 ans. Il n'était pas question de m'obliger à bosser après cet âge! Où alors, à la rigueur,  plus du tout au même tarif.

 
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Message par Diviciac le Mar 10 Déc - 21:08

Nadou a écrit:
Nadou a écrit:Voilà, à l'époque, où le candidat Macron avait trouvé l'idée de cette réforme :




MACRON : Réforme pour une retraite universelle inspirée par PIKETTY ?
Dans la catégorie : Préparation de la retraite / Stratégie — Auteur : Guillaume FONTENEAU — 6 mars 2017
Dans son programme publié la semaine dernière, Emmanuel MACRON propose une réforme de la retraite de répartition qui est plus profonde qu’il pourrait y paraître. Alignement de tous les régimes de retraite, fin des différences entre les retraites du publics et les retraites du privé, fin des régimes spéciaux, … sans pour autant repousser l’âge de départ à la retraite, ni baisser les cotisations ou augmenter la durée de la vie active.
Essayons de comprendre ce qui se cache derrière cette proposition de réforme semble t’il inspirée par les travaux universitaire Thomas PIKETTY et Antoine BOZIO : « POUR UN NOUVEAU SYSTÈME DE RETRAITE. Des comptes individuels de cotisations financés par répartition« .
 

Un régime de retraite de répartition aujourd’hui complexe, illisible, déroutant… mais il est surtout une richesse qu’il convient de renforcer.








Voici en quelques mots le constat introductif de PIKETTY et BOZIO : Quel gâchis ! Le système de la retraite par répartition pourrait être une formidable levier de croissance économique mais sa complexité et l’accumulation de réforme ont transformé cette énorme masse de cotisations de retraite (13 % du PIB en 2008) comme un impôt et non comme une épargne obligatoire donnant droit à un revenu différé garanti par l’État.
Ce point est essentiel ! Aujourd’hui, la cotisation au système de la retraite par répartition est considérée comme un impôt, une charge que l’on cherche à minimiser alors qu’il s’agit en réalité d’un effort d’épargne obligatoire. C’est une erreur : Votre cotisation retraite n’est pas un impôt, mais la certitude de continuer à percevoir un revenu lorsque vous ne serez plus en capacité de travailler. Vous devez la considérer comme une épargne forcée !
C’est le sens du message que nous avons essayé de vous transmettre dans cet article « Arrêtez d’épargner pour la retraite vous n’en aurez pas besoin !« . La retraite par répartition est une richesse, un revenu futur que vous vous constituez pendant votre vie active. Mais alors pourquoi cette obsession pour l’épargne retraite par capitalisation ? Pourquoi chercher à épargner pour la retraite via la capitalisation alors que vous cotisez déjà pour votre retraite par répartition ? N’avez vous pas mieux à faire avec votre argent ? Ne devriez vous pas davantage vous investir plutôt que d’épargner pour la retraite ?
 
 

Plaidoyer de PIKETTY et BOZIO pour un régime de retraite par répartition universel et équitable « à cotisations égales, retraite égale ».








C’est alors que la proposition de réforme de M PIKETTY et BOZIO apparaît comme d’une grande simplicité (sur le papier). PIKETTY et BOZIO proposent la mise en place d’un système unifié fondé sur des comptes individuels de cotisations. Voici une présentation simple, en quelques mots, du principe de la retraite universelle :
 » Les travailleurs accumulent tout au long de leur carrière professionnelle leurs cotisations de retraite (salariales et patronales) sur un compte individuel géré par l’assurance vieillesse.
Leurs contributions bénéficient chaque année d’un taux de rendement réel (fonction de l’évolution des salaires ?) garanti par l’État.
Le système fonctionne toujours en répartition : les cotisations des salariés financent toujours les pensions retraite de l’année en cours.  Le compte est simplement une mesure en euros des droits des salariés.
L’avantage est donc de profiter des faibles risques de rendement qu’apporte le système par répartition tout en clarifiant les droits individuels à la retraite sur le long terme. Attention, il ne s’agit pas d’un régime de retraite par point, c’est à dire d’un système de capitalisation avec valeur du point fonction de l’évolution des marchés financiers. Il s’agit d’un système de répartition, c’est à dire dans lequel les cotisations des actifs d’une année permettent de payer les pensions retraites des retraités pendant cette même année. Il s’agit toujours d’assurer un équilibre parfait entre montant des cotisations et montant des prestations. La nouveauté réside dans l’uniformisation et la capitalisation individuelle des cotisations pour déterminer le montant de la rente en fonction de l’âge de départ à la retraite.
Fini le calcul sur les 25 meilleures années ou encore les 6 derniers mois… Le montant de votre retraite dépendrait uniquement de l’importance de vos cotisations pendant votre carrière et non seulement les 6 derniers mois ou les 25 dernières années. Les personnes dont les revenus augmentent fortement en deuxième partie de carrière seront désavantagés au profit des personnes aux revenus stables pendant toute leur vie professionnelle.
Un lien clair et direct est établi entre les contributions des travailleurs et leurs droits à pension.
Au terme de sa vie active, le travailleur a ainsi accumulé un certain patrimoine retraite qui donne droit au versement d’une retraite mensuelle.  La conversion du capital retraite en rente sera effectué par application d’un coefficient de conversion qui dépendrait de l’espérance de vie de sa génération et du choix de revalorisation des pensions.
Le montant de la retraite par répartition est fonction du nombre d’années que le salarié peut espérer passer en retraite. La durée de la retraite dépend en effet de l’âge de liquidation, mais aussi de la génération du travailleur.
Le système prend ainsi en compte très progressivement l’augmentation de l’espérance de vie, au fur et à mesure que celle-ci peut être mesurée. Il est par ailleurs très flexible, permettant au salarié de partir en retraite de façon progressive, tout en continuant à travailler et à accumuler des droits.
 
Cette proposition permet une individualisation des droits à la retraite, sans pourtant tomber dans les risques de valorisation financière de la retraite par capitalisation. Il ne s’agit pas d’un système de retraite par capitalisation pour lequel la volatilité des marchés financiers met en danger le montant de la retraite future.
Ce nouveau système de retraite par répartition universelle présente trois avantages majeurs : 
Le salarié comprend ses droits et est mieux à même de considérer ses cotisations de retraite comme des droits à un revenu différé (une épargne obligatoire) ; Le salarié se constitue un « capital retraite universelle » qui lui permettra de percevoir un revenu garanti ;
Le salarié conserve exactement le même capital de cotisations et les mêmes droits à la retraite quels que soient les aléas de sa carrière professionnelle ou ses changements de statut : public/privé, salarié/ non salarié, cadre/non cadre, France/étranger, etc. ;
Le salarié dispose d’une grande liberté pour liquider son capital retraite en toute sécurité : par exemple, s’il conserve une activité partielle après 2050, il peut choisir de toucher une pension plus réduite pendant quelques années pour préserver son capital retraite pour la suite, éventuellement complété par de nouvelles cotisations.
 
 

Exemple du système de retraite universelle proposée par PIKETTY








Prenons l’exemple d’un salarié né en 1985, commençant à travailler à 25 ans (en 2010), partant à la retraite à 65 ans (en 2050) et travaillant pendant 40 ans pour un salaire brut mensuel de 2 000 €.
Le taux global de cotisations de retraite est fixé à 25 % (part salariale + part patronale).
Les cotisations versées sur le compte du salarié sont donc de 500 € par mois, soit 6 000 € par an, soit au total 240 000 € au cours de ses quarante années de travail.
L’État garantit à ces cotisations un rendement réel de 2 % par an sur la base du taux de croissance observé des salaires. Par conséquent, 1 € de cotisation versée en 2010 vaut 2,21 € en 2050, 1 € de cotisation versée en 2020 vaut 1,81 € en 2050, etc.
Le système fonctionne par répartition (les cotisations courantes financent toujours les pensions courantes) mais un lien clair et direct est établi entre les cotisations et le niveau des pensions.
Le compte de cotisations de retraite est libellé en euros mais il n’est pas placé sur les marchés financiers : il s’agit d’une mesure des droits à la retraite que l’État s’engage à honorer sur le très long terme, sur la base des cotisations des générations futures.  C’est pourquoi le rendement garanti est le taux de croissance de la masse salariale.
Au total, la valeur du capital retraite ainsi accumulé par le salarié est de 377 000 € en 2050.
Supposons que l’espérance de vie de ce salarié en 2050 soit de vingt années, et qu’il cesse toute activité professionnelle à cette date. Il peut alors choisir de liquider son capital retraite en une pension fixe de 1540 € par mois, soit un taux de remplacement de 77 % par rapport à son salaire brut de 2 000 €

La retraite Piketty/Bozio/Macron/CFDT


Tu te fous du monde ?

ils préconisent " un régime [size=24]de retraite par répartition[/size] universel et équitable « à cotisations égales, retraite égale ».

La retraite par répartition,  c'est le contraire de la retraite par points qui est une retraite par capitalisation
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Message par Nadou le Mer 11 Déc - 0:10

Diviciac a écrit:
Nadou a écrit:
Nadou a écrit:Voilà, à l'époque, où le candidat Macron avait trouvé l'idée de cette réforme :




MACRON : Réforme pour une retraite universelle inspirée par PIKETTY ?
Dans la catégorie : Préparation de la retraite / Stratégie — Auteur : Guillaume FONTENEAU — 6 mars 2017
Dans son programme publié la semaine dernière, Emmanuel MACRON propose une réforme de la retraite de répartition qui est plus profonde qu’il pourrait y paraître. Alignement de tous les régimes de retraite, fin des différences entre les retraites du publics et les retraites du privé, fin des régimes spéciaux, … sans pour autant repousser l’âge de départ à la retraite, ni baisser les cotisations ou augmenter la durée de la vie active.
Essayons de comprendre ce qui se cache derrière cette proposition de réforme semble t’il inspirée par les travaux universitaire Thomas PIKETTY et Antoine BOZIO : « POUR UN NOUVEAU SYSTÈME DE RETRAITE. Des comptes individuels de cotisations financés par répartition« .
 

Un régime de retraite de répartition aujourd’hui complexe, illisible, déroutant… mais il est surtout une richesse qu’il convient de renforcer.












Voici en quelques mots le constat introductif de PIKETTY et BOZIO : Quel gâchis ! Le système de la retraite par répartition pourrait être une formidable levier de croissance économique mais sa complexité et l’accumulation de réforme ont transformé cette énorme masse de cotisations de retraite (13 % du PIB en 2008) comme un impôt et non comme une épargne obligatoire donnant droit à un revenu différé garanti par l’État.
Ce point est essentiel ! Aujourd’hui, la cotisation au système de la retraite par répartition est considérée comme un impôt, une charge que l’on cherche à minimiser alors qu’il s’agit en réalité d’un effort d’épargne obligatoire. C’est une erreur : Votre cotisation retraite n’est pas un impôt, mais la certitude de continuer à percevoir un revenu lorsque vous ne serez plus en capacité de travailler. Vous devez la considérer comme une épargne forcée !
C’est le sens du message que nous avons essayé de vous transmettre dans cet article « Arrêtez d’épargner pour la retraite vous n’en aurez pas besoin !« . La retraite par répartition est une richesse, un revenu futur que vous vous constituez pendant votre vie active. Mais alors pourquoi cette obsession pour l’épargne retraite par capitalisation ? Pourquoi chercher à épargner pour la retraite via la capitalisation alors que vous cotisez déjà pour votre retraite par répartition ? N’avez vous pas mieux à faire avec votre argent ? Ne devriez vous pas davantage vous investir plutôt que d’épargner pour la retraite ?
 
 

Plaidoyer de PIKETTY et BOZIO pour un régime de retraite par répartition universel et équitable « à cotisations égales, retraite égale ».












C’est alors que la proposition de réforme de M PIKETTY et BOZIO apparaît comme d’une grande simplicité (sur le papier). PIKETTY et BOZIO proposent la mise en place d’un système unifié fondé sur des comptes individuels de cotisations. Voici une présentation simple, en quelques mots, du principe de la retraite universelle :
 » Les travailleurs accumulent tout au long de leur carrière professionnelle leurs cotisations de retraite (salariales et patronales) sur un compte individuel géré par l’assurance vieillesse.
Leurs contributions bénéficient chaque année d’un taux de rendement réel (fonction de l’évolution des salaires ?) garanti par l’État.
Le système fonctionne toujours en répartition : les cotisations des salariés financent toujours les pensions retraite de l’année en cours.  Le compte est simplement une mesure en euros des droits des salariés.
L’avantage est donc de profiter des faibles risques de rendement qu’apporte le système par répartition tout en clarifiant les droits individuels à la retraite sur le long terme. Attention, il ne s’agit pas d’un régime de retraite par point, c’est à dire d’un système de capitalisation avec valeur du point fonction de l’évolution des marchés financiers. Il s’agit d’un système de répartition, c’est à dire dans lequel les cotisations des actifs d’une année permettent de payer les pensions retraites des retraités pendant cette même année. Il s’agit toujours d’assurer un équilibre parfait entre montant des cotisations et montant des prestations. La nouveauté réside dans l’uniformisation et la capitalisation individuelle des cotisations pour déterminer le montant de la rente en fonction de l’âge de départ à la retraite.
Fini le calcul sur les 25 meilleures années ou encore les 6 derniers mois… Le montant de votre retraite dépendrait uniquement de l’importance de vos cotisations pendant votre carrière et non seulement les 6 derniers mois ou les 25 dernières années. Les personnes dont les revenus augmentent fortement en deuxième partie de carrière seront désavantagés au profit des personnes aux revenus stables pendant toute leur vie professionnelle.
Un lien clair et direct est établi entre les contributions des travailleurs et leurs droits à pension.
Au terme de sa vie active, le travailleur a ainsi accumulé un certain patrimoine retraite qui donne droit au versement d’une retraite mensuelle.  La conversion du capital retraite en rente sera effectué par application d’un coefficient de conversion qui dépendrait de l’espérance de vie de sa génération et du choix de revalorisation des pensions.
Le montant de la retraite par répartition est fonction du nombre d’années que le salarié peut espérer passer en retraite. La durée de la retraite dépend en effet de l’âge de liquidation, mais aussi de la génération du travailleur.
Le système prend ainsi en compte très progressivement l’augmentation de l’espérance de vie, au fur et à mesure que celle-ci peut être mesurée. Il est par ailleurs très flexible, permettant au salarié de partir en retraite de façon progressive, tout en continuant à travailler et à accumuler des droits.
 
Cette proposition permet une individualisation des droits à la retraite, sans pourtant tomber dans les risques de valorisation financière de la retraite par capitalisation. Il ne s’agit pas d’un système de retraite par capitalisation pour lequel la volatilité des marchés financiers met en danger le montant de la retraite future.
Ce nouveau système de retraite par répartition universelle présente trois avantages majeurs : 
Le salarié comprend ses droits et est mieux à même de considérer ses cotisations de retraite comme des droits à un revenu différé (une épargne obligatoire) ; Le salarié se constitue un « capital retraite universelle » qui lui permettra de percevoir un revenu garanti ;
Le salarié conserve exactement le même capital de cotisations et les mêmes droits à la retraite quels que soient les aléas de sa carrière professionnelle ou ses changements de statut : public/privé, salarié/ non salarié, cadre/non cadre, France/étranger, etc. ;
Le salarié dispose d’une grande liberté pour liquider son capital retraite en toute sécurité : par exemple, s’il conserve une activité partielle après 2050, il peut choisir de toucher une pension plus réduite pendant quelques années pour préserver son capital retraite pour la suite, éventuellement complété par de nouvelles cotisations.
 
 

Exemple du système de retraite universelle proposée par PIKETTY












Prenons l’exemple d’un salarié né en 1985, commençant à travailler à 25 ans (en 2010), partant à la retraite à 65 ans (en 2050) et travaillant pendant 40 ans pour un salaire brut mensuel de 2 000 €.
Le taux global de cotisations de retraite est fixé à 25 % (part salariale + part patronale).
Les cotisations versées sur le compte du salarié sont donc de 500 € par mois, soit 6 000 € par an, soit au total 240 000 € au cours de ses quarante années de travail.
L’État garantit à ces cotisations un rendement réel de 2 % par an sur la base du taux de croissance observé des salaires. Par conséquent, 1 € de cotisation versée en 2010 vaut 2,21 € en 2050, 1 € de cotisation versée en 2020 vaut 1,81 € en 2050, etc.
Le système fonctionne par répartition (les cotisations courantes financent toujours les pensions courantes) mais un lien clair et direct est établi entre les cotisations et le niveau des pensions.
Le compte de cotisations de retraite est libellé en euros mais il n’est pas placé sur les marchés financiers : il s’agit d’une mesure des droits à la retraite que l’État s’engage à honorer sur le très long terme, sur la base des cotisations des générations futures.  C’est pourquoi le rendement garanti est le taux de croissance de la masse salariale.
Au total, la valeur du capital retraite ainsi accumulé par le salarié est de 377 000 € en 2050.
Supposons que l’espérance de vie de ce salarié en 2050 soit de vingt années, et qu’il cesse toute activité professionnelle à cette date. Il peut alors choisir de liquider son capital retraite en une pension fixe de 1540 € par mois, soit un taux de remplacement de 77 % par rapport à son salaire brut de 2 000 €

La retraite Piketty/Bozio/Macron/CFDT


Tu te fous du monde ?

ils préconisent " un régime de retraite par répartition[/size] universel et équitable « à cotisations égales, retraite égale ».

La retraite par répartition,  c'est le contraire de la retraite par points qui est une retraite par capitalisation

Le système fonctionne toujours en répartition : les cotisations des salariés financent toujours les pensions retraite de l’année en cours. 


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Message par Nadou le Mer 11 Déc - 0:14

Diviciac a écrit:
Nadou a écrit:
Nadou a écrit:Voilà, à l'époque, où le candidat Macron avait trouvé l'idée de cette réforme :




MACRON : Réforme pour une retraite universelle inspirée par PIKETTY ?
Dans la catégorie : Préparation de la retraite / Stratégie — Auteur : Guillaume FONTENEAU — 6 mars 2017
Dans son programme publié la semaine dernière, Emmanuel MACRON propose une réforme de la retraite de répartition qui est plus profonde qu’il pourrait y paraître. Alignement de tous les régimes de retraite, fin des différences entre les retraites du publics et les retraites du privé, fin des régimes spéciaux, … sans pour autant repousser l’âge de départ à la retraite, ni baisser les cotisations ou augmenter la durée de la vie active.
Essayons de comprendre ce qui se cache derrière cette proposition de réforme semble t’il inspirée par les travaux universitaire Thomas PIKETTY et Antoine BOZIO : « POUR UN NOUVEAU SYSTÈME DE RETRAITE. Des comptes individuels de cotisations financés par répartition« .
 

Un régime de retraite de répartition aujourd’hui complexe, illisible, déroutant… mais il est surtout une richesse qu’il convient de renforcer.












Voici en quelques mots le constat introductif de PIKETTY et BOZIO : Quel gâchis ! Le système de la retraite par répartition pourrait être une formidable levier de croissance économique mais sa complexité et l’accumulation de réforme ont transformé cette énorme masse de cotisations de retraite (13 % du PIB en 2008) comme un impôt et non comme une épargne obligatoire donnant droit à un revenu différé garanti par l’État.
Ce point est essentiel ! Aujourd’hui, la cotisation au système de la retraite par répartition est considérée comme un impôt, une charge que l’on cherche à minimiser alors qu’il s’agit en réalité d’un effort d’épargne obligatoire. C’est une erreur : Votre cotisation retraite n’est pas un impôt, mais la certitude de continuer à percevoir un revenu lorsque vous ne serez plus en capacité de travailler. Vous devez la considérer comme une épargne forcée !
C’est le sens du message que nous avons essayé de vous transmettre dans cet article « Arrêtez d’épargner pour la retraite vous n’en aurez pas besoin !« . La retraite par répartition est une richesse, un revenu futur que vous vous constituez pendant votre vie active. Mais alors pourquoi cette obsession pour l’épargne retraite par capitalisation ? Pourquoi chercher à épargner pour la retraite via la capitalisation alors que vous cotisez déjà pour votre retraite par répartition ? N’avez vous pas mieux à faire avec votre argent ? Ne devriez vous pas davantage vous investir plutôt que d’épargner pour la retraite ?
 
 

Plaidoyer de PIKETTY et BOZIO pour un régime de retraite par répartition universel et équitable « à cotisations égales, retraite égale ».












C’est alors que la proposition de réforme de M PIKETTY et BOZIO apparaît comme d’une grande simplicité (sur le papier). PIKETTY et BOZIO proposent la mise en place d’un système unifié fondé sur des comptes individuels de cotisations. Voici une présentation simple, en quelques mots, du principe de la retraite universelle :
 » Les travailleurs accumulent tout au long de leur carrière professionnelle leurs cotisations de retraite (salariales et patronales) sur un compte individuel géré par l’assurance vieillesse.
Leurs contributions bénéficient chaque année d’un taux de rendement réel (fonction de l’évolution des salaires ?) garanti par l’État.
Le système fonctionne toujours en répartition : les cotisations des salariés financent toujours les pensions retraite de l’année en cours.  Le compte est simplement une mesure en euros des droits des salariés.
L’avantage est donc de profiter des faibles risques de rendement qu’apporte le système par répartition tout en clarifiant les droits individuels à la retraite sur le long terme. Attention, il ne s’agit pas d’un régime de retraite par point, c’est à dire d’un système de capitalisation avec valeur du point fonction de l’évolution des marchés financiers. Il s’agit d’un système de répartition, c’est à dire dans lequel les cotisations des actifs d’une année permettent de payer les pensions retraites des retraités pendant cette même année. Il s’agit toujours d’assurer un équilibre parfait entre montant des cotisations et montant des prestations. La nouveauté réside dans l’uniformisation et la capitalisation individuelle des cotisations pour déterminer le montant de la rente en fonction de l’âge de départ à la retraite.
Fini le calcul sur les 25 meilleures années ou encore les 6 derniers mois… Le montant de votre retraite dépendrait uniquement de l’importance de vos cotisations pendant votre carrière et non seulement les 6 derniers mois ou les 25 dernières années. Les personnes dont les revenus augmentent fortement en deuxième partie de carrière seront désavantagés au profit des personnes aux revenus stables pendant toute leur vie professionnelle.
Un lien clair et direct est établi entre les contributions des travailleurs et leurs droits à pension.
Au terme de sa vie active, le travailleur a ainsi accumulé un certain patrimoine retraite qui donne droit au versement d’une retraite mensuelle.  La conversion du capital retraite en rente sera effectué par application d’un coefficient de conversion qui dépendrait de l’espérance de vie de sa génération et du choix de revalorisation des pensions.
Le montant de la retraite par répartition est fonction du nombre d’années que le salarié peut espérer passer en retraite. La durée de la retraite dépend en effet de l’âge de liquidation, mais aussi de la génération du travailleur.
Le système prend ainsi en compte très progressivement l’augmentation de l’espérance de vie, au fur et à mesure que celle-ci peut être mesurée. Il est par ailleurs très flexible, permettant au salarié de partir en retraite de façon progressive, tout en continuant à travailler et à accumuler des droits.
 
Cette proposition permet une individualisation des droits à la retraite, sans pourtant tomber dans les risques de valorisation financière de la retraite par capitalisation. Il ne s’agit pas d’un système de retraite par capitalisation pour lequel la volatilité des marchés financiers met en danger le montant de la retraite future.
Ce nouveau système de retraite par répartition universelle présente trois avantages majeurs : 
Le salarié comprend ses droits et est mieux à même de considérer ses cotisations de retraite comme des droits à un revenu différé (une épargne obligatoire) ; Le salarié se constitue un « capital retraite universelle » qui lui permettra de percevoir un revenu garanti ;
Le salarié conserve exactement le même capital de cotisations et les mêmes droits à la retraite quels que soient les aléas de sa carrière professionnelle ou ses changements de statut : public/privé, salarié/ non salarié, cadre/non cadre, France/étranger, etc. ;
Le salarié dispose d’une grande liberté pour liquider son capital retraite en toute sécurité : par exemple, s’il conserve une activité partielle après 2050, il peut choisir de toucher une pension plus réduite pendant quelques années pour préserver son capital retraite pour la suite, éventuellement complété par de nouvelles cotisations.
 
 

Exemple du système de retraite universelle proposée par PIKETTY












Prenons l’exemple d’un salarié né en 1985, commençant à travailler à 25 ans (en 2010), partant à la retraite à 65 ans (en 2050) et travaillant pendant 40 ans pour un salaire brut mensuel de 2 000 €.
Le taux global de cotisations de retraite est fixé à 25 % (part salariale + part patronale).
Les cotisations versées sur le compte du salarié sont donc de 500 € par mois, soit 6 000 € par an, soit au total 240 000 € au cours de ses quarante années de travail.
L’État garantit à ces cotisations un rendement réel de 2 % par an sur la base du taux de croissance observé des salaires. Par conséquent, 1 € de cotisation versée en 2010 vaut 2,21 € en 2050, 1 € de cotisation versée en 2020 vaut 1,81 € en 2050, etc.
Le système fonctionne par répartition (les cotisations courantes financent toujours les pensions courantes) mais un lien clair et direct est établi entre les cotisations et le niveau des pensions.
Le compte de cotisations de retraite est libellé en euros mais il n’est pas placé sur les marchés financiers : il s’agit d’une mesure des droits à la retraite que l’État s’engage à honorer sur le très long terme, sur la base des cotisations des générations futures.  C’est pourquoi le rendement garanti est le taux de croissance de la masse salariale.
Au total, la valeur du capital retraite ainsi accumulé par le salarié est de 377 000 € en 2050.
Supposons que l’espérance de vie de ce salarié en 2050 soit de vingt années, et qu’il cesse toute activité professionnelle à cette date. Il peut alors choisir de liquider son capital retraite en une pension fixe de 1540 € par mois, soit un taux de remplacement de 77 % par rapport à son salaire brut de 2 000 €

La retraite Piketty/Bozio/Macron/CFDT


Tu te fous du monde ?

ils préconisent " un régime de retraite par répartition[/size] universel et équitable « à cotisations égales, retraite égale ».

La retraite par répartition,  c'est le contraire de la retraite par points qui est une retraite par capitalisation


DÉFINITION : RETRAITE PAR RÉPARTITION

Le système de retraite par répartition est un système de retraite où les salariés payent des cotisations qui sont réparties entre les retraités actuels. Il se base sur un système de solidarité intergénérationnelle (mais qui est en péril aujourd’hui à cause de l’allongement de la durée de vie et de la disproportion entre actifs et retraités.)


Je te trouve bien nerveux.


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Message par Diviciac le Mer 11 Déc - 0:54

Nadou a écrit:
Nadou a écrit:


Tu aurais dû lire la suite, c'est expliqué pourquoi il se trompe en se dédisant.


Et c'est ce livre de l'économiste français qui sert encore aujourd'hui de feuille de route à la CFDT. "Le livre de Piketty était une piste intéressante pour nous, se souvient Jean-Louis Malys. Aujourd'hui il est en contradiction totale avec ce qu'il disait à l'époque. Je ne comprends pas pourquoi. Il dit qu'il est pour une réforme systémique mais il faudrait alors qu'il nous explique laquelle." Pas celle de son livre de 2008 apparemment.

Je crois que la raison est simple. Piketty fait de la politique. Macron applique sa réforme mais, comme c'est Macron, lui ne la défend plus ...de quoi déboussoler Bozio qui a écrit le livre avec lui et la CFDT ...
 

M'enfin,  tu as lu le sous-titre de leur bouquin?

Piketty n'a jamais parlé d'une retraite par points
Le projet actuel de Manu et Delevoye n'a rien à voir avec sa réforme  
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Message par Diviciac le Mer 11 Déc - 1:04

Nadou a écrit:
Diviciac a écrit:


Tu te fous du monde ?

ils préconisent " un régime de retraite par répartition[/size] universel et équitable « à cotisations égales, retraite égale ».

La retraite par répartition,  c'est le contraire de la retraite par points qui est une retraite par capitalisation


DÉFINITION : RETRAITE PAR RÉPARTITION

Le système de retraite par répartition est un système de retraite où les salariés payent des cotisations qui sont réparties entre les retraités actuels. Il se base sur un système de solidarité intergénérationnelle (mais qui est en péril aujourd’hui à cause de l’allongement de la durée de vie et de la disproportion entre actifs et retraités.)


Je te trouve bien nerveux.

Définition RETRAITE PAR CAPITALISATION
La retraite par capitalisation fonctionne sur le principe de l'accumulation par les travailleurs d'un stock de capital qui servira à financer les pensions de ces mêmes travailleurs devenus inactifs. C'est donc, par principe, un système d' épargne individuel basé sur l' autofinancement.
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